Livres Nouvelle Hypnose

Nouvelle Hypnose Jean BECCHIONouvelle Hypnose, Initiation et Pratique. Dr Jean BECCHIO, Dr Charles JOUSSELIN


 La Nouvelle Hypnose. Vocabulaire, principes et méthode. Dr Jean GODIN



Formation Hypnose Ericksonienne Paris

Syndiquer le contenu
Paris: Le Collège d'Hypnose de Paris assure les Formations en Thérapies Brèves Orientées Solutions, EMDR-IMO, Hypnose Ericksonienne & Kinésithérapie
Mis à jour : il y a 12 min 31 sec

Hypnoscope Novembre 2018 - Actualités Thérapeutiques

lundi 3 décembre 2018 - 13:23
Hypnose : 5 choses à savoir avant de se lancer - Femme Actuelle Qu’est-ce que l’hypnose ?
Les phénomènes de transe sont connus depuis des temps anciens mais le terme d’hypnose apparait pour la première fois au début du 19ème siècle. L’état d’hypnose est compliqué à définir, c’est un état de conscience particulier, et surtout ce n’est ni de l’éveil ni du sommeil « L’état d’hypnose correspond à un état de conscience modifiée (la transe) et à une activité cérébrale propre différente de celle de l’état d’éveil ou celle que l’on peut observer dans les différentes phases de sommeil. C’est un phénomène qui est produit par l’esprit de la personne hypnotisée et qui émerge du lien avec l’environnement et/ou de la relation avec autrui. La transe hypnotique amène à une modification de la perception du sujet, une sorte de perception plus élargie», décrit Roseline Bueder, psychologue et hypnothérapeute à Paris.

Quel type d’hypnose choisir ?
Il existe plusieurs formes d’hypnose et la plupart du temps, le thérapeute les utilise dans sa pratique en s’adaptant au contexte et au patient.
Dans le cas de l’hypnose par suggestion directe, le thérapeute est autoritaire et directif, un peu comme s’il donnait des ordres. Cette forme est opposé à l’hypnose par suggestion indirecte, que l’on appelle hypnose ericksonnienne: « le thérapeute utilise des suggestions ouvertes et invite la personne à progresser dans la transe à sa guise, il s’adapte au patient, le ton n’est pas dirigiste »,ajoute la spécialiste. Il existe aussi l’hypnose conversationnellequi se présente sous la forme d’une conversation entre le thérapeute et le patient dans laquelle le thérapeute utilise des stratégies précises pour rendre la communication hypnotique. C’est une technique que le praticien peut adopter comme base de communication avec le patient.

Comment se déroule une séance ?
Les séances d’hypnose ne sont pas les mêmes d’un thérapeute à l’autre et les techniques utilisées peuvent varier selon le contexte et le patient. « La position confortable n’est pas une nécessité, on peut entrer en hypnose assis sur un tabouret ou même debout. »
En premier lieu, le thérapeute va capter le langage corporel et verbal du patient puis, par des méthodes d’induction, l’amener vers cet état de transe en s’adaptant à son langage à son rapport au monde. Ce dernier peut être de différent type : visuel comme le bleu du ciel ou les nuances de couleurs des feuilles d’automne, sonore (chant des oiseaux, voix de proches), issu de l’odorat(odeur d’un gâteau qui sort du four) ou encore lié au mouvement comme le roulis des vagues ou un train qui se déplace.
Viennent alors les plus thérapeutiques qui vont permettre à la personne de se reconnecter à ses ressources.

Quels sont les champs d’action de l’hypnose ?

Les domaines d’application de l’hypnose sont variés, comme l’explique Roseline Bueder « on peut travailler avec de l’hypnose sur la douleur chronique ou aigüe, sur les symptômes psychosomatiques, comme outil à intégrer dans un suivi psychothérapeutique. Il est même possible de la pratiquer une chirurgie en alternative à l’anesthésie générale pour certaines interventions ou même en accouchement»

Tout le monde est-il répondant ?
Pour la thérapeute, nous sommes tous réceptifs à l’hypnose puisqu’il s’agirait d’une capacité que notre esprit possède naturellement. Comme lorsque nous sommes éveillés ou lorsque nous dormons, nous pouvons aussi entrer dans cet état de conscience modifié spontanément. « En fait, on peut expérimenter l’hypnose plusieurs fois par jour, par exemple quand vous lisez consciencieusement un livre ou que vous regardez un film, vous êtes ailleurs, vous ne vous rendez pas compte du temps qui passe par exemple, vous êtes ailleurs et aussi présents. Mais certaines personnes, ont un tel besoin de contrôle ou appréhende la séance, qu’elles activeront difficilement cette capacité ou resteront en transe légère. Alors on apprend, et on s’entraine à provoquer l’état d’hypnose, et parfois sans surtout lâcher prise cela va prendre un peu plus de temps que prévu avant d’y arriver… et tout en gardant bien le contrôle ! » ajoute la spécialiste.


