- Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ?
- Le questionnement narratif en alcoologie. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement en thérapie du lien et des mondes relationnels. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Questionner un lombalgique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- «Il nous faudrait un miracle». Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement dans le modèle de Bruges. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement stratégique de Palo Alto. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Comment pourriez-vous aller plus mal ? Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Sur le chemin du pardon: stratégies pour faire la paix avec le passé. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement stratégique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement thérapeutique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
- Le questionnement, outil de relation et de coopération. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
Le questionnement stratégique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
Dr Jacques-Antoine Malarewicz.
L’auteur se propose ici de questionner le questionnement afin d’en mieux faire ressortir les traits caractéristiques, et notamment la dimension circulaire. Dans sa conduite de l’entretien, le professionnel face au patient doit adapter sa stratégie en fonction de combinaisons complexes, entre paradoxes et confusion, problème et solution, demandes cachées, interactions ou triangulation, « signaux faibles » et « coq-à-l’âne », intuition et improvisation, tout en privilégiant les détours et en s’interdisant les dérobades. Bref, il devra user de toute la dynamique de l’art du questionnement.
« Poser des questions ! » Contrairement aux apparences, cela n’en revient pas simplement à s’enquérir d’une ou de plusieurs informations, au mieux, auprès de la personne ou des personnes qui sont les plus à même de les fournir. Ce n’est pas uniquement faire en sorte de mieux connaître une situation, auquel cas le professionnel/psychothérapeute risque de s’enfermer dans un enjeu assez étroit, comme si son seul rôle pouvait alors s’apparenter à celui d’un policier qui s’évertue à se construire une représentation aussi précise que possible de la réalité à laquelle il se confronte.
Il y a mille et une manières de poser des questions. Qu’en est-il donc de l’éventuelle dimension stratégique du questionnement qui peut être conduit face à un ou plusieurs clients ? Je veux d’emblée préciser que la distinction qui peut être faite avec d’autres formes ou d’autres techniques importe peu car leur usage évolue sans cesse. En effet, sur ce point comme sur bien d’autres, avec l’expérience et l’éloignement de sa formation initiale, chacun rassemble – dans l’improvisation – un bouquet de prises de position qui le caractérise. Au mieux, il puise dans différentes approches des outils qui correspondent à sa personnalité et lui permettent souvent de trahir ses choix initiaux. Je précise d’emblée que la dimension stratégique de cette technique renvoie à une autre notion qui est celle de circularité. De plus, comment ne pas préciser d’emblée que, d’un point de vue historique, cet état d’esprit trouve ses origines dans la pratique de Milton H. Erickson comme les quelques enregistrements disponibles de certains de ses entretiens l’illustrent parfaitement.
En voici des principales caractéristiques.
- La priorité est donnée aux objectifs plutôt qu’aux moyens. Plus exactement, le premier souci du professionnel est de ne pas confondre ces deux dimensions. En effet, dans la plupart des demandes de prises en charge telles qu’elles se présentent, des moyens sont annoncés comme étant des objectifs. Par exemple, « avoir davantage confiance en soi » ou « pouvoir s’affirmer face aux autres » ne sont pas des objectifs en soi mais une des conditions requises afin de mieux répondre à d’autres finalités.
- La complexité des situations est non seulement admise, tolérée ou acceptée mais également favorisée. Cette complexité, en l’occurrence pour un professionnel, peut être définie par le fait qu’il lui est impossible de connaître les limites de son ignorance, autrement dit : il ne sait pas ce qu’il ne sait pas !
- Cette complexité est inhérente à toute forme de communication. Il en résulte que le parti pris du professionnel n’est pas de simplifier la situation, notamment par l’usage abusif de modèles et de théories, mais de la complexifier.
- Du point précédent résulte le fait qu’être stratégique c’est avant tout savoir manier les paradoxes et la confusion. Il s’agit d’être, en quelque sorte, plus inventif que ce que proposent les évidences et de ne pas aller, comme cela est tentant et donc banal, vers une simplification de la situation.
- Les paradoxes sont des étranges objets porteurs d’interactions qui présentent plusieurs facettes à la fois, sans qu’aucune d’entre elles puisse prétendre être plus pertinente ou plus éclairante que les autres. Autrement dit, devant cette pluralité d’approches possibles, s’impose la perplexité et, parfois, l’amusement ou, tout à l’inverse, le découragement.
- Dans le même registre, un des paradoxes fondamentaux, de nature encore une fois systémique, en revient à considérer que tout problème est également une solution ! Dès lors, il est impossible de prendre simplement en compte un problème en tant que problème, sans envisager également de l’aborder en considérant qu’il est également une solution. Ces deux approches coexistent mais à des niveaux logiques différents, là est toute la difficulté car il s’agit bien d’identifier ces différents niveaux. Ainsi un problème à un niveau du système, notamment lorsqu’un individu est dit porteur d’un problème spécifique, est une solution pour l’ensemble du système. Cette manière de voir les choses implique, dans toute la mesure du possible, de se donner les moyens de travailler avec l’ensemble de ce système, c’est-à-dire le couple et/ou la famille.
- Le professionnel met toute son énergie dans le fait de rester maître du cadre de la discussion. Autrement dit, il veille à être en position haute sur les « où, quand, comment » de la discussion, et en position basse sur la teneur et la valeur des informations partagées. D’une façon générale, ce qui fonde cette attitude est qu’il considère que le cadre détermine le contenu.
- De même – autre paradoxe – l’improvisation est la règle. Pour chaque situation doivent, dans toute la mesure du possible, émerger des prises de positions qui ne s’insèrent pas nécessairement dans un schéma, ou une catégorie de schémas préétablis. D’où, là encore, la méfiance vis-à-vis des modèles qui n’ont de valeur que dans leur dimension consensuelle.
- L’alliance est constamment recherchée avec les compétences homéostasiques du ou des patients. C’est moins l’empathie envers les personnes qui importe que le respect de cette homéostasie, ce qui en revient à considérer que les potentialités de non-changement de tout un chacun sont – au moins – aussi importantes que ses besoins de changement.
- L’indirectivité est ici essentielle. C’est en biais, c’est-à-dire par l’oblique, que les situations sont abordées grâce à ces constants détours qui peuvent adopter des cheminements surprenants, incongrus ou inhabituels. Cette indirectivité est d’autant plus pertinente que chaque interlocuteur tente de rester dans son rôle afin de satisfaire ses propres intérêts et de faire valoir son seul point de vue.
- C’est ainsi que certains termes dans le questionnement, qui sont également des tics de langage, doivent être bannis. Ainsi, « on », « nous », « peut-être », « un peu » ou encore l’usage du verbe « penser », sont à exclure car ils induisent les dérobades et une trop grande subjectivité, ce qui risque d’aboutir à un non-engagement des personnes pourtant, selon toutes les apparences, actrices de la situation.
- La mise en évidence des demandes cachées ou des besoins qui vont bien au-delà de ce qui est annoncé est déterminante. Etre stratégique consiste alors à répondre à ces différents niveaux de logique, ce qui n’est possible, encore une fois, que dans la pleine acceptation de la complexité des situations.
- C’est ainsi qu’une des manières de décrire l’état d’esprit dans lequel un professionnel utilise ce genre de technique est de considérer que son objectif n’est pas de s’enrichir lui-même, bien évidemment en termes de quantité ou de qualité d’informations, mais de faire émerger, à l’intention de ceux-là même qui les produisent, des représentations nouvelles de la situation.
- L’importance accordée aux triangulations et aux alliances qui en découlent ne peut être ignorée. Ces notions s’appuient sur le fait qu’au coeur des relations duelles au moins un troisième terme est toujours présent.
- Ces notions de triangulation et d’alliance prennent une importance encore plus immédiate lorsqu’il est question de travailler avec un couple ou une famille. Dès lors se forment une multitude de triangulations et d’alliances tournantes qui dynamisent la discussion.
- La circularité est donc ici une des principales sources de la complexité. Ainsi lorsque deux personnes se rencontrent, elles évoquent toujours un tiers qui peut être un autre individu, une idée, un projet ou une notion aussi subjective, par exemple, qu’une banale séance de psychothérapie ou une prise de rendez-vous. Ce troisième sommet du triangle peut lui-même être l’objet d’une alliance ou d’un rejet. En ce cas, l’art du questionnement consiste également, pour un professionnel, à faire en sorte de construire une alliance contre lui. Il reste alors toujours maître du cadre de son intervention.
- La mise en confusion, qui mobilise elle-même l’effet de surprise, l’inattendu ou encore ce qu’on appelle le « coq-à-l’âne », en revient à éloigner toute rationalité afin de permettre de prendre des chemins de traverse jusqu’à envisager des solutions – jusque-là – impossibles à envisager.
- Dans ce type de technique, chaque terme utilisé est déterminant, tous les mots comptent. Ceux-ci trouvent leur pertinence tout autant par ce qu’ils signifient immédiatement que par ce qu’ils évoquent, même de très loin. Il reste que ce n’est pas ce qui est dit qui importe que ce qui est perçu par autrui. Ainsi, s’entendre et s’écouter, c’est-à-dire diminuer cette distance, est d’abord affaire de précision dans les termes choisis.
Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur les Questionnements Thérapeutiques....
Dr Jacques-Antoine Malarewicz. Psychiatre, thérapeute familial, auteur de plusieurs ouvrages sur Milton H. Erickson, sur l’approche systémique et l’orientation stratégique, mais aussi sur le couple et plus récemment sur Otto Weininger. Il poursuit son activité comme consultant en entreprise et psychothérapeute.
Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20. 06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
« Poser des questions ! » Contrairement aux apparences, cela n’en revient pas simplement à s’enquérir d’une ou de plusieurs informations, au mieux, auprès de la personne ou des personnes qui sont les plus à même de les fournir. Ce n’est pas uniquement faire en sorte de mieux connaître une situation, auquel cas le professionnel/psychothérapeute risque de s’enfermer dans un enjeu assez étroit, comme si son seul rôle pouvait alors s’apparenter à celui d’un policier qui s’évertue à se construire une représentation aussi précise que possible de la réalité à laquelle il se confronte.
Il y a mille et une manières de poser des questions. Qu’en est-il donc de l’éventuelle dimension stratégique du questionnement qui peut être conduit face à un ou plusieurs clients ? Je veux d’emblée préciser que la distinction qui peut être faite avec d’autres formes ou d’autres techniques importe peu car leur usage évolue sans cesse. En effet, sur ce point comme sur bien d’autres, avec l’expérience et l’éloignement de sa formation initiale, chacun rassemble – dans l’improvisation – un bouquet de prises de position qui le caractérise. Au mieux, il puise dans différentes approches des outils qui correspondent à sa personnalité et lui permettent souvent de trahir ses choix initiaux. Je précise d’emblée que la dimension stratégique de cette technique renvoie à une autre notion qui est celle de circularité. De plus, comment ne pas préciser d’emblée que, d’un point de vue historique, cet état d’esprit trouve ses origines dans la pratique de Milton H. Erickson comme les quelques enregistrements disponibles de certains de ses entretiens l’illustrent parfaitement.
