Livres Nouvelle Hypnose

Nouvelle Hypnose Jean BECCHIONouvelle Hypnose, Initiation et Pratique. Dr Jean BECCHIO, Dr Charles JOUSSELIN


 La Nouvelle Hypnose. Vocabulaire, principes et méthode. Dr Jean GODIN



Agrégateur de flux

La relation thérapeutique: quand “être avec” devient un soin.

Formation Hypnose à Marseille - mercredi 18 mars 2026 - 01:04
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78. Dans la médecine contemporaine, la technique occupe une place centrale. Pourtant, certains moments de soin rappellent que la relation humaine reste l’un des instruments les plus puissants de la pratique médicale. Cet article propose une immersion sensible dans une rencontre entre une patiente et son anesthésiste, révélant combien la qualité du lie...

Hypnose de spectacle : divertissement fascinant ou pratique à risque ?

Formation Hypnose à Marseille - mercredi 18 mars 2026 - 01:03
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78... L’hypnose de spectacle intrigue et amuse le public depuis plus d’un siècle. Sur scène, des volontaires semblent perdre le contrôle de leurs actions sous l’influence d’un hypnotiseur, créant un moment spectaculaire et mystérieux. Mais derrière cette mise en scène se posent des questions essentielles pour les professionnels de santé : quels sont le...

Hypnose et rêverie: quand l’imagination devient un outil thérapeutique.

Formation Hypnose à Marseille - mercredi 18 mars 2026 - 01:02
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78. Entre veille et sommeil, entre pensée rationnelle et images intérieures, existe une zone singulière que la philosophie et la clinique commencent à explorer ensemble. Cet article propose une réflexion originale sur l’hypnose à travers les écrits du philosophe Gaston Bachelard, qui voyait dans l’imagination une force centrale du psychism...

Hypnose et IRM: ce que l’imagerie cérébrale révèle enfin de l’expérience hypnotique.

Formation Hypnose à Marseille - mercredi 18 mars 2026 - 01:01
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78. Longtemps perçue comme mystérieuse ou difficile à objectiver, l’hypnose bénéficie aujourd’hui d’un éclairage scientifique nouveau grâce à l’IRM. Cet article plonge le lecteur au coeur des neurosciences de l’hypnose et montre comment l’imagerie cérébrale permet de mieux comprendre ce qui se joue dans le cerveau lorsqu’une personne entre en éta...

Autohypnose et chirurgie: quand l’imaginaire aide à traverser la douleur.

Formation Hypnose à Marseille - mardi 17 mars 2026 - 21:20
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78. Peut-on vivre une intervention chirurgicale en mobilisant ses ressources intérieures plutôt qu’en subissant passivement l’épreuve ? Dans ce témoignage dense et singulier, Nelly Cadra raconte comment elle a utilisé l’autohypnose lors d’une opération de l’épaule gauche pour rupture de la coiffe des rotateurs. Entre musique de Bach, respiration...

Cris et hypnose: quand les cris des personnes âgées deviennent un langage à écouter.

Formation Hypnose à Marseille - mardi 17 mars 2026 - 21:17
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78. Dans les établissements pour personnes âgées dépendantes, les cris sont souvent perçus comme des troubles du comportement à faire taire. Cet article propose un changement de regard radical : et si ces cris étaient avant tout un langage du corps, l’expression d’un besoin, d’une douleur ou d’une anxiété encore non entendue ? À travers le cas cliniqu...

Quand l’enfant ne parvient pas à s’endormir: comprendre l’anxiété nocturne et la force des liens sécurisants.

Formation Hypnose à Marseille - mardi 17 mars 2026 - 21:14
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78. Pourquoi certains enfants redoutent-ils autant le moment du coucher ? À travers l’histoire de Théo, 10 ans, cet article explore un phénomène fréquent mais souvent mal compris : l’anxiété d’endormissement liée au sentiment de sécurité intérieure. Chez cet enfant discret et sensible, le soir fait surgir des sensations corporelles qu’il décrit comme de...

Quand les cris deviennent un langage: l’hypnose au chevet des personnes âgées en EHPAD.

Formation Hypnose à Marseille - lundi 16 mars 2026 - 23:41
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78. Et si les cris des personnes âgées n’étaient pas seulement des troubles du comportement, mais des appels à entendre autrement la douleur, l’angoisse ou la solitude ? Ce texte consacré à l’ouvrage d’Hélène Pousset Abbouchi propose une plongée sensible et clinique dans un sujet encore trop souvent réduit au silence dans les institutions.

L’articl...

Addictions: comment sortir de l’adoration du produit et retrouver une direction intérieure.

Formation Hypnose à Marseille - lundi 16 mars 2026 - 23:39
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78. Pourquoi certaines substances, certains écrans ou certains comportements finissent-ils par prendre toute la place ? Cet article propose une lecture originale de l’addiction à partir de la métaphore du veau d’or. Derrière l’image religieuse, les auteurs décrivent un mécanisme très actuel : quand un objet devient si central qu’il semble promettr...

MARSEILLE: Formation en EMDR Intégrative, EMDR - IMO Session 2

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 16 mars 2026 - 01:00
EMDR Intégrative: Intégration d'éléments d'hypnose ericksonienne, de thérapie brève et des mouvements oculaires, dans le cadre du psychotraumatisme.
Formation réservée aux professionnels de santé, psychologues.
Durée: 8 jours

Cette formation se déroule une fois par an

Approfondir les connaissances en matière de psychotraumatisme.
Acquérir la pratique de la thérapie EMDR - IMO, reposant sur les mouvements oculaires et l’utilisation d’éléments hypnotiques.
Améliorer sa posture de thérapeute pour renforcer le lien «sécure» dans la relation thérapeutique dans les cas de psychotraumatisme.
Acquérir des éléments hypnotiques et des éléments issus des thérapies brèves dans le traitement du psychotraumatisme.
Acquérir une nouvelle approche intégrative de la thérapie EMDR - IMO avec des éléments hypnotiques et des outils issus des thérapies brèves dans le but de traiter le psychotraumatisme.
Acquérir des outils issus des thérapies brèves afin de mener l’entretien efficacement avec la thérapie EMDR - IMO
Savoir pratiquer la thérapie EMDR - IMO avec les éléments hypnotiques de manière stratégique en se basant sur la relation thérapeutique.
Savoir pratiquer la thérapie EMDR - IMO orientée ressource.