Hypnose, acupuncture : quand les hôpitaux se mettent aux médecines complémentaires - France 24 En France, les médecines alternatives ou complémentaires, comme l'hypnose ou l'acupuncture, ont le vent en poupe. Plus de 58 % des Français se seraient tournés vers ce genre de soins en 2017 et plus de 6 000 médecins se sont déjà formés à ces pratiques dites "douces" que les hôpitaux n’hésitent plus à intégrer. Mais il existe aussi sur le marché des milliers de thérapeutes autoproclamés ne disposant d'aucun diplôme d'État. Que faut-il penser de toutes ces pratiques ?


Occitanie : l’hypnose au service des patients - Midi Libre La pratique propose une alternative aux anesthésies chimiques et aux traitements analgésiques médicamenteux.
Depuis quelques années, l’hypnose a poussé la porte des cabinets médicaux et des salles d’opération. Loin des spectacles du fascinateur Messmer, la pratique se présente comme une alternative aux anesthésies médicamenteuses et séduit de plus en plus de praticiens. Médecin anesthésiste, le docteur Guylaine Tran pratique l’hypnose depuis une dizaine d’années au CHU de Nîmes. Invitée de Midilibre.fr pour répondre en direct aux interrogations des internautes, elle fait le point sur une pratique encore méconnue des patients.

1 - L’hypnose, un procédé novateur ?
Après avoir été mise au ban de l’anesthésie par les procédés chimiques, l’hypnose est aujourd’hui une pratique qui gagne du terrain. La pratique est pourtant loin d’être nouvelle. Au XIXe siècle, on pratiquait déjà des ablations du sein selon cette méthode. "C’est un processus très ancien que tout le monde a déjà expérimenté dans sa vie personnelle, explique le docteur Tran. Quand nous sommes en état d’éveil, une partie de notre cerveau fonctionne en liaison avec le monde extérieur. Mais il possède aussi un mode hypnotique qui vous permet de vous évader, tout en gardant la faculté de revenir à tout moment dans la réalité." Un pêcheur à la ligne qui regarde son bouchon ne voit pas le temps passer car il active ce mode hypnotique. "L’hypnose médicale consiste à l’activer pour en tirer un bénéfice pour le patient."

2 - Que peut-on en attendre ?
Le recours à l’hypnose se fait principalement dans le cadre des douleurs chroniques ou d’anesthésies préopératoires. "Au bloc, l’hypnose est souvent associée à l’administration de petites doses d’analgésiques en fonction du ressenti du patient. Cela concerne des interventions chirurgicales de surface : endoscopie, chirurgie thyroïdienne ou gynécologique, acte dentaire… " Pour le docteur Tran, l’hypnose apporte surtout du confort en réduisant de 50 % la perception de la douleur. Le meilleur exemple ? Le temps de récupération réduit à quelques dizaines de minutes à peine après une intervention sous hypnose, contre plusieurs heures en cas d’anesthésie chimique. "Il existe des preuves scientifiques de l’efficacité de l’hypnose. Ce n’est ni un placebo, ni du charlatanisme, ni une croyance. C’est une science."

3 - À qui cela s’adresse ?
De l’avis de l’ensemble des praticiens, et même si certains présentent des réticences, l’hypnose est accessible à tous les patients. "Le plus important, c’est d’établir un lien de confiance pour que la personne lâche prise avec l’extérieur. Ensuite, on ne fait que suggérer. L’hypnose, tout le monde l’a en soi." Reste que les enfants, et leur imaginaire développé, sont souvent plus réceptifs aux sollicitations des anesthésistes hypnotiseurs.

4 - Un risque de perdre le contrôle ?
Ne plus contrôler ses gestes et ses idées, c’est la crainte principale à laquelle les anesthésistes doivent faire face. "Les gens ont peur d’une prise de pouvoir alors que c’est l’inverse qui se passe. Notre travail, c’est de permettre au patient de faire appel aux ressources qu’il a en lui. Au contraire, cela permet au patient de redevenir acteur de son opération. L’hypnose n’est pas une période de sommeil, c’est une hyperactivité du cerveau."
NICOLAS ZARROUK

Formation en Auto-hypnose pour l'autonomie du patient et le confort du praticien

mercredi 17 octobre 2018 - 12:55
Durée: 2 jours Dates : 9 et 10 Juillet 2019 Lieu : Espace Hermès, 10 Cité Joly, 75011 Paris Selon certains (citons par exemple Jeffrey Zeig), l’autohypnose n’existe pas, car l’hypnose est un phénomène éminemment relationnel. Pour d’autres (citons par exemple Ernest Rossi), le travail vient exclusivement du patient, et l’autonomisation de celui-ci est tellement centrale, qu’au fond c’est plutôt l’hypnose qui n’existe pas vraiment en thérapie, nous ne faisons que stimuler de l’auto-hypnose.

Pour certains, l’auto-hypnose est un certain nombre de techniques, pour d’autres, rien de spécifique : c’est “la même chose que dans la séance avec un thérapeute, mais tout seul”.
Comment stimuler l’autonomie du patient, alors même qu’il vient se “confier” au thérapeute ? Que devons nous lui apprendre à apprendre ? L’auto-hypnose comment ? Pour quel patient ? Dans quel cadre ?
Au fond, que l’hypnose se pratique seul ou même à deux, tout cela n’est-il pas, une fois de plus, une question relationnelle et stratégique ?

