- Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ?
- Le questionnement narratif en alcoologie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement en thérapie du lien et des mondes relationnels. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Questionner un lombalgique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- «Il nous faudrait un miracle». Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement dans le modèle de Bruges. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement stratégique de Palo Alto. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Comment pourriez-vous aller plus mal ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Sur le chemin du pardon: stratégies pour faire la paix avec le passé. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement stratégique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement thérapeutique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement, outil de relation et de coopération. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le récit alternatif: MIKHAËL ALLOUCHE & ANA WAALDER, illustrateurs de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 80.
PARIS: Formation EMDR Intégrative
Formation Certifiante et validée par France EMDR IMO ®.
Un partenariat CHTIP Collège d'Hypnose Thérapies Intégratives de Paris avec l'Institut In-Dolore et Hypnotim, une formation qui s’inscrit dans la prise en charge du psychotraumatisme. Cette approche intègre la pratique de l’hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR - IMO qui s’appuie sur la pratique de mouvements oculaires.
A partir de nombreux exercices, il s’agira d’intégrer ces outils thérapeutiques afin de les utiliser de manière adaptée et efficace avec les patients dans le cas de psychotraumatisme.
Cette approche intègre également des outils relationnels issus des thérapies brèves.
Objectifs de la formation :
- Acquérir la pratique de la thérapie EMDR - IMO, reposant sur les mouvements oculaires.
- Améliorer sa posture de thérapeute pour renforcer le lien « secure » dans la relation thérapeutique dans les cas de psychotraumatisme.
- Acquérir une approche intégrative hypnose et EMDR - IMO dans le but de traiter le psychotraumatisme.
- Utiliser des outils communicationnels issus des thérapies brèves.
https://www.formation-hypnose.com/Formation-EMDR-IMO-Therapie-Integrative-du-Psychotraumatisme_a64.html
Formations EMDR sur ce site
Inscription sur le Catalogue In-Dolore
.
10 Cité Joly du 30/11/2026 00h00 au 02/12/2026 23h50
https://www.formation-emdr.fr/formation_emdr_3j/
Un partenariat CHTIP Collège d'Hypnose Thérapies Intégratives de Paris avec l'Institut In-Dolore et Hypnotim, une formation qui s’inscrit dans la prise en charge du psychotraumatisme. Cette approche intègre la pratique de l’hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR - IMO qui s’appuie sur la pratique de mouvements oculaires.
A partir de nombreux exercices, il s’agira d’intégrer ces outils thérapeutiques afin de les utiliser de manière adaptée et efficace avec les patients dans le cas de psychotraumatisme.
Cette approche intègre également des outils relationnels issus des thérapies brèves.
Objectifs de la formation :
- Acquérir la pratique de la thérapie EMDR - IMO, reposant sur les mouvements oculaires.
- Améliorer sa posture de thérapeute pour renforcer le lien « secure » dans la relation thérapeutique dans les cas de psychotraumatisme.
- Acquérir une approche intégrative hypnose et EMDR - IMO dans le but de traiter le psychotraumatisme.
- Utiliser des outils communicationnels issus des thérapies brèves.
https://www.formation-hypnose.com/Formation-EMDR-IMO-Therapie-Integrative-du-Psychotraumatisme_a64.html
Formations EMDR sur ce site
Inscription sur le Catalogue In-Dolore
.
10 Cité Joly du 30/11/2026 00h00 au 02/12/2026 23h50
https://www.formation-emdr.fr/formation_emdr_3j/
BORDEAUX: Formation en EMDR Intégrative Certifiée par France EMDR - IMO ®
Après le succès rencontré lors de notre formation au Diplôme Universitaire d'Hypnose de Bordeaux, Hypnose33 a décidé en collaboration avec le CHTIP Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris * IN-DOLORE, de vous proposer une formation immersive de 3 jours en EMDR-IMO, Intégration des Mouvements Oculaires à Bordeaux, animée par Laurence ADJADJ et Laurent GROSS.
Le programme de formation est identique à celui dispensé à Paris et Marseille.
Cette formation en EMDR-IMO s’inscrit dans la prise en charge intégrative du psychotraumatisme.
Cette approche intègre la pratique de l’Hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR - IMO s’appuyant sur la pratique de mouvements oculaires.
- https://formation-emdr.fr
- Pour s'inscrire...
En savoir plus sur les activités d'Hypnose33
35 cours du Maréchal Juin du 07/10/2026 00h00 au 09/10/2026 23h50
https://www.france-emdr-imo.fr/Hypnose33-Formation-en-EMDR-Integrative-a-Bordeaux_a168.html
Le programme de formation est identique à celui dispensé à Paris et Marseille.
Cette formation en EMDR-IMO s’inscrit dans la prise en charge intégrative du psychotraumatisme.
Cette approche intègre la pratique de l’Hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR - IMO s’appuyant sur la pratique de mouvements oculaires.
- https://formation-emdr.fr
- Pour s'inscrire...
En savoir plus sur les activités d'Hypnose33
35 cours du Maréchal Juin du 07/10/2026 00h00 au 09/10/2026 23h50
https://www.france-emdr-imo.fr/Hypnose33-Formation-en-EMDR-Integrative-a-Bordeaux_a168.html
Formation en EMDR Intégrative à Bordeaux.
Et si vous développiez de nouvelles compétences thérapeutiques grâce à l’EMDR-IMO ?
Et si les mouvements oculaires de type EMDR-IMO vous permettaient d’aller encore plus loin dans le traitement des traumatismes, de la douleur et des blocages émotionnels ?
Et si près l’acquisition des outils hypnotiques, l’intégration des mouvements oculaires constituait une étape majeure dans l’évolution et l’enrichissement de votre pratique thérapeutique ?
H33EBE, en collaboration avec nos amis du CHTIP * IN-DOLORE, vous propose une formation immersive de 3 jours en EMDR -IMO, Intégration des Mouvements Oculaires à Bordeaux, animée par Laurence Adjadj et Laurent Gross.
Bordeaux — Octobre 2026
Formation dédiée aux professionnels de santé et Certifiée par France EMDR – IMO
Approche concrète, clinique et expérientielle vous permettant d’acquérir des protocoles concrets et immédiatement applicables dans votre activité clinique.
Prise en charge des psychotraumatismes , gestion des douleurs aiguës et chroniques, de l’anxiété, et des blocages émotionnels avec renforcement de la confiance en soi, de l’estime de soi et ressources internes du patient.
Pendant 3 jours, vous bénéficierez d’un enseignement intense, une véritable immersion mêlant théorie, démonstrations cliniques, pratiques, mises en situation, de la pratique supervisée, et des outils immédiatement transférables dans votre quotidien de soin.
Tarif Early Bird : 690 € jusqu’au 14 juillet 2026
Places limitées
En savoir plus...
En savoir plus sur les Formations Certifiantes en EMDR...
INSCRIPTIONS: 2 possibilités
Pour s'inscrire par le biais de HELLOASSO
Pour s'inscrire depuis le catalogue In-Dolore:
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org
Et si les mouvements oculaires de type EMDR-IMO vous permettaient d’aller encore plus loin dans le traitement des traumatismes, de la douleur et des blocages émotionnels ?
Et si près l’acquisition des outils hypnotiques, l’intégration des mouvements oculaires constituait une étape majeure dans l’évolution et l’enrichissement de votre pratique thérapeutique ?
H33EBE, en collaboration avec nos amis du CHTIP * IN-DOLORE, vous propose une formation immersive de 3 jours en EMDR -IMO, Intégration des Mouvements Oculaires à Bordeaux, animée par Laurence Adjadj et Laurent Gross.
Bordeaux — Octobre 2026
Formation dédiée aux professionnels de santé et Certifiée par France EMDR – IMO
Approche concrète, clinique et expérientielle vous permettant d’acquérir des protocoles concrets et immédiatement applicables dans votre activité clinique.
Prise en charge des psychotraumatismes , gestion des douleurs aiguës et chroniques, de l’anxiété, et des blocages émotionnels avec renforcement de la confiance en soi, de l’estime de soi et ressources internes du patient.
Pendant 3 jours, vous bénéficierez d’un enseignement intense, une véritable immersion mêlant théorie, démonstrations cliniques, pratiques, mises en situation, de la pratique supervisée, et des outils immédiatement transférables dans votre quotidien de soin.
Tarif Early Bird : 690 € jusqu’au 14 juillet 2026
Places limitées
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INSCRIPTIONS: 2 possibilités
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Diffusé par hypnose-ericksonienne.org
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Avez-vous réussi à obtenir du Cialis sans consultation physique ?
Bonjour à tous,
Je me pose une question et j’aimerais avoir vos retours d’expérience. Avez-vous déjà réussi à obtenir du Cialis sans passer par une consultation physique chez un médecin ?
Je vois de plus en plus de solutions en ligne qui proposent des questionnaires médicaux ou des téléconsultations, mais je ne sais pas vraiment comment cela se passe dans la pratique. Est-ce que certains d’entre vous ont utilisé ce type de service ? Les démarches étaient-elles simples ? Avez-vous eu un véritable échange avec un professionnel de santé avant d’obtenir le traitement ?
Je cherche surtout à comprendre les différentes options qui existent aujourd’hui et à savoir si les expériences ont été positives ou non. J’ai notamment vu des discussions évoquant des plateformes comme Superpharm-France, mais j’aimerais avant tout recueillir des avis d’utilisateurs plutôt que me fier uniquement aux informations disponibles sur les sites.
Quels ont été vos retours concernant les délais, la discrétion et la fiabilité des services utilisés ? Merci d’avance pour vos témoignages.
Je me pose une question et j’aimerais avoir vos retours d’expérience. Avez-vous déjà réussi à obtenir du Cialis sans passer par une consultation physique chez un médecin ?
Je vois de plus en plus de solutions en ligne qui proposent des questionnaires médicaux ou des téléconsultations, mais je ne sais pas vraiment comment cela se passe dans la pratique. Est-ce que certains d’entre vous ont utilisé ce type de service ? Les démarches étaient-elles simples ? Avez-vous eu un véritable échange avec un professionnel de santé avant d’obtenir le traitement ?
Je cherche surtout à comprendre les différentes options qui existent aujourd’hui et à savoir si les expériences ont été positives ou non. J’ai notamment vu des discussions évoquant des plateformes comme Superpharm-France, mais j’aimerais avant tout recueillir des avis d’utilisateurs plutôt que me fier uniquement aux informations disponibles sur les sites.
Quels ont été vos retours concernant les délais, la discrétion et la fiabilité des services utilisés ? Merci d’avance pour vos témoignages.
Formation en EMDR - IMO à Bordeaux.
Hypnose33, institut de formation en hypnose médicale à Bordeaux dirigé par le Dr Sylvie Colombani, propose une formation immersive de 3 jours en EMDR-IMO, Intégration des Mouvements Oculaires à Bordeaux, animée par Laurence Adjadj et Laurent Gross.
Le programme de formation est identique à celui dispensé à Paris et Marseille.
Cette formation en EMDR-IMO s’inscrit dans la prise en charge intégrative du psychotraumatisme.
Cette Formation est Certifiée par France EMDR-IMO ®, le Registre des praticiens et des formations EMDR IMO en France.
PROGRAMME DE FORMATION.
Cette formation s’inscrit dans la prise en charge du psychotraumatisme. Cette approche intègre la pratique de l’hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR – IMO qui s’appuie sur la pratique de mouvements oculaires.
A partir de nombreux exercices, il s’agira d’intégrer ces outils thérapeutiques afin de les utiliser de manière adaptée et encore plus efficace avec les patients dans le cas de psychotraumatisme.
Cette approche intègre également des outils relationnels issues des thérapies brèves.
Cette Formation est Certifiée par France EMDR-IMO ®, le Registre des praticiens et des formations EMDR IMO en France.
OBJECTIFS DE LA FORMATION.
Acquérir la pratique de la thérapie EMDR-IMO, reposant sur les mouvements oculaires.
Savoir traiter le psychotraumatisme avec la thérapie EMDR-IMO de manière intégrative avec l’hypnose et des outils issus des thérapies brèves.
Utiliser la thérapie EMDR-IMO au-delà du psychotrauma et renforcer les changements.
PRÉ-REQUIS
Professionnels de la santé formés en Hypnose Thérapeutique à l'Institut Hypnose33, aux titulaires du DU d'Hypnose ou dans un institut de la CFHTB.
Professionnels de la santé et de la relation d’aide (psychologues, psychothérapeutes…) formés en Hypnose Thérapeutique sous réserve d’acceptation du dossier
PROFIL DES BÉNÉFICIAIRES
Professionnels de la santé, de la relation d’aide et psychologues, psychothérapeutes.
FORMATION EMDR-IMO 3 JOURS À BORDEAUX
Du 7 au 9 OCTOBRE 2026
LIEUX DE FORMATIONS à BORDEAUX:
Hôtel IBIS BORDEAUX Centre Mériadeck
35 cours du Maréchal Juin
33000 BORDEAUX
INSCRIPTIONS: 2 possibilités
Par le biais de HELLOASSO
Par le biais de l'Institut CHTIP * IN-DOLORE
Le programme de formation est identique à celui dispensé à Paris et Marseille.
Cette formation en EMDR-IMO s’inscrit dans la prise en charge intégrative du psychotraumatisme.
Cette Formation est Certifiée par France EMDR-IMO ®, le Registre des praticiens et des formations EMDR IMO en France.
PROGRAMME DE FORMATION.
Cette formation s’inscrit dans la prise en charge du psychotraumatisme. Cette approche intègre la pratique de l’hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR – IMO qui s’appuie sur la pratique de mouvements oculaires.
A partir de nombreux exercices, il s’agira d’intégrer ces outils thérapeutiques afin de les utiliser de manière adaptée et encore plus efficace avec les patients dans le cas de psychotraumatisme.
Cette approche intègre également des outils relationnels issues des thérapies brèves.
Cette Formation est Certifiée par France EMDR-IMO ®, le Registre des praticiens et des formations EMDR IMO en France.
OBJECTIFS DE LA FORMATION.
Acquérir la pratique de la thérapie EMDR-IMO, reposant sur les mouvements oculaires.
Savoir traiter le psychotraumatisme avec la thérapie EMDR-IMO de manière intégrative avec l’hypnose et des outils issus des thérapies brèves.
Utiliser la thérapie EMDR-IMO au-delà du psychotrauma et renforcer les changements.
PRÉ-REQUIS
Professionnels de la santé formés en Hypnose Thérapeutique à l'Institut Hypnose33, aux titulaires du DU d'Hypnose ou dans un institut de la CFHTB.
Professionnels de la santé et de la relation d’aide (psychologues, psychothérapeutes…) formés en Hypnose Thérapeutique sous réserve d’acceptation du dossier
PROFIL DES BÉNÉFICIAIRES
Professionnels de la santé, de la relation d’aide et psychologues, psychothérapeutes.
FORMATION EMDR-IMO 3 JOURS À BORDEAUX
Du 7 au 9 OCTOBRE 2026
LIEUX DE FORMATIONS à BORDEAUX:
Hôtel IBIS BORDEAUX Centre Mériadeck
35 cours du Maréchal Juin
33000 BORDEAUX
INSCRIPTIONS: 2 possibilités
Par le biais de HELLOASSO
Par le biais de l'Institut CHTIP * IN-DOLORE
Sandra PENTURE
Psychologue, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR dans le 77
Psychologue depuis une vingtaine d’années, j’interviens au sein d’établissements médico‑sociaux auprès d’adultes en situation de handicap — qu’il soit mental, psychique, visuel ou lié à des carences affectives — ainsi qu’auprès de leurs proches. J’accompagne également les équipes pluridisciplinaires pour soutenir leur réflexion et leur pratique.
Depuis 2023, à la suite de l’obtention de mon diplôme d’hypnose médicale, j’exerce également en cabinet libéral à Savigny‑le‑Temple. J’y accueille principalement des adultes.
Mon approche est intégrative : elle prend en compte le contexte de vie, la pathologie et la problématique de chaque personne. Je m’appuie sur différents outils thérapeutiques pour offrir un accompagnement sur mesure : psychothérapie, approche systémique, hypnose, RITMO, EMDR‑IMO.