Formation agréée France EMDR IMO ®

Inscription sur notre Catalogue



314 avenue du Prado du 16/03/2026 00h00 au 18/03/2026 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/Formation-en-EMDR-IMO-a-Marseille_a82.html

PARIS: Formation à l’Hypnose Médicale en Douleur Chronique - 4ème Session

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 16 mars 2026 - 01:00
Une formation In-Dolore en partenariat avec le CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. , Membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves


Particularité de la Formation:
Au cours de toute la formation, vous bénéficierez de l’enseignement, à chaque session, de 2 enseignants et de « facilitateurs » pendant les situations pratiques, afin d’assurer un meilleur suivi pédagogique.

Thèmes:

Jour 8

La confusion dans l'hypnose.
- Améliorer sa "présence thérapeutique" comme élément de soin dans le "face à face" praticien-patient
- Comment se détacher de l'objectif pour rentrer dans la relation.
- Intégrer "l'attente et le silence" comme éléments du soin dans le parcours thérapeutique du patient.
- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique


Jour 9

- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique


Public:
Médecins libéraux ou hospitaliers, Rhumatologues, Médecins Rééducateurs, Médecins du Sport, Kinésithérapeutes, Ostéopathes, Psychomotricien.ne.s, Ergothérapeutes et aux Infirmier.e.s.
Moyens Pédagogiques:
Exposés théoriques. Démonstrations et Analyses. Mises en situations pratiques supervisées, en petit groupe. Etudes de cas cliniques. Supports vidéo et documentation.

Inscription sur notre Catalogue


7 rue Omer Talon du 16/03/2026 00h00 au 17/03/2026 23h50
https://in-dolore.fr/douleur-chronique_a/

PARIS: Formation à l’Hypnose Médicale en Douleur Chronique - 4ème Session

Agenda Hypnose Thérapie Brève - lundi 16 mars 2026 - 01:00
Une formation In-Dolore en partenariat avec le CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. , Membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves


Particularité de la Formation:
Au cours de toute la formation, vous bénéficierez de l’enseignement, à chaque session, de 2 enseignants et de « facilitateurs » pendant les situations pratiques, afin d’assurer un meilleur suivi pédagogique.

Thèmes:

Jour 8

La confusion dans l'hypnose.
- Améliorer sa "présence thérapeutique" comme élément de soin dans le "face à face" praticien-patient
- Comment se détacher de l'objectif pour rentrer dans la relation.
- Intégrer "l'attente et le silence" comme éléments du soin dans le parcours thérapeutique du patient.
- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique


Jour 9

- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique


Public:
Médecins libéraux ou hospitaliers, Rhumatologues, Médecins Rééducateurs, Médecins du Sport, Kinésithérapeutes, Ostéopathes, Psychomotricien.ne.s, Ergothérapeutes et aux Infirmier.e.s.
Moyens Pédagogiques:
Exposés théoriques. Démonstrations et Analyses. Mises en situations pratiques supervisées, en petit groupe. Etudes de cas cliniques. Supports vidéo et documentation.

Inscription sur notre Catalogue


7 rue Omer Talon du 16/03/2026 00h00 au 17/03/2026 23h50
https://in-dolore.fr/douleur-chronique_a/

Quand la honte envahit tout: comment le témoin intérieur peut restaurer l’estime de soi.

Formation Hypnose à Marseille - dimanche 15 mars 2026 - 23:24
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78. Et si la honte n’était pas seulement une émotion, mais une véritable prison intérieure ? Cet article raconte le parcours de Laurence, une mère de 50 ans qui se sent constamment en défaut, persuadée que les autres femmes, les autres mères, font toujours mieux qu’elle. À travers une expérience thérapeutique originale fondée sur le « témoin intérieur »...

Quand le corps parle: l’hypnose comme voie d’écoute du symptôme.

Formation Hypnose à Marseille - dimanche 15 mars 2026 - 23:07
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78. Et si les symptômes physiques étaient parfois une forme de langage ? Cet article explore la manière dont l’hypnose permet d’écouter ce que le corps exprime lorsque les mots ne suffisent plus. À partir de situations cliniques, l’auteur montre comment certaines douleurs chroniques ou troubles inexpliqués peuvent traduire une expérience émotionnelle o...

Bordeaux: Session 6 du Diplôme Inter Universitaire d'Hypnose Médicale, Clinique et Thérapeutique. Hypnose et EMDR Intégrative.

Agenda Hypnose Thérapie Brève - mercredi 11 mars 2026 - 01:00
Aspects neurophysiologiques de l’Hypnose
12ème jour : mercredi 11 Mars 2025
08h30 – 16h00 :
Aspects neurophysiologiques de l’hypnose, du sommeil et de la mémoire Dr Lolita MERCADIE

Hypnose, Addictions et troubles de l’oralité
13ème jour : Jeudi 12 mars 2025
09h00 - 10h30

Tabagisme et méthodes de sevrage
Dr Anne CALCAGNI
10h45 - 12h30
Troubles de l’oralité et addictions
Pr Gérard OSTERMANN

13h30 - 17h30
Hypnose dans le sevrage tabagique : Approches stratégiques pour le sevrage tabagique ; choix des métaphores, exemple de séance type
Dr Anne CALCAGNI
Hypnose addictions et troubles alimentaires : Dynamique des addictions ; Approches stratégiques hypnotiques pour les troubles alimentaires ; métaphores spécifiques
Pr Gérard OSTERMANN

14ème jour : Vendredi 13 mars 2026
09h00 - 10h30
Rappel synthétique des notions principales sur le psychotraumatisme au sens du DSM V. Comment travailler avec les MO en consultation journalière sur les problématiques rencontrées en douleur aiguë et chronique, en cancérologie, en soins palliatifs, et lors d’anxiété pré et post- opératoire.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS

10H45-12H30
Apprentissage des différents mouvements oculaires de type EMDR-IMO (EMDR Intégrative). Exercices et démo.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS

13H30 17H30
Comment intégrer l’état hypnotique avec la pratique des MO.
Démo et exercices
Utilisation des MO et des mouvements alternatifs avec le Protocole GPC (Gross Pain Control) de manière spécifique en douleur aiguë et chronique, approche qui combine hypnose et neuroplasticité. Exercices
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS

*************************************
RESPONSABLE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.

Professeur François SZTARK
CHU de Bordeaux Service Anesthésie-Réanimation.
MD, PhD - Professeur des universités, Praticien hospitalier - Anesthésie Réanimation Douleur - Hypnose -Méditation - Instructeur MBSR.

*************************************
COORDINATEUR ET RESPONSABLE PEDAGOGIQUE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.

Docteur Sylvie COLOMBANI-CLAUDEL
Institut Bergonié Département d’Anesthésie-Réanimation
Centre Régional de Lutte Contre le Cancer Bordeaux

Hypno praticienne depuis 2004 ( DU d’hypnose de Paris dans le cadre de ses compétences (douleurs aiguës et chroniques)
Présidente de l’association Hypnose33 Ecole Bordelaise Ericksonienne depuis 2015,
DU de transes et des ECM obtenu en 2022

Membre du bureau de la Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB)
Présidente du 13eme forum de la CFHTB qui s'est déroulé du 15 au 18 mai 2024 à Bordeaux.

Praticienne EMDR - IMO, EMDR Intégrative, Membre de France EMDR-IMO ®
146 Rue Léo Saignat du 11/03/2026 00h00 au 13/03/2026 23h50
https://www.hypnose-ericksonienne.org/Diplome-Inter-Universitaire-d-Hypnose-Medicale-Clinique-et-Therapeutique-de-Bordeaux_a1473.html

Bordeaux: Session 6 du Diplôme Inter Universitaire d'Hypnose Médicale, Clinique et Thérapeutique.

Agenda Hypnose Thérapie Brève - mercredi 11 mars 2026 - 01:00
Aspects neurophysiologiques de l’Hypnose
12ème jour : mercredi 11 Mars 2025
08h30 – 16h00 :
Aspects neurophysiologiques de l’hypnose, du sommeil et de la mémoire Dr Lolita MERCADIE

Hypnose, Addictions et troubles de l’oralité
13ème jour : Jeudi 12 mars 2025
09h00 - 10h30

Tabagisme et méthodes de sevrage
Dr Anne CALCAGNI
10h45 - 12h30
Troubles de l’oralité et addictions
Pr Gérard OSTERMANN

13h30 - 17h30
Hypnose dans le sevrage tabagique : Approches stratégiques pour le sevrage tabagique ; choix des métaphores, exemple de séance type
Dr Anne CALCAGNI
Hypnose addictions et troubles alimentaires : Dynamique des addictions ; Approches stratégiques hypnotiques pour les troubles alimentaires ; métaphores spécifiques
Pr Gérard OSTERMANN

14ème jour : Vendredi 13 mars 2026
09h00 - 10h30
Rappel synthétique des notions principales sur le psychotraumatisme au sens du DSM V. Comment travailler avec les MO en consultation journalière sur les problématiques rencontrées en douleur aiguë et chronique, en cancérologie, en soins palliatifs, et lors d’anxiété pré et post- opératoire.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS

10H45-12H30
Apprentissage des différents mouvements oculaires de type EMDR-IMO Exercices et démo.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS

13H30 17H30
Comment intégrer l’état hypnotique avec la pratique des MO.
Démo et exercices
Utilisation des MO et des mouvements alternatifs avec le Protocole GPC (Gross Pain Control) de manière spécifique en douleur aiguë et chronique, approche qui combine hypnose et neuroplasticité. Exercices
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS

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RESPONSABLE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.

Professeur François SZTARK
CHU de Bordeaux Service Anesthésie-Réanimation.
MD, PhD - Professeur des universités, Praticien hospitalier - Anesthésie Réanimation Douleur - Hypnose -Méditation - Instructeur MBSR.

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COORDINATEUR ET RESPONSABLE PEDAGOGIQUE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.

Docteur Sylvie COLOMBANI-CLAUDEL
Institut Bergonié Département d’Anesthésie-Réanimation
Centre Régional de Lutte Contre le Cancer Bordeaux

Hypno praticienne depuis 2004 ( DU d’hypnose de Paris dans le cadre de ses compétences (douleurs aiguës et chroniques)
Présidente de l’association Hypnose33 Ecole Bordelaise Ericksonienne depuis 2015,
DU de transes et des ECM obtenu en 2022

Membre du bureau de la Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB)
Présidente du 13eme forum de la CFHTB qui s'est déroulé du 15 au 18 mai 2024 à Bordeaux.

Praticienne EMDR - IMO, EMDR Intégrative, Membre de France EMDR-IMO ®]
146 Rue Léo Saignat du 11/03/2026 00h00 au 13/03/2026 23h50
https://www.hypnose-ericksonienne.org/Diplome-Inter-Universitaire-d-Hypnose-Medicale-Clinique-et-Therapeutique-de-Bordeaux_a1473.html

Autohypnose pour mon épaule gauche. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.

Formation Hypnose Medicale - dimanche 8 mars 2026 - 22:16
(RUPTURE DE LA COIFFE DES ROTATEURS) ET LE COUPLE HYPNOSE/FASCIA. Une épaule abîmée, l’Adagio BWV 974 de Bach, une bulle de protection, une plongée dans l’inconscient, les fascias du corps, le surgissement des sons intérieurs... Le tout réuni dans une expérience d’autohypnose lors d’une intervention chirurgicale délicate.

A. DESCRIPTION DU PHÉNOMÈNE DE L’AUTOHYPNOSE

Cette opération est programmée le 18 juin 2024. Un an auparavant j’avais utilisé l’autohypnose pour l’opération de mon hallux valgus, afin de gérer la douleur du garrot mis à la racine de la cuisse pour empêcher l’hémorragie. Anesthésie loco-régionale, excellent chirurgien, bienveillante anesthésiste, support de la musique de Chopin le Nocturne n° 20 si émouvant où j’étais spectatrice, l’opération fut une réussite, me permettant d’aller danser au mariage de ma fille bien aimée... qui fut aussi un feu d’artifice sublime... Le choix de l’anesthésie loco-régionale était guidé par deux facteurs :
• difficultés importantes d’intubation huit ans auparavant, pour l’opération de l’épaule cette fois à droite, avec réveil difficile et surveillance post-opératoire ;
• de mon côté, effets secondaires de l’anesthésie générale importants : troubles de concentration, fatigue intense et désorientation dans le temps d’une durée de deux mois. En conséquence, je décidais d’utiliser l’autohypnose pour l’épaule gauche.

Là, les conditions techniques étaient différentes de celles de mon pied, à savoir casque figeant la tête, juste un trou pour respirer, champ opératoire me couvrant même le visage. Bien, il me fallait convaincre le jour J le médecin anesthésiste en plaidant ma cause avec quelques aménagements nécessaires : pas de masque ni champ opératoire étouffant mon visage à mettre à distance de moi, demi-assise si possible, OK pour le casque avec les écouteurs sous le casque, et support du son de la musique du grandiose Jean-Sébastien Bach, Adagio BWV 974 à mettre en boucle. J’ai eu la chance d’avoir un anesthésiste à l’écoute et bienveillant, ayant lui-même une certaine connaissance des bienfaits de l’hypnose. Il lui fallait convaincre le reste de l’équipe chirurgicale dont le chirurgien. Ce dernier m’avait opérée huit ans auparavant de l’autre épaule. Là aussi chirurgien bienveillant à l’esprit ouvert, anesthésie loco-régionale et perfusion prête au cas où. Mise en place des alliances avec de sacrées surprises... Première alliance avec le chirurgien : facile d’établir ce lien de confiance totale avec lui, le connaissant auparavant, de plus ses qualités professionnelles et humaines et son humilité ne sont plus à démontrer...

Deuxième alliance avec moi-même : me faire confiance totalement... je me jetais dans l’inconnu quand même... La stratégie la plus solide est justement de faire appel à toutes mes ressources intérieures, à les mobiliser ainsi, retrouver en mon centre (mon hara) ce lieu de sécurité absolu et de m’y mettre dedans.
Premier temps, créer les conditions favorables à l’autohypnose :
• prendre plusieurs inspirations/expirations (cohérence cardiaque 5 inspir./5 expir. de 5 secondes) ;
• s’aligner comme en méditation pour installer ce calme intérieur, toujours centrée sur la respiration ;
• mes yeux se fermèrent doucement, bercée par la musique de Bach, prête à la plongée sous-marine ;
• pour y accéder, il faut se figurer un sablier où le haut représente le conscient, et le bas l’inconscient ;
• toujours se concentrer sur ce souffle, on traverse un goulot où on accède à l’immense réservoir de l’inconscient. Ce dernier grandit de plus en plus tandis que l’espace du conscient s’amenuise d’autant : la dissociation a lieu.

Cependant, il est indispensable de garder une petite zone de conscient afin de pouvoir se réassocier au retour ou en cas de danger imminent. Comme le Petit Poucet, il faut prévoir ses arrières.

Deuxième temps, construire son lieu de sécurité absolu. Pièce maîtresse de l’édifice, pourtant si simple à construire :
• moi au centre, sous la forme de la petite fille de 5 ans à la robe blanche avec ses longues nattes et aux pieds nus qui a vraiment existé ;
• j’y ai mis mon baobab, majestueux, s’élevant dans le ciel et aux racines si solides, de mon Afrique lointaine ;
• j’y ai mis mon petit singe ouistiti « Boubou » que j’ai apprivoisé, malin, chapardeur ; - et bien d’autres choses... qui m’ont nourrie et gardée en « VIE » malgré tous les aléas...

Troisième temps, édifier une bulle de protection solide autour : Mon inconscient me montre un filet aux mailles serrées et fines en or. Je l’adopte, me procurant à la fois agilité et solidité, comme en art martial pour adapter sa défense. Puis je descends dans mon sous-marin, prête à assister en tant que spectatrice au concert de Bach, mais surprise inattendue... j’étais actrice ! Troisième alliance avec Bach En effet, Bach m’apparaît en vieux monsieur à lunettes dans une gare près d’une locomotive noire fumant le charbon, aux quatre premières notes répétitives du do (d’en haut), impératif, me tend sa main gauche et me dit : « dépêche-toi, vite, la locomotive part », et moi instantanément je redeviens la petite fille de 5 ans à la robe blanche qui attrape sa main à la volée avec ma main droite... Dans cet immense espace de l’inconscient, je me rends compte que l’espace-temps n’existe plus : Bach est d’un autre siècle et moi je me retrouve soixante-cinq ans en arrière et pourtant nous sommes en lien...

J’ai choisi Bach et précisément cet adagio pour m’accompagner : musique simple, régulière, de structure binaire, pragmatique. La sensation qu’il vous tient par la main pour monter les marches une à une avec une telle facilité, toujours plus haut avec des phases d’horizontalité à chaque palier. Je ne peux m’empêcher de faire le parallélisme avec la danse du corps, de type binaire aussi, des derviches tourneurs, ordre fondé par le grand philosophe soufi arabo-persan Rûmî : il exprimait son amour de Dieu au travers du corps, alors que Bach l’exprime par le son. Après, nous voilà dans une immense salle de style Versailles, parquet en bois, plafond haut avec des lustres, dorures... Moi je devenais une belle jeune fille habillée en soie bleue, dansant aux sons de la musique et devenant les sons... Puis un escalier à gauche en simple ciment, Bach me reprend la main et nous arrivâmes dans une salle du même style. Là, j’entendais pour la première fois avec stupeur les sons intérieurs : le la, si, mi, etc. avaient chacun un espace, un volume précis, et surtout contenaient une force bien précise allant de l’intérieur vers l’extérieur (le son extérieur n’étant qu’un écho du son intérieur). Pour le la, par exemple, on aurait dit un volcan qui explose avec une puissance bien calibrée...

J’entendais enfin les sons intérieurs, moi qui peinais à entendre les sons extérieurs. Je compris après analyse pourquoi le grand Beethoven devenu sourd entendait parfaitement les sons intérieurs et a pu écrire ses symphonies sublimes de plusieurs heures. Quant à moi, j’ai décodé environ 4 minutes. Je compris également pourquoi le langage de la musique est dit universel : la force contenue dans un son précis, sa place dans l’espace lui est propre.

Toute personne quelle que soit sa langue maternelle ou sa culture est capable de le percevoir, d’où les mêmes états d’émotions nous traversant et l’intérêt de la musicothérapie en tant que soin. À nouveau un escalier en ciment tournant à gauche aboutit à une troisième salle : il y avait là un livre immense avec les lignes du solfège et les notes de musique de l’Adagio ! Je redevins si petite et entra à pieds joints dans les notes, devenant tour à tour un do, un la, un si, etc. Pour passer d’une phrase à l’autre, je devenais un petit singe, accrochée aux branches des notes...

Certaines phrases étaient si belles, je devenais un aigle majestueux, planant au-dessus de l’océan au regard perçant... ou l’enfant allongée sur une branche me prélassant comme les chats... ou bondissant d’une note à l’autre sur la rivière, ou l’enfant agile grimpant dans les manguiers pour cueillir les mangues et les jeter au sol à ma bande de copains (elles avaient un goût unique les mangues de mon Afrique...), ou jouant à se laisser glisser à plat ventre sur les notes de Bach en poussant des cris de joie en dévalant la pente du garage quand il pleuvait... Ah, Bach ! mon enfant intérieur s’est rempli de joie et de liberté et vous remercie ! Puis nous arrivâmes au quatrième niveau : ici, il n’y avait aucune salle. Nous nous tenions côte à côte, à la lisière d’un espace : devant nous une immensité sans limite de neige d’une blancheur si éclatante, majestueuse, pure, nous laissant sans voix, si silencieuse, où il ne faisait pas froid. En s’imprégnant devant ce qui est, derrière ce silence, il y avait des petits sons semblables à des « crépitements » un peu partout qui sortaient : la VIE prête à éclore sous diverses formes par tous les pores de la neige... Tant de douceur, de tendresse, de lumière émanaient de cet espace où le temps était suspendu... nous étions traversés par ce qui s’exprimait devant nous avec cette blancheur immaculée... Subitement, je me rendais compte que Bach et moi étions UN devant tant de grâce... nous avons dépassé la dualité ! Bach a voulu s’avancer dans cette neige en m’entraînant avec lui, mais comme quelque chose l’en empêchait, une sensation d’une présence supérieure lui intimant l’ordre de s’en aller.

Bach attristé reconnut notre finitude d’humain : c’est très bien exprimé dans ses quatre dernières notes si tristes... Nous rebroussâmes chemin par les escaliers sans passer par les salles. Cet Adagio est mis en boucle avec le même schéma répétitif. Ce vécu spirituel est un cadeau inestimable que m’a donné Bach à partager avec lui concernant sa ferveur envers Dieu. Effectivement, au-delà de nos différences religieuses (chemins ou vêtements différents), le but est le même : l’UN et on avait touché du doigt l’essentiel... Rûmî l’avait nommé Houa (« Lui » en arabe). Avant de partir, je me suis appropriée un bout de cette neige blanche sous forme d’une petite bougie mise sur ma tête. Ça lui arrive de vaciller devant tant de noirceurs visibles dans ce monde d’ici-bas actuel (!), le matin je souffle dessus avec toutes mes forces pour la re-allumer... Ceci est mon vécu, ma vérité exprimée. Je ne prétends pas que ce soit la vérité. Cependant deux écueils sont survenus durant l’opération, ayant failli compromettre le bon déroulé hypnotique : • Le premier : l’infirmière anesthésiste avait mis sa propre musique dans la salle d’opération d’à côté à haute voix genre « techno ». Cette musique interférait avec la mienne, d’autant plus que je la percevais comme une coquille « vide » d’énergie de l’intérieur. Etant dans un état de transe profonde, je ne pouvais lui dire de couper le son.

Seule solution, la circonscrire par mon esprit dans un coin à droite dans l’espace en l’enfermant dans une bulle bien étanche et sa présence fut négligeable.
• Le deuxième : le rôle de mon chirurgien préféré ! J’étais à deux espace-temps différents : dans l’inconscient (mon concert Bach) et très partiellement dans le conscient (le chirurgien). Je lui avais confié mon épaule en le priant de bien la réparer puis de me la restituer. Aussi j’avais un oeil et une oreille sur lui :
• j’ai senti quatre traits d’incision précis ; • comme un tube de 1 centimètre de diamètre et 3 centimètres de long (?) qui rentrait dans mon épaule du bas vers le haut ;
• puis un liquide versé en quantité (de l’eau pour laver et hydrater les tissus ?) ;
• puis un mouvement d’une grande force comme pour remonter les morceaux de muscles du bas vers le haut (il cherchait à les réunifier vers le haut pour les accrocher sous l’acromion) ;
• puis sensation d’une abrasion horizontale hyper douloureuse ! Ah là, la louve tapie au fond de moi s’est manifestée pour défendre son territoire avec des grognements intenses : « mumm, mumm... », montrant ses dents, prête à en découdre avec l’ennemi ! Je suis sortie de mon état entre deux eaux.

En effet, ma bulle de protection en mailles fines que je pensais robuste ne protégeait plus mon lieu de sécurité. Heureusement le chirurgien comprit mon message et s’arrêta, l’infirmière anesthésiste me dit : « que fait-on, on vous endort ? » Là, je regardai en moi pour faire l’état des lieux et vis qu’en fait il s’agissait juste d’abrasions superficielles de plusieurs mailles de mon tissu, aucune perforation. Je répondis : « je gère »... je replongeai dans mon état profond et avec mes mains virtuelles fit la réparation illico. Heureusement, ce chirurgien très à l’écoute comprit et reprit le travail qu’il avait à faire, mais doucement... et tout se termina parfaitement. J’ai su plus tard qu’il abrasait l’acromion pour laisser de la place aux muscles pour s’y loger : il a utilisé une fraise tournant à 8 000 tours/minutes ! Non, mais ! C’est sûr que je n’ai pas du tout aimé...

• perception également qu’il raccommodait des faisceaux pour les solidariser avec une aiguille courbe, et ce avec minutie et régularité, digne de la haute couture...
• puis perception d’entendre le bruit d’un marteau... pour enfoncer un clou (?) : quatre à cinq coups concis et à la bonne profondeur, alors que je ne percevais pas l’introduction du présumé clou... Ah, il sait ce qu’il fait...
• enfin, je perçus qu’on enlevait le champ opératoire, mettait la lumière sur moi, et j’ai entendu le chirurgien me dire « c’est terminé ». Je n’ai pas bougé de suite car j’avais encore quelques minutes de mon merveilleux concert à terminer. Je me suis réassociée facilement, ayant mémorisé le chemin du retour. Quelques inspirations/expirations, me voilà dans l’ici et maintenant et je dis au chirurgien « déjà ? », et lui de répondre : « ça fait 1 h 15 et vous êtes bien courageuse, Madame Cadra ! ».

Oui, il s’agit de courage, mais il n’est ni physique, ni mental. C’est le courage de lâcher prise et d’accepter d’aller plonger en profondeur dans cet immense réservoir inconnu (l’inconscient) où il n’y a aucun repère tangible auquel s’accrocher, sinon de faire confiance (alliance) avec cette sagesse universelle : appelons-la ainsi, comme la grande thérapeute Teresa Robles, pour ne froisser personne (croyants en Dieu, athées, agnostiques, polythéistes, les ni-ni) et s’éviter de griller sur un bûcher... C’est la clé magique qu’apporte l’hypnose grâce au génie d’Erickson. Pour avoir le coeur net, je demandai au chirurgien s’il avait bien utilisé un marteau pour planter un clou ? « Oui, comme tout chirurgien, je ne peux m’empêcher d’utiliser mon marteau... » c’était donc vrai... et il a en plus de l’humour, l’ami ! J’en profite pour remercier vivement ce chirurgien, cet anesthésiste et toute l’équipe autour. Quant aux suites opératoires : excellentes.

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Dr Nelly Cadra Pédiatre à Vannes, allergologue, homéopathe et ostéopathe. Formée à la pratique de l’hypnose à la faculté de Brest, à l’ARePTA à Nantes, ainsi qu’à Emergences à Rennes.
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Regards sur l'Hypnose

Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…

8 / Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze
10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen 

12 / Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman
24 / Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari
36 / Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez

ESPACE DOULEUR DOUCEUR 


46 / Introduction Gérard Ostermann
50 / Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi
58 / Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra

73 / DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE 

74 / Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre
84 / L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu
88 / Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov
94 / Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay

RUBRIQUES
- QUIPROQUO 

102 / Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...
106 / Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen

- LES CHAMPS DU POSSIBLE 

110 / Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE
114 / L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli

LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
125 / ESPACE FORMATIONS

Illustrations: Florence CADÈNE


L'hypnose et le dormeur éveillé. Revue Hypnose & Thérapies Brèves 78.

Hypnose Thérapeutique - dimanche 8 mars 2026 - 21:57
ENTRE SONGE ET PENSÉE.

Vous êtes plutôt « dormeurs éveillés » ou « rêveurs lucides » ? Les deux à la fois ? Avec pour guide et éclaireur l’écrivain et philosophe Gaston Bachelard, l’auteur nous entraîne aux frontières de la veille et du sommeil, du réel et de l’imaginaire, quand la transe hypnotique se fait oeuvre poétique.

« L’homme est un être qui non seulement pense, mais qui d’abord imagine », dit Gaston Bachelard dans Le dormeur éveillé. Suivons- le sur ce chemin qui nous amènera vers les terres de l’hypnose et de la poésie. « Trop souvent, l’imagination a été considérée comme une puissance secondaire, une occasion de dérèglement, un moyen d’évasion. On n’en fait pas assez nettement ce qu’elle est : la fonction dynamique majeure du psychisme humain. » Et plus loin : « Toute à sa fonction dominante de concentrer les lumières sur ce sommet de l’être qu’est la pensée, la philosophie oublie souvent qu’avant la pensée il y a le songe, qu’avant les idées claires et stables, il y a les images qui brillent et qui passent. Pris dans son intégralité, l’homme est un être qui non seulement pense, mais qui d’abord imagine. Un être qui, éveillé, est assailli par un monde d’images précises, et qui, endormi, rêve dans une pénombre où se meuvent des formes inachevées, des formes qui se déplacent sans lois, des formes qui se déforment sans fin.

Pour une détermination complète de l’être humain, il faut donc faire le total d’un être nocturne et d’un être diurne. Il faut essayer de trouver les dynamismes qui vont d’un pôle à l’autre, entre songe et pensée » (1). En d’autres mots, la nuit et le jour, le songe et la pensée, la science et la poésie, dans l’âme humaine, ne sont pas des éléments qui s’opposent absolument. Bien au contraire. Bachelard voit dans cette oscillation entre veille et sommeil une forme de richesse créative, un accès à une réalité qui dépasse le rationnel, et un moyen pour explorer des couches profondes de l’être et de la perception. « Nous savons tous que, dans les heures les plus claires de notre vie diurne, il suffit d’un peu de solitude pour que nous tombions dans une rêverie qui rejoint les songes de la nuit.

Oui, nous connaissons tous cette zone moyenne, où les songes nourrissent nos pensées, où nos pensées éclairent nos songes. En nous, le caractère nocturne et le caractère diurne s’unissent, se mêlent, s’animent réciproquement. Aux heures de grande solitude, quand la rêverie nous rend notre être total, nous sommes des dormeurs éveillés, des rêveurs lucides. Nous vivons un instant, comme si la dimension humaine s’était agrandie en nous. » C’est à nous, cliniciens et théoriciens, de mettre en relation : l’hypnose, rêverie d’une conscience éveillée, est précisément l’épreuve de cette zone moyenne où les songes nourrissent les pensées, où les pensées éclairent les songes. Un sujet hypnotisé, en se plaçant sur la frontière devenue perméable qui sépare la vie nocturne de la vie diurne, le sommeil de l’éveil, l’inconscient de la conscience, réalise la synthèse de la réflexion et de l’imagination, et devient un dormeur éveillé, un rêveur lucide qui fait l’expérience de l’humanité qui s’agrandit en lui. Et non, la rêverie hypnotique n’est pas un abandon, ou un outil pour fuir la réalité, ce n’est pas non plus une rêverie passive, léthargie ou somnolence. « Car rien ne naît dans la torpeur... » La rêverie hypnotique est active, elle prépare des forces et des pensées.

Regardons Robert Desnos et ses amis surréalistes qui écrivaient et dessinaient sous hypnose. Ils dorment pour y voir clair....
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Dr Alexandru Cupaciu Médecin réanimateur dans le Centre de traitement des grands brûlés à l’hôpital Saint-Louis à Paris, hypnothérapeute et photographe

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46 / Introduction Gérard Ostermann
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74 / Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre
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Hypnose de spectacle: bénéfices ou dangers pour le sujet. Revue Hypnose et Thérapies Brèves n°78.

Hypnose Ericksonienne - dimanche 8 mars 2026 - 21:37
Dr Stéphane RADOYKOV

D’un côté l’hypnose de spectacle, de l’autre l’hypnose thérapeutique. Les hypnotiseurs acteurs de divertissement face aux hypnothérapeutes professionnels de santé. Deux mondes aux démarches bien différentes pour lesquels des études permettent de peser risques et bénéfices, tout en soulevant des questions d’éthique.

L’hypnose de spectacle fascine autant les scientifiques que le public depuis plus de cent ans (1). Cependant, derrière le rideau de l’amusement et du divertissement se cachent des enjeux éthiques et des risques potentiels pour les participants. Une loi belge interdit à juste titre l’hypnose de spectacle (loi du 30 mai 1892) et a amené les autorités à annuler un spectacle en 2017 (2). Dans cet article, nous allons explorer la balance bénéfice/risque de l’hypnose de spectacle, à partir d’une revue PubMed.

Qu’est-ce que l’hypnose de spectacle ?
La définition de l’hypnose est l’association d’une focalisation de l’attention, d’une moindre attention au monde environnant, et d’une capacité plus grande de réponse aux suggestions de l’hypnotiseur. Cette définition est valable aussi bien dans l’intention de soin que de spectacle.

L’hypnose de spectacle est une forme d’hypnose utilisée principalement pour divertir un public. Contrairement à l’hypnose thérapeutique, qui vise à aider les individus à surmonter des problèmes personnels et à soulager la douleur et l’anxiété, l’hypnose de spectacle se concentre sur la performance et le divertissement. Elle implique des démonstrations amusantes et mystérieuses où les participants semblent perdre le contrôle de leurs actions sous l’influence de l’hypnotiseur. Pour les professionnels de santé, à l’inverse, une des règles fondamentales est « primum non nocere », qui signifie, avant toute chose, éviter de faire du mal aux patients. Pour cela, dans la méthode d’hypnose ericksonienne, et durant la formation en hypnose médicale et thérapies brèves, nous posons un cadre éthique très clair pour chaque praticien, qui interdit formellement toute pratique de l’hypnose à visée de divertissement (3).

Bénéfices pour le public qui regarde le spectacle d’hypnose.

Les spectacles d’hypnose sont souvent perçus par les membres du public comme amusants et captivants, offrant une expérience unique aux spectateurs, et leur apportant une réduction d’anxiété (4) (8). En revanche, la même étude n’a retrouvé aucune amélioration de l’état émotionnel des six personnes montées sur scène. Il faudrait donc au minimum un consentement éclairé plus étoffé des participantes et participants qui prêtent leur corps et leur esprit à l’expérience.

Effets secondaires pour les participants à la transe sur scène.

Plusieurs situations ont été décrites, lors desquelles les sujets sur scène de spectacle ont vécu l’état d’hypnose de façon néfaste.

Absence de bénéfices et risques émotionnels.

Lors d’une enquête chez 22 participants à un show d’hypnose, la plupart on trouvé cela positif et agréable. Cinq personnes ont toutefois développé une amnésie dissociative de l’expérience.

De plus, cinq personnes avaient la conviction que l’hypnotiseur avait pris le contrôle de leur corps (8). Une autre enquête auprès de 8 sujets ayant participé à la fois à de l’hypnose de spectacle et à de l’hypnose pour les soins a retrouvé des différences entre les deux pratiques. L’hypnotiseur de spectacle aurait eu un style sensationnel qui veut montrer quelque chose d’extraordinaire, et administré des ordres, alors que les professionnels de santé hypnopraticiens auraient été plutôt posés, calmes et factuels durant la consultation, et faisaient des suggestions (9). Milton Erickson a publié quelques cas observés où, cinq à sept mois après une catalepsie du corps entier sur scène (corps allongé entre deux chaises), les personnes développaient des lombalgies (douleurs du dos) (14).

Les participants sur scène ne retireraient pas de bénéfice émotionnel de l’expérience (4) (à l’inverse du public qui s’amuse et se détend) et peuvent même ressentir des effets négatifs. Des cas de décompensation psychotique, de syndromes anxieux et dépressifs ont été rapportés chez certains participants aux hypnoses de spectacle, soulignant donc ses dangers potentiels. Une participante de 19 ans aurait déclenché un syndrome anxiodépressif une semaine après un spectacle d’hypnose utilisant des techniques rapides (manipulation du cou, régression à un âge jeune et « redevenir un bébé qui pleure pour sa mère »).

Elle a pu obtenir réparation de l’hypnotiseur de spectacle : reconnu coupable de négligence et d’agression, et condamné à une indemnisation (5). Un vétéran âgé de 35 ans sans antécédents psychiatriques a subi la décompensation d’un épisode psychotique aigu le soir même d’un spectacle d’hypnose, un an après sa blessure de guerre (6). Une autre personne a souffert d’une décompensation délirante activée suite à une hypnose de spectacle, et réactivée deux mois plus tard en revoyant l’hypnotiseur de spectacle à la télévision (10). Nous rappelons que les personnes souffrant de psychose sont fragiles et ont besoin de douceur, contenance et réassociation, plutôt que de dissociation, leur esprit étant déjà assez désorganisé par la maladie.

Une personne ayant subi une hypnose rapide, sans prise en compte de son histoire de vie, a réactivé des souvenirs traumatiques de la Seconde Guerre mondiale, quand elle était cachée chez des résistants. L’hypnotiseur lui avait suggéré de retourner à un âge jeune. Elle a déclenché des signes aigus de stress post-traumatique (7).

Relation de manipulation et domination.

Les hypnotiseurs de spectacle peuvent exercer une influence excessive sur les participants, comme une fureur de fasciner à tout prix, ce qui peut être déshumanisant et entraîner des clivages au sein des groupes, ou à l’inverse un mouvement de foule de type fascination inadaptée (admiration). Dans une étude avec 202 sujets, 105 provenant d’un show, 52 venant d’un cours sur l’hypnose, et 48 ayant été refusés à un show car il n’y avait plus de places, et servant de témoins, les auteurs retrouvaient (11) : les personnes ayant eu un cours d’hypnose avaient moins l’impression que la personne en hypnose est un robot versus ceux qui ont été témoins du show qui croyaient davantage que le sujet devient un robot. D’autres auteurs jugent également la balance bénéfice/risque de l’hypnose de spectacle en défaveur pour les sujets hypnotisés (12) (13).

Considérations éthiques.

L’hypnose de spectacle soulève donc des questions éthiques importantes, notamment en ce qui concerne l’utilisation des individus comme objets de divertissement. Des lois de bioéthique existent pour protéger la population française depuis 1994, mais le débat sur le sujet de l’hypnose reste actif. Historiquement, des figures médicales comme Charcot et de La Tourette auraient déjà proposé de restreindre l’hypnose aux professionnels de santé, il y a plus de cent ans, soulignant l’importance de l’éthique dans cette pratique (1) (12). Nous rappelons deux principes en médecine : « Primum non nocere », et le consentement éclairé avant toute intervention.

CONCLUSION
En conclusion, la balance bénéfice/risque de l’hypnose de spectacle semble pencher en défaveur pour les participants sur scène, tout en offrant un certain plaisir anxiolytique au public. De plus, les hypnoses de spectacle reproduisent des interactions humaines fondées prioritairement sur la performance, la domination ou la soumission. Nous préférons privilégier des relations humaines basées sur la coopération, la confiance et l’accueil de la vulnérabilité, comme c’est le cas dans l’hypnose thérapeutique.

Lire l'article du Pr Gérard OSTERMANN Hypnose de spectacle et hypnose clinique: deux visages, deux finalités, une double vigilance éthique.



Dr Stéphane Radoykov Médecin psychiatre, ancien chef de clinique assistant, praticien contractuel (Hôpital Cochin) et remplaçant libéral. Formateur. Directeur adjoint de l’Institut Emergences. Cofondateur du comité jeunesse de l’ISH.

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L'appel de l'âme. Venir au monde dans le village Hmong de Cacao. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.

Psychotherapie.FR - samedi 7 mars 2026 - 22:50
Une femme accroupie dans la cour plume des poulets dans des bassines colorées. Un tas d’hommes rasent un énorme cochon, sacrifié sur le seuil de la porte de la maison. Des enfants observent en silence les préparatifs des adultes.

Des mouches et d’autres insectes rares et gigantesques volent, se posent, puis s’envolent à nouveau. Le village de Cacao est né sur une colline qui surgit de l’immensité de la forêt amazonienne, un îlot de la communauté Hmong en Guyane française. On y arrive, virage après virage, en quittant la route de l’Est, l’unique fente goudronnée dans la végétation qui conduit de Cayenne jusqu’à l’Oyapock, fleuve frontière avec le Brésil. Des toucans traversent les cieux.

Une tortue la route. La naissance d’un enfant chez les Hmong animistes se célèbre par un rite d’accueil à la maison. Toute la famille est conviée.

Les non-Hmong en lien avec la famille sont aussi bienvenus. Le couple parental du Monde des esprits confie l’enfant aux parents qui s’en occuperont dans ce Monde. La famille entière remercie et se doit d’honorer ce don, en acceptant l’enfant (1). Si l’enfant est maltraité, le couple de l’au-delà pourrait décider de le reprendre, alors l’enfant pourrait se mettre à dépérir, de plus en plus. Chaque Hmong naît avec trente-deux âmes, symbolisées par des parties du corps. Elles doivent rester unies pour l’équilibre de la personne, autrement la maladie vient. Si un enfant naît avec des difficultés (ne se nourrit pas, pleure beaucoup, ne grandit pas, tombe souvent malade...) le chaman peut être appelé à intervenir pour retrouver le lieu où l’âme s’est égarée et la convaincre de revenir. Pour y arriver, parfois il est nécessaire d’invoquer l’aide des ancêtres et de négocier avec les esprits.

A l’intérieur d’une pièce sombre en bois brut, une vapeur résineuse dessine des ruisseaux gris dans l’air et pique les yeux, à peine habitués à la pénombre. Des bâtonnets d’encens brûlent dans un bol contenant du riz blanc. D’autres offrandes chargent un petit autel contre un mur : des fleurs, un oeuf, des bougies, des colliers de petites perles, des lacets rouges et blancs... Quelques rangées de chaises en plastique lui font face. Un vieil homme apparaît, ridé et courbé. Il avance lentement vers l’autel, soutenu par un bâton, des clochettes aux chevilles et aux poignets. Les gens s’écartent respectueusement à son passage. Deux hommes plus jeunes l’accompagnent et installent devant lui une longue planche en bois blanc, posée sur deux parpaings.

Dehors, une fumée s’échappe de la bouche d’un gros chaudron pendu sur un feu de bois. La vieille dame au foulard vert-bleu et fuchsia sur la tête a le regard sage et intemporel de gardienne des flammes. Elle tient les enfants à distance avec une longue canne qu’elle agite lentement, assise sur une cagette bleue. Des femmes épluchent des papayes vertes, pilent cacahuètes, ail, poissons séchés et piment dans des grands mortiers. La préparation du repas de la cérémonie est une affaire de femmes, Hmong ou pas. Je me retrouve assise parmi elles avec un couteau à la main, partageant leur moment, tout en surveillant comme elles du coin de l’oeil l’ouverture sombre de la case. La cérémonie va commencer. L’écho d’un gong résonne lourdement dans l’espace. Le chaman debout sur la planche marmonne une prière, un tissu noir sur le front. Le ton monte progressivement, la prière devient un chant dans une langue aux sonorités inconnues à mes oreilles. Le rythme arrive au trot puis au galop, traverse le dos et les genoux, s’installe dans le corps du chaman. Les pieds commencent à rebondir sur la planche, les clochettes tintinnabulent. La voix se met à vibrer, les yeux sont clos, la danse prend sa forme pure, répétitive, monotone, envoûtante. J’arrache une bribe d’explication à mon amie, pendant qu’on presse des tonnes de citron vert dans un saladier. - « Dès que le chaman est en transe, il voit. Et il ressent.

Il doit ramener une âme. L’âme du bébé s’est égarée. Il faut qu’elle retrouve le chemin pour que le nouveau-né puisse commencer sa vie et grandir sain. - Qu’est-ce que ça signifie ? - Si une âme a le regard tourné, a quitté sa place, elle n’habitera pas le petit et il pourrait tomber malade et même pire. Parfois le chaman avance à cheval des deux Mondes comme s’il avait une armée entière à ses côtés, les ancêtres et les autres esprits bénéfiques viennent en soutien pour retrouver l’âme et la ramener. » J’écoute enchantée, les yeux passent des paniers remplis des ramboutans écarlates, poilus et juteux, aux sacs débordant de haricots kilomètre, des mains de bananes naines aux caisses rouges et bleues chargées de concombres luisants et fruits du dragon fuchsia. Autrefois mon amie me raconta un rituel similaire en cas de trauma aigu, accident ou grande peur. Ces situations peuvent provoquer la sortie de l’âme du corps, une ou plusieurs des trente-deux, alors une faiblesse progressive s’installe, puis la maladie jusqu’à la mort, car le corps ne peut pas survivre longtemps séparé de son âme. Souvent le chaman accomplit le rite sur le lieu du trauma.

Les Hmong sont quasi tous agriculteurs, leur quotidien est rythmé entre champs et jours de marché. Puis il y a les jours de fête, ou plutôt de rituels collectifs lors de naissances, mariages, funérailles, Nouvel An. Cette occasion est privilégiée pour honorer les ancêtres et s’occuper d’eux. Selon les Hmong, les ancêtres vivent comme nous dans l’autre Monde, avec les mêmes besoins, en plus de nous observer et nous protéger. Un ancêtre peut avoir un problème, souvent d’ordre très pratique, faim, douleur physique, tristesse, dégât dans la maison... et les habitants de la maison doivent l’aider comme ils peuvent avec des offrandes et des actes. Les ancêtres habitent dans la poutre centrale de la maison, d’ailleurs une ancienne tradition veut que le placenta de l’aîné soit enterré dans les fondations de la maison. Il y a un autel pour célébrer les ancêtres dans chaque foyer et chaque jour un membre de la famille en prend soin, remplace les offrandes et les fleurs, allume une bougie, prie et remercie (2). La tablée se prépare au milieu de la cour sous le toit en feuilles de palmier, bouteilles de jus de mangue verte, saladiers de feuilles de toutes sortes pour assaisonner la soupe, riz gluant lap de biche, salade de papaye. Les narines se dilatent pour mieux humer ce mélange inédit de parfums : citronnelle, coriandre, basilic chinois, gingembre, combava, tamarin, fruits tropicaux et eau de coco frais. Des seaux noirs débordant de roses de porcelaine à longues tiges attirent les colibris, leurs battements d’ailes bourdonnent dans les oreilles quelques millisecondes avant de s’éloigner. Les hommes entrent dans la pièce sombre, sortent fumer une cigarette, échanger un mot entre eux, boire une canette, ils rentrent à nouveau. Le chaman est en transe depuis un moment, plusieurs heures se sont écoulées.

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Alice Mancinelli
Médecin généraliste italienne. Formée à l’hypnose ericksonienne, à la TLMR et en cours de formation de thérapie narrative. Elle exerce actuellement en tant que médecin généraliste dans un village du Luberon, après avoir pratiqué des années dans les communautés fluviales et isolées de la Guyane française.



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