L’expérience nous montre que, comme toutes les autonomisations, elle se fait d’abord en relation. L’apprentissage de l’auto-hypnose nous oblige à questionner les notions de sécurité, de liberté, d’autonomie, d’intuition…
Et comme le meilleur moyen d’apprendre à être libre est d’abord de vivre cette liberté dans le cadre d’une relation, nous ferons de nombreux exercices, par groupe de deux, collectivement ou même seuls, ensemble.

L’objectif de la journée est d’être plus à l’aise avec l’auto-hypnose, tant pour soi-même qu’avec le patient, savoir la “prescrire” et “l’enseigner” de façon adaptée, notamment dans les domaines où elle est quasi indispensable (douleur chronique, anxiété, troubles dissociatifs…).

S'inscrire à la Formation en Autohypnose
Infos pratiques Durée: 2 jours

Dates : 9 et 10 Juillet 2019

Lieu : Espace Hermès, 10 Cité Joly, 75011 Paris

Tarifs :
*Elèves et adhérents du CHTIP/ UTHyL: 375€
*Professionnel de santé formé à l’IFH ou dans un institut de la CFHTB: 425€
*Convention de formation continue : 500€


Hypnoscope Septembre 2018 - Actualités Thérapeutiques

mercredi 10 octobre 2018 - 14:45
Hypnose : les infirmières privées de formation par l'ANDPC - Caducee.net L’agence nationale du développement professionnel continue (ANDPC) a précisé au moyen d’une alerte diffusée sur l’extranet des organismes de formation, les règles d’acceptation des formations à l’hypnose notamment celles destinées aux professionnels de santé non médicaux au premier rang desquels on trouve les infirmiers. Au motif qu’elle se refuse à encourager l’exercice illégal de la médecine, l’ANDPC ne validera des formations à l’hypnose des soignants que dans la stricte mesure ou elles sont réalisées en équipes de soins, sous responsabilité médicale et encadrées par un protocole de soins écrit. Abus de pouvoir ou nécessaire précaution ?

L’hypnose a pris ces dernières années une place de plus en plus importante dans l’arsenal thérapeutique des professionnels de santé, notamment dans la prise en charge de la douleur chronique. Constatant au quotidien son efficacité, les infirmiers n’échappent pas à cette tendance et s’intéressent de près aux vertus analgésiques de l’hypnose. Longtemps réservées aux médecins, les formations continues en hypnose se sont progressivement et en toute logique ouvertes aux soignants désireux d’intégrer ces techniques dans leur pratique quotidienne.

Enseigner l’hypnose aux IDEL c’est encourager l’exercice illégal de la médecine ?

En mars 2017 déjà, l’ANDPC lance un pavé dans la mare en sommant par lettre recommandée l’Agence pour la formation continue des professionnels infirmiers libéraux de retirer de son catalogue toutes les formations sur l'hypnose. Elle vient de réaffirmer début septembre sa position sur le sujet en émettant une alerte diffusée auprès des organismes de formation agréés DPC.

Pour l’agence, c’est très clair. L’hypnose est un acte médical à réserver aux professions médicales. Elle n’autorisera donc les formations sur l’hypnose à destination des soignants que si elles sont enseignées dans un cadre pluridisciplinaire sous responsabilité médicale.

« Pour les professions de santé non médicales, la pratique de l’hypnose n’est légale que sous responsabilité médicale et dans le cadre d’une prise en charge pluriprofessionnelle de la douleur. L’Agence n’accepte donc les actions de DPC sur l’hypnose pour ces professionnels que lorsqu’elles se réalisent en équipes de soins telles que définies à l’article L.1411-11-1 du CSP constituées en établissement ou en ambulatoire et appelées à travailler concrètement ensemble sur la base de protocoles et a communiqué en ce sens en mars 2017. »

Deux raisonnements juridiques s’opposent.

D’un côté l’ANDPC semble vouloir se prémunir de tout risque de poursuite judiciaire à son encontre. Son raisonnement se base d’une part sur des décisions de justice qui considèrent que l’hypnose à visée thérapeutique est un acte de médecine réservé aux psychiatres, mais aussi, et surtout sur la présence dans la classification commune des actes médicaux des séances d’hypnose à visée antalgique en tant qu’acte technique médical, ce qui en fait un acte réservé aux professions médicales.

Or l’exercice illégal de la médecine est constitué à partir du moment où une personne « pratique l’un des actes professionnels prévus dans une nomenclature fixée par arrêté du ministre chargé de la santé »... sans être titulaire du diplôme...

Les risques pour une infirmière libérale de se voir poursuivre pour exercice illégal de la médecine en cas de séance d’hypnose à visée antalgique, sans prescription médicale sont donc réels. Quant à savoir si elles pourraient effectivement être condamnées dans ce cas, rien n’est moins sûr.
D’abord parce qu’il n’existe pas de cadre réglementaire clair sur l’hypnose : qualifiée de pratique de soins non conventionnelle, sa pratique n’est pas reconnue officiellement par l’ordre des médecins, ni documentée par la HAS, ni spécifiée dans le code de la santé publique, encore moins remboursée par l’assurance maladie sauf dans certains parcours de soins coordonnés.
Ensuite parce que l’on pourrait très bien considérer que les techniques d’hypnose à visée antalgique relèvent du rôle propre de l’infirmier tel que défini dans le code de la santé publique et ne nécessitent donc pas de prescription médicale pour être pratiquées. C’est en tout cas la position de Nathalie Lelièvre, juriste en droit de la santé à Lyon.