* Retraitement de l’Information Traumatique par les Mouvements Oculaires (RITMO) par Lili Ruggieri
* Perfectionnement en hypnose (AFNH) : phobies, addictions, deuil, trauma, douleurs…
* Formation d’hypnose médicale (AFEHM) sous la direction du Dr J-M Benhaiem
* Formation de Thérapeute
Familial Systémique (CECCOF
Consultations: Cabinet Médical du Coulevrain
4 rue Raymond Eglin
77176 Savigny-le-Temple
Tel : 07.44.86.14.47
Formation en EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 26206013
Psychologue depuis une vingtaine d’années, j’interviens au sein d’établissements médico‑sociaux auprès d’adultes en situation de handicap — qu’il soit mental, psychique, visuel ou lié à des carences affectives — ainsi qu’auprès de leurs proches. J’accompagne également les équipes pluridisciplinaires pour soutenir leur réflexion et leur pratique.
Depuis 2023, à la suite de l’obtention de mon diplôme d’hypnose médicale, j’exerce également en cabinet libéral à Savigny‑le‑Temple. J’y accueille principalement des adultes.
Mon approche est intégrative : elle prend en compte le contexte de vie, la pathologie et la problématique de chaque personne. Je m’appuie sur différents outils thérapeutiques pour offrir un accompagnement sur mesure : psychothérapie, approche systémique, hypnose, RITMO, EMDR‑IMO.
* Retraitement de l’Information Traumatique par les Mouvements Oculaires (RITMO) par Lili Ruggieri
* Perfectionnement en hypnose (AFNH) : phobies, addictions, deuil, trauma, douleurs…
* Formation d’hypnose médicale (AFEHM) sous la direction du Dr J-M Benhaiem
* Formation de Thérapeute
Familial Systémique (CECCOF
Consultations: Cabinet Médical du Coulevrain
4 rue Raymond Eglin
77176 Savigny-le-Temple
Tel : 07.44.86.14.47
Formation en EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 26206013
Sophie VINAO
Médecin Psychothérapeute, Thérapeute en EMDR Intégrative, Hypnothérapie, Addictologue.
Médecin généraliste de formation, je m’intéresse très vite à l’addictologie et décide de passer le DIU de tabacologie et aide au sevrage tabagique en parallèle de ma thèse en 2006, ce qui m’ouvre aux thérapies comportementales et cognitives (TCC) dont je fais le DU en 2009-2011 et valide le titre de psychothérapeute (AFTCC) en 2016. Je me forme à l’hypnose en 2017-2018 auprès de l’AFHEM.
Je suis installée en libéral proche de la Défense depuis 2011, et travaille un jour par semaine à l’HEGP à Paris dans le service d’addictologie.
Prise en charge les troubles anxieux tels qu’anxiété généralisée, phobies, burnout, attaques de panique, TCA (hyperphagie ou boulimie), anxiété sociale, troubles du sommeil, problèmes d’estime de soi, ainsi que les troubles dépressifs, chez les adultes et les adolescents (à partir de 13 ans).
Spécialisée dans l’aide au sevrage tabagique et au cannabis.
Consultations: 28 avenue Léonard de Vinci
92400 Courbevoie
Tel : 0147883811
psytcc-tabaco.fr
Linkendin
Formation en EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 261906018
Médecin généraliste de formation, je m’intéresse très vite à l’addictologie et décide de passer le DIU de tabacologie et aide au sevrage tabagique en parallèle de ma thèse en 2006, ce qui m’ouvre aux thérapies comportementales et cognitives (TCC) dont je fais le DU en 2009-2011 et valide le titre de psychothérapeute (AFTCC) en 2016. Je me forme à l’hypnose en 2017-2018 auprès de l’AFHEM.
Je suis installée en libéral proche de la Défense depuis 2011, et travaille un jour par semaine à l’HEGP à Paris dans le service d’addictologie.
Prise en charge les troubles anxieux tels qu’anxiété généralisée, phobies, burnout, attaques de panique, TCA (hyperphagie ou boulimie), anxiété sociale, troubles du sommeil, problèmes d’estime de soi, ainsi que les troubles dépressifs, chez les adultes et les adolescents (à partir de 13 ans).
Spécialisée dans l’aide au sevrage tabagique et au cannabis.
Consultations: 28 avenue Léonard de Vinci
92400 Courbevoie
Tel : 0147883811
psytcc-tabaco.fr
Linkendin
Formation en EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 261906018
Dominique BARTOLI
Praticienne en Thérapie Brève, Hypnose Ericksonnienne, EMDR-IMO
Praticienne en thérapie brève systémique et stratégique, hypnothérapeute et praticienne Certifiée EMDR-IMO, j’accompagne les adultes, adolescents et couples dans la gestion de l’anxiété, du stress, des difficultés relationnelles et des conséquences d’événements de vie difficiles.
Je me suis formée à l’Institut Virages en 2017 avant d’ouvrir mon cabinet en 2018. J’ai ensuite complété mon parcours par une formation en hypnose ericksonienne à l’AFNH en 2021 et par une Certification en EMDR-IMO.
Co-autrice du “Guide pratique de la thérapie brève” avec Richard Bean, je propose un accompagnement centré sur les ressources de la personne, en cabinet à Paris ou en visioconférence.
J’accompagne les adultes, adolescents et couples confrontés à l’anxiété, aux difficultés relationnelles, aux événements de vie marquants et aux périodes de transition. Passionnée par les mécanismes du changement et la régulation émotionnelle, j’aide chacun à mobiliser ses ressources pour retrouver davantage de liberté, de confiance et d’apaisement.
Consultations: 16 Galerie Vivienne
75002 Paris
Tel: 0660585400
www.dominiquebartoli.com
Formation en EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 262065003
Certification Officielle. Remise du Certificat par Laurent GROSS - PARIS et Laurence ADJADJ - MARSEILLE.
Praticienne en thérapie brève systémique et stratégique, hypnothérapeute et praticienne Certifiée EMDR-IMO, j’accompagne les adultes, adolescents et couples dans la gestion de l’anxiété, du stress, des difficultés relationnelles et des conséquences d’événements de vie difficiles.
Je me suis formée à l’Institut Virages en 2017 avant d’ouvrir mon cabinet en 2018. J’ai ensuite complété mon parcours par une formation en hypnose ericksonienne à l’AFNH en 2021 et par une Certification en EMDR-IMO.
Co-autrice du “Guide pratique de la thérapie brève” avec Richard Bean, je propose un accompagnement centré sur les ressources de la personne, en cabinet à Paris ou en visioconférence.
J’accompagne les adultes, adolescents et couples confrontés à l’anxiété, aux difficultés relationnelles, aux événements de vie marquants et aux périodes de transition. Passionnée par les mécanismes du changement et la régulation émotionnelle, j’aide chacun à mobiliser ses ressources pour retrouver davantage de liberté, de confiance et d’apaisement.
Consultations: 16 Galerie Vivienne
75002 Paris
Tel: 0660585400
www.dominiquebartoli.com
Formation en EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 262065003
Certification Officielle. Remise du Certificat par Laurent GROSS - PARIS et Laurence ADJADJ - MARSEILLE.
Safia ZAH
Infirmière en pratique avancée - Sexologue - Thérapeute EMDR Intégrative - Hypnothérapeute..
Safia Zah est infirmière en pratique avancée et sexologue clinicienne, spécialisée en psychiatrie, en addictologie et en santé sexuelle. Elle exerce actuellement en pédopsychiatrie, après plusieurs années en addictologie, en milieu carcéral et en psychiatrie générale, au cours desquelles elle a développé une approche clinique intégrée de la pathologie duelle.
Formée à la sexoanalyse, à la sexothérapie, à la thérapie sexofonctionnelle, à l'hypnothérapie, à l'entretien motivationnel, à la psychotraumatologie et aux approches psychocriminologiques, elle intervient de manière globale auprès de populations cliniques complexes présentant des troubles psychiatriques sévères associés à des problématiques de sexualité, d'addiction ou de trauma, dans une perspective à la fois clinique, éducative et de réhabilitation.
- DU Addictologie + Formation Bases de la psychocriminologie clinique.
- DU entretien motivationnel et TCC en addiction – Paris 8, Paris Diderot + Formation à l'approche expérentielle.
- DU Santé mentale + DU santé sexuelle et droits humains + Prévention et prise en charge des auteurs de violences sexuelles (CRIAVS).
- DIU de Sexologie + Sexothérapie (Alain Héril) + Sexoanalyse.
- DU psychotraumatologie + thérapie sexofonctionnelle.
- Thérapie orientée solutions et le modèle de Bruges - Marie-Christine Cabié - Eres Formation
Consultations: Groupe Hospitalier Fondation Vallée - Paul Guiraud
54 Av. de la République
94800 Villejuif
https://www.linkedin.com/in/safia-zah-34962998/
Formation en EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 261906019
Safia Zah est infirmière en pratique avancée et sexologue clinicienne, spécialisée en psychiatrie, en addictologie et en santé sexuelle. Elle exerce actuellement en pédopsychiatrie, après plusieurs années en addictologie, en milieu carcéral et en psychiatrie générale, au cours desquelles elle a développé une approche clinique intégrée de la pathologie duelle.
Formée à la sexoanalyse, à la sexothérapie, à la thérapie sexofonctionnelle, à l'hypnothérapie, à l'entretien motivationnel, à la psychotraumatologie et aux approches psychocriminologiques, elle intervient de manière globale auprès de populations cliniques complexes présentant des troubles psychiatriques sévères associés à des problématiques de sexualité, d'addiction ou de trauma, dans une perspective à la fois clinique, éducative et de réhabilitation.
- DU Addictologie + Formation Bases de la psychocriminologie clinique.
- DU entretien motivationnel et TCC en addiction – Paris 8, Paris Diderot + Formation à l'approche expérentielle.
- DU Santé mentale + DU santé sexuelle et droits humains + Prévention et prise en charge des auteurs de violences sexuelles (CRIAVS).
- DIU de Sexologie + Sexothérapie (Alain Héril) + Sexoanalyse.
- DU psychotraumatologie + thérapie sexofonctionnelle.
- Thérapie orientée solutions et le modèle de Bruges - Marie-Christine Cabié - Eres Formation
Consultations: Groupe Hospitalier Fondation Vallée - Paul Guiraud
54 Av. de la République
94800 Villejuif
https://www.linkedin.com/in/safia-zah-34962998/
Formation en EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 261906019
Sophie PRAT
Psychologue clinicienne, préparatrice mentale, hypnothérapeute, thérapeute EMDR - IMO.
Je propose des accompagnements individualisés auprès d‘adolescents et adultes, en intégrant différentes approches thérapeutiques (hypnose, EMDR - IMO...) pour adapter ma pratique aux problématiques de chacun.
J’accompagne aussi bien les personnes confrontées à des problématiques psychiques complexes que celles souhaitant développer leurs ressources ou se lancer dans des projets de performance.
Je travaille à domicile (Secteur Yvelines Nord) et en visioconférence.
Ma posture est participative et ouverte au dialogue, dans un souci de neutralité et de bienveillance.
Master 2 de Psychopathologie de l'adulte.
Diplôme de praticienne en Hypnose - AFNH.
Différentes formations complémentaires en hypnose depuis 2022 avec l'IFH, l'AFHEM, Emergences (traumatisme, douleur chronique, problématiques psychiques , auto-hypnose...)
Certification en Psychologie du sport et préparation mentale (TransFaire).
Certification France EMDR-IMO ® avec les Instituts CHTIO * In-Dolore.
Consultations 25, rue Jean Moulin
78480 Verneuil-Sur-Seine
06.76.20.33.30
CHRFF La Chataigneraie
Menucourt (95)
Foyer de vie John Bost
Menucourt (95)
www.sophieprat-psychologue.com
https://www.linkedin.com
Formation en EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 261905015
Je propose des accompagnements individualisés auprès d‘adolescents et adultes, en intégrant différentes approches thérapeutiques (hypnose, EMDR - IMO...) pour adapter ma pratique aux problématiques de chacun.
J’accompagne aussi bien les personnes confrontées à des problématiques psychiques complexes que celles souhaitant développer leurs ressources ou se lancer dans des projets de performance.
Je travaille à domicile (Secteur Yvelines Nord) et en visioconférence.
Ma posture est participative et ouverte au dialogue, dans un souci de neutralité et de bienveillance.
Master 2 de Psychopathologie de l'adulte.
Diplôme de praticienne en Hypnose - AFNH.
Différentes formations complémentaires en hypnose depuis 2022 avec l'IFH, l'AFHEM, Emergences (traumatisme, douleur chronique, problématiques psychiques , auto-hypnose...)
Certification en Psychologie du sport et préparation mentale (TransFaire).
Certification France EMDR-IMO ® avec les Instituts CHTIO * In-Dolore.
Consultations 25, rue Jean Moulin
78480 Verneuil-Sur-Seine
06.76.20.33.30
CHRFF La Chataigneraie
Menucourt (95)
Foyer de vie John Bost
Menucourt (95)
www.sophieprat-psychologue.com
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Formation en EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 261905015
Olivia MERKES, Thérapeute EMDR Intégrative, Hypnothérapeute près de Bordeaux.
Infirmière, Praticienne et Hypnothérapeute formée au Diplôme Universitaire d’Hypnose Médicale et Thérapeutique de la Faculté de Bordeaux, cette praticienne exerce à Léognan et Mérignac, au sein du centre Vivmed dédié à la santé des femmes.
Elle accompagne les patients dans la prise en charge de nombreuses pathologies et problématiques : douleurs chroniques, stress, troubles émotionnels, troubles du sommeil, manque d’estime de soi, psychotraumatisme, ainsi que des douleurs spécifiques féminines telles que vulvodynie, vaginisme, dyspareunie, endométriose ou post-partum douloureux.
Elle intervient également auprès des enfants, notamment dans les troubles du neurodéveloppement et le TDAH, domaine dans lequel elle a développé une expertise spécifique et publié un article dans la revue Rééducation Orthophonique.
Afin de répondre plus efficacement aux blocages émotionnels et aux traumatismes psychiques rencontrés chez de nombreux patients, elle s’est formée à l’EMDR Intégrative (EMDR-IMO) auprès des Instituts CHTIP Collège Hypnose Thérapies Intégratives Paris * In Dolore, Certifiée par France EMDR - IMO ®.
Cette approche permet un travail approfondi sur les traumatismes, les souffrances émotionnelles, les réactions de stress et certains symptômes psychosomatiques, dans une vision globale et individualisée du soin.
L’association de l’hypnose thérapeutique et de l’EMDR Intégrative lui permet aujourd’hui de proposer un accompagnement personnalisé, adapté aux besoins spécifiques de chaque patient, dans une approche intégrative centrée sur la personne.
Elle est également membre du bureau Hypnose33ebe, institut de formation en hypnose médicale et EMDR IMO et destiné aux professionnels de santé.
Consultations: * Sur Léognan 33850
ou
* au Centre VIVMED
25 avenue de la Marne
Pl. Mondésir
Mérignac 33700
www.omerkes-hypnose.fr
0609850359
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org
Elle accompagne les patients dans la prise en charge de nombreuses pathologies et problématiques : douleurs chroniques, stress, troubles émotionnels, troubles du sommeil, manque d’estime de soi, psychotraumatisme, ainsi que des douleurs spécifiques féminines telles que vulvodynie, vaginisme, dyspareunie, endométriose ou post-partum douloureux.
Elle intervient également auprès des enfants, notamment dans les troubles du neurodéveloppement et le TDAH, domaine dans lequel elle a développé une expertise spécifique et publié un article dans la revue Rééducation Orthophonique.
Afin de répondre plus efficacement aux blocages émotionnels et aux traumatismes psychiques rencontrés chez de nombreux patients, elle s’est formée à l’EMDR Intégrative (EMDR-IMO) auprès des Instituts CHTIP Collège Hypnose Thérapies Intégratives Paris * In Dolore, Certifiée par France EMDR - IMO ®.
Cette approche permet un travail approfondi sur les traumatismes, les souffrances émotionnelles, les réactions de stress et certains symptômes psychosomatiques, dans une vision globale et individualisée du soin.
