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Nouvelle Hypnose Jean BECCHIONouvelle Hypnose, Initiation et Pratique. Dr Jean BECCHIO, Dr Charles JOUSSELIN


 La Nouvelle Hypnose. Vocabulaire, principes et méthode. Dr Jean GODIN



Hypnose Thérapeutique

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Hypnothérapeutes à Paris, ils vous donnent leur avis au sujet de l'hypnose, de l'EMDR, des formations en hypnose médicale
Mis à jour : il y a 12 heures 30 min

Recherches: Neuroscience of consciousness 2017. Dr Adrian CHABOCHE

vendredi 20 avril 2018 - 15:27
Cet article est le fruit d’une initiative conjointe de la Société internationale d’Hypnose et de la Confédération française d’Hypnose et Thérapies brèves (CFHTB). Ces deux sociétés savantes ont réuni des scientifiques du monde entier en marge du Congrès international d’hypnose ayant eu lieu à Paris en août 2015, pour une journée de réflexion autour de la recherche sur l’hypnose. Cet article résume la position de ces experts sur l’état de l’art et les orien-tations que devrait prendre la recherche sur ce sujet.

Quelles sont les avancées récentes ?
Les auteurs distinguent au sein de la recherche scientifique deux approches principales : la recherche fondamentale ou intrinsèque, qui s’attache à observer, décortiquer et comprendre les mécanismes neurophysiologiques de la réponse hypnotique, et la recherche clinique, qui s’intéresse aux vertus thérapeutiques de l’hypnose.

Concernant la recherche intrinsèque, l’article nous apprend que :
L’imagerie fonctionnelle et l’électroencé-phalogramme (EEG) ont largement contribué ces vingt dernières années à objectiver le phénomène hypnotique. L’EEG a per- mis de mettre en évidence un profil électrique particulier avec au niveau des aires frontales une connectivité fonctionnelle qui apparaît diminuée.

L’imagerie a quant à elle permis de mettre en évidence les réseaux neuronaux impliqués dans l’hypnose. Certaines régions cérébrales sont directement impliquées dans cette réponse, comme par exemple le cortex préfrontal ou le cortex cingulaire antérieur. L’imagerie fonctionnelle permet aussi de montrer des différences selon la suggestibilité. C’est le cas du corps calleux, dont le volume est différent selon le pro- fil de suggestibilité. Enfin, quelques avancées évoquent le rôle du cervelet. Il existerait des différences phénotypiques du cervelet entre les personnes très suggestibles et peu suggestibles.
Par ailleurs, l’IRM fonctionnelle a validé le concept d’expérience subjective de l’hypnose : il existe un parallèle net entre l’expérience d’un sujet hypnotisé et les modifications fonctionnelles observées en imagerie. Autrement dit, des changements perceptifs sont associés à une authentique réponse neuronale. L’expérience devient visible, permettant de différencier l’hypnose de la simple imagerie mentale. Pour affiner ces mécanismes, certains types de suggestions ont été utilisés comme modèles d’étude. Par exemple, les suggestions idéomotrices permettent d’observer des voies de réponses distinctes entre un mouvement volontaire et un mouvement suggéré.
L’ensemble de ces données permet d’isoler l’hypnose et d’affirmer sa réalité neurophysiologique.


Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens

jeudi 22 mars 2018 - 18:18
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans.

Je vous propose donc ici, au travers des témoignages des cinq auteurs, de porter un regard différent sur la façon dont l’hypnose intervient dans ce domaine vaste de la douleur. Cinq univers très différents sont décrits, c’est cette richesse que je vous propose de partager ici.

Il sera abordé dans ce dossier thématique, des aspects du prisme « douleur » inhabituels. Anita Violon, psychologue, nous propose de porter un regard sur le langage hypnotique « inventé » par des écrivains soumis à d’infamantes tortures, infligées ou iatrogènes, pour survivre. Elle nous parle également de peinture, de stoïcisme, de bouddhisme ou de sport extrême, et cet article montre avec grâce « le dépassement de soi, le courage inouï, aboutissant à un remodelage du ressenti ».