« À la différence des soins sur prescriptions médicales où l’infirmier prodigue des soins au patient conformément à la prescription. Dans le cadre de son rôle propre, il lui appartient après évaluation des besoins du patient de prendre les dispositions qui s’imposent. Concernant la prise en charge de la douleur, l’infirmier se doit d’évaluer la douleur (rôle propre) et de déterminer les actions nécessaires : informer le médecin, application d’un protocole, recours à l’hypnoanalgésie. »
 
C’est également la position de la Fédération Nationale des Infirmiers (FNI) pour qui l’hypnose s’inscrit pleinement dans le rôle autonome infirmier et qui ne s’est pas privée de contester en 2017 la prise de position de l’ANDPC en avançant les arguments suivants : 
– aucun texte réglementaire n’interdit la pratique de l’hypnose aux infirmiers. Seules les indications de cette pratique sont limitées et le traitement de la douleur fait bien partie de celles qui sont reconnues.
– de nombreuses universités continuent de proposer des diplômes universitaires en direction des infirmières. Se pourrait-il que ces universités forment des infirmières à la pratique illégale de la médecine ?
– le centre national de ressources de lutte contre la douleur (CNRD) documente les bienfaits d’une pratique infirmière de l’hypnose.
Enfin le FNI mettait en doute la légitimité de l’ANDPC à statuer in fine de ce qui relevait du ressort exclusif de la médecine ou non.
Considérant l’intérêt pour la santé publique du développement de l’hypnose dans la prise en charge de la douleur, une clarification de la réglementation en la matière s’impose.


Il N’y A Pas D’anesthésie Hypnotique…Et C’est Pour Ça Que Ça Marche ! - Institut-uthyl.com Extraits choisis.

Article du Dr Philippe Aïm
Une base exacte, un faux buzz
Alors, c’était juste un faux buzz cette histoire?

Ce n’est pas la première fois que les journaux et les réseaux vont enjoliver une info pour faire la course au buzz et au click.
Depuis le début de la semaine dernière on entend parler d’un homme qui aurait subi une intervention à coeur ouvert, sans anesthésie locale (AL) ni générale (AG).
Cet excellent article de factchecking rétablit les faits, je le recommande !
 
Rien n’était vrai dans les articles inexacts?
Si, bien sur.
-c’est effectivement une opération qui concerne le cœur !
il s’agit d’un « TAVI » : un remplacement de valve aortique qui se fait par l’artère fémorale, technique formidable (et d’origine française !) qui permet d’éviter l’anesthésie générale et le « cœur ouvert » (on passe par l’intérieur du système vasculaire en somme)
-il y a bien eu une séance d’hypnose en lieu et place d’une médication sedative
 
Et qu’est-ce qui était faux alors?
Ce qui est à rectifier :
-ce n’est pas une opération à cœur ouvert
-ce n’est pas une opération qui nécessite habituellement une AG
-il y a bien eu une anesthésie médicamenteuse: en l’occurence locale au niveau femoral
 
Hypnose, anesthésie et gestes médicaux
On fait donc usuellement des opérations qui ne nécessitent pas l’AG, en ajoutant de l’hypnose pour augmenter confort, sédation, anxiolyse, antalgie…
Exactement. Des opérations gynécologiques (IVG…), de la chirurgie dentaire bien sur, dermatologique, de la radiologie interventionnelle, les gestes douloureux aux urgences, en cancérologie…
L’occasion de précisions sur « l’anesthésie hypnotique »…

Bon revenons à la l’hypnose. Pensez-vous qu’on puisse parler « d’anesthésie hypnotique » ?
Non. Il ne me paraît pas exact de parler d’anesthésie.
Il existe une hypno-analgesie (diminution de la douleur), une hypnosedation…mais pas une hypno-anesthésie.
L’info est bien émise, et elle arrive au cerveau…
 
Mais si ça n’anesthésie pas, pourquoi ça marche?
Ça marche, et avec l’utilisation d’un phénomène encore plus impressionnant, selon moi, que si ça anesthésiait vraiment…

La clé du fonctionnement de cette affaire (et nous le verrons, de mon point de vue, probablement de l’hypnose tout court) est, (non pas l’expérience d’anihilation de sensation que serait une véritable anesthésie!) mais de modification perceptive. Soit de modification de sa hiérarchie de traitement ou de sa modalité de traitement.
Lire l'intégralité de l'article du Dr Philippe Aïm

Désintox. Non, une opération à coeur ouvert sous hypnose n'a pas eu lieu - France Tv Info Un homme âgé de 88 ans qui aurait subi une opération à « coeur ouvert uniquement grâce à l'hypnose » ? C’est ce qu'ont affirmé plusieurs médias, dont « BFM TV » et « France 2 » la semaine dernière.