L’association de l’hypnose thérapeutique et de l’EMDR Intégrative lui permet aujourd’hui de proposer un accompagnement personnalisé, adapté aux besoins spécifiques de chaque patient, dans une approche intégrative centrée sur la personne.
Elle est également membre du bureau Hypnose33ebe, institut de formation en hypnose médicale et EMDR IMO et destiné aux professionnels de santé.
Consultations: * Sur Léognan 33850
ou
* au Centre VIVMED
25 avenue de la Marne
Pl. Mondésir
Mérignac 33700
www.omerkes-hypnose.fr
0609850359
Diffusé par hypnose-ericksonienne.org
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Olivia MERKES, de Bordeaux, répond aux questions de Laurent GROSS et Laurence ADJADJ à l'occasion de la Formation de France EMDR-IMO
Olivia MERKES est Hypnothérapeute, Thérapeute en EMDR Intégrative, Infirmière de formation prés de Bordeaux et nous parle de son parcours ainsi que son implication auprès des femmes.
Elle est formée en hypnose médicale par l'intermédiaire d'Hypnose 33, est titulaire du DU d'Hypnose Médicale de Bordeaux et récemment, intègre l’EMDR comme un outil complémentaire pour le psychotrauma et la douleur chronique des femmes, dans une approche intégrative.
Elle utilise cet outil puissant et applicable à un large spectre (douleurs, phobies, estime de soi, périnatalité, vaginisme, endométriose, cancérologie etc...).
Olivia MERKES est formée au CHTIP Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris * Institut In-Dolore et Membre de France EMDR-IMO ®.
Elle va dorénavant participer à la Formation EMDR à Bordeaux organisée par Hypnose 33 et France EMDR - IMO
Elle est formée en hypnose médicale par l'intermédiaire d'Hypnose 33, est titulaire du DU d'Hypnose Médicale de Bordeaux et récemment, intègre l’EMDR comme un outil complémentaire pour le psychotrauma et la douleur chronique des femmes, dans une approche intégrative.
Elle utilise cet outil puissant et applicable à un large spectre (douleurs, phobies, estime de soi, périnatalité, vaginisme, endométriose, cancérologie etc...).
Olivia MERKES est formée au CHTIP Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris * Institut In-Dolore et Membre de France EMDR-IMO ®.
Elle va dorénavant participer à la Formation EMDR à Bordeaux organisée par Hypnose 33 et France EMDR - IMO
Olivia MERKES
EMDR près de Bordeaux: Infirmière de formation, Hypnothérapeute, Thérapeute EMDR Intégrative.
Infirmière de formation, je pratique l’hypnose médicale et thérapeutique depuis 2018, à la suite de l’obtention du Diplôme Universitaire d’Hypnose Médicale et Thérapeutique de la faculté de Bordeaux.
J’exerce aujourd’hui en cabinet de ville à Léognan ainsi qu’à Mérignac, au sein du centre Vivmed dédié à la prise en charge globale de la santé des femmes (cancérologie féminine, vulvodynie, vaginisme, dyspareunie, endométriose, post partum douloureux et psychotraumatisme) . Dans ma pratique, j’accompagne principalement les patients autour de la gestion de la douleur, des émotions, du stress, des troubles du sommeil et de l’estime de soi.
J’ai également développé une expertise auprès des enfants grâce à une formation complémentaire spécifique, notamment dans l’accompagnement des troubles du neurodéveloppement (Ipnosia) Cet intérêt m’a conduite à publier un article consacré à l’intérêt de l’hypnose chez les enfants porteurs de TDAH. (Revue rééducation Orthophonique)
Au fil de mon expérience, j’ai constaté que de nombreux patients évoquent des blocages émotionnels ou des événements traumatiques ayant un impact sur leur qualité de vie . C’est dans cette perspective que j’ai souhaité enrichir ma pratique en me formant à l’EMDR-IMO auprès de l’Institut In Dolore.
Cette approche intégrative me permet aujourd’hui de proposer, lorsque cela est pertinent, l’association hypnose et EMDR-IMO afin d’offrir un accompagnement encore plus individualisé aux besoins de chaque patient. Je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de mettre cette complémentarité au service de mes prises en soin.
Je suis également membre du bureau Hypnose33ebe, Institut de Formation en Hypnose Médicale et EMDR - IMO, association qui permet aux soignants de se former à l’hypnose clinique et consolider leurs connaissances régulièrement grâce a notamment des soirées autour d’un thème spécifique sous forme d atelier conférence.
Consultations: Cabinet
13 C Chemin de la Peyre
33850 Léognan
et
Centre VIVMED
25 avenue de la Marne,
Pl. Mondésir
33700 Mérignac
www.omerkes-hypnose.fr
0609850359
Formation EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 262005012
Infirmière de formation, je pratique l’hypnose médicale et thérapeutique depuis 2018, à la suite de l’obtention du Diplôme Universitaire d’Hypnose Médicale et Thérapeutique de la faculté de Bordeaux.
J’exerce aujourd’hui en cabinet de ville à Léognan ainsi qu’à Mérignac, au sein du centre Vivmed dédié à la prise en charge globale de la santé des femmes (cancérologie féminine, vulvodynie, vaginisme, dyspareunie, endométriose, post partum douloureux et psychotraumatisme) . Dans ma pratique, j’accompagne principalement les patients autour de la gestion de la douleur, des émotions, du stress, des troubles du sommeil et de l’estime de soi.
J’ai également développé une expertise auprès des enfants grâce à une formation complémentaire spécifique, notamment dans l’accompagnement des troubles du neurodéveloppement (Ipnosia) Cet intérêt m’a conduite à publier un article consacré à l’intérêt de l’hypnose chez les enfants porteurs de TDAH. (Revue rééducation Orthophonique)
Au fil de mon expérience, j’ai constaté que de nombreux patients évoquent des blocages émotionnels ou des événements traumatiques ayant un impact sur leur qualité de vie . C’est dans cette perspective que j’ai souhaité enrichir ma pratique en me formant à l’EMDR-IMO auprès de l’Institut In Dolore.
Cette approche intégrative me permet aujourd’hui de proposer, lorsque cela est pertinent, l’association hypnose et EMDR-IMO afin d’offrir un accompagnement encore plus individualisé aux besoins de chaque patient. Je suis particulièrement enthousiaste à l’idée de mettre cette complémentarité au service de mes prises en soin.
Je suis également membre du bureau Hypnose33ebe, Institut de Formation en Hypnose Médicale et EMDR - IMO, association qui permet aux soignants de se former à l’hypnose clinique et consolider leurs connaissances régulièrement grâce a notamment des soirées autour d’un thème spécifique sous forme d atelier conférence.
Consultations: Cabinet
13 C Chemin de la Peyre
33850 Léognan
et
Centre VIVMED
25 avenue de la Marne,
Pl. Mondésir
33700 Mérignac
www.omerkes-hypnose.fr
0609850359
Formation EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 262005012
PARIS: Formation EMDR - IMO
Formation Certifiante et validée par France EMDR IMO ®.
Un partenariat CHTIP Collège d'Hypnose Thérapies Intégratives de Paris avec l'Institut In-Dolore et Hypnotim, une formation qui s’inscrit dans la prise en charge du psychotraumatisme. Cette approche intègre la pratique de l’hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR - IMO qui s’appuie sur la pratique de mouvements oculaires.
A partir de nombreux exercices, il s’agira d’intégrer ces outils thérapeutiques afin de les utiliser de manière adaptée et efficace avec les patients dans le cas de psychotraumatisme.
Cette approche intègre également des outils relationnels issus des thérapies brèves.
Objectifs de la formation :
- Acquérir la pratique de la thérapie EMDR - IMO, reposant sur les mouvements oculaires.
- Améliorer sa posture de thérapeute pour renforcer le lien « secure » dans la relation thérapeutique dans les cas de psychotraumatisme.
- Acquérir une approche intégrative hypnose et EMDR - IMO dans le but de traiter le psychotraumatisme.
- Utiliser des outils communicationnels issus des thérapies brèves.
https://www.formation-hypnose.com/Formation-EMDR-IMO-Therapie-Integrative-du-Psychotraumatisme_a64.html
Formations EMDR sur ce site
Inscription sur le Catalogue In-Dolore
.
7 rue Omer Talon du 01/06/2026 00h00 au 03/06/2026 23h50
https://www.formation-emdr.fr/formation_emdr_3j/
Un partenariat CHTIP Collège d'Hypnose Thérapies Intégratives de Paris avec l'Institut In-Dolore et Hypnotim, une formation qui s’inscrit dans la prise en charge du psychotraumatisme. Cette approche intègre la pratique de l’hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR - IMO qui s’appuie sur la pratique de mouvements oculaires.
A partir de nombreux exercices, il s’agira d’intégrer ces outils thérapeutiques afin de les utiliser de manière adaptée et efficace avec les patients dans le cas de psychotraumatisme.
Cette approche intègre également des outils relationnels issus des thérapies brèves.
Objectifs de la formation :
- Acquérir la pratique de la thérapie EMDR - IMO, reposant sur les mouvements oculaires.
- Améliorer sa posture de thérapeute pour renforcer le lien « secure » dans la relation thérapeutique dans les cas de psychotraumatisme.
- Acquérir une approche intégrative hypnose et EMDR - IMO dans le but de traiter le psychotraumatisme.
- Utiliser des outils communicationnels issus des thérapies brèves.
https://www.formation-hypnose.com/Formation-EMDR-IMO-Therapie-Integrative-du-Psychotraumatisme_a64.html
Formations EMDR sur ce site
Inscription sur le Catalogue In-Dolore
.
7 rue Omer Talon du 01/06/2026 00h00 au 03/06/2026 23h50
https://www.formation-emdr.fr/formation_emdr_3j/
PARIS: Formation Hypnothérapie: EMDR - IMO. 7ème Session
Une formation labellisée France EMDR - IMO ®
Cette formation en EMDR - IMO s’inscrit dans la prise en charge intégrative du psychotraumatisme. Cette approche intègre la pratique de l’Hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR - IMO s’appuyant sur la pratique de mouvements oculaires.
1ère Journée de formation EMDR - IMO
Le psychotraumatisme et ses composantes : rappels cliniques
Épidémiologie des troubles liés à l’état de stress post-traumatique (ESPT)
Comment établir une alliance thérapeutique posant un cadre sécure pour les personnes ayant vécues un traumatisme ?
Comment cerner la dissociation traumatique et les mécanismes en jeu ?
Comment aborder le syndrome de répétition ?
Phénomènes de dissociation et réassociation
Introduction à la pratique de la thérapie EMDR - IMO
2ème Journée de formation EMDR - IMO
Phénomènes liés à la mémoire traumatique
Fondements cliniques et intégration de la thérapie EMDR - IMO
Approfondissement de la pratique de la thérapie EMDR - IMO.
Approfondissement des éléments hypnotiques dans le cadre du traitement du psychotraumatisme.
Intégration de la thérapie EMDR - IMO avec les éléments hypnotiques ainsi que les outils issus des thérapies brèves.
Aborder le psychotraumatisme sous les formes d’images, de sensations, d’émotions enregistrées et réactivées comme des réminiscences.
Savoir repérer l’Intégration d’un nouveau vécu traumatique dénoué de sa part émotionnelle et prolonger le processus par l’utilisation d’éléments hypnotiques.
Pratique de la thérapie EMDR - IMO à partir de cas cliniques.
Cas cliniques : évaluation, et traitement.
Présentation de vidéos.
Tableaux cliniques de traumatismes anciens, comme ceux liés à l’enfance qui peuvent avoir un effet durable.
Cas pratiques.
3ème Journée de formation EMDR - IMO
Approfondissement et supervision à partir de cas cliniques.
Intégration d’outils de thérapies brèves afin de mener l’entretien efficacement dans le cadre du traitement du psychotraumatismes, savoir interroger de manière stratégique afin de travailler avec la thérapie EMDR - IMO.
Utilisation de la thérapie EMDR - IMO orientée ressources.
Pratiquer la thérapie EMDR - IMO avec les enfants.
Une formation en partenariat entre les Instituts In-Dolore en partenariat avec le CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. , Membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves et Hypnotim de Marseille
- formation-emdr.fr
10 Cité Joly du 01/06/2026 00h00 au 03/06/2026 23h50
https://in-dolore.fr/hypnotherapie-emdr-imo_a/
Cette formation en EMDR - IMO s’inscrit dans la prise en charge intégrative du psychotraumatisme. Cette approche intègre la pratique de l’Hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR - IMO s’appuyant sur la pratique de mouvements oculaires.
1ère Journée de formation EMDR - IMO
Le psychotraumatisme et ses composantes : rappels cliniques
Épidémiologie des troubles liés à l’état de stress post-traumatique (ESPT)
Comment établir une alliance thérapeutique posant un cadre sécure pour les personnes ayant vécues un traumatisme ?
Comment cerner la dissociation traumatique et les mécanismes en jeu ?
Comment aborder le syndrome de répétition ?
Phénomènes de dissociation et réassociation
Introduction à la pratique de la thérapie EMDR - IMO
2ème Journée de formation EMDR - IMO
Phénomènes liés à la mémoire traumatique
Fondements cliniques et intégration de la thérapie EMDR - IMO
Approfondissement de la pratique de la thérapie EMDR - IMO.
Approfondissement des éléments hypnotiques dans le cadre du traitement du psychotraumatisme.
Intégration de la thérapie EMDR - IMO avec les éléments hypnotiques ainsi que les outils issus des thérapies brèves.
Aborder le psychotraumatisme sous les formes d’images, de sensations, d’émotions enregistrées et réactivées comme des réminiscences.
Savoir repérer l’Intégration d’un nouveau vécu traumatique dénoué de sa part émotionnelle et prolonger le processus par l’utilisation d’éléments hypnotiques.
Pratique de la thérapie EMDR - IMO à partir de cas cliniques.
Cas cliniques : évaluation, et traitement.
Présentation de vidéos.
Tableaux cliniques de traumatismes anciens, comme ceux liés à l’enfance qui peuvent avoir un effet durable.
Cas pratiques.
3ème Journée de formation EMDR - IMO
Approfondissement et supervision à partir de cas cliniques.
Intégration d’outils de thérapies brèves afin de mener l’entretien efficacement dans le cadre du traitement du psychotraumatismes, savoir interroger de manière stratégique afin de travailler avec la thérapie EMDR - IMO.
Utilisation de la thérapie EMDR - IMO orientée ressources.
Pratiquer la thérapie EMDR - IMO avec les enfants.
Une formation en partenariat entre les Instituts In-Dolore en partenariat avec le CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. , Membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves et Hypnotim de Marseille
- formation-emdr.fr
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PARIS: Formation Hypnothérapie: EMDR - IMO. 7ème Session
Une formation en partenariat entre les Instituts In-Dolore en partenariat avec le CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. , Membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves et Hypnotim de Marseille
Une formation labellisée France EMDR - IMO ®
Cette formation en EMDR - IMO s’inscrit dans la prise en charge intégrative du psychotraumatisme. Cette approche intègre la pratique de l’Hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR - IMO s’appuyant sur la pratique de mouvements oculaires.
1ère Journée de formation EMDR - IMO
Le psychotraumatisme et ses composantes : rappels cliniques
Épidémiologie des troubles liés à l’état de stress post-traumatique (ESPT)
Comment établir une alliance thérapeutique posant un cadre sécure pour les personnes ayant vécues un traumatisme ?
Comment cerner la dissociation traumatique et les mécanismes en jeu ?
Comment aborder le syndrome de répétition ?
Phénomènes de dissociation et réassociation
Introduction à la pratique de la thérapie EMDR - IMO
2ème Journée de formation EMDR - IMO
Phénomènes liés à la mémoire traumatique
Fondements cliniques et intégration de la thérapie EMDR - IMO
Approfondissement de la pratique de la thérapie EMDR - IMO.
Approfondissement des éléments hypnotiques dans le cadre du traitement du psychotraumatisme.
Intégration de la thérapie EMDR - IMO avec les éléments hypnotiques ainsi que les outils issus des thérapies brèves.
Aborder le psychotraumatisme sous les formes d’images, de sensations, d’émotions enregistrées et réactivées comme des réminiscences.