En voici des principales caractéristiques.
- La priorité est donnée aux objectifs plutôt qu’aux moyens. Plus exactement, le premier souci du professionnel est de ne pas confondre ces deux dimensions. En effet, dans la plupart des demandes de prises en charge telles qu’elles se présentent, des moyens sont annoncés comme étant des objectifs. Par exemple, « avoir davantage confiance en soi » ou « pouvoir s’affirmer face aux autres » ne sont pas des objectifs en soi mais une des conditions requises afin de mieux répondre à d’autres finalités.
- La complexité des situations est non seulement admise, tolérée ou acceptée mais également favorisée. Cette complexité, en l’occurrence pour un professionnel, peut être définie par le fait qu’il lui est impossible de connaître les limites de son ignorance, autrement dit : il ne sait pas ce qu’il ne sait pas !
- Cette complexité est inhérente à toute forme de communication. Il en résulte que le parti pris du professionnel n’est pas de simplifier la situation, notamment par l’usage abusif de modèles et de théories, mais de la complexifier.
- Du point précédent résulte le fait qu’être stratégique c’est avant tout savoir manier les paradoxes et la confusion. Il s’agit d’être, en quelque sorte, plus inventif que ce que proposent les évidences et de ne pas aller, comme cela est tentant et donc banal, vers une simplification de la situation.
- Les paradoxes sont des étranges objets porteurs d’interactions qui présentent plusieurs facettes à la fois, sans qu’aucune d’entre elles puisse prétendre être plus pertinente ou plus éclairante que les autres. Autrement dit, devant cette pluralité d’approches possibles, s’impose la perplexité et, parfois, l’amusement ou, tout à l’inverse, le découragement.
- Dans le même registre, un des paradoxes fondamentaux, de nature encore une fois systémique, en revient à considérer que tout problème est également une solution ! Dès lors, il est impossible de prendre simplement en compte un problème en tant que problème, sans envisager également de l’aborder en considérant qu’il est également une solution. Ces deux approches coexistent mais à des niveaux logiques différents, là est toute la difficulté car il s’agit bien d’identifier ces différents niveaux. Ainsi un problème à un niveau du système, notamment lorsqu’un individu est dit porteur d’un problème spécifique, est une solution pour l’ensemble du système. Cette manière de voir les choses implique, dans toute la mesure du possible, de se donner les moyens de travailler avec l’ensemble de ce système, c’est-à-dire le couple et/ou la famille.
- Le professionnel met toute son énergie dans le fait de rester maître du cadre de la discussion. Autrement dit, il veille à être en position haute sur les « où, quand, comment » de la discussion, et en position basse sur la teneur et la valeur des informations partagées. D’une façon générale, ce qui fonde cette attitude est qu’il considère que le cadre détermine le contenu.
- De même – autre paradoxe – l’improvisation est la règle. Pour chaque situation doivent, dans toute la mesure du possible, émerger des prises de positions qui ne s’insèrent pas nécessairement dans un schéma, ou une catégorie de schémas préétablis. D’où, là encore, la méfiance vis-à-vis des modèles qui n’ont de valeur que dans leur dimension consensuelle.
- L’alliance est constamment recherchée avec les compétences homéostasiques du ou des patients. C’est moins l’empathie envers les personnes qui importe que le respect de cette homéostasie, ce qui en revient à considérer que les potentialités de non-changement de tout un chacun sont – au moins – aussi importantes que ses besoins de changement.
- L’indirectivité est ici essentielle. C’est en biais, c’est-à-dire par l’oblique, que les situations sont abordées grâce à ces constants détours qui peuvent adopter des cheminements surprenants, incongrus ou inhabituels. Cette indirectivité est d’autant plus pertinente que chaque interlocuteur tente de rester dans son rôle afin de satisfaire ses propres intérêts et de faire valoir son seul point de vue.
- C’est ainsi que certains termes dans le questionnement, qui sont également des tics de langage, doivent être bannis. Ainsi, « on », « nous », « peut-être », « un peu » ou encore l’usage du verbe « penser », sont à exclure car ils induisent les dérobades et une trop grande subjectivité, ce qui risque d’aboutir à un non-engagement des personnes pourtant, selon toutes les apparences, actrices de la situation.
- La mise en évidence des demandes cachées ou des besoins qui vont bien au-delà de ce qui est annoncé est déterminante. Etre stratégique consiste alors à répondre à ces différents niveaux de logique, ce qui n’est possible, encore une fois, que dans la pleine acceptation de la complexité des situations.
- C’est ainsi qu’une des manières de décrire l’état d’esprit dans lequel un professionnel utilise ce genre de technique est de considérer que son objectif n’est pas de s’enrichir lui-même, bien évidemment en termes de quantité ou de qualité d’informations, mais de faire émerger, à l’intention de ceux-là même qui les produisent, des représentations nouvelles de la situation.
- L’importance accordée aux triangulations et aux alliances qui en découlent ne peut être ignorée. Ces notions s’appuient sur le fait qu’au coeur des relations duelles au moins un troisième terme est toujours présent.
- Ces notions de triangulation et d’alliance prennent une importance encore plus immédiate lorsqu’il est question de travailler avec un couple ou une famille. Dès lors se forment une multitude de triangulations et d’alliances tournantes qui dynamisent la discussion.
- La circularité est donc ici une des principales sources de la complexité. Ainsi lorsque deux personnes se rencontrent, elles évoquent toujours un tiers qui peut être un autre individu, une idée, un projet ou une notion aussi subjective, par exemple, qu’une banale séance de psychothérapie ou une prise de rendez-vous. Ce troisième sommet du triangle peut lui-même être l’objet d’une alliance ou d’un rejet. En ce cas, l’art du questionnement consiste également, pour un professionnel, à faire en sorte de construire une alliance contre lui. Il reste alors toujours maître du cadre de son intervention.
- La mise en confusion, qui mobilise elle-même l’effet de surprise, l’inattendu ou encore ce qu’on appelle le « coq-à-l’âne », en revient à éloigner toute rationalité afin de permettre de prendre des chemins de traverse jusqu’à envisager des solutions – jusque-là – impossibles à envisager.
- Dans ce type de technique, chaque terme utilisé est déterminant, tous les mots comptent. Ceux-ci trouvent leur pertinence tout autant par ce qu’ils signifient immédiatement que par ce qu’ils évoquent, même de très loin. Il reste que ce n’est pas ce qui est dit qui importe que ce qui est perçu par autrui. Ainsi, s’entendre et s’écouter, c’est-à-dire diminuer cette distance, est d’abord affaire de précision dans les termes choisis.
Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves sur les Questionnements Thérapeutiques....
Dr Jacques-Antoine Malarewicz. Psychiatre, thérapeute familial, auteur de plusieurs ouvrages sur Milton H. Erickson, sur l’approche systémique et l’orientation stratégique, mais aussi sur le couple et plus récemment sur Otto Weininger. Il poursuit son activité comme consultant en entreprise et psychothérapeute.
Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20. 06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
Le questionnement thérapeutique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires. Par Julien BETBÈZE
Wilfrid Martineau a accepté d’être rédacteur en chef invité pour ce numéro « Hors-Série » sur le questionnement thérapeutique. Si je lui ai demandé de coordonner ce numéro, c’est en raison de sa capacité de percevoir l’unité des thérapies brèves et de l’hypnose ericksonienne. De plus, sa grande expérience de thérapeute et d’enseignant lui permet d’intégrer cette unité tout au long du processus thérapeutique. Il ne s’agit pas de connaître tous les types de questions, mais de saisir l’intention de chaque question dans un contexte singulier, afin de favoriser le processus de créativité chez le patient et le thérapeute.
Le questionnement ne cherche pas simplement à obtenir des réponses du sujet mais à faire émerger, à partir de ses réponses, de nouvelles histoires dans lesquelles la perception du sujet sera élargie. Alors il pourra retrouver la capacité d’accueillir ses propres ressentis sensoriels et d’expérimenter une subjectivité vivante au sein même de sa vie relationnelle.
Ainsi les questions ne deviennent thérapeutiques que si elles rendent possible la reconnection avec la sécurité relationnelle, l’estime de soi et le monde des valeurs. Et c’est lorsque, suite à une pertubation existentielle, le sujet ne parvient plus à une telle reconnection, que le thérapeute doit être particulièrement attentif à sa position et au type de langage qu’il utilise comme support du questionnement ; cela passe par une observation de la manière dont le sujet entend l’intention des questions et développe une nouvelle capacité à répondre, non à partir du mental, mais à partir d’une expérience partagée. Dans cet espace partagé, l’accordage redonne sa place à la créativité et rend possible une prise de position s’appuyant sur une vie où les actions sont en lien avec la liberté.
La responsabilité des thérapeutes dans les conversations est de développer des récits de progrès, en étant attentifs au thème des exceptions par rapport au problème et aux ressources en lien avec les objectifs. Il est important de saisir que l’exception doit être décrite comme un phénomène de résistance au sein même de l’espace problème, et les ressources comme des ressources relationnelles en lien avec des actions ayant du sens.
Si nous comprenons le questionnement comme l’utilisation d’un langage visant un changement de perception, nous pouvons dire que, pour que le questionnement soit stratégique, il doit faire émerger de nouvelles histoires où s’ouvre un espace dans lequel les actions sont en lien avec les intentions, remettant ainsi en place les processus d’accordage. En ce sens, toutes les thérapies brèves sont des approches qui rendent possibles les expériences de coopération, ce que Milton Erickson décrit comme étant le sens des conversations hypnotiques.
Dr Julien Betbèze Rédacteur en chef de la revue « Hypnose & Thérapies brèves ». Pédopsychiatre et psychiatre adultes, Chargé de cours à la Faculté de médecine de Nantes et au sein des Instituts de la CFHTB. Formateur en hypnose, thérapies stratégiques, solutionnistes et narratives à l’ARePTA-IMHENA. Coauteur de nombreux ouvrages et publications.
Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves. HS20 sur les Questionnements Thérapeutiques. 06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
Le questionnement ne cherche pas simplement à obtenir des réponses du sujet mais à faire émerger, à partir de ses réponses, de nouvelles histoires dans lesquelles la perception du sujet sera élargie. Alors il pourra retrouver la capacité d’accueillir ses propres ressentis sensoriels et d’expérimenter une subjectivité vivante au sein même de sa vie relationnelle.
Ainsi les questions ne deviennent thérapeutiques que si elles rendent possible la reconnection avec la sécurité relationnelle, l’estime de soi et le monde des valeurs. Et c’est lorsque, suite à une pertubation existentielle, le sujet ne parvient plus à une telle reconnection, que le thérapeute doit être particulièrement attentif à sa position et au type de langage qu’il utilise comme support du questionnement ; cela passe par une observation de la manière dont le sujet entend l’intention des questions et développe une nouvelle capacité à répondre, non à partir du mental, mais à partir d’une expérience partagée. Dans cet espace partagé, l’accordage redonne sa place à la créativité et rend possible une prise de position s’appuyant sur une vie où les actions sont en lien avec la liberté.