C'est spectaculaire, mais c'est faux ! En réalité, Il y a bien eu une anesthésie, et il ne s'agissait pas d'une opération à coeur ouvert. C'est « France Bleu Nord » qui a le premier raconté cette opération, avant que plusieurs médias ne grossissent un peu le trait.

De quoi parle-t-on vraiment ? D'un patient, qui s'appelle Gérard, qui a 88 ans, et à qui il fallait remplacer une valve aortique. Comment ça marche exactement ? Pour changer une valve aortique, il faut faire une petite incision dans chacune des artères au niveau des hanches. Pour ensuite mettre 2 fils qui remontent jusqu'au coeur. Il ne s'agit donc pas du tout d'une opération à coeur ouvert.

La deuxième information « une intervention uniquement grâce à l’hypnose » est également fausse : car  pour ce genre d'opération, le patient reçoit normalement d'abord une perfusion de morphine ou d'anxiolytique pour le calmer. 

Ensuite place à l’anesthésie locale au niveau de la hanche au moment de l’incision. Hypnose ou pas, le patient, pour l’instant, ne peut pas y couper.
Dans le cas de Gérard, l'hypnose, réalisé par une infirmière, a donc permis de sauter la première étape, mais au moment de l'incision il y a bien eu une anesthésie locale et une petite dose de lidocaïne, comme à chaque fois pour ce genre d'opération.



Grenoble : l’hypnose pour accompagner les femmes atteintes d’un cancer du sein - France Bleu Le mois d’octobre est celui dit « rose » de la prévention du cancer de sein. De nombreuses opérations sont menées en France. A Grenoble, les femmes atteintes par la maladie peuvent être accompagnée par l’hypnose.

D’un bout à l’autre de la maladie, les patientes du CHU de Grenoble peuvent être aidées par l’hypnose. Un soutien pour Anne-Cécile Philippe docteur du centre de cancérologie de la femme à l’hopital « ça ne remplace pas un travail avec un psychologue, c’est quelque chose qui est différent, les patientes décrivent plus de sérénité, plus de calme, elles arrivent mieux à analyser ce qui leur arrive ». L’opération peut notamment être effectuée sous hypnose, en complément d’une anesthésie locale. Le CHU de Grenoble pratique ces opérations depuis plus d’un an « c’est une demande des patientes qui ne souhaitaient pas une anesthésie générale pour diminuer la fatigue post-opératoire » explique Ana Rogé médecin anesthésiste « on va demander à la patiente de choisir un souvenir agréable pour elle ou un endroit où elle est bien, de manière à l’aider à aller dans ce souvenir, dans ce lieu pendant que l’on fait l’intervention ».

L’hypnose aussi présente dans l’après cancer
Le CHU de Grenoble propose aussi aux patientes d’utiliser l’hypnose lors des traitements comme la chimiothérapie, mais également après la guérison. « C’est un moment pas évident pour les patientes, elles doivent se réinsérer dans une vie normale avec une vie qui n’est plus normale pour elles. Souvent les patientes sont satisfaites d’être accompagnées par l’hypnose ».
En France, 59.000 nouveaux cas de cancer du sein sont diagnostiqués chaque année.

Les agréments du CHTIP: DATADOCK, DPC, FIF-PL

vendredi 14 septembre 2018 - 15:01
Le CHTIP est référencé auprès du DATADOCK, plateforme qui centralise toutes les demandes de prise en charge dont le FIFPL.
Vous pouvez donc déposer un dossier. Nous pourrons vous fournir un devis et un programme détaillé de la formation choisie, sur demande.
Il faudra leur renseigner notre numéro d’enregistrement de formation continue : 11751503275.

Le CHTIP a l'agrément du DPC, sous la référence 6502.
Nos formations sont accessibles à un financement par le DPC.

Pour le 3e trimestre 2018 voici les formations du CHTIP qui ont été validées :

- Les bases de la Thérapie Brève Orientée vers la Solution (ouvert uniquement aux médecins et sages-femmes), 20 au 22 Novembre 2018
Référence 65021700004

La procédure
Vous devez vous rendre sur le site du DPC réservé aux professionnels de santé : https://www.mondpc.fr, puis créer votre compte.
Ensuite, vous allez rechercher les formations du CHTIP.
Pour cela, vous pouvez nous retrouver par la "référence organisme" : 6502
Vous aurez alors la liste des formations que nous proposons.
Vous pouvez aussi faire une recherche par la référence du programme.
Pensez à bien vérifier les dates des formations !
C'est le DPC qui validera ou pas votre demande de financement et nous transmettra un mail de validation de la prise en charge et son montant.

Hypnoscope Août 2018 - Actualités Thérapeutiques

mardi 11 septembre 2018 - 17:31
Hypnose médicale : une alternative à l’anesthésie de plus en plus crédible - Ra-Santé L’hypnose médicale constitue aujourd’hui une alternative crédible et fiable à l’anesthésie générale. Au point d’être de plus en plus pratiquée dans les établissements hospitaliers d’Auvergne-Rhône-Alpes. De Grenoble à Lyon, histoires à dormir debout....