Le regard croisé d’une gériatre, le Dr Aurore Burlaud, et d’un psychomotricien, Patrick Martin, porte sur les douleurs de la chute de la personne âgée, et comment l’hypnose permet une prise en charge pointue des douleurs et des peurs à la reprise de la marche. La chute de la personne âgée est une urgence, un traumatisme majeur, souvent présenté comme « le début de la fin ». Ce double regard est riche d’enseignement. Il permet à la fois au patient de se redresser physiquement et psychiquement, de lutter contre la peur de la rechute et de se réapproprier son espace et son autonomie.

Le Dr Jacques Wrobel montre comment l’hypnose permet d’affronter au mieux des situations inattendues d’urgence, et comment déjà absorber le trauma inhérent à ces situations. Il insiste très justement sur les inductions rapides à utiliser en cas d’urgence. En effet, l’urgence s’accompagne toujours d’anxiété et de stress, quelle que soit l’importance du trauma. Parfois l’hypnose doit se faire autoritaire, évidemment dans des règles éthiques ; il y a un passage riche d’enseignement sur l’hypnose en obstétrique et lors des soins dentaires.

Jeanne-Marie Jourdren, kinésithérapeute, nous décrit la façon dont elle utilise l’approche hypnotique pour une belle remise en mouvement d’une patiente porteuse d’algodystrophie en insistant sur l’ancrage du corps. Elle raconte élégamment sa technique de réassociation par la respiration, son travail d’ancrage du corps, sans oublier, ce qui est profondément original, la réadaptation émotionnelle.

Enfin, le Dr Jean-Pierre Alibeu appelle l’hypnose à la rescousse pour améliorer la prise en charge des douleurs neuropathiques, ces drôles de douleurs complexes et résistantes. Il propose une prise en charge individualisée, sans recettes, en utilisant le langage métaphorique, aussi bien dans les neuropathies chroniques que dans l’algie vasculaire de la face (neuropathie aiguë), permettant aussi une restauration du capital confiance, lourdement impacté chez ces patients.

Dans ces situations et retours d’expériences très hétérogènes, l’hypnose apparaît comme un pilier thérapeutique novateur, un nouveau type de communication thérapeutique qui permet au soignant comme à l’éprouvé de sortir de l’impasse et de mettre une lumière au bout du tunnel.


En automne. L'Edito de Sophie Cohen
C’est l’automne et nous nous retrouvons avec les joies de cette saison. Déguster des champignons, s’installer à côté d’un feu de cheminée, être avec un(e) ami(e), apprécier les journées de l’été indien, flâner dans les bois, regarder un film, aller voir une exposition, écouter ici et là un conférencier… lire la Revue, celle-ci, une autre, tout est possible ! 
Comment devient-on thérapeute ? Dr Dominique Megglé
Un jour, un professionnel demande à Erickson : « D’accord, ce que vous faites, ça marche, mais tous ces trucs invraisemblables que vous demandez à vos patients de faire, est-ce que c’est encore de la psychothérapie, est-ce que c’est une authentique activité de soins ? » Erickson lui répond : « Oui, mais personne n’est absolument obligé de le savoir, ni le patient ni le thérapeute. » 
Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau
Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). 
L’hypnose en prison. Dr Pascal Vesproumis
La reconquête de la liberté du corps et de la pensée face aux toxiques. A propos d’hypnose et de réduction des risques... Il n’y a ni lieu ni moments privilégiés pour arrêter de fumer du tabac, du cannabis, pour arrêter de consommer de la cocaïne, de l’héroïne, pour arrêter de boire de l’alcool, pour s’éloigner des amphétamines, du LSD, des champignons hallucinogènes, pour cesser le mésusage médicamenteux. 
Note Deuxième Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier-Beaufond
Ainsi fait suite à notre Première Note évoquant l’Harmonie comme socle de la pensée de François Roustang, la notion essentielle de Correspondances. L’être humain n’existe pas, insiste notre auteur, sans son contexte. Plongé dans un tissu constitué d’une multitude de relations entre tous les éléments qui composent son existence, chaque être fait exister ces éléments qui l’entourent tout comme ces derniers le font exister. 
Sortir du tunnel de la douleur. Dr Francine Zonens
Lorsque Sophie Cohen m’a proposé de diriger ce dossier thématique, j’ai tout de suite été très intéressée. Montrer la diversité des situations où l’hypnose intervient de façon directe ou indirecte au travers de séances et de la communication thérapeutique est un enjeu majeur pour une professionnelle que je suis qui utilise cette approche depuis plus de dix ans. 
Douleur, littérature et ressources hypnotiques. Anita Violon
« La douleur est infinie, la joie a des limites », Balzac. On dit que les grandes douleurs sont muettes. Rien de plus faux. A l’instar d’autres artistes, les écrivains s’avèrent de fins observateurs et des virtuoses de la transformation. Traité avec une incroyable diversité, le thème de la douleur n’est jamais éculé. En effet, il y a mille façons d’éprouver le lecteur, de le faire frémir d’empathie, de l’entraîner dans un sidérant dépassement de soi, un courage inouï, un détachement surprenant, un remodelage du ressenti. 