La responsabilité des thérapeutes dans les conversations est de développer des récits de progrès, en étant attentifs au thème des exceptions par rapport au problème et aux ressources en lien avec les objectifs. Il est important de saisir que l’exception doit être décrite comme un phénomène de résistance au sein même de l’espace problème, et les ressources comme des ressources relationnelles en lien avec des actions ayant du sens.
Si nous comprenons le questionnement comme l’utilisation d’un langage visant un changement de perception, nous pouvons dire que, pour que le questionnement soit stratégique, il doit faire émerger de nouvelles histoires où s’ouvre un espace dans lequel les actions sont en lien avec les intentions, remettant ainsi en place les processus d’accordage. En ce sens, toutes les thérapies brèves sont des approches qui rendent possibles les expériences de coopération, ce que Milton Erickson décrit comme étant le sens des conversations hypnotiques.
Dr Julien Betbèze Rédacteur en chef de la revue « Hypnose & Thérapies brèves ». Pédopsychiatre et psychiatre adultes, Chargé de cours à la Faculté de médecine de Nantes et au sein des Instituts de la CFHTB. Formateur en hypnose, thérapies stratégiques, solutionnistes et narratives à l’ARePTA-IMHENA. Coauteur de nombreux ouvrages et publications.
Pour lire la suite du Hors-Série 20 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves. HS20 sur les Questionnements Thérapeutiques. 06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
Le questionnement, outil de relation et de coopération. Revue Hypnose et Thérapies Brèves HS20.
Dr Wilfrid MARTINEAU
Le langage est au centre de la thérapie, langage du corps parfois, mais langage verbal encore plus souvent. Et le questionnement en est la cheville ouvrière, qui par sa forme imprime ou non la coopération entre le consultant et le thérapeute, cette fameuse alliance si délicate à mettre en place.
En thérapie, nous sommes loin d’un questionnement clinique dans lequel les interventions sont centrées sur le thérapeute pour éclairer ses connaissances. Non, le questionnement est centré sur l’expérience du patient, sur son savoir pour lui révéler ce qu’il ignore de lui-même, comme si la question pouvait être un outil révélateur au même titre qu’un produit photographique permet le développement du film et son tirage. Mais s’il se limitait à cela, il n’ouvrirait pas l’avenir. Outil de relation et de coopération, s’il est bien utilisé par le thérapeute, il permet un engagement réciproque et la découverte de l’implicite dans les mots comme dans les actions qui sous-tendent d’une certaine manière l’identité du sujet et sans doute d’entrevoir ses projections du futur. Les articles de ce numéro spécial, sous des formes diverses, viennent nous éclairer sur la façon dont le questionnement peut opérer dans un large éventail de possibilités qui vont de l’hypnose thérapeutique en passant par les principaux courants de thérapie brève.
Jacques-Antoine Malarewicz vient nous parler de stratégie dans la relation thérapeutique familiale en insistant sur la circularité et la triangulation, fondements de l’approche systémique. Il rejoint en les nuançant les approches stratégiques très structurées développées dans les mouvements de Palo Alto et d’Arezzo, parfaitement illustrées dans les articles de Roberta Milanese, Pierre Jeanne-Julien et Nathalie Koralnik. Il s’agit toujours, par l’usage du paradoxe, de l’image forte, de la question provocatrice de créer un décalage propre à engendrer une émotion qui fera « bouger les lignes » en vue d’opérer le changement attendu. Le recadrage est là !
Les approches centrées compétences ou solutions sont bien développées dans des articles cliniques très complémentaires. Marie-Christine Cabié fait une présentation extrêmement claire de l’approche centrée solutions.
Emmanuel Malphettes nous fait entrer dans le monde de l’autre par la « question miracle » et invite à tisser autour du miracle une toile de questions qui enrichit la vision du patient, tandis qu’Arnaud Zeman nous laisse entrevoir comment passer de l’espace problème dans lequel est englué le sujet vers l’espace solution.
Catherine Gentric-Vallée et Liliana Fodorean font une présentation très vivante à deux voix de l’hypnose d’acceptation, développée par Alain Vallée, par des vignettes cliniques qui mettent en valeur la subtilité du questionnement centré sur les sensations corporelles et leur écho émotionnel.
Dans un registre différent, Dominique Megglé nous enseigne, grâce à des explications lumineuses, la manière de mener un entretien et de passer d’un questionnement clinique à un questionnement thérapeutique hypnotique au cours d’une « simple » conversation.
Éric Bardot nous évoque la singularité du questionnement en TLMR en insistant sur la qualité de la rencontre par un accordage et une synchronisation qui permettent de suivre le patient pas à pas vers un engagement réciproque en confiance pour favoriser l’émergence d’une expérience nouvelle.
Enfin, Gérard Ostermann nous fait vivre l’intensité du questionnement narratif, dans l’approche thérapeutique d’un trouble addictif, qui vient interroger, au-delà de l’objectif, le sens que souhaite suivre le sujet dans sa vie pour que les actions soient au plus près de ses intentions. Ce questionnement si subtil permet au sujet, malgré les aléas de l’évolution, de prendre de la distance vis-à-vis d’un produit rentré par effraction au coeur de son existence.
06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
En thérapie, nous sommes loin d’un questionnement clinique dans lequel les interventions sont centrées sur le thérapeute pour éclairer ses connaissances. Non, le questionnement est centré sur l’expérience du patient, sur son savoir pour lui révéler ce qu’il ignore de lui-même, comme si la question pouvait être un outil révélateur au même titre qu’un produit photographique permet le développement du film et son tirage. Mais s’il se limitait à cela, il n’ouvrirait pas l’avenir. Outil de relation et de coopération, s’il est bien utilisé par le thérapeute, il permet un engagement réciproque et la découverte de l’implicite dans les mots comme dans les actions qui sous-tendent d’une certaine manière l’identité du sujet et sans doute d’entrevoir ses projections du futur. Les articles de ce numéro spécial, sous des formes diverses, viennent nous éclairer sur la façon dont le questionnement peut opérer dans un large éventail de possibilités qui vont de l’hypnose thérapeutique en passant par les principaux courants de thérapie brève.
Jacques-Antoine Malarewicz vient nous parler de stratégie dans la relation thérapeutique familiale en insistant sur la circularité et la triangulation, fondements de l’approche systémique. Il rejoint en les nuançant les approches stratégiques très structurées développées dans les mouvements de Palo Alto et d’Arezzo, parfaitement illustrées dans les articles de Roberta Milanese, Pierre Jeanne-Julien et Nathalie Koralnik. Il s’agit toujours, par l’usage du paradoxe, de l’image forte, de la question provocatrice de créer un décalage propre à engendrer une émotion qui fera « bouger les lignes » en vue d’opérer le changement attendu. Le recadrage est là !
Les approches centrées compétences ou solutions sont bien développées dans des articles cliniques très complémentaires. Marie-Christine Cabié fait une présentation extrêmement claire de l’approche centrée solutions.
Emmanuel Malphettes nous fait entrer dans le monde de l’autre par la « question miracle » et invite à tisser autour du miracle une toile de questions qui enrichit la vision du patient, tandis qu’Arnaud Zeman nous laisse entrevoir comment passer de l’espace problème dans lequel est englué le sujet vers l’espace solution.
Catherine Gentric-Vallée et Liliana Fodorean font une présentation très vivante à deux voix de l’hypnose d’acceptation, développée par Alain Vallée, par des vignettes cliniques qui mettent en valeur la subtilité du questionnement centré sur les sensations corporelles et leur écho émotionnel.
Dans un registre différent, Dominique Megglé nous enseigne, grâce à des explications lumineuses, la manière de mener un entretien et de passer d’un questionnement clinique à un questionnement thérapeutique hypnotique au cours d’une « simple » conversation.
Éric Bardot nous évoque la singularité du questionnement en TLMR en insistant sur la qualité de la rencontre par un accordage et une synchronisation qui permettent de suivre le patient pas à pas vers un engagement réciproque en confiance pour favoriser l’émergence d’une expérience nouvelle.
Enfin, Gérard Ostermann nous fait vivre l’intensité du questionnement narratif, dans l’approche thérapeutique d’un trouble addictif, qui vient interroger, au-delà de l’objectif, le sens que souhaite suivre le sujet dans sa vie pour que les actions soient au plus près de ses intentions. Ce questionnement si subtil permet au sujet, malgré les aléas de l’évolution, de prendre de la distance vis-à-vis d’un produit rentré par effraction au coeur de son existence.
06 / Éditorial Le questionnement thérapeutique Favoriser le processus de créativité et faire émerger de nouvelles histoires J. Betbèze
08 / Avant-propos Le questionnement, outil de relation et de coopération W. Martineau
10 / En couverture Adrien Nuguet Le Tarot de la danse S. Cohen
12 / Questionnement stratégique J.-A. Malarewicz
22 / Sur le chemin du pardon Stratégies pour faire la paix avec le passé R. Milanese
34 / Comment pourriez-vous aller plus mal ? Une question paradoxale dans la dépression pour « regonfler les pneus et reprendre la route » P. Jeanne-Julien
44 / Le questionnement stratégique de Palo Alto N. Koralnik
56 / Le questionnement dans le modèle de Bruges M.-C. Cabié
66 / « Il nous faudrait un miracle » Spécificités du questionnement narratif dans la question miracle E. Malphettes
78 / Percevoir les ressources, malgré tout, en orientation solutions A. Zeman
93 / Que ressentez-vous maintenant dans le corps ? « Viens, j’t’emmène au vent… » L. Fodorean et C. Gentric
104 / Questionner un lombalgique chronique D. Megglé
114 / Le questionnement en TLMR De l’art de questionner à la transformation des mondes traumatiques E. Bardot
122 / Le questionnement narratif en alcoologie Quand l’histoire compte autant que la boisson G. Ostermann
138 / Quelles sont les questions pouvant guider une séance de mouvements alternatifs ? W. Martineau
Illustrations du numéro: Adrien NUGUET
Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
Sylvie MAUREL
Thérapeute en EMDR Intégrative à Nîmes dans le Gard 30000
Thérapeute analytique membre de la FNP, Hypnothérapeute et Praticienne en EMDR- IMO ®: auprès des enfants, des adolescents et des adultes.
J’accueille mes patients pour des motifs de consultation variés : anxiété, stress, difficultés émotionnelles, douleurs chroniques, conflits, harcèlement, dépendances, deuils, traumatismes ou encore altération de l’estime de soi.
Je propose un accompagnement thérapeutique personnalisé, prenant en considération l’histoire, le rythme et la singularité de chacun.
Je m’appuie sur différents outils thérapeutiques tels que l’hypnose, les concepts psychanalytiques ainsi que l’EMDR- IMO dans une approche intégrative.
A mes yeux, chacun porte en soi les ressources nécessaires au changement, le travail thérapeutique permet de les révéler et de les mobiliser.