Mais bon sang, réveillez-vous !! L’hypnose médicale est en train de faire une entrée fracassante dans le milieu hospitalier. Dans la mouvance de médecines alternatives en plein développement, cette technique ancestrale connaît un regain d’intérêt qui n’a rien d’anecdotique.
Ici, pas de grand show télévisé ni de scène de spectacle. Le décor se veut beaucoup plus sobre. Une salle de consultation ou un bloc opératoire. Quant à l’acteur principal, il n’a ni veste à paillette ni regard translucide. Juste une blouse blanche et l’œil bienveillant.

Hypnose médicale, du rêve à la réalité
A Lyon, une cinquantaine de salariés (médecins, infirmiers, aides-soignants, brancardiers) du centre hospitalier Saint Joseph Saint Luc ont ainsi déjà été formés à l’hypnose. C’est le cas de Jean-Pierre Lavignon, médecin urgentiste dans l’établissement des quais du Rhône. « Certains sont sceptiques sur l’efficacité de la technique mais rares sont les patients qui refusent d’en tester la pertinence. On fait preuve de pédagogie en expliquant que cette pratique ne comporte aucun danger, qu’il s’agit juste d’un état physiologique naturel déclenché par le patient lui-même. Parfois, de dernier conserve les yeux ouverts. Ce n’est pas du micro sommeil ni de la somnolence. Plutôt une forme d’état second ».

Pour parvenir à ce relâchement total, cette déconnection du corps et de l’esprit, le docteur Lavignon a une technique infaillible. « Je demande au patient de se concentrer sur une activité qu’il apprécie. Ce peut être un loisir, un séjour à la mer, à la montagne, une pratique sportive… Virtuellement, j’ai emmené d’autres patients vers la musique et même vers leur passion du tricot ! La personne parvient ainsi à se décontracter, elle se relâche complètement. Elle ne fait qu’écouter ma « musique » de voix en se concentrant sur ces impressions anesthésiques évoquant des odeurs, des couleurs, des bruits, des choses agréables. Lorsque le patient « décroche », il est prêt physiquement et psychologiquement à subir l’intervention ».

Au service des urgences de Saint Joseph Saint Luc, Jean-Pierre Lavignon exerce l’essentiel de son art en traumatologie, pour un doigt ou une épaule luxée par exemple. « Je pratique également régulièrement des ponctions lombaires sous hypnose, des actes traumatisants qui impliquent un fort stress. L’hypnose ne pas faire disparaître complètement la douleur, elle va permettre de la détourner. Voilà pourquoi de telles séances ne durent jamais très longtemps, entre 5 minutes et une demi-heure maximum en fonction de l’état du patient ».
 
L’hypnose pour réduire les drogues anesthésiques
Au groupement hospitalier mutualiste de Grenoble, ils sont sept médecins anesthésistes et autant d’infirmiers anesthésistes à pratiquer quotidiennement l’hypno-sédation, également appelée hypno-analgésie. « J’ai été formé en 2010 à Marseille par l’institut Emergences, explique le docteur Stéphane Bouvier, adepte de l’hypnose ericksonienne, qui interviendra lors d’une conférence-débat grand public gratuite sur l’hypnose médicale le mercredi 17 octobre à 18h30 à l’Université Catholique de Lyon. Au début, c’était par curiosité. A l’époque, l’hypnose médicale était peu développée, peu médiatisée. Après douze jours de formation intensive, j’ai commencé par des coloscopies, puis on a progressivement élargi l’usage de l’hypnose à d’autres types d’interventions : varices, hernies inguinales, tumeurs du sein, cardiologie interventionnelle… ».

Aujourd’hui, le docteur Bouvier pratique en moyenne deux à trois séances d’hypno-sédation par semaine, essentiellement pour des interventions d’ordre gynécologique. « 90% des conisations(NDLR : ablation d’une partie du col de l’utérus) sont réalisées sous hypnose. Le principal intérêt, c’est de limiter au maximum l’injection de drogues anesthésiques, voire ne pas en injecter du tout comme lors de coloscopies. Outre le fait de diminuer la douleur, on réduit aussi l’anxiété avant, pendant et après l’intervention, ainsi que les effets secondaires et les nausées post-opératoires. Enfin, on constate une meilleure récupération des patients qui peuvent ressortir au bout de 2 à 3 heures au lieu de 5 heures après une anesthésie traditionnelle ».
 
Hypnose et douleur
Gain de temps, gain d’argent, confort du patient… Autant d’arguments mis en avant lors du septième congrès « Hypnose et douleur, de la douleur à douceur » organisé en juin dernier à Saint-Malo. Dans leurs conclusions, les 1200 congressistes présents notent que « l’hypno-sédation répond parfaitement aux exigences actuelles de maîtrise des coût de santé et du développement de la chirurgie ambulatoire ». Et de militer pour que « l’hypnose soit reconnue comme un outil thérapeutique complémentaire par les autorités en charge de la santé ».
L’hypnose médicale intégralement remboursée par la Sécurité Sociale ? Pour l’instant, une telle pratique n’est prise en charge que partiellement et sous certaines conditions par l’Assurance Maladie et les complémentaires santé. Mais le ministère compétent garde un œil bienveillant sur cette médecine alternative dans l’air du temps…