Regards croisés sur les douleurs de la chute. Patrick Martin et Aurore Burlaud
Les « TAC » comme aide technique à la marche. La chute de la personne âgée représente une thématique majeure de santé publique. C’est la première cause de mortalité accidentelle. Tous les ans, environ 450 000 personnes âgées de plus de 65 ans font une chute (INVS) de gravité immédiate variable : hospitalisation, décompensation des pathologies chroniques, fractures, douleurs, dépression, perte d’autonomie, entrée en institution et décès.
L’hypnose dans les situations d’urgence. Dr Jacques Wrobel
Les techniques hypnotiques peuvent apporter une aide précieuse en situation d’urgence, que ce soit lors d’une immobilisation, à l’occasion d’une désincarcération ou d’une mise en condition, mais aussi dans certaines situations obstétricales ou lors de soins dentaires. L’induction furtive de l’hypnose peut s’avérer d’une grande utilité chez ces patients douloureux aigus, dont l’anxiété légitime peut intensifier notablement les souffrances.

Algodystrophie et respiration. Jeanne-Marie Jourdren
L’ancrage des pieds. Pour passer le pas, le pied doit ressentir le sol. Le sol répond par une force réactionnelle. Ainsi, le pied peut propulser le corps vers l’avant. Dans de nombreuses techniques énergétiques, on parle de l’importance d’un ancrage corporel pour permettre à l’énergie présente dans le corps de circuler aisément et ainsi laisser le corps en bonne santé.