Savoir repérer l’Intégration d’un nouveau vécu traumatique dénoué de sa part émotionnelle et prolonger le processus par l’utilisation d’éléments hypnotiques.
Pratique de la thérapie EMDR - IMO à partir de cas cliniques.
Cas cliniques : évaluation, et traitement.
Présentation de vidéos.
Tableaux cliniques de traumatismes anciens, comme ceux liés à l’enfance qui peuvent avoir un effet durable.
Cas pratiques.
3ème Journée de formation EMDR - IMO
Approfondissement et supervision à partir de cas cliniques.
Intégration d’outils de thérapies brèves afin de mener l’entretien efficacement dans le cadre du traitement du psychotraumatismes, savoir interroger de manière stratégique afin de travailler avec la thérapie EMDR - IMO.
Utilisation de la thérapie EMDR - IMO orientée ressources.
Pratiquer la thérapie EMDR - IMO avec les enfants.
- https://formation-emdr.fr
10 Cité Joly du 01/06/2026 00h00 au 03/06/2026 23h50
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Une formation labellisée France EMDR - IMO ®
Cette formation en EMDR - IMO s’inscrit dans la prise en charge intégrative du psychotraumatisme. Cette approche intègre la pratique de l’Hypnose Ericksonienne et la thérapie EMDR - IMO s’appuyant sur la pratique de mouvements oculaires.
1ère Journée de formation EMDR - IMO
Le psychotraumatisme et ses composantes : rappels cliniques
Épidémiologie des troubles liés à l’état de stress post-traumatique (ESPT)
Comment établir une alliance thérapeutique posant un cadre sécure pour les personnes ayant vécues un traumatisme ?
Comment cerner la dissociation traumatique et les mécanismes en jeu ?
Comment aborder le syndrome de répétition ?
Phénomènes de dissociation et réassociation
Introduction à la pratique de la thérapie EMDR - IMO
2ème Journée de formation EMDR - IMO
Phénomènes liés à la mémoire traumatique
Fondements cliniques et intégration de la thérapie EMDR - IMO
Approfondissement de la pratique de la thérapie EMDR - IMO.
Approfondissement des éléments hypnotiques dans le cadre du traitement du psychotraumatisme.
Intégration de la thérapie EMDR - IMO avec les éléments hypnotiques ainsi que les outils issus des thérapies brèves.
Aborder le psychotraumatisme sous les formes d’images, de sensations, d’émotions enregistrées et réactivées comme des réminiscences.
Savoir repérer l’Intégration d’un nouveau vécu traumatique dénoué de sa part émotionnelle et prolonger le processus par l’utilisation d’éléments hypnotiques.
Pratique de la thérapie EMDR - IMO à partir de cas cliniques.
Cas cliniques : évaluation, et traitement.
Présentation de vidéos.
Tableaux cliniques de traumatismes anciens, comme ceux liés à l’enfance qui peuvent avoir un effet durable.
Cas pratiques.
3ème Journée de formation EMDR - IMO
Approfondissement et supervision à partir de cas cliniques.
Intégration d’outils de thérapies brèves afin de mener l’entretien efficacement dans le cadre du traitement du psychotraumatismes, savoir interroger de manière stratégique afin de travailler avec la thérapie EMDR - IMO.
Utilisation de la thérapie EMDR - IMO orientée ressources.
Pratiquer la thérapie EMDR - IMO avec les enfants.
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Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ?
Dr Wilfrid MARTINEAU. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
Comment délivrer le patient de ses ruminations mentales ? Le sortir de ses angoisses nourries par le vécu traumatique et entretenues par des pensées figées sur le passé ? En conduisant un questionnement basé sur l’écoute et l’intuition, en définissant avec le patient un objectif atteignable et centré sur sa vie présente, en opérant une réassociation avec ce qui est important pour lui. Exemples de questions à poser en séance, avec ou sans mouvements alternatifs, éclairés par quatre cas cliniques.
L’entretien exploratoire
Une des difficultés majeures est de distinguer avec précision l’objectif du patient. Souvent l’objectif se lit dans une plainte et dans le cas de psychotraumatisme, l’attente principale est de ne plus être envahi de réminiscences douloureuses, de réactions de sursaut, d’images angoissantes, de conduites d’évitement et de tant d’autres symptômes qui occupent l’avant-scène. Dans les situations d’angoisse, le sujet cherche à fuir les représentations incessantes et les questions qui accompagnent un futur qu’il appréhende. Bien sûr, il est nécessaire de connaître le contexte de la plainte ou de la souffrance du sujet. Permettre la spontanéité du discours favorise la relation de confiance et les premières questions seront destinées à s’assurer notre bonne compréhension et à la vérifier auprès du patient.
Il n’est pas utile de connaître les détails de l’événement traumatique au risque d’être intrusif ou de déclencher des réactions émotionnelles en séance. En revanche, on s’enquerra des représentations dans le présent, que ce soient des perceptions sensorielles, émotionnelles ou corporelles. Mais surtout il convient d’être attentif aux pensées ruminatoires car ce sont elles qui entretiennent l’impact traumatique (ou l’angoisse), surtout si, comme souvent, elles montrent des distorsions enfermant la personne plus sûrement encore que les réminiscences qui les suscitent.
La réflexion portée sur les événements du passé ou le vécu présent aliène la personne dans un vécu traumatique qui l’inhibe, l’enferme et qui tourne autour de trois thématiques principales : l’insécurité, la responsabilité ou la culpabilité, l’impuissance. Le clinicien doit impérativement chercher ce qui fait obstacle à l’évolution favorable et, en général, on retrouvera trois types d’atteintes :
- L’atteinte de la sécurité relationnelle avec les sentiments de solitude, mais plus encore d’abandon, de manque de soutien, surtout si le climat insécure persiste encore dans le présent ou s’insinue dans un avenir proche.
- L’atteinte de l’estime de soi avec l’irruption des sentiments d’impuissance, de honte, de culpabilité, de vulnérabilité.
- L’atteinte des valeurs. Plus délicate à rechercher car la valeur blessée ne fait pas l’objet d’une expression spontanée. La perte de la foi dans l’autre, l’irruption de la méfiance, voire de la haine, les difficultés à aimer, la perte de la notion de justice sont d’une grande fréquence et laissent des traces infinies et douloureuses dans la vie du sujet, altérant l’idée qu’il se fait de lui-même et aussi sa projection dans le futur.
Il est difficile de faire un catalogue de questions mais toutes ces notions sont à interroger. Il est possible que la recherche des objectifs du patient éclaire le thérapeute englué dans une clinique multiforme. C’est pourquoi avant toute intervention, le thérapeute doit définir avec le patient un objectif cohérent. Il est bon de rappeler qu’atténuer l’angoisse ou supprimer l’irruption de représentations issues d’un passé traumatique ou de ruminations mentales envahissantes n’est pas suffisant. L’objectif ne saurait s’exprimer en termes négatifs : « je ne veux plus voir cela » ou « je veux en finir avec cette angoisse » ou « je ne veux plus être hanté par cette pensée ». L’objectif est centré sur la vie présente et future et non sur l’effacement mythique du passé.
À l’évidence le thérapeute doit pouvoir répondre à ce méta-questionnement à la fin d’une séance :
- De quoi le patient a-t-il besoin au-delà de l’apaisement immédiat ?
- Est-ce que le patient se sent en sécurité dans la relation ? L’est-il dans son environnement ? Le sentiment d’insécurité résulte-t-il uniquement des reviviscences ? Dans quelle situation le vit-il le plus ou l’appréhende-t-il ?
- Est-ce qu’on a oeuvré à la restauration de son estime de lui-même pour qu’il réenclenche des projets de vie qui lui conviennent ?
- Qu’en est-il des valeurs qui le mobilisaient jusqu’alors ? Sont-elles altérées ? A-t-il découvert à l’occasion des événements récents d’autres valeurs qui le mobilisent, une nouvelle façon de percevoir sa vie ?
Dans une perspective orientée vers le futur, il convient de cerner avec le patient ce qu’il fera une fois le problème résolu. Il a sans doute des difficultés à envisager que ce qui le hante depuis des mois ou des années puisse se dissiper rapidement, mais l’expérience montre qu’une séance de mouvements alternatifs – type EMDR – peut avoir un impact rapide, perceptible pendant la séance. Mais si cela semble répondre à la demande du sujet, cela ne correspond pas à un objectif thérapeutique qui doit comprendre l’ouverture vers l’avenir, une fois le problème résolu.
Steve de Shazer, à la suite des thérapeutes systémiciens comme ceux de l’école de Palo Alto, a précisé les caractéristiques d’un objectif thérapeutique. Il doit être accessible, réalisable, exprimé en termes positifs concernant une action concrète et évaluable. Sa portée s’étend sur l’environnement relationnel et le changement des interactions peut être utilement recherché. Mais il nous semble que cet objectif doit se conjuguer avec ce que le patient a de plus précieux dans sa vie et qui fait sens pour lui au risque sinon de se diriger vers un avenir désincarné.
Si le traumatisme ou un autre problème a éloigné le patient de lui-même (de l’idée qu’il se fait de sa vie), le thérapeute peut aider le patient à tracer les lignes d’un futur où il arrive à se rejoindre (alors que les symptômes le séparent de lui-même). C’est pourquoi nous ne pouvons ignorer dans le temps préalable à la séance elle-même, l’importance d’une conversation d’orientation narrative qui peut parfois s’étendre sur plusieurs séances, destinée à déconstruire ce qui est objet de blocages dans le présent et à « réassocier » le sujet avec les valeurs auxquelles il est attaché malgré tout. Le changement espéré recèle des intentions non exprimées (une idée de la vie et non simplement des actions) que le questionnement peut révéler. Souvent, dans la pratique, la richesse de ce questionnement très collaboratif pourra de lui-même épuiser la portée du traumatisme dans le présent car le présent est amputé d’une possibilité d’avenir et c’est cette conversation qui peut en favoriser l’ouverture.
Voici quelques questions qui peuvent précéder utilement la séance de mouvements alternatifs :
- « À quoi saurez-vous que vous êtes désormais libre de vivre votre vie malgré cet événement ? » 142 - « Que ferez-vous de différent qui marquera un premier pas vers le changement, vers votre libération de l’emprise du passé (de l’angoisse de l’avenir) ? »
- « Qui serait susceptible, dans votre environnement, de s’en apercevoir ? »
- « Qu’est-ce que cela peut dire de ce qui est essentiel dans votre vie ? »
- « Qu’est-ce que ces personnes verront qui leur fera comprendre le chemin que vous avez accompli ? »
- « Quelle idée vous ferez-vous de vous-même en empruntant ce chemin ? » Etc.
(On peut se référer aux articles qui traitent dans ce numéro « Hors-Série » les aspects spécifiques de ce questionnement.) En omettant cette partie essentielle de l’entretien, on risque d’exposer le sujet, en cas de réussite de la séance de mouvements alternatifs, à un sentiment de vide extrêmement angoissant. C’est sans doute moins vrai quand on traite un événement récent (ou une préoccupation envahissante présente) mais il faut savoir rester prudent. Je me souviens d’une patiente, plutôt bien entourée, qui faisait des études qui l’intéressaient et qui essayait malgré un traumatisme majeur de se frayer un avenir en gardant des relations riches. Elle avait bénéficié d’une séance d’EMDR particulièrement réussie, et elle était revenue à la séance suivante exprimer sa surprise et presque sa détresse : « C’est bien votre truc, mais dans les jours qui ont suivi, je me suis sentie vide. »
Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur les Questionnements Thérapeutiques....
Dr WILFRID MARTINEAU
Chef du pôle Psychiatrie et Santé mentale du CHU de Nantes. Formation à l’hypnose, EMDR, TOS, thérapie narrative et thérapie stratégique. Expérience de l’urgence et des situations de crise et du psychotraumatisme. Exercice actuel en psychiatrie de secteur (CMP et unités d’hospitalisation). Formateur au sein de l’ARePTA-Institut Milton Erickson de Nantes. Coordonnateur du DU Hypnose et Communication thérapeutique de la Faculté de médecine de Nantes
Commandez le HS 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves. 06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
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L’entretien exploratoire
Une des difficultés majeures est de distinguer avec précision l’objectif du patient. Souvent l’objectif se lit dans une plainte et dans le cas de psychotraumatisme, l’attente principale est de ne plus être envahi de réminiscences douloureuses, de réactions de sursaut, d’images angoissantes, de conduites d’évitement et de tant d’autres symptômes qui occupent l’avant-scène. Dans les situations d’angoisse, le sujet cherche à fuir les représentations incessantes et les questions qui accompagnent un futur qu’il appréhende. Bien sûr, il est nécessaire de connaître le contexte de la plainte ou de la souffrance du sujet. Permettre la spontanéité du discours favorise la relation de confiance et les premières questions seront destinées à s’assurer notre bonne compréhension et à la vérifier auprès du patient.
Il n’est pas utile de connaître les détails de l’événement traumatique au risque d’être intrusif ou de déclencher des réactions émotionnelles en séance. En revanche, on s’enquerra des représentations dans le présent, que ce soient des perceptions sensorielles, émotionnelles ou corporelles. Mais surtout il convient d’être attentif aux pensées ruminatoires car ce sont elles qui entretiennent l’impact traumatique (ou l’angoisse), surtout si, comme souvent, elles montrent des distorsions enfermant la personne plus sûrement encore que les réminiscences qui les suscitent.
La réflexion portée sur les événements du passé ou le vécu présent aliène la personne dans un vécu traumatique qui l’inhibe, l’enferme et qui tourne autour de trois thématiques principales : l’insécurité, la responsabilité ou la culpabilité, l’impuissance. Le clinicien doit impérativement chercher ce qui fait obstacle à l’évolution favorable et, en général, on retrouvera trois types d’atteintes :
- L’atteinte de la sécurité relationnelle avec les sentiments de solitude, mais plus encore d’abandon, de manque de soutien, surtout si le climat insécure persiste encore dans le présent ou s’insinue dans un avenir proche.
- L’atteinte de l’estime de soi avec l’irruption des sentiments d’impuissance, de honte, de culpabilité, de vulnérabilité.
- L’atteinte des valeurs. Plus délicate à rechercher car la valeur blessée ne fait pas l’objet d’une expression spontanée. La perte de la foi dans l’autre, l’irruption de la méfiance, voire de la haine, les difficultés à aimer, la perte de la notion de justice sont d’une grande fréquence et laissent des traces infinies et douloureuses dans la vie du sujet, altérant l’idée qu’il se fait de lui-même et aussi sa projection dans le futur.
Il est difficile de faire un catalogue de questions mais toutes ces notions sont à interroger. Il est possible que la recherche des objectifs du patient éclaire le thérapeute englué dans une clinique multiforme. C’est pourquoi avant toute intervention, le thérapeute doit définir avec le patient un objectif cohérent. Il est bon de rappeler qu’atténuer l’angoisse ou supprimer l’irruption de représentations issues d’un passé traumatique ou de ruminations mentales envahissantes n’est pas suffisant. L’objectif ne saurait s’exprimer en termes négatifs : « je ne veux plus voir cela » ou « je veux en finir avec cette angoisse » ou « je ne veux plus être hanté par cette pensée ». L’objectif est centré sur la vie présente et future et non sur l’effacement mythique du passé.
À l’évidence le thérapeute doit pouvoir répondre à ce méta-questionnement à la fin d’une séance :
- De quoi le patient a-t-il besoin au-delà de l’apaisement immédiat ?
- Est-ce que le patient se sent en sécurité dans la relation ? L’est-il dans son environnement ? Le sentiment d’insécurité résulte-t-il uniquement des reviviscences ? Dans quelle situation le vit-il le plus ou l’appréhende-t-il ?
- Est-ce qu’on a oeuvré à la restauration de son estime de lui-même pour qu’il réenclenche des projets de vie qui lui conviennent ?
- Qu’en est-il des valeurs qui le mobilisaient jusqu’alors ? Sont-elles altérées ? A-t-il découvert à l’occasion des événements récents d’autres valeurs qui le mobilisent, une nouvelle façon de percevoir sa vie ?