Consultations 6, Rue de la Madeleine
30000 NÎMES
06.83.80.09.12
Site: https://hypnose-therapie-nimescentre.fr/
Prise de rendez- vous: https://www.resalib.fr/praticien/93909-sylvie-maurel-hypnotherapeute-nimes
Formation EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 261905011
Thérapeute analytique membre de la FNP, Hypnothérapeute et Praticienne en EMDR- IMO ®: auprès des enfants, des adolescents et des adultes.
J’accueille mes patients pour des motifs de consultation variés : anxiété, stress, difficultés émotionnelles, douleurs chroniques, conflits, harcèlement, dépendances, deuils, traumatismes ou encore altération de l’estime de soi.
Je propose un accompagnement thérapeutique personnalisé, prenant en considération l’histoire, le rythme et la singularité de chacun.
Je m’appuie sur différents outils thérapeutiques tels que l’hypnose, les concepts psychanalytiques ainsi que l’EMDR- IMO dans une approche intégrative.
A mes yeux, chacun porte en soi les ressources nécessaires au changement, le travail thérapeutique permet de les révéler et de les mobiliser.
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30000 NÎMES
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Formation EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 261905011
Matelas et mémoire corporelle : cas complexe en EMDR
Merci de pas polluer le forum
Kathy BAZERQUE
Infirmière-Puéricultrice, Hypnothérapeute, Praticienne EMDR - IMO auprès d'Enfants - Adolescents et Adultes.
Depuis toujours, le lien avec l’enfant et sa famille est au cœur de mon parcours professionnel.
En tant qu’infirmière puéricultrice, j’ai accompagné pendant de nombreuses années des enfants, des adolescents et leurs parents au sein du milieu hospitalier. Cette expérience continue encore aujourd’hui à nourrir ma pratique et mon regard clinique.
L’hôpital m’a appris l’importance de l’écoute, de la présence, de la sécurité affective et de l’accompagnement dans les moments de vulnérabilité. J’y ai rencontré des enfants d’une immense sensibilité, parfois confrontés très tôt au stress, à la peur, à la douleur, à la maladie, aux bouleversements émotionnels ou à des événements de vie difficiles, aux psychotraumatimes.
Au fil du temps, j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin dans cet accompagnement.
Au-delà du soin médical, il m’est apparu essentiel de pouvoir offrir aux enfants et aux adolescents un espace où leurs émotions, leurs vécus et leurs difficultés puissent être accueillis en profondeur, avec douceur et respect.
C’est ce cheminement qui m’a conduite à devenir praticienne en psychothérapie brèves et à me former à l’hypnose thérapeutique, à l’EMDR, à l’EFT et au Brainspotting. Ces approches m’ont profondément touchée par leur capacité à aider les jeunes à mobiliser leurs propres ressources, à dépasser certains blocages et à retrouver un apaisement intérieur.
- EMDR IMO en 2025 INSTITUT IN-DOLORE PARIS
- BRAINSPOTTING en 2024 - BELGIQUE
- EFT en 2023 avec le Dr Martine Depondt-Gadet PARIS
- HYPNOSE Adultes et Enfants en 2022 - ARCHE PARIS
- PSYCHOTRAUMATISME - Diplôme Universitaire en 2018 - Faculté de Médecine PARIS DESCARTES PARIS.
Consultations: 46, rue Defrance
94300 Vincennes
Tel : 0616223429
Formation EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Institut IN-DOLORE à Paris
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 251812001
Depuis toujours, le lien avec l’enfant et sa famille est au cœur de mon parcours professionnel.
En tant qu’infirmière puéricultrice, j’ai accompagné pendant de nombreuses années des enfants, des adolescents et leurs parents au sein du milieu hospitalier. Cette expérience continue encore aujourd’hui à nourrir ma pratique et mon regard clinique.
L’hôpital m’a appris l’importance de l’écoute, de la présence, de la sécurité affective et de l’accompagnement dans les moments de vulnérabilité. J’y ai rencontré des enfants d’une immense sensibilité, parfois confrontés très tôt au stress, à la peur, à la douleur, à la maladie, aux bouleversements émotionnels ou à des événements de vie difficiles, aux psychotraumatimes.
Au fil du temps, j’ai ressenti le besoin d’aller plus loin dans cet accompagnement.
Au-delà du soin médical, il m’est apparu essentiel de pouvoir offrir aux enfants et aux adolescents un espace où leurs émotions, leurs vécus et leurs difficultés puissent être accueillis en profondeur, avec douceur et respect.
C’est ce cheminement qui m’a conduite à devenir praticienne en psychothérapie brèves et à me former à l’hypnose thérapeutique, à l’EMDR, à l’EFT et au Brainspotting. Ces approches m’ont profondément touchée par leur capacité à aider les jeunes à mobiliser leurs propres ressources, à dépasser certains blocages et à retrouver un apaisement intérieur.
- EMDR IMO en 2025 INSTITUT IN-DOLORE PARIS
- BRAINSPOTTING en 2024 - BELGIQUE
- EFT en 2023 avec le Dr Martine Depondt-Gadet PARIS
- HYPNOSE Adultes et Enfants en 2022 - ARCHE PARIS
- PSYCHOTRAUMATISME - Diplôme Universitaire en 2018 - Faculté de Médecine PARIS DESCARTES PARIS.
Consultations: 46, rue Defrance
94300 Vincennes
Tel : 0616223429
Formation EMDR Intégrative
Formation au CHTIP Collège Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris, et à l'Institut IN-DOLORE.
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
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Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 251812001
PsychoTraumatisme infantile, comment repenser l’écoute institutionnelle à la lumière de l’EMDR.
Les récentes affaires de violences en milieu éducatif ont mis en évidence un problème structurel : la manière dont les institutions interprètent, ou plutôt échouent à interpréter, la parole traumatique de l’enfant. Alors que la neurobiologie du psychotrauma est aujourd’hui bien établie, les pratiques judiciaires continuent, elles, de s’appuyer sur des critères narratifs inadaptés aux spécificités du développement cérébral.
Cette discordance expose les alors enfants à une double vulnérabilité : celle du traumatisme initial et celle d’une écoute institutionnelle qui ne reconnaît pas ses manifestations !!!
La mémoire traumatique de l’enfant est une organisation non narrative.
Les connaissances actuelles en psychotraumatologie montrent que chez l’enfant, l’encodage d’un événement violent se fait en fragments sensoriels, émotionnels et corporels, plutôt qu’en récit structuré. L’immaturité de l’hippocampe, la dominance de l’amygdale et les mécanismes de survie (sidération, figement, dissociation) produisent : des souvenirs difficilement datables, des images isolées, des sensations corporelles très intrusives, des variations chronologiques.
Ces manifestations ne sont pas des anomalies : elles constituent la forme typique de la mémoire traumatique infantile. Elles expliquent pourquoi un enfant peut évoquer une odeur très précise, puis rester silencieux pendant des semaines, ou modifier certains détails d’un entretien à l’autre.
L’EMDR : une approche totalement adaptée aux fragments mnésiques.
L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est aujourd’hui l’une des méthodes les plus pertinentes pour traiter les traumatismes même précoces. Sa spécificité tient à sa capacité à travailler à partir des éléments disponibles, même lorsqu’ils sont minimes ou non verbalisés.
L’EMDR va pouvoir permettre de: mobiliser les fragments sensoriels sans exiger un récit complet, de réduire la dissociation et les états de figement, de faciliter l’intégration progressive des souvenirs dans un réseau autobiographique plus cohérent, de respecter les zones d’amnésie sans aucune pression exploratoire, et de pouvoir restaurer la continuité interne là où le trauma a créé du "morcellement".
Là où les institutions attendent une narration linéaire, l’EMDR va s’appuyer sur la réalité neuropsychologique du trauma : un souvenir éclaté, non organisé, parfois inaccessible.
Les critères judiciaires : un décalage hélas persistant avec la clinique.
Dans de nombreux dossiers, les variations de récit, les contradictions périphériques ou les révélations tardives sont interprétées comme des indices de fabulation. Or, ces éléments sont cliniquement compatibles avec: la dissociation, l’amnésie traumatique, la réactivation tardive, l’évitement, et la sidération.
Cette confusion entre symptôme et soupçon constitue un biais majeur. Elle contribue à la sous-reconnaissance des violences sexuelles sur mineurs et à la disqualification de la parole traumatique.
Les révélations tardives : un phénomène neuropsychologique aujiourd'hui bien documenté.
La littérature clinique, y compris dans les suivis EMDR, décrit depuis longtemps la possibilité de révélations différées, parfois plusieurs décennies après les faits.
Ce phénomène n’a rien d’exceptionnel. Il est neurobiologiquement explicable et cliniquement attendu. Le considérer comme suspect revient à méconnaître la dynamique même du psychotrauma complexe.
La blessure institutionnelle : un second traumatisme.
Lorsque la plainte d’une victime est classée pour « incohérences » ou « manque de clarté », l’impact psychique est bien entendu considérable. Dans les suivis EMDR, cette blessure secondaire apparaît souvent comme un nœud traumatique à part entière, nécessitant un retraitement spécifique. Et des fois même, le noeud principal !
La disqualification institutionnelle réactive la honte, renforce la dissociation et peut entraîner un effondrement psychique majeur. Elle constitue une revictimisation, parfois plus déstabilisante que le trauma initial.
Plaidoyer pour une écoute institutionnelle alignée avec la clinique !!!
Pour que la justice cesse de confondre trauma et mensonge, plusieurs axes sont indispensables : une formation systématique des professionnels judiciaires à la neurobiologie du trauma, une généralisation des protocoles d’audition adaptés (NICHD, UAPED), une prise en compte des manifestations non narratives dans l’évaluation de la crédibilité, une collaboration accrue entre cliniciens spécialisés (dont praticiens EMDR) et acteurs judiciaires, une protection renforcée des professionnels qui signalent des situations de danger.
L’objectif n’est pas de transformer les enquêteurs en thérapeutes, ni les thérapeutes en enquêteurs, mais de garantir que les critères d’évaluation soient compatibles avec la réalité du développement cérébral et du trauma infantile.
Ainsi donc, tout réside dans le fait de reconnaître la forme réelle du trauma.
L’EMDR rappelle que la mémoire traumatique de l’enfant n’est pas un récit, mais une empreinte sensorielle et émotionnelle. Tant que les institutions exigeront une narration que le cerveau traumatisé ne peut pas produire, elles continueront à disqualifier les victimes.
La clinique sait depuis longtemps comment écouter ces fragments. Il appartient désormais aux systèmes judiciaires et médico-sociaux de s’y accorder.
* Vous cherchez une Formation en EMDR Intégrative Certifiante, Validée par France EMDR IMO ® sur Paris, Marseille, Nancy, Strasbourg, Bordeaux... ?
* Annuaire des Praticiens en EMDR, IMO, HTSMA, TLMR
* Association France EMDR-IMO ®: le Registre des Praticiens et Formations EMDR-IMO de France.