En attendant, concrètement, plusieurs établissements hospitaliers et cliniques privées d’Auvergne-Rhône-Alpes proposent déjà à leurs patients une intervention sous hypnose médicale. C’est le cas, dans la grande région lyonnaise, de l’Hôpital Femme-Mère-Enfant, de l’Infirmerie Protestant, de la Clinique du Val d’Ouest, du Centre Hospitalier Saint Luc Saint Joseph, de l’Hôpital de la Croix-Rousse et de l’Hôpital Nord-Ouest de Villefranche, tous financés par la Fondation Apicil. Par ailleurs, l’Université Clermont Auvergne a créé en 2017 un diplôme dédié à l’hypnose. Une trentaine d’élèves en formation initiale (étudiants post-2ecycle) ou en formation continue (médecins, chirurgiens-dentistes, sages-femmes, masseurs-kinés) suivent un programme de 80 heures composé de huit sessions de deux journées.
Pascal Auclair

Stress post-traumatique: bouger les yeux pour aller mieux - Pourquoidocteur L’EMDR, pour "Eye Movement Desensitization and Reprocessing", est une psychothérapie basée sur les mouvements oculaires. Elle permet d’atténuer les troubles de stress post-traumatique. Mais pas uniquement. La dépression ou les phobies peuvent aussi en bénéficier.

Pas besoin de prendre de l’ecstasy ou encore de la MDMA pour soigner le stress post-traumatique. Il vous suffit de bouger les yeux ! Une thérapie appelée EMDR (pour Eye Movement Desensitization and Reprocessing) s’avère efficace.
Découverte il y a trente ans par la psychologue américaine Francine Shapiro, elle consiste à exercer des stimulations bilatérales alternées (SBA) sur un malade, pendant que ce dernier se remémore l’évènement traumatisant. Selon The Conversation, 80% des personnes atteintes d’un traumatisme dit "simple" sont soignées en une à huit séances d’EMDR. 

Le stress post-traumatique, c’est quoi ?
Le trouble de stress post-traumatique, appelé aussi syndrome de stress post-traumatique (PTSD), est un trouble anxieux qui se développe après un évènement traumatisant, au cours duquel la personne ressent une détresse importante. Cela peut être une catastrophe naturelle, un attentat, un accident de la route, des sévices physiques ou encore sexuels.

On parle de syndrome de stress post-traumatique lorsque la période d’anxiété qui suit l’évènement choquant est anormalement longue. La personne traumatisée revit en permanence cet évènement à travers des souvenirs, des cauchemars. Certaines pensées peuvent virer à l’obsession et provoquer une dépression. D’autres signes peuvent apparaitre: engourdissement émotif, troubles du sommeil, irritabilité, hypervigilance. Selon une étude, le traumatisme pourrait aussi laisser des séquelles héréditaires.

Détacher le souvenir du traumatisme
L’EMDR est une thérapie qui agit sur les souvenirs hantant la personne atteinte de syndrome de stress post-traumatique. Le professionnel de santé applique des stimulations bilatérales appliquées (SBA) pendant que le patient se souvient de l'évènement choquant.
Il s’agit de mouvements des yeux allant de droite à gauche et de gauche à droite. Mais il y a aussi des sons, des "bip" qui parviennent d’une oreille à l’autre. Et des tapotements d’une partie du corps (la main ou le genou) d’un coté, puis de l’autre. Ensuite, le thérapeute arrête toute stimulation et le patient doit décrire son ressenti. Puis, les SBA reprennent, et cela pendant plusieurs séances. Jusqu’au jour où le souvenir du patient n’est plus lié à quelque chose de traumatisant.

L’EMDR modifie la perception du cerveau sur le souvenir
Quand un souvenir est traumatisant, il n’est pas traité par le cortex dans le cerveau, mais dans le cerveau limbique, la partie du cerveau liée aux émotions. En quelque sorte, l’EMDR permet de "recoder" l’information traumatique et de la remettre à la bonne place pour être traitée.
Les mouvements oculaires permettent de diminuer la charge émotionnelle du souvenir. Ainsi, l’amygdale, partie du cerveau liée au sentiment de danger ou de peur, n’est plus activée. Et c’est lorsque cette dernière n’est plus activée que le traumatisme disparait. Lorsque l’on subit un petit choc, ce processus de restructuration se fait naturellement. Mais en cas de gros traumatisme, ce n’est pas le cas. Et les symptômes de stress post-traumatique apparaissent.
Certains thérapeutes utilisent l’EMDR pour traiter aussi les phobies, les addictions ou encore la dépression. En juin dernier, des chercheurs de l’Inserm ont constaté que cette technique pouvait être bénéfique pour réduire le stress des patients reçus aux urgences.
Johanna Hébert 

L’hypnose qui soigne - Radio Canada C'est une pratique encore marginale dans le milieu de la santé, chez nous. Mais l'hypnose permet aux soignants d'aider leurs patients à ressentir moins de douleur. La science, d'ailleurs, comprend de plus en plus précisément ce qui explique ces succès.