Dans une perspective orientée vers le futur, il convient de cerner avec le patient ce qu’il fera une fois le problème résolu. Il a sans doute des difficultés à envisager que ce qui le hante depuis des mois ou des années puisse se dissiper rapidement, mais l’expérience montre qu’une séance de mouvements alternatifs – type EMDR – peut avoir un impact rapide, perceptible pendant la séance. Mais si cela semble répondre à la demande du sujet, cela ne correspond pas à un objectif thérapeutique qui doit comprendre l’ouverture vers l’avenir, une fois le problème résolu.
Steve de Shazer, à la suite des thérapeutes systémiciens comme ceux de l’école de Palo Alto, a précisé les caractéristiques d’un objectif thérapeutique. Il doit être accessible, réalisable, exprimé en termes positifs concernant une action concrète et évaluable. Sa portée s’étend sur l’environnement relationnel et le changement des interactions peut être utilement recherché. Mais il nous semble que cet objectif doit se conjuguer avec ce que le patient a de plus précieux dans sa vie et qui fait sens pour lui au risque sinon de se diriger vers un avenir désincarné.
Si le traumatisme ou un autre problème a éloigné le patient de lui-même (de l’idée qu’il se fait de sa vie), le thérapeute peut aider le patient à tracer les lignes d’un futur où il arrive à se rejoindre (alors que les symptômes le séparent de lui-même). C’est pourquoi nous ne pouvons ignorer dans le temps préalable à la séance elle-même, l’importance d’une conversation d’orientation narrative qui peut parfois s’étendre sur plusieurs séances, destinée à déconstruire ce qui est objet de blocages dans le présent et à « réassocier » le sujet avec les valeurs auxquelles il est attaché malgré tout. Le changement espéré recèle des intentions non exprimées (une idée de la vie et non simplement des actions) que le questionnement peut révéler. Souvent, dans la pratique, la richesse de ce questionnement très collaboratif pourra de lui-même épuiser la portée du traumatisme dans le présent car le présent est amputé d’une possibilité d’avenir et c’est cette conversation qui peut en favoriser l’ouverture.
Voici quelques questions qui peuvent précéder utilement la séance de mouvements alternatifs :
- « À quoi saurez-vous que vous êtes désormais libre de vivre votre vie malgré cet événement ? » 142 - « Que ferez-vous de différent qui marquera un premier pas vers le changement, vers votre libération de l’emprise du passé (de l’angoisse de l’avenir) ? »
- « Qui serait susceptible, dans votre environnement, de s’en apercevoir ? »
- « Qu’est-ce que cela peut dire de ce qui est essentiel dans votre vie ? »
- « Qu’est-ce que ces personnes verront qui leur fera comprendre le chemin que vous avez accompli ? »
- « Quelle idée vous ferez-vous de vous-même en empruntant ce chemin ? » Etc.
(On peut se référer aux articles qui traitent dans ce numéro « Hors-Série » les aspects spécifiques de ce questionnement.) En omettant cette partie essentielle de l’entretien, on risque d’exposer le sujet, en cas de réussite de la séance de mouvements alternatifs, à un sentiment de vide extrêmement angoissant. C’est sans doute moins vrai quand on traite un événement récent (ou une préoccupation envahissante présente) mais il faut savoir rester prudent. Je me souviens d’une patiente, plutôt bien entourée, qui faisait des études qui l’intéressaient et qui essayait malgré un traumatisme majeur de se frayer un avenir en gardant des relations riches. Elle avait bénéficié d’une séance d’EMDR particulièrement réussie, et elle était revenue à la séance suivante exprimer sa surprise et presque sa détresse : « C’est bien votre truc, mais dans les jours qui ont suivi, je me suis sentie vide. »
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Dr WILFRID MARTINEAU
Chef du pôle Psychiatrie et Santé mentale du CHU de Nantes. Formation à l’hypnose, EMDR, TOS, thérapie narrative et thérapie stratégique. Expérience de l’urgence et des situations de crise et du psychotraumatisme. Exercice actuel en psychiatrie de secteur (CMP et unités d’hospitalisation). Formateur au sein de l’ARePTA-Institut Milton Erickson de Nantes. Coordonnateur du DU Hypnose et Communication thérapeutique de la Faculté de médecine de Nantes
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10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
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Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
Le questionnement narratif en alcoologie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
QUAND L’HISTOIRE COMPTE AUTANT QUE LA BOISSON.
Pr Gérard OSTERMANN
« Quand l’alcool est-il devenu un compagnon régulier dans votre vie ? ». Question posée par le thérapeute à Marc, patient de 45 ans en difficulté avec l’alcool, dans le déroulé de son questionnement. En favorisant un travail de co-construction, la thérapie narrative permet de se mettre à l’écoute du patient, dans le respect de son histoire, d’identifier dans son récit le levier narratif qui deviendra moteur du changement.
Du diagnostic à l’écoute du récit
En alcoologie, la première question posée : « combien buvez-vous ? » est utile, mais elle ne suffit jamais. La dépendance ne se résume pas à des quantités, à des seuils ou à des dommages mesurables. L’alcool n’est pas seulement une molécule : il devient souvent un compagnon, un refuge, parfois un ennemi intime. Il s’inscrit dans une histoire. Le questionnement narratif, issu des travaux de Michael White et David Epston, propose un déplacement du regard : du symptôme vers le sens, de la mesure vers la compréhension, du dysfonctionnement vers la cohérence existentielle. Il ne s’agit plus seulement de demander « quand ? » ou « combien ? », mais : « que raconte l’alcool dans votre vie ? ». Cette simple inflexion ouvre un espace thérapeutique différent : le patient n’est plus réduit à ses consommations, il redevient auteur d’une trajectoire complexe.
Quand Michael Balint écrit : « Posez des questions, vous n’aurez que des réponses à peine plus intelligentes que vos questions », il ne dénigre pas la curiosité du soignant. Il critique une certaine manière de questionner : des questions fermées, orientées par le savoir du médecin, guidées par une hypothèse diagnostique déjà formée, cherchant une information plutôt qu’une rencontre. Dans ce cas, la réponse du patient ne fait que remplir les cases ouvertes par la question. L’interrogatoire recherche des faits ; le questionnement psychothérapeutique cherche à faire émerger le sujet dans sa singularité. La question précède, contraint, réduit la parole. Le patient devient alors un fournisseur de données, non un sujet parlant.
Du symptôme à l’histoire
La clinique alcoologique traditionnelle, héritière d’une tradition médicale et épidémiologique, s’est historiquement organisée autour de l’identification, de la mesure et de la classification. Les outils standardisés comme l’AUDIT (Alcohol Use Disorders Identification Test), le CAGE ou le DSM-5 permettent certes une évaluation objective de la consommation et de ses conséquences. Ces instruments, précieux pour établir un diagnostic et orienter une prise en charge, tendent cependant à réduire l’expérience complexe de la dépendance à une série de critères binaires et de seuils quantitatifs. Cette approche symptomatique se focalise inévitablement sur « ce qui ne va pas » : les quantités excessives, les oublis répétés, les conflits familiaux, les accidents, les absences professionnelles. Bien que ces éléments soient cliniquement pertinents, ils risquent de construire une représentation fragmentée et essentiellement déficitaire du patient. L’individu devient alors « le patient alcoolique », défini principalement par ses dysfonctionnements et ses échecs, plutôt que par la complexité de son histoire de vie.
Le glissement narratif : du « quoi » au « comment » et au « pourquoi », voire au « pour quoi »
Le questionnement narratif opère un glissement épistémologique et clinique fondamental. Plutôt que de se concentrer exclusivement sur les manifestations actuelles de la dépendance, il s’intéresse prioritairement à la genèse de cette relation à l’alcool : « Comment cela s’est-il mis en place ? » Cette question privilégie le « chemin » parcouru et le « sens » construit, plutôt que la faute morale ou le seul impératif de contrôle. Elle invite à une exploration temporelle et causale qui replace la consommation dans une trajectoire biographique cohérente, même si douloureuse.
Questions fondatrices du questionnement narratif :
- « Quand avez-vous rencontré l’alcool pour la première fois ? »
- « Dans quel contexte de votre vie cette première rencontre a-t-elle eu lieu ? »
- « Que vous apportait-il à ce moment-là précis de votre existence ? »
- « Comment cette relation a-t-elle évolué au fil du temps ? »
Ces interrogations ne cherchent pas une excuse ou une justification à la consommation. Elles visent plutôt à restaurer la cohérence narrative du parcours du sujet, à retrouver la logique interne qui a présidé à l’installation progressive de la dépendance. Cette démarche s’inscrit dans une temporalité vivante et dynamique, permettant de replacer la consommation actuelle dans le continuum d’une histoire de vie, plutôt que de l’isoler comme un symptôme pathologique émergent ex nihilo. Un apport majeur consiste à reconnaître que l’alcool a souvent eu une fonction adaptative. Il a pu apaiser l’anxiété, anesthésier une douleur psychique, faciliter le lien social, combler un vide ou réguler des émotions débordantes. Autrement dit : l’alcool a été une solution avant de devenir un problème.
Dans une perspective clinique non jugeante, le thérapeute narratif cherche à comprendre ce que l’alcool permet d’éviter, de calmer, d’anesthésier ou de combler. Face à la douleur psychique, à la solitude existentielle, au traumatisme non élaboré, aux tensions relationnelles insupportables ou aux échecs répétés, l’alcool a pu constituer, à défaut d’autres ressources disponibles, une stratégie de survie psychologique.
Exemples de fonctions adaptatives de l’alcool
- Fonction anxiolytique : apaiser temporairement une anxiété chronique ou des crises de panique.
- Fonction analgésique psychique : atténuer une souffrance dépressive ou des souvenirs traumatiques.
- Fonction de désinhibition sociale : compenser une timidité invalidante ou une phobie sociale.
- Fonction de remplissage existentiel : combler un vide identitaire ou un manque de sens.
- Fonction de régulation émotionnelle : gérer des émotions intenses et débordantes en l’absence d’autres stratégies de « coping ».
Reconnaître cette « intelligence de survie » du sujet n’équivaut nullement à encourager la dépendance ou à nier ses effets délétères. Il s’agit plutôt d’honorer la tentative d’adaptation du sujet face à des circonstances de vie difficiles, et de reconnaître la rationalité subjective qui a présidé à l’installation de ce comportement. C’est souvent à partir de cette reconnaissance empathique et respectueuse que d’autres solutions, plus fonctionnelles et moins coûteuses, peuvent progressivement émerger dans le discours thérapeutique.
Externaliser l’alcool pour réhabiliter le sujet
L’un des apports centraux de la thérapie narrative est l’externalisation. Il ne s’agit plus de dire : « vous êtes alcoolique », mais : « quelle place l’alcool a-t-il prise dans votre histoire ? ». La conversation se concentre ensuite sur une clarification approfondie de la technique d’externalisation en thérapie, appliquée ici au thème de l’alcool. Deux niveaux complémentaires sont distingués.
Premier niveau : l’externalisation aborde l’alcool comme une entité distincte du sujet. Plutôt que de focaliser sur « vous buvez », le dialogue explore « l’alcool » comme élément entré dans la vie de la personne : comment il s’est installé, ce qu’il a pu offrir d’attrayant, ce qu’il a apporté. Ce déplacement narratif rompt avec une logique centrée exclusivement sur le sujet et ouvre un « contexte plus large », nécessaire pour réintroduire des relations et esquisser une autre histoire possible. Ce cadre permet d’anticiper les difficultés et blocages qui surviendront quand la personne tentera de se mettre en mouvement vers une autre histoire de soi. L’objectif est déjà d’esquisser cette « autre histoire ». Le changement d’histoire est rendu possible parce que la relation se remet en place ; auparavant, il n’y avait pas de relation, puis elle se réinstalle et c’est précisément pour rendre la relation possible que l’on externalise.
Deuxième niveau : il s’agit d’externaliser ce qui, à un moment donné, fait blocage dans la relation thérapeutique elle-même. L’alcool devient un personnage doté d’intentions, un « agent double » : séduisant, souriant, porteur d’avantages au premier abord, mais visant à prendre le pouvoir sur le sujet. Cette personnification intentionnelle est centrale : l’agent double « veut vous rendre dépendant », « vous couper de vos relations humaines », empêcher « que les autres ne voient pas vos qualités ». La relation asymétrique qui en découle relève d’une forme de maltraitance au sens de la dépendance : l’autre, en tant que sujet, n’existe pas dans la relation et doit être soumis. Attribuer des adjectifs à l’alcool (exemple : « sournois », « vicieux, », etc.) est essentiel pour en faire un personnage cohérent : double, à la fois attirant et aliénant, dont les intentions sont positives et négatives. Dès lors, l’abstinence ne se réduit pas à « un jour où je n’ai pas bu » ; c’est une prise de position active « contre le pouvoir de l’agent double dans la vie du sujet ». Il ne suffit pas de ne pas consommer : il faut qu’il y ait un effet relationnel au fait de ne pas avoir bu, marquant le recul de l’influence du personnage double et le rétablissement de la capacité à être en relation.
La dynamique globale de l’externalisation progresse ainsi : on entre d’abord dans un espace où l’alcool est traité comme un « autre » et où le contexte s’élargit ; puis on donne forme à ce qui est le moteur de l’histoire, un personnage double, pour rendre intelligible la lutte de pouvoir et éclairer la signification relationnelle des actes (comme l’abstinence) dans la réécriture de l’histoire personnelle.
Questions d’externalisation :
- « Si l’alcool pouvait parler, que dirait-il de vous ? Quel discours tient-il sur votre vie ? »
- « Dans quelles situations précises prend-il le dessus ? Quels sont ses terrains de prédilection ? »
- « Que vous fait-il croire sur vous-même ? Quelles convictions instille-t-il en vous ? »
- « Comment influence-t-il vos relations avec votre entourage ? Quel rôle jouet- il dans vos liens affectifs ? »
- « Quels projets ou aspirations a-t-il fait taire ou renoncer ? »
Ces questions permettent au patient d’adopter une position d’observation relativement à sa propre expérience. Au lieu d’être totalement submergé par la dépendance, il peut commencer à l’examiner, à en comprendre les mécanismes, à en identifier les tactiques. Cette position méta-cognitive est thérapeutiquement précieuse car elle réintroduit un espace de choix et de délibération là où régnait auparavant le sentiment d'une fatalité identitaire.
Diminuer la fusion identitaire et dessiner des zones de liberté
L’objectif fondamental de l’externalisation est de diminuer la « fusion identitaire » avec la dépendance. Trop souvent, le diagnostic d’alcoolisme ou de trouble de l’usage de l’alcool devient l’identité totale du patient : « Je suis alcoolique ». Cette identification complète est cliniquement problématique car elle ne laisse aucun espace pour une identité alternative, aucune zone où le sujet pourrait se reconnaître autrement que par son symptôme. Le travail narratif vise à dessiner des « zones de liberté », des espaces psychiques et biographiques où le sujet n’est pas réductible à sa seule consommation. Il s’agit d’identifier et de valoriser les aspects de l’identité qui échappent à l’emprise de l’alcool : les rôles sociaux préservés (parent, ami, professionnel), les compétences maintenues, les valeurs qui demeurent importantes, les relations qui résistent.
L’externalisation constitue ainsi un « acte de dignité » : elle reconnaît que la personne n’est pas le problème en soi, mais plutôt l’hôte involontaire d’un problème qui s’est installé dans son existence. Cette distinction ouvre la voie à la « désaturation du récit », c’est-à-dire à l’enrichissement d’une histoire de vie qui était devenue exclusivement saturée par le thème de la dépendance.
De l’histoire figée à l’histoire ouverte
Le piège du récit unique et fataliste : la dépendance alcoolique enferme souvent le sujet dans ce que la romancière Chimamanda Ngozi Adichie appelle un « récit unique », une narration monolithique et fataliste de soi qui ne laisse place à aucune alternative, aucune bifurcation possible. Les patients expriment fréquemment ce sentiment d’enfermement narratif à travers des formulations comme : « je suis comme ça », « c’est plus fort que moi », « je n’y arriverai jamais », « c’est dans ma nature »...
Ce récit unique se caractérise par plusieurs traits dominants :
- La linéarité causale : l’histoire est racontée comme une séquence inéluctable d’événements conduisant nécessairement à la dépendance.