Cette discordance expose les alors enfants à une double vulnérabilité : celle du traumatisme initial et celle d’une écoute institutionnelle qui ne reconnaît pas ses manifestations !!!
La mémoire traumatique de l’enfant est une organisation non narrative.
Les connaissances actuelles en psychotraumatologie montrent que chez l’enfant, l’encodage d’un événement violent se fait en fragments sensoriels, émotionnels et corporels, plutôt qu’en récit structuré. L’immaturité de l’hippocampe, la dominance de l’amygdale et les mécanismes de survie (sidération, figement, dissociation) produisent : des souvenirs difficilement datables, des images isolées, des sensations corporelles très intrusives, des variations chronologiques.
Ces manifestations ne sont pas des anomalies : elles constituent la forme typique de la mémoire traumatique infantile. Elles expliquent pourquoi un enfant peut évoquer une odeur très précise, puis rester silencieux pendant des semaines, ou modifier certains détails d’un entretien à l’autre.
L’EMDR : une approche totalement adaptée aux fragments mnésiques.
L’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) est aujourd’hui l’une des méthodes les plus pertinentes pour traiter les traumatismes même précoces. Sa spécificité tient à sa capacité à travailler à partir des éléments disponibles, même lorsqu’ils sont minimes ou non verbalisés.
L’EMDR va pouvoir permettre de: mobiliser les fragments sensoriels sans exiger un récit complet, de réduire la dissociation et les états de figement, de faciliter l’intégration progressive des souvenirs dans un réseau autobiographique plus cohérent, de respecter les zones d’amnésie sans aucune pression exploratoire, et de pouvoir restaurer la continuité interne là où le trauma a créé du "morcellement".
Là où les institutions attendent une narration linéaire, l’EMDR va s’appuyer sur la réalité neuropsychologique du trauma : un souvenir éclaté, non organisé, parfois inaccessible.
Les critères judiciaires : un décalage hélas persistant avec la clinique.
Dans de nombreux dossiers, les variations de récit, les contradictions périphériques ou les révélations tardives sont interprétées comme des indices de fabulation. Or, ces éléments sont cliniquement compatibles avec: la dissociation, l’amnésie traumatique, la réactivation tardive, l’évitement, et la sidération.
Cette confusion entre symptôme et soupçon constitue un biais majeur. Elle contribue à la sous-reconnaissance des violences sexuelles sur mineurs et à la disqualification de la parole traumatique.
Les révélations tardives : un phénomène neuropsychologique aujiourd'hui bien documenté.
La littérature clinique, y compris dans les suivis EMDR, décrit depuis longtemps la possibilité de révélations différées, parfois plusieurs décennies après les faits.
Ce phénomène n’a rien d’exceptionnel. Il est neurobiologiquement explicable et cliniquement attendu. Le considérer comme suspect revient à méconnaître la dynamique même du psychotrauma complexe.
La blessure institutionnelle : un second traumatisme.
Lorsque la plainte d’une victime est classée pour « incohérences » ou « manque de clarté », l’impact psychique est bien entendu considérable. Dans les suivis EMDR, cette blessure secondaire apparaît souvent comme un nœud traumatique à part entière, nécessitant un retraitement spécifique. Et des fois même, le noeud principal !
La disqualification institutionnelle réactive la honte, renforce la dissociation et peut entraîner un effondrement psychique majeur. Elle constitue une revictimisation, parfois plus déstabilisante que le trauma initial.
Plaidoyer pour une écoute institutionnelle alignée avec la clinique !!!
Pour que la justice cesse de confondre trauma et mensonge, plusieurs axes sont indispensables : une formation systématique des professionnels judiciaires à la neurobiologie du trauma, une généralisation des protocoles d’audition adaptés (NICHD, UAPED), une prise en compte des manifestations non narratives dans l’évaluation de la crédibilité, une collaboration accrue entre cliniciens spécialisés (dont praticiens EMDR) et acteurs judiciaires, une protection renforcée des professionnels qui signalent des situations de danger.
L’objectif n’est pas de transformer les enquêteurs en thérapeutes, ni les thérapeutes en enquêteurs, mais de garantir que les critères d’évaluation soient compatibles avec la réalité du développement cérébral et du trauma infantile.
Ainsi donc, tout réside dans le fait de reconnaître la forme réelle du trauma.
L’EMDR rappelle que la mémoire traumatique de l’enfant n’est pas un récit, mais une empreinte sensorielle et émotionnelle. Tant que les institutions exigeront une narration que le cerveau traumatisé ne peut pas produire, elles continueront à disqualifier les victimes.
La clinique sait depuis longtemps comment écouter ces fragments. Il appartient désormais aux systèmes judiciaires et médico-sociaux de s’y accorder.
* Vous cherchez une Formation en EMDR Intégrative Certifiante, Validée par France EMDR IMO ® sur Paris, Marseille, Nancy, Strasbourg, Bordeaux... ?
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* Association France EMDR-IMO ®: le Registre des Praticiens et Formations EMDR-IMO de France.
2 interventions sur les acouphènes au 10ème Congrès Hypnose et Douleur 2026.
Acouphènes : faisons équipe!
Dr Ramakers Sophie, Médecin anesthésiste.
L’acouphène est un symptôme très fréquent qui évolue le plus souvent vers une « habituation » naturelle liée à la plasticité cérébrale: l’acouphène disparaît ou la personne n’y prête plus attention. Beaucoup plus rarement, le symptôme se chronicise et/ou devient invalidant avec un impact plus ou moins sévère sur le quotidien.
Pour ces patients, les professionnels de santé sont fréquemment démunis devant l’absence solutions médico-chirurgicale. Cette conférence a pour but de faire connaître l’AFREPA (Association Francophone des Equipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie) et ses missions, à travers 2 messages :
- L’importance de guider les patients vers des professionnels de santé experts, et pourvoyeurs de messages positifs. « Il existe des possibilités thérapeutiques alternatives qui permettent dans la plupart des cas de mieux vivre avec le symptôme, et plus rarement de le supprimer »
- Inciter les praticiens en hypnose à proposer leur candidature au sein d’une équipe en place, c’est à dire développer plus largement l’hypnose parmi les possibilités thérapeutiques. Il existe une cinquantaine d‘équipe en France, il y en a une près de chez vous ! Enfin, dans le thème du congrès « vivre une expérience sensorielle », à travers l’expérience de patients, cette présentation est l’occasion de partager quelques outils simples qui peuvent être utilisés en hypnose conversationnelle et/ou en hypnose formelle sur le chemin de l’habituation.
Expériences sensorielles basées sur la physiopathologie de l'acouphène. - Métaphore visuelle du filtrage des sons - (Ré)équilibration de la sensorialité
La dimension psychosomatique des acouphènes. Dr Skorintschouk Ianik, Médecin anesthésiste. Formation au CHTIP Collège Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris
Les acouphènes touchent 10 à 20 % de la population. Cette pathologie est souvent une impasse thérapeutique pour de nombreux médecins généralistes ou ORL. Actuellement, il est conseillé de réaliser une approche multidisciplinaire de ces patients, comme c’est le cas au sein de l’AFREPA (Association Francophone des Équipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie). Je prends en charge les acouphènes depuis plus de 12 ans. Je voudrais ici non-pas tenter de vous convaincre de quoi que ce soit mais partager avec vous l’évolution de ma pensée qui me conduit aujourd’hui à envisager que les acouphènes seraient majoritairement d’origine psychosomatique.
Le corps comme l’esprit participent à l’expérience de la vie. En Occident, nous avons tendance à privilégier son aspect mental. En Orient, la vie du corps est plus respectée. Cette présentation insiste sur le lien existant entre le corps et l’esprit et l’aspect inconscient de la somatisation. C’est par une approche globale des individus, au-delà de l’expression de leur symptôme, que nous pouvons à mon sens les aider à démêler leurs blocages, difficultés, traumatismes, incompréhensions ou croyances limitantes. Il est parfois difficile de comprendre comment un traumatisme de l’enfance peut avoir été enfoui et resurgir au bout de quelques dizaines d’années sous forme de trouble chronique.
Objectifs :
• Améliorer l'écoute du patient
• Aboutir à un changement
Sources: Institut Emergences Rennes.
L’acouphène est un symptôme très fréquent qui évolue le plus souvent vers une « habituation » naturelle liée à la plasticité cérébrale: l’acouphène disparaît ou la personne n’y prête plus attention. Beaucoup plus rarement, le symptôme se chronicise et/ou devient invalidant avec un impact plus ou moins sévère sur le quotidien.
Pour ces patients, les professionnels de santé sont fréquemment démunis devant l’absence solutions médico-chirurgicale. Cette conférence a pour but de faire connaître l’AFREPA (Association Francophone des Equipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie) et ses missions, à travers 2 messages :
- L’importance de guider les patients vers des professionnels de santé experts, et pourvoyeurs de messages positifs. « Il existe des possibilités thérapeutiques alternatives qui permettent dans la plupart des cas de mieux vivre avec le symptôme, et plus rarement de le supprimer »
- Inciter les praticiens en hypnose à proposer leur candidature au sein d’une équipe en place, c’est à dire développer plus largement l’hypnose parmi les possibilités thérapeutiques. Il existe une cinquantaine d‘équipe en France, il y en a une près de chez vous ! Enfin, dans le thème du congrès « vivre une expérience sensorielle », à travers l’expérience de patients, cette présentation est l’occasion de partager quelques outils simples qui peuvent être utilisés en hypnose conversationnelle et/ou en hypnose formelle sur le chemin de l’habituation.
Expériences sensorielles basées sur la physiopathologie de l'acouphène. - Métaphore visuelle du filtrage des sons - (Ré)équilibration de la sensorialité
La dimension psychosomatique des acouphènes. Dr Skorintschouk Ianik, Médecin anesthésiste. Formation au CHTIP Collège Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris
Les acouphènes touchent 10 à 20 % de la population. Cette pathologie est souvent une impasse thérapeutique pour de nombreux médecins généralistes ou ORL. Actuellement, il est conseillé de réaliser une approche multidisciplinaire de ces patients, comme c’est le cas au sein de l’AFREPA (Association Francophone des Équipes Pluridisciplinaires en Acouphénologie). Je prends en charge les acouphènes depuis plus de 12 ans. Je voudrais ici non-pas tenter de vous convaincre de quoi que ce soit mais partager avec vous l’évolution de ma pensée qui me conduit aujourd’hui à envisager que les acouphènes seraient majoritairement d’origine psychosomatique.
Le corps comme l’esprit participent à l’expérience de la vie. En Occident, nous avons tendance à privilégier son aspect mental. En Orient, la vie du corps est plus respectée. Cette présentation insiste sur le lien existant entre le corps et l’esprit et l’aspect inconscient de la somatisation. C’est par une approche globale des individus, au-delà de l’expression de leur symptôme, que nous pouvons à mon sens les aider à démêler leurs blocages, difficultés, traumatismes, incompréhensions ou croyances limitantes. Il est parfois difficile de comprendre comment un traumatisme de l’enfance peut avoir été enfoui et resurgir au bout de quelques dizaines d’années sous forme de trouble chronique.