Un texte de Jean-François Bouthillette, des Années lumière
À l’occasion du 21e Congrès mondial d’hypnose médicale et clinique, des chercheurs et soignants de partout dans le monde ont convergé vers Montréal. Parmi eux, des dentistes, psychologues et médecins qui ont en commun l’utilisation de techniques d’hypnose pour aider leurs patients.
La psychologue Clarisse Defer travaille auprès de patients atteints de cancer au service de radio-oncologie de l’Hôpital Maisonneuve-Rosemont, à Montréal. Pour elle, l’hypnose est un outil qui permet d’aider ses patients à vivre avec leur cancer et les traitements envahissants qu’ils reçoivent.
Dans son bureau, elle hypnotise les patients qui le souhaitent. D’une voix grave, d’un ton lent, elle les amène à se glisser dans un état de calme et de bien-être.

« J’invite la personne à s’asseoir, à fermer les yeux. En accompagnant le mouvement de sa respiration, je vais lui proposer, sous la forme de suggestions, par le choix de mots apaisants, de rentrer dans cet état de conscience modifiée, décrit par les patients comme un moment d’absorption, où l’on est plus à l’intérieur de soi, moins conscient de l’environnement extérieur », explique Clarisse Defer.
Pas d’inquiétude à avoir, précise-t-elle : il ne s’agit pas d’une prise de contrôle de l’esprit du patient par autrui. Il s'agit plutôt d’accompagner le patient pour qu’il atteigne lui-même cet état d’absorption – qu’il pourra idéalement atteindre bientôt seul, sans son aide.
« Je peux aussi leur suggérer de laisser leur esprit voyager dans un endroit agréable », ajoute-t-elle. Les traitements potentiellement anxiogènes, voire traumatisants, passent ainsi plus facilement.

Jusqu’à des chirurgies sans anesthésie générale
Au-delà de l’anxiété, l’hypnose permet de réduire la douleur des patients. Non seulement de la rendre moins menaçante, ou moins envahissante, mais bien d’agir directement sur l’intensité de la douleur.

Une illustration spectaculaire de cela peut être trouvée dans les travaux de l’anesthésiste Marie-Elisabeth Faymonville, directrice du Centre de la douleur du Centre hospitalier universitaire (CHU) de Liège, en Belgique.
Cette spécialiste de la douleur est célèbre pour avoir mis au point la technique de l’hypnosédation. En plongeant des patients en état d’hypnose, elle est parvenue à permettre des chirurgies importantes (opération à la thyroïde, mastectomie, greffe) qui requièrent habituellement une anesthésie générale, non dénuée d’effets secondaires et de risques.

« Le patient est placé dans cet état d’hypnose, de conscience modifiée. L’équipe chirurgicale complète avec une simple anesthésie locale, limitée au territoire où il travaille. En cas de besoin, l’anesthésiste peut donner un médicament antidouleur en intraveineux. Mais, toujours, le patient reste conscient. Conscient, mais mentalement absent du bloc opératoire », dit Marie-Elisabeth Faymonville.
D’autres usages des vertus analgésiques de l’hypnose, moins spectaculaires, sont néanmoins pleins de promesses en santé. La gestion de douleurs chroniques avec moins de médicaments, par exemple.

Explications scientifiques

Pendant que les résultats en clinique s’accumulent et sont abondamment documentés, la science comprend de mieux en mieux ce qui se passe dans le cerveau d’un patient hypnotisé.
Les appareils d’imagerie permettent d’observer que le cerveau se transforme quand un patient est en état d’hypnose

«On a vu que la façon dont le cerveau reçoit l’information douloureuse change drastiquement quand on est en hypnose. On a même constaté que le réseau de la douleur dans le cerveau, qui s’active quand on a mal, travaille autrement quand on est en hypnose. C’est dire que les connexions, à l’intérieur du cerveau, se modifient!»
—Marie-Elisabeth Faymonville

Le chercheur Pierre Rainville explore lui aussi l’effet de l’hypnose sur la douleur. Dans son laboratoire de neuropsychophysiologie de la douleur, au Centre de recherche de l’Institut universitaire de gériatrie de Montréal, il compare ce que vivent des participants hypnotisés ou non hypnotisés devant les mêmes stimuli douloureux.

Son équipe et lui ont mesuré que les patients sous hypnose – à qui l’on fait des suggestions dans le sens d’une analgésie – tolèrent mieux la douleur infligée par de l’eau chaude ou des petits courants électriques. Ils rapportent, après coup, avoir fait l’expérience d’une douleur moindre que les participants non hypnotisés.
Mais les mesures de Pierre Rainville vont au-delà de ces rapports subjectifs par les participants. Il mesure même davantage que l’activité des différentes zones du cerveau.

« Non seulement le cerveau réagit moins, mais on mesure des réponses physiologiques périphériques, dit Pierre Rainville. Le rythme cardiaque, par exemple – qui, normalement, augmente avec la douleur –, augmente moins. Des réflexes moteurs de protection vont être atténués, ce qui témoigne d’une activation des mécanismes de régulation du cerveau vers le tronc cérébral et la moelle épinière. [...] L’effet va au-delà de la seule interprétation de la douleur ; ça peut atténuer le traitement du signal sensoriel dès son entrée dans le système nerveux au niveau de la moelle épinière. »
L’hypnose est plus utilisée dans le domaine de la santé en Europe qu’au Canada. Là-bas, des universités ont déjà intégré ces techniques à la formation de psychologues, de dentistes, d’anesthésistes ou d’infirmières.