Hypnose et douleurs neuropathiques. Dr Jean-Pierre Alibeu
La douleur chronique est toujours multifactorielle, associant une atteinte réelle ou virtuelle des voies de la nociception à des éléments de fragilité qui font le lit de la chronicisation : traumatismes anciens ou récents, pathologies associées, concomitantes. L’importance de l’anamnèse est au premier plan, elle permet de mettre du sens et ainsi de choisir la stratégie thérapeutique où l’hypnose va trouver sa place et son efficacité dans un projet partagé avec le patient. 
"Je dois tout contrôler". Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 47
« Bonjour Docteur, je vous appelle pour un rendez-vous ? » « Bonjour Docteur » fait vieux jeu. Je suis jeune, « in », pas coincé. Je pourrais dire : « Salut Doc ! », non, non, cela fait trop copain-copain. « Excusez-moi, Docteur, de vous déranger » Horrible ! C’est du langage du siècle passé. Et en plus, pourquoi m’excuser ? 
La voix du thérapeute. Dr Dina Roberts
« Ma voix t’accompagnera », expliquait Erickson à ses patients. Mais quelle voix peut au mieux accompagner un patient en hypnose ? Comment faire en sorte qu’elle soit le plus adaptée à ce contexte ? Tant de patients expriment en fin de séance que c’est la voix du thérapeute qui a été la plus importante. Et pourtant, sauriez-vous décrire précisément en quoi elle diffère de la voix habituelle ? Nous sentons bien qu’il y a un changement mais celui-ci est le plus souvent très intuitif.
Les Grands Entretiens: Teresa Robles. Par Gérard Fitoussi
Chère Teresa, merci d’accepter de répondre à ces questions pour notre revue « Hypnose et Thérapies brèves ». J’avais envie de le mener depuis longtemps étant donné la place que tu occupes depuis les débuts dans le monde de l’hypnose notamment au Mexique et au niveau international. Peux-tu nous parler un peu de toi, ta famille et ton parcours professionnel ? 
Livres en bouche. Christine Guilloux
La force de la vulnérabilité : Utiliser la résilience pour surmonter l’adversité, Consuelo C. Casula, Satas, collection Le Germe. Pile ou face. Une chose et son contraire. Une chose ou l’autre. Une vulnérabilité ou une force. Une crise et une opportunité. Vent debout. Les ouragans ne se nomment pas tous Irma, José, Maria. 
Livres en bouche. Jeanne-Marie Jourdren
Neuroscience et chamanisme : Les voies de l’illumination, David Perlmutter et Alberto Villoldo. A première vue, ce titre peut prêter à l’étonnement. Dans un deuxième temps, il annonce un livre innovant. En exposant le point commun unissant ces deux disciplines, l’état d’illumination, les auteurs, David Perlmutter, neurologue, et Alberto Villoldo, médecin-anthropologue et chaman, nous révèlent la façon dont chacun peut accéder à cet état particulier, longtemps décrit comme accessible uniquement aux moines, méditants ou chamans de pays lointains. 
Notes de lecture. Sophie Cohen
Manuel d’hypnothérapie digestive, Philippe de Saussure. Ce petit ouvrage est un véritable outil pratique lorsque vous accompagnez des patients qui souffrent de troubles fonctionnels digestifs. Spécialiste en gastro-entérologie, en hypnose, Philippe de Saussure partage au cours de ces 100 pages tout ses savoirs et savoir-faire. Il vous propose quelques scripts d’hypnose qu’il utilise lui-même. C’est un ouvrage précieux et complet. 
Mise à l’épreuve de la théorie du jeu de rôle. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, pour ce numéro nous avons invité un chercheur en neurosciences passionné d’hypnose et de musique. Avant de le laisser nous inviter dans un fabuleux voyage dans le cerveau (attention, accrochez-vous !), Cédric peux-tu te présenter ? 

Congrès Mondial d'Hypnose 2015 à Paris

lundi 22 janvier 2018 - 02:00
lntervention de Laurent Gross qui animera une formation pratique sur: "les interactions patient-thérapeute: Et si c'était vrai ?" Présentation

Et si c'était vrai que, comme nous apprend Franck Garde-Brèche sur sa théorie de changement de type 3, si c'était vrai qu'il y a réellement des univers multiples ?

Et si c'était vrai que, comme nous apprend Jean-Claude Ameisen, que notre mémoire est constituée d'une succession de cartes de ce que nous avons vécu. Et que chacune de ces cartes, tel ces anciens tableaux sous lesquels apparaissent d’anciennes peintures, pouvaient laisser apparaître une certaine mémoire, une autre partie de notre histoire.

Et si c'était vrai que, ces univers multiples n’étaient constitués que de calques, de couches successives, chacun évoluant à son propre rythme, dans son propre espace temps ?

Et si c’était vrai, que nous puissions détisser, tel Pénélope, des mailles de cet univers intérieur?

Et si c’était vrai, qu’en intégrant les mouvements oculaires en hypnose, qu’en y intégrant le toucher thérapeutique, nous puissions plus facilement avoir accès à ces couches émotionnelles, et ainsi de « favoriser le changement thérapeutique basé sur un accueil total de l’émotion naissant de la rencontre »?