- L’essentialisation : la dépendance est présentée comme une essence identitaire stable et immuable.
- La négation de l’agentivité : le sujet se perçoit comme totalement dépourvu de capacité d’action ou de choix.
- L’absence d’exceptions : aucun moment de résistance ou de réussite n’est reconnu ou valorisé.
Le travail narratif s’emploie précisément à « désaturer » ce récit en y introduisant des nuances, des exceptions, des bifurcations et des possibles alternatifs.
L’exploration systématique des exceptions
Une des techniques centrales du questionnement narratif consiste à explorer systématiquement les « exceptions », ces moments, parfois brefs mais néanmoins significatifs, où l’alcool était moins présent, moins nécessaire, moins déterminant. Ces exceptions constituent des brèches dans le récit dominant, des indices que l’histoire pourrait être racontée autrement.
Questions d'exploration des exceptions :
- « Pouvez-vous vous souvenir d’une période, même courte, où vous avez bu moins ou différemment ? »
- « Qu’est-ce qui faisait la différence à ce moment-là ? Quelles circonstances étaient réunies ? »
- « Qui étiez-vous dans ces moments-là ? Comment vous perceviez-vous ? »
- « Qu’est-ce qui vous aidait, même modestement ? Quelles ressources internes ou externes mobilisiez-vous ? »
- « Qu’est-ce que cela révèle sur vos capacités ou vos valeurs profondes ? » En identifiant et en explorant ces périodes exceptionnelles, le thérapeute fait émerger des « ressources déjà existantes » qui étaient présentes mais invisibilisées par le récit dominant de la dépendance. Cette exploration permet de réhabiliter l’identité du sujet au-delà de sa seule consommation, en révélant des compétences, des valeurs, des liens sociaux ou des projets qui persistent malgré ou à côté de l’alcool.
Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur les Questionnements Thérapeutiques.....
Pr GÉRARD OSTERMANN Professeur de thérapeutique, médecine interne, psychothérapeute. Administrateur de la Société française d’alcoologie, responsable du diplôme d’université de Pathologie de l’oralité, Bordeaux 2.
Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20. 06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
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Pr Gérard OSTERMANN
« Quand l’alcool est-il devenu un compagnon régulier dans votre vie ? ». Question posée par le thérapeute à Marc, patient de 45 ans en difficulté avec l’alcool, dans le déroulé de son questionnement. En favorisant un travail de co-construction, la thérapie narrative permet de se mettre à l’écoute du patient, dans le respect de son histoire, d’identifier dans son récit le levier narratif qui deviendra moteur du changement.
Du diagnostic à l’écoute du récit
En alcoologie, la première question posée : « combien buvez-vous ? » est utile, mais elle ne suffit jamais. La dépendance ne se résume pas à des quantités, à des seuils ou à des dommages mesurables. L’alcool n’est pas seulement une molécule : il devient souvent un compagnon, un refuge, parfois un ennemi intime. Il s’inscrit dans une histoire. Le questionnement narratif, issu des travaux de Michael White et David Epston, propose un déplacement du regard : du symptôme vers le sens, de la mesure vers la compréhension, du dysfonctionnement vers la cohérence existentielle. Il ne s’agit plus seulement de demander « quand ? » ou « combien ? », mais : « que raconte l’alcool dans votre vie ? ». Cette simple inflexion ouvre un espace thérapeutique différent : le patient n’est plus réduit à ses consommations, il redevient auteur d’une trajectoire complexe.
Quand Michael Balint écrit : « Posez des questions, vous n’aurez que des réponses à peine plus intelligentes que vos questions », il ne dénigre pas la curiosité du soignant. Il critique une certaine manière de questionner : des questions fermées, orientées par le savoir du médecin, guidées par une hypothèse diagnostique déjà formée, cherchant une information plutôt qu’une rencontre. Dans ce cas, la réponse du patient ne fait que remplir les cases ouvertes par la question. L’interrogatoire recherche des faits ; le questionnement psychothérapeutique cherche à faire émerger le sujet dans sa singularité. La question précède, contraint, réduit la parole. Le patient devient alors un fournisseur de données, non un sujet parlant.
Du symptôme à l’histoire
La clinique alcoologique traditionnelle, héritière d’une tradition médicale et épidémiologique, s’est historiquement organisée autour de l’identification, de la mesure et de la classification. Les outils standardisés comme l’AUDIT (Alcohol Use Disorders Identification Test), le CAGE ou le DSM-5 permettent certes une évaluation objective de la consommation et de ses conséquences. Ces instruments, précieux pour établir un diagnostic et orienter une prise en charge, tendent cependant à réduire l’expérience complexe de la dépendance à une série de critères binaires et de seuils quantitatifs. Cette approche symptomatique se focalise inévitablement sur « ce qui ne va pas » : les quantités excessives, les oublis répétés, les conflits familiaux, les accidents, les absences professionnelles. Bien que ces éléments soient cliniquement pertinents, ils risquent de construire une représentation fragmentée et essentiellement déficitaire du patient. L’individu devient alors « le patient alcoolique », défini principalement par ses dysfonctionnements et ses échecs, plutôt que par la complexité de son histoire de vie.
Le glissement narratif : du « quoi » au « comment » et au « pourquoi », voire au « pour quoi »
Le questionnement narratif opère un glissement épistémologique et clinique fondamental. Plutôt que de se concentrer exclusivement sur les manifestations actuelles de la dépendance, il s’intéresse prioritairement à la genèse de cette relation à l’alcool : « Comment cela s’est-il mis en place ? » Cette question privilégie le « chemin » parcouru et le « sens » construit, plutôt que la faute morale ou le seul impératif de contrôle. Elle invite à une exploration temporelle et causale qui replace la consommation dans une trajectoire biographique cohérente, même si douloureuse.
Questions fondatrices du questionnement narratif :
- « Quand avez-vous rencontré l’alcool pour la première fois ? »
- « Dans quel contexte de votre vie cette première rencontre a-t-elle eu lieu ? »
- « Que vous apportait-il à ce moment-là précis de votre existence ? »
- « Comment cette relation a-t-elle évolué au fil du temps ? »
Ces interrogations ne cherchent pas une excuse ou une justification à la consommation. Elles visent plutôt à restaurer la cohérence narrative du parcours du sujet, à retrouver la logique interne qui a présidé à l’installation progressive de la dépendance. Cette démarche s’inscrit dans une temporalité vivante et dynamique, permettant de replacer la consommation actuelle dans le continuum d’une histoire de vie, plutôt que de l’isoler comme un symptôme pathologique émergent ex nihilo. Un apport majeur consiste à reconnaître que l’alcool a souvent eu une fonction adaptative. Il a pu apaiser l’anxiété, anesthésier une douleur psychique, faciliter le lien social, combler un vide ou réguler des émotions débordantes. Autrement dit : l’alcool a été une solution avant de devenir un problème.
Dans une perspective clinique non jugeante, le thérapeute narratif cherche à comprendre ce que l’alcool permet d’éviter, de calmer, d’anesthésier ou de combler. Face à la douleur psychique, à la solitude existentielle, au traumatisme non élaboré, aux tensions relationnelles insupportables ou aux échecs répétés, l’alcool a pu constituer, à défaut d’autres ressources disponibles, une stratégie de survie psychologique.
Exemples de fonctions adaptatives de l’alcool
- Fonction anxiolytique : apaiser temporairement une anxiété chronique ou des crises de panique.
- Fonction analgésique psychique : atténuer une souffrance dépressive ou des souvenirs traumatiques.
- Fonction de désinhibition sociale : compenser une timidité invalidante ou une phobie sociale.
- Fonction de remplissage existentiel : combler un vide identitaire ou un manque de sens.
- Fonction de régulation émotionnelle : gérer des émotions intenses et débordantes en l’absence d’autres stratégies de « coping ».
Reconnaître cette « intelligence de survie » du sujet n’équivaut nullement à encourager la dépendance ou à nier ses effets délétères. Il s’agit plutôt d’honorer la tentative d’adaptation du sujet face à des circonstances de vie difficiles, et de reconnaître la rationalité subjective qui a présidé à l’installation de ce comportement. C’est souvent à partir de cette reconnaissance empathique et respectueuse que d’autres solutions, plus fonctionnelles et moins coûteuses, peuvent progressivement émerger dans le discours thérapeutique.
Externaliser l’alcool pour réhabiliter le sujet
L’un des apports centraux de la thérapie narrative est l’externalisation. Il ne s’agit plus de dire : « vous êtes alcoolique », mais : « quelle place l’alcool a-t-il prise dans votre histoire ? ». La conversation se concentre ensuite sur une clarification approfondie de la technique d’externalisation en thérapie, appliquée ici au thème de l’alcool. Deux niveaux complémentaires sont distingués.
Premier niveau : l’externalisation aborde l’alcool comme une entité distincte du sujet. Plutôt que de focaliser sur « vous buvez », le dialogue explore « l’alcool » comme élément entré dans la vie de la personne : comment il s’est installé, ce qu’il a pu offrir d’attrayant, ce qu’il a apporté. Ce déplacement narratif rompt avec une logique centrée exclusivement sur le sujet et ouvre un « contexte plus large », nécessaire pour réintroduire des relations et esquisser une autre histoire possible. Ce cadre permet d’anticiper les difficultés et blocages qui surviendront quand la personne tentera de se mettre en mouvement vers une autre histoire de soi. L’objectif est déjà d’esquisser cette « autre histoire ». Le changement d’histoire est rendu possible parce que la relation se remet en place ; auparavant, il n’y avait pas de relation, puis elle se réinstalle et c’est précisément pour rendre la relation possible que l’on externalise.
Deuxième niveau : il s’agit d’externaliser ce qui, à un moment donné, fait blocage dans la relation thérapeutique elle-même. L’alcool devient un personnage doté d’intentions, un « agent double » : séduisant, souriant, porteur d’avantages au premier abord, mais visant à prendre le pouvoir sur le sujet. Cette personnification intentionnelle est centrale : l’agent double « veut vous rendre dépendant », « vous couper de vos relations humaines », empêcher « que les autres ne voient pas vos qualités ». La relation asymétrique qui en découle relève d’une forme de maltraitance au sens de la dépendance : l’autre, en tant que sujet, n’existe pas dans la relation et doit être soumis. Attribuer des adjectifs à l’alcool (exemple : « sournois », « vicieux, », etc.) est essentiel pour en faire un personnage cohérent : double, à la fois attirant et aliénant, dont les intentions sont positives et négatives. Dès lors, l’abstinence ne se réduit pas à « un jour où je n’ai pas bu » ; c’est une prise de position active « contre le pouvoir de l’agent double dans la vie du sujet ». Il ne suffit pas de ne pas consommer : il faut qu’il y ait un effet relationnel au fait de ne pas avoir bu, marquant le recul de l’influence du personnage double et le rétablissement de la capacité à être en relation.
La dynamique globale de l’externalisation progresse ainsi : on entre d’abord dans un espace où l’alcool est traité comme un « autre » et où le contexte s’élargit ; puis on donne forme à ce qui est le moteur de l’histoire, un personnage double, pour rendre intelligible la lutte de pouvoir et éclairer la signification relationnelle des actes (comme l’abstinence) dans la réécriture de l’histoire personnelle.
Questions d’externalisation :
- « Si l’alcool pouvait parler, que dirait-il de vous ? Quel discours tient-il sur votre vie ? »
- « Dans quelles situations précises prend-il le dessus ? Quels sont ses terrains de prédilection ? »
- « Que vous fait-il croire sur vous-même ? Quelles convictions instille-t-il en vous ? »
- « Comment influence-t-il vos relations avec votre entourage ? Quel rôle jouet- il dans vos liens affectifs ? »
- « Quels projets ou aspirations a-t-il fait taire ou renoncer ? »
Ces questions permettent au patient d’adopter une position d’observation relativement à sa propre expérience. Au lieu d’être totalement submergé par la dépendance, il peut commencer à l’examiner, à en comprendre les mécanismes, à en identifier les tactiques. Cette position méta-cognitive est thérapeutiquement précieuse car elle réintroduit un espace de choix et de délibération là où régnait auparavant le sentiment d'une fatalité identitaire.
Diminuer la fusion identitaire et dessiner des zones de liberté
L’objectif fondamental de l’externalisation est de diminuer la « fusion identitaire » avec la dépendance. Trop souvent, le diagnostic d’alcoolisme ou de trouble de l’usage de l’alcool devient l’identité totale du patient : « Je suis alcoolique ». Cette identification complète est cliniquement problématique car elle ne laisse aucun espace pour une identité alternative, aucune zone où le sujet pourrait se reconnaître autrement que par son symptôme. Le travail narratif vise à dessiner des « zones de liberté », des espaces psychiques et biographiques où le sujet n’est pas réductible à sa seule consommation. Il s’agit d’identifier et de valoriser les aspects de l’identité qui échappent à l’emprise de l’alcool : les rôles sociaux préservés (parent, ami, professionnel), les compétences maintenues, les valeurs qui demeurent importantes, les relations qui résistent.
L’externalisation constitue ainsi un « acte de dignité » : elle reconnaît que la personne n’est pas le problème en soi, mais plutôt l’hôte involontaire d’un problème qui s’est installé dans son existence. Cette distinction ouvre la voie à la « désaturation du récit », c’est-à-dire à l’enrichissement d’une histoire de vie qui était devenue exclusivement saturée par le thème de la dépendance.
De l’histoire figée à l’histoire ouverte
Le piège du récit unique et fataliste : la dépendance alcoolique enferme souvent le sujet dans ce que la romancière Chimamanda Ngozi Adichie appelle un « récit unique », une narration monolithique et fataliste de soi qui ne laisse place à aucune alternative, aucune bifurcation possible. Les patients expriment fréquemment ce sentiment d’enfermement narratif à travers des formulations comme : « je suis comme ça », « c’est plus fort que moi », « je n’y arriverai jamais », « c’est dans ma nature »...
Ce récit unique se caractérise par plusieurs traits dominants :
- La linéarité causale : l’histoire est racontée comme une séquence inéluctable d’événements conduisant nécessairement à la dépendance.
- L’essentialisation : la dépendance est présentée comme une essence identitaire stable et immuable.
- La négation de l’agentivité : le sujet se perçoit comme totalement dépourvu de capacité d’action ou de choix.
- L’absence d’exceptions : aucun moment de résistance ou de réussite n’est reconnu ou valorisé.
Le travail narratif s’emploie précisément à « désaturer » ce récit en y introduisant des nuances, des exceptions, des bifurcations et des possibles alternatifs.
L’exploration systématique des exceptions
Une des techniques centrales du questionnement narratif consiste à explorer systématiquement les « exceptions », ces moments, parfois brefs mais néanmoins significatifs, où l’alcool était moins présent, moins nécessaire, moins déterminant. Ces exceptions constituent des brèches dans le récit dominant, des indices que l’histoire pourrait être racontée autrement.
Questions d'exploration des exceptions :
- « Pouvez-vous vous souvenir d’une période, même courte, où vous avez bu moins ou différemment ? »
- « Qu’est-ce qui faisait la différence à ce moment-là ? Quelles circonstances étaient réunies ? »
- « Qui étiez-vous dans ces moments-là ? Comment vous perceviez-vous ? »
- « Qu’est-ce qui vous aidait, même modestement ? Quelles ressources internes ou externes mobilisiez-vous ? »
- « Qu’est-ce que cela révèle sur vos capacités ou vos valeurs profondes ? » En identifiant et en explorant ces périodes exceptionnelles, le thérapeute fait émerger des « ressources déjà existantes » qui étaient présentes mais invisibilisées par le récit dominant de la dépendance. Cette exploration permet de réhabiliter l’identité du sujet au-delà de sa seule consommation, en révélant des compétences, des valeurs, des liens sociaux ou des projets qui persistent malgré ou à côté de l’alcool.
Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur les Questionnements Thérapeutiques.....
Pr GÉRARD OSTERMANN Professeur de thérapeutique, médecine interne, psychothérapeute. Administrateur de la Société française d’alcoologie, responsable du diplôme d’université de Pathologie de l’oralité, Bordeaux 2.
Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20. 06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
Le questionnement en thérapie du lien et des mondes relationnels. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
DE L’ART DE QUESTIONNER À LA TRANSFORMATION DES MONDES TRAUMATIQUES.