Objectifs :
• Améliorer l'écoute du patient
• Aboutir à un changement
Sources: Institut Emergences Rennes.
L’hypnose en consultation préopératoire pour neurochirurgie éveillée – accompagner le patient au cœur de l’expérience.
Marie-Pierre Polin, IADE. 10ème Congrès Hypnose et Douleur 2026.
La neurochirurgie en condition éveillée confronte le patient à une expérience singulière : être à la fois acteur et témoin de sa propre intervention. Si cette approche permet une préservation optimale des fonctions cérébrales, elle expose aussi à une charge émotionnelle intense, parfois traumatique.
Dans ce contexte, l’hypnose apparaît comme un levier essentiel pour apaiser, sécuriser et redonner au patient un sentiment de contrôle et d’autonomie tout au long de son parcours de soins. Cette présentation retrace la mise en place d’un projet pilote à l’hôpital Foch, intégrant une consultation d’hypnose dans le parcours préopératoire des patients allant bénéficier d’une chirurgie intracrânienne en condition éveillée.
À travers une étude de cas, nous verrons comment l’hypnose favorise la construction d’une alliance thérapeutique solide, mobilise les ressources internes et prépare psychiquement à l’intervention. Inspirée de l’approche stratégique de Giorgio Nardone, de la communication thérapeutique et du changement selon Paul Watzlawick, et de la vision interactionnelle de Jacques-Antoine Malarewicz, cette démarche souligne l’importance de la co-construction dans la relation thérapeutique, de l’adaptabilité et la créativité du praticien dans un cadre technique exigeant.
L’intégration de la consultation d’hypnose dans ce type de parcours constitue une innovation organisationnelle et humaine. Entre précision chirurgicale et profondeur humaine, l’hypnose devient un espace sécure favorisant l’apprentissage, l’autonomisation et la résilience.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Dans ce contexte, l’hypnose apparaît comme un levier essentiel pour apaiser, sécuriser et redonner au patient un sentiment de contrôle et d’autonomie tout au long de son parcours de soins. Cette présentation retrace la mise en place d’un projet pilote à l’hôpital Foch, intégrant une consultation d’hypnose dans le parcours préopératoire des patients allant bénéficier d’une chirurgie intracrânienne en condition éveillée.
À travers une étude de cas, nous verrons comment l’hypnose favorise la construction d’une alliance thérapeutique solide, mobilise les ressources internes et prépare psychiquement à l’intervention. Inspirée de l’approche stratégique de Giorgio Nardone, de la communication thérapeutique et du changement selon Paul Watzlawick, et de la vision interactionnelle de Jacques-Antoine Malarewicz, cette démarche souligne l’importance de la co-construction dans la relation thérapeutique, de l’adaptabilité et la créativité du praticien dans un cadre technique exigeant.
L’intégration de la consultation d’hypnose dans ce type de parcours constitue une innovation organisationnelle et humaine. Entre précision chirurgicale et profondeur humaine, l’hypnose devient un espace sécure favorisant l’apprentissage, l’autonomisation et la résilience.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Douleur et émotions, une voie royale.
10ème Congrès Hypnose et Douleur 2026. Pr Eric Méner, Médecin généraliste et Anne-Claude Méner, Psychomotricienne.
La douleur chronique, comme toute souffrance psychique (dépression, trouble du sommeil, etc.) ou maladie organique (trouble thyroïdien, hypertension artérielle, lésion arthrosique, etc.) présente une face émotionnelle.
L’émotion retrouvée appartient le plus souvent au nuancier émotionnel de la peur, de la tristesse ou de la colère (1).
Cette émotion peut être mobilisée en transe par le thérapeute et utilisée comme fil conducteur d’une régression en âge en Hypnose (2).
Le plus important pour le thérapeute est de mettre sa créativité à la disposition de son patient (3) pour permettre à celui-ci d’amplifier ses perceptions émotionnelles et sensorielles et d’activer sa propre inventivité dans un but de changement, voire de guérison.
Pour lui, tout devient possible et il peut ainsi modifier son vécu en toute liberté. Au cours de l’atelier, les participants expérimenteront par des exercices pratiques en transe comment regarder une douleur sous un l’angle émotionnel.
Au cours des transes, ils apprendront à utiliser l’émotion retrouvée pour traiter des traumatismes passés souvent inconscients faisant encore écho dans des symptôme du présent.
Sources: Institut Emergences Rennes.
L’émotion retrouvée appartient le plus souvent au nuancier émotionnel de la peur, de la tristesse ou de la colère (1).
Cette émotion peut être mobilisée en transe par le thérapeute et utilisée comme fil conducteur d’une régression en âge en Hypnose (2).
Le plus important pour le thérapeute est de mettre sa créativité à la disposition de son patient (3) pour permettre à celui-ci d’amplifier ses perceptions émotionnelles et sensorielles et d’activer sa propre inventivité dans un but de changement, voire de guérison.
Pour lui, tout devient possible et il peut ainsi modifier son vécu en toute liberté. Au cours de l’atelier, les participants expérimenteront par des exercices pratiques en transe comment regarder une douleur sous un l’angle émotionnel.
Au cours des transes, ils apprendront à utiliser l’émotion retrouvée pour traiter des traumatismes passés souvent inconscients faisant encore écho dans des symptôme du présent.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Un "psy"en Oncologie : dissoudre la composante identitaire chronique de la douleur. L'exemple d'un tout nouvel hôpital de jour.
Dr Etienne Maunoury, Médecin psychiatre. 10ème Congrès Hypnose et Douleur 2026.
L’hôpital de jour en oncologie accueille des patients douloureux chroniques pour lesquels la douleur, souvent d’origine post-traumatique, devient expérience dissociative. Elle fragmente la relation au corps et conduit parfois le patient à lutter contre ses propres ressentis.
Le dispositif, pluridisciplinaire, propose un espace de réassociation corporelle et psychique, où l’hypnose tient une place centrale. Inspirée de la clinique Ericksonienne, elle s’articule autour de trois temps : focalisation, pour créer un espace de sécurité perceptive ; désassociation, pour observer la douleur sans s’y confondre ; et intégration, pour relier sensations, émotions et représentations. L’abréaction n’est pas recherchée : si elle se présente, elle est reconnue, validée et associée aux ressources du patient.
Progressivement, le sujet réinvestit son corps, réassocie ses différentes parties, découvre à nouveau des expériences hédoniques. L’équipe considère que chaque patient collabore à son rythme, de la meilleure manière pour lui.
L’atelier proposé présentera cette clinique spécifique et offrira l’occasion d’expérimenter certains des outils et approches développés au sein de cet hôpital de jour, autour du lien entre douleur, dissociation et processus d’intégration.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Le dispositif, pluridisciplinaire, propose un espace de réassociation corporelle et psychique, où l’hypnose tient une place centrale. Inspirée de la clinique Ericksonienne, elle s’articule autour de trois temps : focalisation, pour créer un espace de sécurité perceptive ; désassociation, pour observer la douleur sans s’y confondre ; et intégration, pour relier sensations, émotions et représentations. L’abréaction n’est pas recherchée : si elle se présente, elle est reconnue, validée et associée aux ressources du patient.
Progressivement, le sujet réinvestit son corps, réassocie ses différentes parties, découvre à nouveau des expériences hédoniques. L’équipe considère que chaque patient collabore à son rythme, de la meilleure manière pour lui.
L’atelier proposé présentera cette clinique spécifique et offrira l’occasion d’expérimenter certains des outils et approches développés au sein de cet hôpital de jour, autour du lien entre douleur, dissociation et processus d’intégration.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Préparer le patient à une intervention grâce à l’hypnose.
10ème Congrès Hypnose et Douleur 2026. Dr Virginie Marchal, Médecin anesthésiste.
La préparation d’un patient à une intervention chirurgicale constitue une étape déterminante de la prise en charge anesthésique. L’hypnose, intégrée dans la pratique quotidienne, représente un outil précieux pour accompagner le patient tout au long de son parcours. La consultation préopératoire est un moment clé. Elle permet d’instaurer une alliance thérapeutique solide et de créer un climat de confiance.
L’objectif est d’évaluer le niveau d’anxiété, de délivrer une information claire, détaillée et rassurante, et de proposer un accompagnement personnalisé. Différentes approches hypnotiques peuvent être mobilisées selon les besoins. Cela peut prendre la forme d’une séance formelle de préparation ou d’une communication adaptée intégrant des techniques hypnotiques dans les échanges. Il s’agit de favoriser des représentations positives et sécurisantes, de mobiliser les ressources intérieures du patient et de l’impliquer activement dans sa prise en charge.
Cette implication contribue à réduire le stress, à renforcer le sentiment de sécurité et à soutenir une réhabilitation postopératoire plus rapide et confiante. L’intégration de l’hypnose dans la pratique professionnelle ne se limite donc pas à un outil supplémentaire : elle s’inscrit dans une démarche globale d’accompagnement, où la qualité de la communication et la valorisation du rôle actif du patient occupent une place centrale.
Objectifs :
• Proposer une préparation hypnotique pour une intervention chirurgicale
• Intégrer l’hypnose dans un protocole de RAAC (Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie)
• Savoir mettre le patient en action dans son parcours de soin
Sources: Institut Emergences Rennes.
L’objectif est d’évaluer le niveau d’anxiété, de délivrer une information claire, détaillée et rassurante, et de proposer un accompagnement personnalisé. Différentes approches hypnotiques peuvent être mobilisées selon les besoins. Cela peut prendre la forme d’une séance formelle de préparation ou d’une communication adaptée intégrant des techniques hypnotiques dans les échanges. Il s’agit de favoriser des représentations positives et sécurisantes, de mobiliser les ressources intérieures du patient et de l’impliquer activement dans sa prise en charge.
Cette implication contribue à réduire le stress, à renforcer le sentiment de sécurité et à soutenir une réhabilitation postopératoire plus rapide et confiante. L’intégration de l’hypnose dans la pratique professionnelle ne se limite donc pas à un outil supplémentaire : elle s’inscrit dans une démarche globale d’accompagnement, où la qualité de la communication et la valorisation du rôle actif du patient occupent une place centrale.
Objectifs :
• Proposer une préparation hypnotique pour une intervention chirurgicale
• Intégrer l’hypnose dans un protocole de RAAC (Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie)
• Savoir mettre le patient en action dans son parcours de soin
Sources: Institut Emergences Rennes.
Magnifique métaphore pour une maladie auto-immune.
Dr Francine Hirszowski, Médecin généraliste, 10ème Congrès Hypnose et Douleur 2026.
Ce diaporama présente l’approche métaphorique et hypnotique dans la prise en charge d’une maladie auto-immune rare, illustrée par le cas de Bruno, atteint d’une polyneuropathie démyélinisante avec anticorps antiMAG. Contexte médical : Les maladies auto-immunes résultent d’un dysfonctionnement du système immunitaire qui attaque les constituants normaux de l’organisme. Elles sont multifactorielles (génétiques, hormonales, environnementales) et touchent majoritairement les femmes.