Et si c’était vrai que, ce n’est pas uniquement l’endroit où la main du thérapeute se pose qui est important, mais la finesse, la légèreté ou la profondeur du toucher et son intention, afin d’activer ce lien qui nous unit aux autres ?

Comme si, comme si la main (la main qui touche, ou la main qui dirige et initie les mouvements oculaires) allait pouvoir révéler, mobiliser, certaines couches de l’histoire composant le patient.

Et si c’était vrai que, la main du thérapeute devait surtout…. Surtout ne rien faire…

Surtout ne rien faire, si ce n’est que…

Exercices pratiques de Formation
Intégration des Mouvements Oculaires (EMDR-IMO) en Hypnose.
La Catalepsie intégrée dans le Pacing.
Intégration de l'écoute manuelle empathique pour aborder l'hypnose profonde.

3 objectifs
Apprendre à détisser et tisser de nouveaux liens avec le patient
Apprendre à écouter le patient différemment en abordant d'autres outils intégratifs.
Améliorer l'alliance thérapeutique et utiliser d'autres ressources

Références bibliographiques principales
Jean-Claude AMEISEN: Sur les épaules de Darwin, sur les épaules des géants
Revue Hypnose & Thérapies Brèves
EMDR - Francine Shapiro
IMO Danie Beaulieu
Une approche ostéopathique de l'angoisse - Claude Bochurberg

Informations pratiques
Congrès Mondial d'Hypnose 2015
Palais des Congrès de Paris
(Porte Maillot)

Du 27 au 29 août 2015
Pré-congrès le 26 août 2015

Intervention de Laurent Gross:
Jeudi 27 août 2015
13h45
Salle 10.

Interventions des Drs Philippe Aïm et Isabelle Bouillevaux "Peut-on faire de l’hypnose en langue des signes (LSF) ?" Peut-on le faire avec un interprète si on ne parle pas soi-même la LSF, et comment s'y préparer?
Quelles sont les spécificités du travail avec les Sourds et de la LSF par rapport à une autre langue ?
Comment fait-on de l’hypnose (ou de la thérapie brève) sans les mots prononcés comme nous en avons l’habitude ?
Quel est le gain pour le patient et pour le thérapeute qui va à sa rencontre ?

La souffrance psychique chez les sourds est sous estimée, notamment parce qu’ils consultent peu, de peur de ne pas être "entendus" ou que les soins ne leur soient pas adaptés. Assez peu de thérapeutes s'intéressent ouvertement à la question. Leur histoire, leur culture et leur langue ont pourtant des aspects enrichissants et passionnants. A partir d’une vidéo de séance d’hypnose en LSF avec un patient sourd, nous verrons les spécificités et points communs dans la transe. A partir d’une séance où le thérapeute est accompagné d’un interprète, nous découvrirons comment nous adapter pour cet exercice particulier et prendre chacun sa place. Il est tout à fait possible, sans maîtrise de la LSF, de pratiquer la thérapie, celle que l'on pratique habituellement, y compris l'hypnose, et cela reste la relation thérapeute patient qui est à l'œuvre. L’interprète est nos mains et la voix du patient. Il suffit de s'y intéresser un peu et de vouloir "parler le langage du patient", notamment sur le plan non verbal, pour pouvoir y parvenir, et aider "comme tout le monde" ces patients (presque) comme les autres... Je serai accompagné par le Dr Bouillevaux, « médecin signeur », formatrice au CHTIP Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris, hypnothérapeute, et M. Rigaud, interprète LSF."

Informations pratiques
Congrès Mondial d'Hypnose 2015
Palais des Congrès de Paris
(Porte Maillot)

Du 27 au 29 août 2015
Pré-congrès le 26 août 2015

Intervention du Dr Philippe Aïm et Dr Isabelle Bouillevaux:
Vendredi 28 août 2015
16h
Salle 16.