Dr Eric BARDOT
«Une éthique de la rencontre ». C’est ainsi qu’est défini le questionnement en TLMR par l’auteur. Et d’illustrer son propos à travers le cas d’une patiente saisie d’une peur irrépressible en voiture. Commence alors cette rencontre tissée à deux, patient et thérapeute, au fil du questionnement, cette « danse subtile entre deux êtres» où vécu, confiance, métaphore, présence partagée, ouverture au possible, composent la partition.
INTRODUCTION
Le questionnement comme geste fondateur.
Dans le champ des psychothérapies, le questionnement est rarement pensé dans sa spécificité épistémologique et dans sa portée transformatrice. La plupart des approches le considèrent comme un moyen de recueillir des informations. Cette conception instrumentale méconnaît sa nature profondément relationnelle et sa capacité à créer les conditions mêmes de la transformation thérapeutique. Nous proposons une tout autre vision. Questionner n’est jamais un acte neutre visant à extraire de l’information. C’est toujours déjà une intervention qui modifie l’espace de la rencontre, qui ouvre ou ferme des possibles. Ce que le thérapeute choisit de questionner à un instant précis n’est pas un détail technique – c’est déjà une intervention qui oriente le processus tout entier.
1. QUESTIONNER COMME INTERVENTION DE CONTEXTE
1.1. Au-delà de la collecte d’information
L’approche classique repose sur une épistémologie représentationnaliste : le thérapeute questionne pour reconstituer fidèlement la réalité psychique du patient. Nous nous inscrivons dans une tout autre perspective. Questionner, c’est toujours déjà intervenir. Chaque question modifie le système qu’elle prétend observer. Le thérapeute n’est pas un observateur extérieur mais un participant engagé dans un processus de co-construction. Y., soignante, consulte pour une peur en voiture. Elle dit : « Mon amie m’a dit que vous pourriez m’aider. » Le thérapeute questionne : « Qu’est-ce qui vous a amenée à faire confiance dans ce qu’elle vous a dit ? » Cette question n’est pas une demande d’information sur l’amie. Elle crée un espace triangulaire – Y., le thérapeute, l’amie – et rend présente dans la séance la relation de confiance avec cette amie, qui devient une ressource pour le bon déroulement de la séance. Le questionnement a déjà transformé la configuration relationnelle.
1.2. Tenir les berges du processus
Toute intervention est conceptualisée comme une intervention de contexte : elle n’agit pas sur le contenu mais sur les conditions d’émergence du contenu. La métaphore est celle de la rivière : le processus thérapeutique est un cours d’eau qui trouve son chemin propre. Le thérapeute tient les berges – maintenir le cadre qui permet au processus de se déployer – et lève les obstacles à ce que le flux se déploie. Le questionnement vise à permettre au patient de réorganiser son vécu perceptif, non à révéler une vérité cachée. Le thérapeute n’est pas celui qui sait mais celui qui maintient les conditions du processus. Cette posture de non-savoir dans le savoir caractérise la pratique du questionnement en TLMR.
1.3. Du dévoilement à la révélation
Nous distinguons dévoilement et révélation. Le dévoilement – mise à nu du matériel traumatique sans enveloppement relationnel – peut être retraumatisant. La révélation est un dévoilement dans l’enveloppement : elle advient dans un contexte relationnel sécure qui la transforme en recadrage. Cette distinction est enseignée en formation, mais en séance elle est agie plutôt que dite. Le thérapeute incarne la différence par sa qualité de présence et sa manière de questionner.
2. SYNCHRONISATION ET ACCORDAGE : LE SOCLE DU QUESTIONNEMENT
2.1. La synchronisation comme condition préalable
La synchronisation – ajustement mutuel des rythmes biologiques, corporels et relationnels – crée un espace-temps partagé, condition sine qua non d’un questionnement qui porte. Les études d’« hyperscanning » confirment cette intuition clinique : la synchronisation intercérébrale entre thérapeute et patient est corrélée à l’efficacité thérapeutique. En pratique, le thérapeute ne commence pas à questionner de manière significative avant qu’une certaine qualité de présence partagée ne soit établie. Un questionnement prématuré risquerait d’activer les défenses et de reproduire des réponses du monde traumatique.
2.2. La reformulation comme outil d’accordage
Pour nous, la reformulation n’est pas une répétition en miroir. Elle opère à trois niveaux simultanés : elle valide le vécu du patient, elle construit le « nous » thérapeutique, et elle prépare le questionnement à venir.
Y. dit : « J’ai peur en voiture quand quelqu’un d’autre conduit et que je dois faire un long trajet. » Le thérapeute reformule : « Si je comprends bien, vous êtes en voiture, il y a quelqu’un d’autre que vous qui conduit, et en même temps vous savez que vous devez faire un long trajet. C’est bien ça ? » Cette reformulation ne répète pas – elle spatialise la scène, la rend observable. Le thérapeute commence à visualiser dans l’espace entre eux la voiture qui roule, Y. devant, à côté du conducteur. La reformulation a préparé le questionnement suivant.
2.3. La transe d’observation partagée
Ce questionnement s’inscrit dans ce que nous appelons la transe d’observation partagée – état de conscience modifié léger, partagé, caractérisé par une focalisation attentionnelle commune. Pendant qu’une partie de moi observe le maintenant, une autre partie agit la mise en forme de la problématique. Les questions justes semblent alors se poser d’elles-mêmes, au bon moment, dans la bonne forme. Le mouvement du questionnement va du passé ou du futur vers l’ici et maintenant. En prenant appui sur les réponses, le thérapeute va à la fois observer et à la fois visualiser, ressentir, se mettre à la place du patient dans le contexte dans lequel se déroule la problématique.
3. Le tableau de bord : quatre paramètres fondamentaux
Le questionnement se guide selon quatre paramètres constamment évalués au fil de la séance.
- Le premier – attachement et confiance dans la relation – évalue la sécurité relationnelle. Sans elle, le questionnement réactive les patterns d’insécurité du monde traumatique. Avec Y., la confiance est construite indirectement via l’amie qui a consulté avant elle.
- Le deuxième – engagement et confiance dans le processus – concerne la croyance du patient que ce qu’il fait avec le thérapeute peut l’aider. A chaque étape, le thérapeute vérifie : « Là où nous en sommes maintenant, est-ce acceptable pour vous que nous allions un peu plus loin ? »
- Le troisième – l’objectif au plus près du processus – évalue si l’objectif est au bon niveau de proximité : ni trop lointain ni submergé par l’affect. La métaphore de l’horizon est utile : l’objectif n’est pas une cible fixe mais une direction de mouvement.
- Le quatrième – la capacité à vivre une expérience nouvelle en pleine présence – évalue l’ouverture au possible. Sans elle, le patient reste enfermé dans la répétition traumatique.
4. LE QUESTIONNEMENT EXTERNALISANT : DE LA PLAINTE FIGÉE À LA FORME MÉTAPHORIQUE PARTAGÉE
Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur les Questionnements Thérapeutiques....
Dr Eric BARDOT Psychiatre, pédopsychiatre, psychothérapeute, installé en libéral. Il est le concepteur de la Thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR) et du Dessin orienté solution. Directeur et formateur à l’Institut de formation Mimethys. Formateur au DU d’hypnose à la Faculté de médecine de Nantes.
Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20. 06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
Dr Eric BARDOT
«Une éthique de la rencontre ». C’est ainsi qu’est défini le questionnement en TLMR par l’auteur. Et d’illustrer son propos à travers le cas d’une patiente saisie d’une peur irrépressible en voiture. Commence alors cette rencontre tissée à deux, patient et thérapeute, au fil du questionnement, cette « danse subtile entre deux êtres» où vécu, confiance, métaphore, présence partagée, ouverture au possible, composent la partition.
INTRODUCTION
Le questionnement comme geste fondateur.
Dans le champ des psychothérapies, le questionnement est rarement pensé dans sa spécificité épistémologique et dans sa portée transformatrice. La plupart des approches le considèrent comme un moyen de recueillir des informations. Cette conception instrumentale méconnaît sa nature profondément relationnelle et sa capacité à créer les conditions mêmes de la transformation thérapeutique. Nous proposons une tout autre vision. Questionner n’est jamais un acte neutre visant à extraire de l’information. C’est toujours déjà une intervention qui modifie l’espace de la rencontre, qui ouvre ou ferme des possibles. Ce que le thérapeute choisit de questionner à un instant précis n’est pas un détail technique – c’est déjà une intervention qui oriente le processus tout entier.
1. QUESTIONNER COMME INTERVENTION DE CONTEXTE
1.1. Au-delà de la collecte d’information
L’approche classique repose sur une épistémologie représentationnaliste : le thérapeute questionne pour reconstituer fidèlement la réalité psychique du patient. Nous nous inscrivons dans une tout autre perspective. Questionner, c’est toujours déjà intervenir. Chaque question modifie le système qu’elle prétend observer. Le thérapeute n’est pas un observateur extérieur mais un participant engagé dans un processus de co-construction. Y., soignante, consulte pour une peur en voiture. Elle dit : « Mon amie m’a dit que vous pourriez m’aider. » Le thérapeute questionne : « Qu’est-ce qui vous a amenée à faire confiance dans ce qu’elle vous a dit ? » Cette question n’est pas une demande d’information sur l’amie. Elle crée un espace triangulaire – Y., le thérapeute, l’amie – et rend présente dans la séance la relation de confiance avec cette amie, qui devient une ressource pour le bon déroulement de la séance. Le questionnement a déjà transformé la configuration relationnelle.
1.2. Tenir les berges du processus
Toute intervention est conceptualisée comme une intervention de contexte : elle n’agit pas sur le contenu mais sur les conditions d’émergence du contenu. La métaphore est celle de la rivière : le processus thérapeutique est un cours d’eau qui trouve son chemin propre. Le thérapeute tient les berges – maintenir le cadre qui permet au processus de se déployer – et lève les obstacles à ce que le flux se déploie. Le questionnement vise à permettre au patient de réorganiser son vécu perceptif, non à révéler une vérité cachée. Le thérapeute n’est pas celui qui sait mais celui qui maintient les conditions du processus. Cette posture de non-savoir dans le savoir caractérise la pratique du questionnement en TLMR.
1.3. Du dévoilement à la révélation
Nous distinguons dévoilement et révélation. Le dévoilement – mise à nu du matériel traumatique sans enveloppement relationnel – peut être retraumatisant. La révélation est un dévoilement dans l’enveloppement : elle advient dans un contexte relationnel sécure qui la transforme en recadrage. Cette distinction est enseignée en formation, mais en séance elle est agie plutôt que dite. Le thérapeute incarne la différence par sa qualité de présence et sa manière de questionner.
2. SYNCHRONISATION ET ACCORDAGE : LE SOCLE DU QUESTIONNEMENT
2.1. La synchronisation comme condition préalable
La synchronisation – ajustement mutuel des rythmes biologiques, corporels et relationnels – crée un espace-temps partagé, condition sine qua non d’un questionnement qui porte. Les études d’« hyperscanning » confirment cette intuition clinique : la synchronisation intercérébrale entre thérapeute et patient est corrélée à l’efficacité thérapeutique. En pratique, le thérapeute ne commence pas à questionner de manière significative avant qu’une certaine qualité de présence partagée ne soit établie. Un questionnement prématuré risquerait d’activer les défenses et de reproduire des réponses du monde traumatique.
2.2. La reformulation comme outil d’accordage
Pour nous, la reformulation n’est pas une répétition en miroir. Elle opère à trois niveaux simultanés : elle valide le vécu du patient, elle construit le « nous » thérapeutique, et elle prépare le questionnement à venir.
Y. dit : « J’ai peur en voiture quand quelqu’un d’autre conduit et que je dois faire un long trajet. » Le thérapeute reformule : « Si je comprends bien, vous êtes en voiture, il y a quelqu’un d’autre que vous qui conduit, et en même temps vous savez que vous devez faire un long trajet. C’est bien ça ? » Cette reformulation ne répète pas – elle spatialise la scène, la rend observable. Le thérapeute commence à visualiser dans l’espace entre eux la voiture qui roule, Y. devant, à côté du conducteur. La reformulation a préparé le questionnement suivant.
2.3. La transe d’observation partagée
Ce questionnement s’inscrit dans ce que nous appelons la transe d’observation partagée – état de conscience modifié léger, partagé, caractérisé par une focalisation attentionnelle commune. Pendant qu’une partie de moi observe le maintenant, une autre partie agit la mise en forme de la problématique. Les questions justes semblent alors se poser d’elles-mêmes, au bon moment, dans la bonne forme. Le mouvement du questionnement va du passé ou du futur vers l’ici et maintenant. En prenant appui sur les réponses, le thérapeute va à la fois observer et à la fois visualiser, ressentir, se mettre à la place du patient dans le contexte dans lequel se déroule la problématique.
3. Le tableau de bord : quatre paramètres fondamentaux
Le questionnement se guide selon quatre paramètres constamment évalués au fil de la séance.
- Le premier – attachement et confiance dans la relation – évalue la sécurité relationnelle. Sans elle, le questionnement réactive les patterns d’insécurité du monde traumatique. Avec Y., la confiance est construite indirectement via l’amie qui a consulté avant elle.
- Le deuxième – engagement et confiance dans le processus – concerne la croyance du patient que ce qu’il fait avec le thérapeute peut l’aider. A chaque étape, le thérapeute vérifie : « Là où nous en sommes maintenant, est-ce acceptable pour vous que nous allions un peu plus loin ? »
- Le troisième – l’objectif au plus près du processus – évalue si l’objectif est au bon niveau de proximité : ni trop lointain ni submergé par l’affect. La métaphore de l’horizon est utile : l’objectif n’est pas une cible fixe mais une direction de mouvement.
- Le quatrième – la capacité à vivre une expérience nouvelle en pleine présence – évalue l’ouverture au possible. Sans elle, le patient reste enfermé dans la répétition traumatique.
4. LE QUESTIONNEMENT EXTERNALISANT : DE LA PLAINTE FIGÉE À LA FORME MÉTAPHORIQUE PARTAGÉE
Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur les Questionnements Thérapeutiques....
Dr Eric BARDOT Psychiatre, pédopsychiatre, psychothérapeute, installé en libéral. Il est le concepteur de la Thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR) et du Dessin orienté solution. Directeur et formateur à l’Institut de formation Mimethys. Formateur au DU d’hypnose à la Faculté de médecine de Nantes.
Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20. 06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
Questionner un lombalgique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
Dr Dominique MEGGLÉ.
Pour la même plainte de douleur lombalgique, passée au questionnement thérapeutique, nous est restitué le script brut, suivi du même script détaillé et commenté. Une « double visée » qui nous éclaire sur le fait qu’une souffrance (la lombalgie) peut en cacher une autre (la dépression), mais aussi sur les techniques qui permettent de dénouer le problème, entre ratification, induction de la transe hypnotique, dissociation, suggestion de confort...
C’est alors que tout s’éclaire.
Voici l’exemple d’un questionnement qui a une double visée simultanée, diagnostique et thérapeutique, chez un lombalgique chronique. Le plus souvent, bien que tous les examens paracliniques soient normaux, le lombalgique n’aime pas qu’on cherche à le convaincre qu’il est, en réalité, déprimé. Pourtant, pour conduire les soins, le thérapeute doit impérativement repérer les signes de dépression. Alors, il doit le questionner sans éveiller sa méfiance. Il ne doit pas dire : « Est-ce que, par ailleurs, en dehors de cette question du dos, vous ne seriez pas déprimé et peut-être que cela pourrait expliquer votre douleur ? » Il risquerait alors la réplique furieuse trop bien connue : « Mais non, docteur, ce n’est pas dans ma tête mais dans mon dos ! » Le sujet ne se sentira pas compris et le docteur lui paraîtra un type bizarre qui pose des questions ineptes. Et les soins deviendront aussitôt plus difficiles. Il doit au contraire rechercher les signes de dépression comme autant de conséquences de la douleur lombaire : « Votre douleur est-elle si importante que... vous dormez mal, n’avez plus de goût à rien, vous pensez à mourir, etc. ? » Ce faisant, cet interrogatoire diagnostic devient immédiatement thérapeutique car renforçant, question après question, la ratification de la souffrance. Et tout devient plus facile, le malade se sentant de mieux en mieux compris.