Dans le cas de Bruno, les symptômes neurologiques progressifs ont conduit au diagnostic d’une maladie orpheline affectant la myéline. Approche thérapeutique : Outre les traitements classiques (bendamustine et rituximab), Bruno, shaman et praticien en PNL, a été accompagné dans une démarche d’auto-hypnose. Il a élaboré un conte métaphorique où les chevaliers blancs protègent la myéline contre les cavaliers rouges, rebelles destructeurs.
Grâce à des « nuages de javel » qui transforment les cavaliers rouges en chevaliers blancs, Bruno visualise une transmutation bénéfique. Auto-hypnose et placebo : Bruno pratique cet exercice quotidiennement, accompagné de musique épique. Il ressent une amélioration notable de sa marche et une stabilisation de sa dégradation neurologique.
Cette démarche renforce l’effet placebo.
Conclusion : L’implication active du patient dans sa prise en charge, notamment par l’auto-hypnose, renforce l’efficacité des traitements et favorise le retour au mouvement. Le cas de Bruno illustre la puissance du récit métaphorique et du conditionnement positif dans les maladies graves.
- Francine HIRSZOWSKI est Médecin généraliste, DIU acupuncture, DIU douleurs, soins palliatifs, DIU hypnose.
- Actuellement, mi temps médecin généraliste en centre médico-social, mi temps en hypnose et EMDR IMO.
- Titulaire de Certificat délivré par France EMDR - IMO ®.
Dans le cas de Bruno, les symptômes neurologiques progressifs ont conduit au diagnostic d’une maladie orpheline affectant la myéline. Approche thérapeutique : Outre les traitements classiques (bendamustine et rituximab), Bruno, shaman et praticien en PNL, a été accompagné dans une démarche d’auto-hypnose. Il a élaboré un conte métaphorique où les chevaliers blancs protègent la myéline contre les cavaliers rouges, rebelles destructeurs.
Grâce à des « nuages de javel » qui transforment les cavaliers rouges en chevaliers blancs, Bruno visualise une transmutation bénéfique. Auto-hypnose et placebo : Bruno pratique cet exercice quotidiennement, accompagné de musique épique. Il ressent une amélioration notable de sa marche et une stabilisation de sa dégradation neurologique.
Cette démarche renforce l’effet placebo.
Conclusion : L’implication active du patient dans sa prise en charge, notamment par l’auto-hypnose, renforce l’efficacité des traitements et favorise le retour au mouvement. Le cas de Bruno illustre la puissance du récit métaphorique et du conditionnement positif dans les maladies graves.
- Francine HIRSZOWSKI est Médecin généraliste, DIU acupuncture, DIU douleurs, soins palliatifs, DIU hypnose.
- Actuellement, mi temps médecin généraliste en centre médico-social, mi temps en hypnose et EMDR IMO.
- Titulaire de Certificat délivré par France EMDR - IMO ®.
Hypnose et trouble du sommeil chez les tout-petits : séance mère-enfant via les mouvements alternatifs.
Dr Francine Hirszowski, Médecin généraliste, 10ème Congrès Hypnose et Douleur 2026.
Liza, 2 ans et demi, est la cadette et a des troubles de l’endormissement depuis sa naissance. Son frère, 6 ans, n’a aucun trouble du sommeil. Liza s’endort 2-3 heures après le coucher, et se réveille 4-5 fois/nuit, ce qui altère sérieusement les relations intra-familiales : les parents s'alternent pour récupérer un peu de sommeil la nuit.
Malgré cela, Liza est une petite fille charmante, en bon état général, très motrice et très souriante, pleine de vitalité et très curieuse et ouverte. Résolution partielle à 8 mois, après avoir consulté un coach du sommeil, puis ré-aggravation des troubles depuis un jetlag fin août 2025. Les pédiatres consultés parlent d’"hypervigilance". Je reçois Liza et sa maman affolée, et je propose très vite des rituels d’endormissement (chanson, doudou, jeu symbolique avec la poupée “Liza”, et introduction du bercement très dynamique gauche droit pendant 5 minutes). Au bout de 10 jours, l’endormissement se fait en moins d’une heure. Il persiste 2-3 réveils.
Mais la petite fille est apaisée, rassurée et en sécurité.
- Francine HIRSZOWSKI est Médecin généraliste, DIU acupuncture, DIU douleurs, soins palliatifs, DIU hypnose.
- Actuellement, mi temps médecin généraliste en centre médico-social, mi temps en hypnose et EMDR IMO.
- Titulaire de Certificat délivré par France EMDR - IMO ®.
Malgré cela, Liza est une petite fille charmante, en bon état général, très motrice et très souriante, pleine de vitalité et très curieuse et ouverte. Résolution partielle à 8 mois, après avoir consulté un coach du sommeil, puis ré-aggravation des troubles depuis un jetlag fin août 2025. Les pédiatres consultés parlent d’"hypervigilance". Je reçois Liza et sa maman affolée, et je propose très vite des rituels d’endormissement (chanson, doudou, jeu symbolique avec la poupée “Liza”, et introduction du bercement très dynamique gauche droit pendant 5 minutes). Au bout de 10 jours, l’endormissement se fait en moins d’une heure. Il persiste 2-3 réveils.
Mais la petite fille est apaisée, rassurée et en sécurité.
- Francine HIRSZOWSKI est Médecin généraliste, DIU acupuncture, DIU douleurs, soins palliatifs, DIU hypnose.
- Actuellement, mi temps médecin généraliste en centre médico-social, mi temps en hypnose et EMDR IMO.
- Titulaire de Certificat délivré par France EMDR - IMO ®.
Préparer le patient à une intervention grâce à l’hypnose.
Dr Virginie Marchal, Médecin anesthésiste. 10ème Congrès Hypnose Douleur.
La préparation d’un patient à une intervention chirurgicale constitue une étape déterminante de la prise en charge anesthésique. L’hypnose, intégrée dans la pratique quotidienne, représente un outil précieux pour accompagner le patient tout au long de son parcours.
La consultation préopératoire est un moment clé. Elle permet d’instaurer une alliance thérapeutique solide et de créer un climat de confiance. L’objectif est d’évaluer le niveau d’anxiété, de délivrer une information claire, détaillée et rassurante, et de proposer un accompagnement personnalisé. Différentes approches hypnotiques peuvent être mobilisées selon les besoins. Cela peut prendre la forme d’une séance formelle de préparation ou d’une communication adaptée intégrant des techniques hypnotiques dans les échanges. Il s’agit de favoriser des représentations positives et sécurisantes, de mobiliser les ressources intérieures du patient et de l’impliquer activement dans sa prise en charge.
Cette implication contribue à réduire le stress, à renforcer le sentiment de sécurité et à soutenir une réhabilitation postopératoire plus rapide et confiante. L’intégration de l’hypnose dans la pratique professionnelle ne se limite donc pas à un outil supplémentaire : elle s’inscrit dans une démarche globale d’accompagnement, où la qualité de la communication et la valorisation du rôle actif du patient occupent une place centrale.
Objectifs :
• Proposer une préparation hypnotique pour une intervention chirurgicale
• Intégrer l’hypnose dans un protocole de RAAC (Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie)
• Savoir mettre le patient en action dans son parcours de soin
Sources: Institut Emergences Rennes.
La consultation préopératoire est un moment clé. Elle permet d’instaurer une alliance thérapeutique solide et de créer un climat de confiance. L’objectif est d’évaluer le niveau d’anxiété, de délivrer une information claire, détaillée et rassurante, et de proposer un accompagnement personnalisé. Différentes approches hypnotiques peuvent être mobilisées selon les besoins. Cela peut prendre la forme d’une séance formelle de préparation ou d’une communication adaptée intégrant des techniques hypnotiques dans les échanges. Il s’agit de favoriser des représentations positives et sécurisantes, de mobiliser les ressources intérieures du patient et de l’impliquer activement dans sa prise en charge.
Cette implication contribue à réduire le stress, à renforcer le sentiment de sécurité et à soutenir une réhabilitation postopératoire plus rapide et confiante. L’intégration de l’hypnose dans la pratique professionnelle ne se limite donc pas à un outil supplémentaire : elle s’inscrit dans une démarche globale d’accompagnement, où la qualité de la communication et la valorisation du rôle actif du patient occupent une place centrale.
Objectifs :
• Proposer une préparation hypnotique pour une intervention chirurgicale
• Intégrer l’hypnose dans un protocole de RAAC (Réhabilitation Améliorée Après Chirurgie)
• Savoir mettre le patient en action dans son parcours de soin
Sources: Institut Emergences Rennes.
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Lien thérapeutique en anesthésie et réanimation.
Dr Hina Nabil, Médecin anesthésiste, 10ème Congrès Hypnose Douleur.
La relation thérapeutique entre un soignant et le patient est un élément clé de la prise en charge des patients. En effet, de nombreuses preuves attestent désormais de l’intérêt de créer un lien avec le patient source de confiance, de coopération et donc d’un meilleur suivi des propositions, des stratégies, des traitements et, in fine, d’une meilleure santé. En anesthésie, la consultation se déroule, dans la majorité des cas, par un positionnement passif du patient, où seul le recueil d'informations par le médecin semble utile. Cette posture conduit à "chosifier" le patient et crée une distance, source d’incompréhension vis-à-vis des enjeux de confort et de sécurité pour le patient au bloc opératoire.
Cette incompréhension empêche la création d’un lien thérapeutique entre le patient et le praticien ainsi que l’ensemble de l’équipe d’anesthésie. De fait, l’anesthésie devient une chose obscure, froide et distante alors que cette singularité de la perte de conscience devrait être source d’une confiance entière et complète dans les intentions de l’équipe en charge. Cette dissonance conduit à l’inquiétude, la peur et souvent l’angoisse qui apparait avant le bloc opératoire. De nombreux patients rapportent être bien plus inquiets de l’acte anesthésique que de l’acte chirurgical.
La consultation d’anesthésie est donc un lieu singulier où la relation thérapeutique laisse une place aux enjeux et attentes de ce dernier afin de coopérer à la sécurité de sa prise en charge. Cette relation thérapeutique se fait dans son intérêt mais apporte un bénéfice à l’ensemble des équipes qui le prendront en charge au bloc opératoire grâce à un patient au clair vis-à-vis des intentions des personnes qui assureront sa prise en charge.
Au travers de vidéos, d’une revue des recommandations et d’un point sur les outils pour se synchroniser aux patients, nous aborderons l’importance d’une consultation d’anesthésie centrée sur le patient.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Cette incompréhension empêche la création d’un lien thérapeutique entre le patient et le praticien ainsi que l’ensemble de l’équipe d’anesthésie. De fait, l’anesthésie devient une chose obscure, froide et distante alors que cette singularité de la perte de conscience devrait être source d’une confiance entière et complète dans les intentions de l’équipe en charge. Cette dissonance conduit à l’inquiétude, la peur et souvent l’angoisse qui apparait avant le bloc opératoire. De nombreux patients rapportent être bien plus inquiets de l’acte anesthésique que de l’acte chirurgical.
La consultation d’anesthésie est donc un lieu singulier où la relation thérapeutique laisse une place aux enjeux et attentes de ce dernier afin de coopérer à la sécurité de sa prise en charge. Cette relation thérapeutique se fait dans son intérêt mais apporte un bénéfice à l’ensemble des équipes qui le prendront en charge au bloc opératoire grâce à un patient au clair vis-à-vis des intentions des personnes qui assureront sa prise en charge.
Au travers de vidéos, d’une revue des recommandations et d’un point sur les outils pour se synchroniser aux patients, nous aborderons l’importance d’une consultation d’anesthésie centrée sur le patient.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Anesthésie-Réanimation: et si la relation thérapeutique changeait tout.
Dr Hina Nabil, Médecin anesthésiste. 10ème Congrès Hypnose Douleur.
La relation thérapeutique en anesthésie peut sembler, en première intention, assez superficielle. En effet, la rencontre entre le patient et le médecin est généralement unique, brève et pour un acte qui, par ailleurs, va conduire à une perte de contact, voire à une déconnexion complète avec l’environnement, rendant a priori la relation assez superflue.
En réalité, l’acte anesthésique, par sa singularité, crée un contexte psychique propice à l’état de transe, à la dissociation et parfois aux souvenirs traumatisants pour les patients. Tout est réuni dans le milieu hostile d’un bloc opératoire pour installer l’insécurité chez les patients : personnels multiples, masqués, non reconnaissables, absence des repères (lunettes, appareils auditifs retirés, position allongée), situation de danger liée à la chirurgie et à l’anesthésie explicitement signalée dans les documents d’information, jargon technique…
Dans ce contexte, les patients sont extrêmement suggestibles (positivement ou négativement) et la création d’un lien est en réalité indispensable pour rendre ce moment le plus positif possible dans le vécu du patient et limiter les impacts délétères d’un mauvais lien thérapeutique. Grâce à des techniques élémentaires de communication thérapeutique, il est possible de montrer aux patients notre compréhension de la situation pour eux et notre intentionnalité à les aider. En réalité, la relation thérapeutique entre un anesthésiste et son patient est très facile à réaliser dès lors que l'on a l’intention de l’installer.
Prendre le temps de ratifier, de se synchroniser, de créer le lien améliore le vécu et simplifie par la suite toute la prise en charge. C'est un investissement dans le futur du patient.
Sources: Institut Emergences Rennes.
En réalité, l’acte anesthésique, par sa singularité, crée un contexte psychique propice à l’état de transe, à la dissociation et parfois aux souvenirs traumatisants pour les patients. Tout est réuni dans le milieu hostile d’un bloc opératoire pour installer l’insécurité chez les patients : personnels multiples, masqués, non reconnaissables, absence des repères (lunettes, appareils auditifs retirés, position allongée), situation de danger liée à la chirurgie et à l’anesthésie explicitement signalée dans les documents d’information, jargon technique…
Dans ce contexte, les patients sont extrêmement suggestibles (positivement ou négativement) et la création d’un lien est en réalité indispensable pour rendre ce moment le plus positif possible dans le vécu du patient et limiter les impacts délétères d’un mauvais lien thérapeutique. Grâce à des techniques élémentaires de communication thérapeutique, il est possible de montrer aux patients notre compréhension de la situation pour eux et notre intentionnalité à les aider. En réalité, la relation thérapeutique entre un anesthésiste et son patient est très facile à réaliser dès lors que l'on a l’intention de l’installer.
Prendre le temps de ratifier, de se synchroniser, de créer le lien améliore le vécu et simplifie par la suite toute la prise en charge. C'est un investissement dans le futur du patient.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Hypnose en kinésithérapie: le confort retrouvé.
10ème Congrès Hypnose Douleur. Caroline Marec et Gwladys Chandard, Kinésithérapeutes.
L'apport de l'hypnose en kinésithérapie: vers une rééducation plus confortable, plus efficace et centrée sur l'expérience du patient Pendant des années, nous avons pratiqué le métier de kiné avec parfois des situations cliniques complexes: douleurs persistantes, appréhension du patient face aux mobilisations douloureuses, résistances corporelles ou émotionnelles ou encore fatigue psychologique liée à des parcours de soins longs...
Il nous manquait ce petit plus qu'est l'hypnose thérapeutique: utilisée de manière formelle ou informelle, cette souplesse d'utilisation la rend particulièrement compatible avec les contraintes du cabinet et les exigences de la pratique quotidienne. Nous aimerions vous présenter, avec des cas cliniques, comment nous avons intégré cette nouvelle pratique dans notre métier.
La douleur est l'un des principaux motifs de consultation freinant les gains en mobilisation, en récupération fonctionnelle et en adhésion du patient au traitement. L'hypnose en diminuant l'intensité perçue de la douleur, en réduisant l'anxiété liée à cette douleur et en augmentant le sentiment de contrôle du patient, permet à ce dernier d'observer qu'un changement est possible, de le sortir de la chronicité et de le rendre plus actif dans sa participation.
La douleur n'est alors plus vécue comme une contrainte imposée, mais comme une sensation modulable. Qui dit moins de douleur... dit alors plus de... confort!
Sources: Institut Emergences Rennes.
Il nous manquait ce petit plus qu'est l'hypnose thérapeutique: utilisée de manière formelle ou informelle, cette souplesse d'utilisation la rend particulièrement compatible avec les contraintes du cabinet et les exigences de la pratique quotidienne. Nous aimerions vous présenter, avec des cas cliniques, comment nous avons intégré cette nouvelle pratique dans notre métier.
La douleur est l'un des principaux motifs de consultation freinant les gains en mobilisation, en récupération fonctionnelle et en adhésion du patient au traitement. L'hypnose en diminuant l'intensité perçue de la douleur, en réduisant l'anxiété liée à cette douleur et en augmentant le sentiment de contrôle du patient, permet à ce dernier d'observer qu'un changement est possible, de le sortir de la chronicité et de le rendre plus actif dans sa participation.
La douleur n'est alors plus vécue comme une contrainte imposée, mais comme une sensation modulable. Qui dit moins de douleur... dit alors plus de... confort!
Sources: Institut Emergences Rennes.
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Apaiser la souffrance mentale après l’annonce de soins palliatifs.
10ème Congrès Hypnose Douleur. Magali Granger et Cécile Lermenier.
En hématologie, l’accompagnement des patients en soins palliatifs est une réalité quotidienne. La majorité de ces patients arrive à cette phase ultime après avoir parcouru un long chemin. Ils ont bénéficié de plusieurs lignes de traitements jusqu’à ce que l’arsenal thérapeutique ne soit plus efficace. L’échec définitif est alors annoncé conduisant à l’annonce de soins palliatifs.
Les patients ressentent alors une véritable souffrance mentale, souvent verbalisée par des mots puissants illustrant une sensation de fracture corporelle. Les métaphores employées par le patient sont très fortes, et l’on peut entendre « la terre s’est ouverte sous mes pieds, je n’arrivais plus à entendre ».
L’hypnose dans ce contexte s’avère être un outil très utile pour accompagner, et surtout adoucir, et apaiser cette souffrance. Elle permet d’orienter la réflexion du patient, et de le mettre en mouvement vers un chemin du possible. Dans cet atelier, nous partirons d’exemples concrets, de films, et nous pourrons aussi apporter des exemples de prise en charge collective réunissant le patient et son aidant.
Objectifs :
• Aborder le contexte d’annonce de soins palliatifs.
• Développer la relation et la communication thérapeutique avec le patient en phase palliative.
• Créer du mouvement dans la relation patient-aidant, permettre aux proches de s’attacher, de se réattacher avant de se séparer • Construire la sécurité dans l’attachement.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Les patients ressentent alors une véritable souffrance mentale, souvent verbalisée par des mots puissants illustrant une sensation de fracture corporelle. Les métaphores employées par le patient sont très fortes, et l’on peut entendre « la terre s’est ouverte sous mes pieds, je n’arrivais plus à entendre ».
L’hypnose dans ce contexte s’avère être un outil très utile pour accompagner, et surtout adoucir, et apaiser cette souffrance. Elle permet d’orienter la réflexion du patient, et de le mettre en mouvement vers un chemin du possible. Dans cet atelier, nous partirons d’exemples concrets, de films, et nous pourrons aussi apporter des exemples de prise en charge collective réunissant le patient et son aidant.
Objectifs :
• Aborder le contexte d’annonce de soins palliatifs.
• Développer la relation et la communication thérapeutique avec le patient en phase palliative.
• Créer du mouvement dans la relation patient-aidant, permettre aux proches de s’attacher, de se réattacher avant de se séparer • Construire la sécurité dans l’attachement.
Sources: Institut Emergences Rennes.
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève
Rose PIRA-MENCONI
Psychologue clinicienne, Thérapeute EMDR IMO, Hypnothérapeute, Docteur en psychologie, Thérapies Brèves.
Installée en cabinet libéral depuis 2002, j’accueille au sein de mon cabinet des enfants, des adolescents et des adultes confrontées à des difficultés psychiques et/ou comportementales.
Je propose un suivi individualisé, adapté aux besoins et au rythme de chacun, s’appuyant sur des entretiens cliniques et des outils thérapeutiques personnalisés, notamment des approches d’inspiration psychanalytique.
En fonction des situations, des thérapies brèves telles que l’EMDR - IMO ou l’hypnose thérapeutique peuvent également être proposées afin de traiter des problématiques spécifiques.
Consultations: Centre médical les Albizzias
Avenue Général de Boissoudy
20137 Porto-Vecchio
0638083808
Formation EMDR Intégrative
- Formation à l’EMDR-IMO à l'Institut Hypnotim de MARSEILLE de Laurence ADJADJ
- Masterclass avec Laurent GROSS
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 262013009
Installée en cabinet libéral depuis 2002, j’accueille au sein de mon cabinet des enfants, des adolescents et des adultes confrontées à des difficultés psychiques et/ou comportementales.
Je propose un suivi individualisé, adapté aux besoins et au rythme de chacun, s’appuyant sur des entretiens cliniques et des outils thérapeutiques personnalisés, notamment des approches d’inspiration psychanalytique.
En fonction des situations, des thérapies brèves telles que l’EMDR - IMO ou l’hypnose thérapeutique peuvent également être proposées afin de traiter des problématiques spécifiques.
Consultations: Centre médical les Albizzias
Avenue Général de Boissoudy
20137 Porto-Vecchio
0638083808
Formation EMDR Intégrative
- Formation à l’EMDR-IMO à l'Institut Hypnotim de MARSEILLE de Laurence ADJADJ
- Masterclass avec Laurent GROSS
Formation en EMDR Intégrative, EMDR IMO à France EMDR IMO avec Laurent GROSS & Laurence ADJADJ
Inscrite au Registre des Praticiens EMDR - IMO de France sous le numéro 262013009