Voici le script de la thérapie du Patient C. que j’ai exposé dans mon livre Les chaussettes trouées (1) et souvent enseigné dans mes séminaires. Comme dans mon livre, je le donne d’abord in extenso, d’une traite, pour qu’on se rende compte de la dynamique globale de l’entretien in vivo, puis dans un deuxième temps, je détaille la nature des techniques employées par le thérapeute au fur et à mesure de la conversation.
I. Le script d’une traite
- Thérapeute : « Alors, qu’est-ce qui vous amène ?
- Patient C. : Mon dos, des lombalgies chroniques comme ils disent. Vous avez pas reçu le dossier ? On m’a dit de faire de l’hypnose, mais vous savez, j’y crois pas trop. Je suis cartésien. En attendant, ça fait mal et je suis prêt à tout, même si je crois pas trop à votre truc.
- Th. : Le dos, ça fait très mal, c’est une horreur, on est bloqué, on ne sait plus comment se mettre, et toujours la douleur, la douleur ; lancinant, lancinant, désespérant.
- Patient C. : Oh, oui !
- Th. : Il y a longtemps que vous avez ces lombalgies ?
- Patient C. : Ça fait trois ans, et les médecins n’ont rien pu faire.
- Th. : Des douleurs fortes comme ça doivent vous empêcher de dormir, non ?
- Patient C. : Bien sûr. Je me réveille toutes les nuits à 3 heures et je ne peux plus me rendormir.
- Th. : Elles doivent vous empêcher de vous concentrer aussi, non ?
- Patient C. : Évidemment, je n’arrive même pas à me concentrer sur mon boulot. C’est pour ça que je suis en arrêt de travail.
- Th. : Pour la vie de famille, ça ne doit pas être simple ?
- Patient C. : Bien sûr, je suis dans le canapé toute la journée et ils ne comprennent rien. Ma femme m’engueule – notez que ça fait depuis longtemps – et j’en ai marre. Et mon fils, le grand balèze qui ne fout rien et se drogue, facile, ça aussi ? Et ma fille qui s’est mise avec un vrai con, un glandeur de première ! Si seulement, je pouvais bouger, je leur foutrais une de ces roustes ! Et ma femme m’engueule encore parce que je ne fais rien. Comment je pourrais, avec ce dos ! Elle ne comprend rien, et elle comprend pas. D’ailleurs, depuis que j’ai ça, on n’a plus de relations sexuelles. Elle me fait plus envie. J’en ai marre, je suis dégoûté, marre de tous. J’ai plus envie de rien. Je voudrais juste dormir sans avoir mal. Notez que, des fois, je me dis que si j’avais été plus ferme avec les enfants quand ils étaient plus jeunes, on n’en serait pas là. Et ma femme qui gueule, elle n’était pas comme ça avant. Qu’est-ce que j’ai fait ? Je suis nul. Je n’arrive à rien. Si seulement ce mal au dos me lâchait !
- Th. : Vos douleurs sont terribles, c’est évident, tellement énormes, et personne ne vous comprend, ni votre femme qui vous engueule, ni votre fils qui se drogue, ni votre fille qui s’est mise avec un con, et vous en avez marre, et vous en avez perdu le sommeil et vous n’arrivez plus à travailler. Alors, il faut vous soulager de ces douleurs de toute urgence pour que vous vous sentez mieux, plus confortable enfin, de plus en plus confortable. Et ne vous étonnez pas si, pendant que je vous parle un peu plus lentement, votre respiration change de rythme et que vos paupières se sentent un peu plus lourdes et qu’elles ont envie de se fermer. Voilà, fermées. Reposez-vous. Votre cerveau est immense, a plein de capacités. Il est en train de relâcher les muscles du bas de votre dos qui se sent de plus en plus confortable pendant que de nouvelles idées, sympathiques, lui viennent parce que vous le laissez travailler. Et ces nouvelles idées qu’il a trouvées vont vous venir demain matin, quand vous vous raserez ou à un autre moment de la journée. Ce sont les bonnes idées pour que le bas de votre dos est de plus en plus confortable. Vous savez, le bas de votre dos confortable, et tellement d’autres choses que votre cerveau connaît. Tellement bon de bien dormir, parce que le cerveau a fait son travail et pris les bonnes décisions. Vous n’avez pas besoin de vous en occuper parce qu’il fait son travail très efficacement. Alors, vous pouvez oublier tout ce que vous trouvez bon d’oublier et profiter de cette grande détente. »
II. Le script détaillé
On reprend :
- Thérapeute : « Alors, qu’est-ce qui vous amène ?
- Patient C. : Mon dos, des lombalgies chroniques comme ils disent. Vous avez pas reçu le dossier ? On m’a dit de faire de l’hypnose, mais vous savez, j’y crois pas trop. Je suis cartésien. En attendant, ça fait mal et je suis prêt à tout, même si je crois pas trop à votre truc.
- Th. : Le dos, ça fait très mal, c’est une horreur, on est bloqué, on ne sait plus comment se mettre, et toujours la douleur, la douleur ; lancinant, lancinant, désespérant.
- Patient C. : Oh, oui ! Le thérapeute ratifie immédiatement la souffrance de C. et en obtient un premier « oui ».
- Th. : Il y a longtemps que vous avez ces lombalgies ?
- Patient C. : Ça fait trois ans, et les médecins n’ont rien pu faire.
- Th. : Des douleurs fortes comme ça doivent vous empêcher de dormir, non ?
- Patient C. : Bien sûr. Je me réveille toutes les nuits à 3 heures et je ne peux plus me rendormir.
- Th. : Elles doivent vous empêcher de vous concentrer aussi, non ?
- Patient C. : Évidemment, je n’arrive même pas à me concentrer sur mon boulot. C’est pour ça que je suis en arrêt de travail.
Le thérapeute renforce la ratification, tout en partant à la recherche des symptômes dépressifs qu’il présente comme des conséquences de la douleur. Le patient se sent encore mieux compris et, sans en faire état, le praticien a son diagnostic.
- Th. : Pour la vie de famille, ça ne doit pas être simple ?
- Patient C. : Bien sûr, je suis dans le canapé toute la journée et ils ne comprennent rien. Ma femme m’engueule – notez que ça fait depuis longtemps – et j’en ai marre. Et mon fils, le grand balèze qui ne fout rien et se drogue, facile, ça aussi ? Et ma fille qui s’est mise avec un vrai con, un glandeur de première ! Si seulement, je pouvais bouger, je leur foutrais une de ces roustes ! Et ma femme m’engueule encore parce que je ne fais rien. Comment je pourrais, avec ce dos ! Elle ne comprend rien, et elle comprend pas. D’ailleurs, depuis que j’ai ça, on n’a plus de relations sexuelles. Elle me fait plus envie...
Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur les Questionnements Thérapeutiques....
Dr Dominique Megglé Ancien psychiatre des Hôpitaux des Armées, puis en pratique libérale de 1997 à 2018. Cofondateur de la CFHTB, président d’honneur des Instituts Erickson de Normandie et Méditerranée de Toulon-Marseille. Conférencier et formateur, il est l’auteur de plusieurs livres de référence dans le domaine de l’hypnose et des thérapies brèves. Derniers ouvrages parus : Le traumatisme mental, signes, diagnostic, traitement (Satas, Bruxelles, 2021) et Les chaussettes trouées (Satas, Bruxelles, 2023).
Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20. 06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
C’est alors que tout s’éclaire.
Voici l’exemple d’un questionnement qui a une double visée simultanée, diagnostique et thérapeutique, chez un lombalgique chronique. Le plus souvent, bien que tous les examens paracliniques soient normaux, le lombalgique n’aime pas qu’on cherche à le convaincre qu’il est, en réalité, déprimé. Pourtant, pour conduire les soins, le thérapeute doit impérativement repérer les signes de dépression. Alors, il doit le questionner sans éveiller sa méfiance. Il ne doit pas dire : « Est-ce que, par ailleurs, en dehors de cette question du dos, vous ne seriez pas déprimé et peut-être que cela pourrait expliquer votre douleur ? » Il risquerait alors la réplique furieuse trop bien connue : « Mais non, docteur, ce n’est pas dans ma tête mais dans mon dos ! » Le sujet ne se sentira pas compris et le docteur lui paraîtra un type bizarre qui pose des questions ineptes. Et les soins deviendront aussitôt plus difficiles. Il doit au contraire rechercher les signes de dépression comme autant de conséquences de la douleur lombaire : « Votre douleur est-elle si importante que... vous dormez mal, n’avez plus de goût à rien, vous pensez à mourir, etc. ? » Ce faisant, cet interrogatoire diagnostic devient immédiatement thérapeutique car renforçant, question après question, la ratification de la souffrance. Et tout devient plus facile, le malade se sentant de mieux en mieux compris.
Voici le script de la thérapie du Patient C. que j’ai exposé dans mon livre Les chaussettes trouées (1) et souvent enseigné dans mes séminaires. Comme dans mon livre, je le donne d’abord in extenso, d’une traite, pour qu’on se rende compte de la dynamique globale de l’entretien in vivo, puis dans un deuxième temps, je détaille la nature des techniques employées par le thérapeute au fur et à mesure de la conversation.
I. Le script d’une traite
- Thérapeute : « Alors, qu’est-ce qui vous amène ?
- Patient C. : Mon dos, des lombalgies chroniques comme ils disent. Vous avez pas reçu le dossier ? On m’a dit de faire de l’hypnose, mais vous savez, j’y crois pas trop. Je suis cartésien. En attendant, ça fait mal et je suis prêt à tout, même si je crois pas trop à votre truc.
- Th. : Le dos, ça fait très mal, c’est une horreur, on est bloqué, on ne sait plus comment se mettre, et toujours la douleur, la douleur ; lancinant, lancinant, désespérant.
- Patient C. : Oh, oui !
- Th. : Il y a longtemps que vous avez ces lombalgies ?
- Patient C. : Ça fait trois ans, et les médecins n’ont rien pu faire.
- Th. : Des douleurs fortes comme ça doivent vous empêcher de dormir, non ?
- Patient C. : Bien sûr. Je me réveille toutes les nuits à 3 heures et je ne peux plus me rendormir.
- Th. : Elles doivent vous empêcher de vous concentrer aussi, non ?
- Patient C. : Évidemment, je n’arrive même pas à me concentrer sur mon boulot. C’est pour ça que je suis en arrêt de travail.
- Th. : Pour la vie de famille, ça ne doit pas être simple ?
- Patient C. : Bien sûr, je suis dans le canapé toute la journée et ils ne comprennent rien. Ma femme m’engueule – notez que ça fait depuis longtemps – et j’en ai marre. Et mon fils, le grand balèze qui ne fout rien et se drogue, facile, ça aussi ? Et ma fille qui s’est mise avec un vrai con, un glandeur de première ! Si seulement, je pouvais bouger, je leur foutrais une de ces roustes ! Et ma femme m’engueule encore parce que je ne fais rien. Comment je pourrais, avec ce dos ! Elle ne comprend rien, et elle comprend pas. D’ailleurs, depuis que j’ai ça, on n’a plus de relations sexuelles. Elle me fait plus envie. J’en ai marre, je suis dégoûté, marre de tous. J’ai plus envie de rien. Je voudrais juste dormir sans avoir mal. Notez que, des fois, je me dis que si j’avais été plus ferme avec les enfants quand ils étaient plus jeunes, on n’en serait pas là. Et ma femme qui gueule, elle n’était pas comme ça avant. Qu’est-ce que j’ai fait ? Je suis nul. Je n’arrive à rien. Si seulement ce mal au dos me lâchait !
- Th. : Vos douleurs sont terribles, c’est évident, tellement énormes, et personne ne vous comprend, ni votre femme qui vous engueule, ni votre fils qui se drogue, ni votre fille qui s’est mise avec un con, et vous en avez marre, et vous en avez perdu le sommeil et vous n’arrivez plus à travailler. Alors, il faut vous soulager de ces douleurs de toute urgence pour que vous vous sentez mieux, plus confortable enfin, de plus en plus confortable. Et ne vous étonnez pas si, pendant que je vous parle un peu plus lentement, votre respiration change de rythme et que vos paupières se sentent un peu plus lourdes et qu’elles ont envie de se fermer. Voilà, fermées. Reposez-vous. Votre cerveau est immense, a plein de capacités. Il est en train de relâcher les muscles du bas de votre dos qui se sent de plus en plus confortable pendant que de nouvelles idées, sympathiques, lui viennent parce que vous le laissez travailler. Et ces nouvelles idées qu’il a trouvées vont vous venir demain matin, quand vous vous raserez ou à un autre moment de la journée. Ce sont les bonnes idées pour que le bas de votre dos est de plus en plus confortable. Vous savez, le bas de votre dos confortable, et tellement d’autres choses que votre cerveau connaît. Tellement bon de bien dormir, parce que le cerveau a fait son travail et pris les bonnes décisions. Vous n’avez pas besoin de vous en occuper parce qu’il fait son travail très efficacement. Alors, vous pouvez oublier tout ce que vous trouvez bon d’oublier et profiter de cette grande détente. »
II. Le script détaillé
On reprend :
- Thérapeute : « Alors, qu’est-ce qui vous amène ?
- Patient C. : Mon dos, des lombalgies chroniques comme ils disent. Vous avez pas reçu le dossier ? On m’a dit de faire de l’hypnose, mais vous savez, j’y crois pas trop. Je suis cartésien. En attendant, ça fait mal et je suis prêt à tout, même si je crois pas trop à votre truc.
- Th. : Le dos, ça fait très mal, c’est une horreur, on est bloqué, on ne sait plus comment se mettre, et toujours la douleur, la douleur ; lancinant, lancinant, désespérant.
- Patient C. : Oh, oui ! Le thérapeute ratifie immédiatement la souffrance de C. et en obtient un premier « oui ».
- Th. : Il y a longtemps que vous avez ces lombalgies ?
- Patient C. : Ça fait trois ans, et les médecins n’ont rien pu faire.
- Th. : Des douleurs fortes comme ça doivent vous empêcher de dormir, non ?
- Patient C. : Bien sûr. Je me réveille toutes les nuits à 3 heures et je ne peux plus me rendormir.
- Th. : Elles doivent vous empêcher de vous concentrer aussi, non ?
- Patient C. : Évidemment, je n’arrive même pas à me concentrer sur mon boulot. C’est pour ça que je suis en arrêt de travail.
Le thérapeute renforce la ratification, tout en partant à la recherche des symptômes dépressifs qu’il présente comme des conséquences de la douleur. Le patient se sent encore mieux compris et, sans en faire état, le praticien a son diagnostic.
- Th. : Pour la vie de famille, ça ne doit pas être simple ?
- Patient C. : Bien sûr, je suis dans le canapé toute la journée et ils ne comprennent rien. Ma femme m’engueule – notez que ça fait depuis longtemps – et j’en ai marre. Et mon fils, le grand balèze qui ne fout rien et se drogue, facile, ça aussi ? Et ma fille qui s’est mise avec un vrai con, un glandeur de première ! Si seulement, je pouvais bouger, je leur foutrais une de ces roustes ! Et ma femme m’engueule encore parce que je ne fais rien. Comment je pourrais, avec ce dos ! Elle ne comprend rien, et elle comprend pas. D’ailleurs, depuis que j’ai ça, on n’a plus de relations sexuelles. Elle me fait plus envie...
Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur les Questionnements Thérapeutiques....
Dr Dominique Megglé Ancien psychiatre des Hôpitaux des Armées, puis en pratique libérale de 1997 à 2018. Cofondateur de la CFHTB, président d’honneur des Instituts Erickson de Normandie et Méditerranée de Toulon-Marseille. Conférencier et formateur, il est l’auteur de plusieurs livres de référence dans le domaine de l’hypnose et des thérapies brèves. Derniers ouvrages parus : Le traumatisme mental, signes, diagnostic, traitement (Satas, Bruxelles, 2021) et Les chaussettes trouées (Satas, Bruxelles, 2023).
Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20. 06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris



