Formation Hypnose Médicale en Radiodiagnostic, Radiothérapie. Session 2
Cette formation en hypnose médicale , dispensée par les Dr Michèle FOURCHON et le Dr Bruno SUAREZ, s’adresse spécifiquement aux médecins radiologues, radiothérapeutes, techniciens en imagerie médicale, cadres de santé et infirmiers, quel que soit leur mode d’exercice. Elle est conçue pour les professionnels ayant déjà une expérience dans le domaine de l’imagerie et désireux d’enrichir leur pratique clinique par des outils relationnels et thérapeutiques issus de l’hypnose.
Sur 3 jours, à Paris.
Une formation entre théorie et pratique.
Le programme se déroule en présentiel sur trois journées complètes, mêlant cours magistraux, ateliers interactifs, mises en situation cliniques et analyses de pratiques.
L’objectif : permettre à chaque participant de comprendre les mécanismes de l’hypnose, d’en expérimenter les effets, et surtout d’apprendre à les appliquer dans le cadre de son activité quotidienne auprès des patients.
L’hypnose médicale : un état naturel au service du soin.
L’hypnose, ou Technique d’Activation de Conscience (TAC), est un état de conscience particulier et naturel que nous expérimentons tous spontanément dans la vie courante – lorsqu’un film nous captive, qu’un trajet nous absorbe ou qu’une rêverie nous transporte.
En contexte médical, cet état est reproduit à des fins thérapeutiques : il permet de mobiliser les ressources internes du patient, de réduire le stress, d’atténuer la douleur et d’améliorer l’acceptation des soins.
La méthode enseignée repose sur une version simplifiée et pragmatique de l’hypnose ericksonienne, enrichie par les apports récents des neurosciences. L’attention y est utilisée comme un véritable levier thérapeutique, facilitant la communication, la détente et la coopération du patient.
Redonner au patient un rôle actif.
L’un des principes fondamentaux de cette approche est que chaque patient devient acteur de son propre changement.
L’hypnose s’avère particulièrement efficace dans la prise en charge des patients phobiques ou anxieux :
En restaurant la confiance et en favorisant un état de calme intérieur, cette technique améliore sensiblement la qualité de la relation soignant-patient et facilite la réalisation des actes médicaux.
Une communication thérapeutique au cœur du soin.
Dans le contexte actuel de l’imagerie médicale et de la cancérologie, savoir communiquer efficacement avec le patient est un enjeu majeur. Cette formation met ainsi l’accent sur la gestion des peurs, des douleurs et des résistances, qu’elles soient liées à la technique, à la pathologie ou à l’environnement hospitalier.
L’objectif ultime est d’optimiser la prise en charge globale du patient, d’enrichir la pratique soignante et de renforcer la qualité du lien thérapeutique.
7 rue Omer TALON le 20/03/2026 00h00 23h50
https://in-dolore.fr/formation-hypnose-medicale-en-radiodiagnostic-radiotherapie/
Sur 3 jours, à Paris.
Une formation entre théorie et pratique.
Le programme se déroule en présentiel sur trois journées complètes, mêlant cours magistraux, ateliers interactifs, mises en situation cliniques et analyses de pratiques.
L’objectif : permettre à chaque participant de comprendre les mécanismes de l’hypnose, d’en expérimenter les effets, et surtout d’apprendre à les appliquer dans le cadre de son activité quotidienne auprès des patients.
L’hypnose médicale : un état naturel au service du soin.
L’hypnose, ou Technique d’Activation de Conscience (TAC), est un état de conscience particulier et naturel que nous expérimentons tous spontanément dans la vie courante – lorsqu’un film nous captive, qu’un trajet nous absorbe ou qu’une rêverie nous transporte.
En contexte médical, cet état est reproduit à des fins thérapeutiques : il permet de mobiliser les ressources internes du patient, de réduire le stress, d’atténuer la douleur et d’améliorer l’acceptation des soins.
La méthode enseignée repose sur une version simplifiée et pragmatique de l’hypnose ericksonienne, enrichie par les apports récents des neurosciences. L’attention y est utilisée comme un véritable levier thérapeutique, facilitant la communication, la détente et la coopération du patient.
Redonner au patient un rôle actif.
L’un des principes fondamentaux de cette approche est que chaque patient devient acteur de son propre changement.
L’hypnose s’avère particulièrement efficace dans la prise en charge des patients phobiques ou anxieux :
- Claustrophobie lors des examens IRM,
- Phobie des aiguilles ou des blouses blanches,
- Anxiété liée aux examens ou aux traitements lourds.
En restaurant la confiance et en favorisant un état de calme intérieur, cette technique améliore sensiblement la qualité de la relation soignant-patient et facilite la réalisation des actes médicaux.
Une communication thérapeutique au cœur du soin.
Dans le contexte actuel de l’imagerie médicale et de la cancérologie, savoir communiquer efficacement avec le patient est un enjeu majeur. Cette formation met ainsi l’accent sur la gestion des peurs, des douleurs et des résistances, qu’elles soient liées à la technique, à la pathologie ou à l’environnement hospitalier.
L’objectif ultime est d’optimiser la prise en charge globale du patient, d’enrichir la pratique soignante et de renforcer la qualité du lien thérapeutique.
7 rue Omer TALON le 20/03/2026 00h00 23h50
https://in-dolore.fr/formation-hypnose-medicale-en-radiodiagnostic-radiotherapie/
Cancer du sein : l’hypnose comme soutien pendant les traitements
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Comment accompagner psychologiquement une patiente confrontée à l’annonce d’un cancer et aux traitements lourds qui suivent ? À travers le parcours de Marie, 33 ans, cet article montre comment l’hypnose peut devenir un soutien précieux durant une chimiothérapie.
Jeune cadre dynamique, Marie apprend brutalement qu’elle est atteinte d’un cancer d...
Jeune cadre dynamique, Marie apprend brutalement qu’elle est atteinte d’un cancer d...
Rencontre: quand les mots révèlent l’essence de la relation thérapeutique.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
À partir d’un simple mot, « rencontre », cet article propose une réflexion originale sur ce qui fonde réellement la relation entre un soignant et son patient. Derrière ce terme apparemment banal se cache une richesse de sens qui traverse la langue, la philosophie et la pratique clinique.
L’auteur explore avec humour et finesse les multiple...
L’auteur explore avec humour et finesse les multiple...
La relation thérapeutique: quand “être avec” devient un soin.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Dans la médecine contemporaine, la technique occupe une place centrale. Pourtant, certains moments de soin rappellent que la relation humaine reste l’un des instruments les plus puissants de la pratique médicale. Cet article propose une immersion sensible dans une rencontre entre une patiente et son anesthésiste, révélant combien la qualité du lie...
Hypnose de spectacle : divertissement fascinant ou pratique à risque ?
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78...
L’hypnose de spectacle intrigue et amuse le public depuis plus d’un siècle. Sur scène, des volontaires semblent perdre le contrôle de leurs actions sous l’influence d’un hypnotiseur, créant un moment spectaculaire et mystérieux. Mais derrière cette mise en scène se posent des questions essentielles pour les professionnels de santé : quels sont le...
Hypnose et rêverie: quand l’imagination devient un outil thérapeutique.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Entre veille et sommeil, entre pensée rationnelle et images intérieures, existe une zone singulière que la philosophie et la clinique commencent à explorer ensemble. Cet article propose une réflexion originale sur l’hypnose à travers les écrits du philosophe Gaston Bachelard, qui voyait dans l’imagination une force centrale du psychism...
Hypnose et IRM: ce que l’imagerie cérébrale révèle enfin de l’expérience hypnotique.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Longtemps perçue comme mystérieuse ou difficile à objectiver, l’hypnose bénéficie aujourd’hui d’un éclairage scientifique nouveau grâce à l’IRM. Cet article plonge le lecteur au coeur des neurosciences de l’hypnose et montre comment l’imagerie cérébrale permet de mieux comprendre ce qui se joue dans le cerveau lorsqu’une personne entre en éta...
Autohypnose et chirurgie: quand l’imaginaire aide à traverser la douleur.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Peut-on vivre une intervention chirurgicale en mobilisant ses ressources intérieures plutôt qu’en subissant passivement l’épreuve ? Dans ce témoignage dense et singulier, Nelly Cadra raconte comment elle a utilisé l’autohypnose lors d’une opération de l’épaule gauche pour rupture de la coiffe des rotateurs. Entre musique de Bach, respiration...
Cris et hypnose: quand les cris des personnes âgées deviennent un langage à écouter.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Dans les établissements pour personnes âgées dépendantes, les cris sont souvent perçus comme des troubles du comportement à faire taire. Cet article propose un changement de regard radical : et si ces cris étaient avant tout un langage du corps, l’expression d’un besoin, d’une douleur ou d’une anxiété encore non entendue ? À travers le cas cliniqu...
Quand l’enfant ne parvient pas à s’endormir: comprendre l’anxiété nocturne et la force des liens sécurisants.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Pourquoi certains enfants redoutent-ils autant le moment du coucher ? À travers l’histoire de Théo, 10 ans, cet article explore un phénomène fréquent mais souvent mal compris : l’anxiété d’endormissement liée au sentiment de sécurité intérieure. Chez cet enfant discret et sensible, le soir fait surgir des sensations corporelles qu’il décrit comme de...
Quand les cris deviennent un langage: l’hypnose au chevet des personnes âgées en EHPAD.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Et si les cris des personnes âgées n’étaient pas seulement des troubles du comportement, mais des appels à entendre autrement la douleur, l’angoisse ou la solitude ? Ce texte consacré à l’ouvrage d’Hélène Pousset Abbouchi propose une plongée sensible et clinique dans un sujet encore trop souvent réduit au silence dans les institutions.
L’articl...
L’articl...
Addictions: comment sortir de l’adoration du produit et retrouver une direction intérieure.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Pourquoi certaines substances, certains écrans ou certains comportements finissent-ils par prendre toute la place ? Cet article propose une lecture originale de l’addiction à partir de la métaphore du veau d’or. Derrière l’image religieuse, les auteurs décrivent un mécanisme très actuel : quand un objet devient si central qu’il semble promettr...
MARSEILLE: Formation en EMDR Intégrative, EMDR - IMO Session 2
EMDR Intégrative: Intégration d'éléments d'hypnose ericksonienne, de thérapie brève et des mouvements oculaires, dans le cadre du psychotraumatisme.
Formation réservée aux professionnels de santé, psychologues.
Durée: 8 jours
Cette formation se déroule une fois par an
Approfondir les connaissances en matière de psychotraumatisme.
Acquérir la pratique de la thérapie EMDR - IMO, reposant sur les mouvements oculaires et l’utilisation d’éléments hypnotiques.
Améliorer sa posture de thérapeute pour renforcer le lien «sécure» dans la relation thérapeutique dans les cas de psychotraumatisme.
Acquérir des éléments hypnotiques et des éléments issus des thérapies brèves dans le traitement du psychotraumatisme.
Acquérir une nouvelle approche intégrative de la thérapie EMDR - IMO avec des éléments hypnotiques et des outils issus des thérapies brèves dans le but de traiter le psychotraumatisme.
Acquérir des outils issus des thérapies brèves afin de mener l’entretien efficacement avec la thérapie EMDR - IMO
Savoir pratiquer la thérapie EMDR - IMO avec les éléments hypnotiques de manière stratégique en se basant sur la relation thérapeutique.
Savoir pratiquer la thérapie EMDR - IMO orientée ressource.
Formation agréée France EMDR IMO ®
Inscription sur notre Catalogue
314 avenue du Prado du 16/03/2026 00h00 au 18/03/2026 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/Formation-en-EMDR-IMO-a-Marseille_a82.html
Formation réservée aux professionnels de santé, psychologues.
Durée: 8 jours
Cette formation se déroule une fois par an
Approfondir les connaissances en matière de psychotraumatisme.
Acquérir la pratique de la thérapie EMDR - IMO, reposant sur les mouvements oculaires et l’utilisation d’éléments hypnotiques.
Améliorer sa posture de thérapeute pour renforcer le lien «sécure» dans la relation thérapeutique dans les cas de psychotraumatisme.
Acquérir des éléments hypnotiques et des éléments issus des thérapies brèves dans le traitement du psychotraumatisme.
Acquérir une nouvelle approche intégrative de la thérapie EMDR - IMO avec des éléments hypnotiques et des outils issus des thérapies brèves dans le but de traiter le psychotraumatisme.
Acquérir des outils issus des thérapies brèves afin de mener l’entretien efficacement avec la thérapie EMDR - IMO
Savoir pratiquer la thérapie EMDR - IMO avec les éléments hypnotiques de manière stratégique en se basant sur la relation thérapeutique.
Savoir pratiquer la thérapie EMDR - IMO orientée ressource.
Formation agréée France EMDR IMO ®
Inscription sur notre Catalogue
314 avenue du Prado du 16/03/2026 00h00 au 18/03/2026 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/Formation-en-EMDR-IMO-a-Marseille_a82.html
PARIS: Formation à l’Hypnose Médicale en Douleur Chronique - 4ème Session
Une formation In-Dolore en partenariat avec le CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. , Membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves
Particularité de la Formation:
Au cours de toute la formation, vous bénéficierez de l’enseignement, à chaque session, de 2 enseignants et de « facilitateurs » pendant les situations pratiques, afin d’assurer un meilleur suivi pédagogique.
Thèmes:
Jour 8
La confusion dans l'hypnose.
- Améliorer sa "présence thérapeutique" comme élément de soin dans le "face à face" praticien-patient
- Comment se détacher de l'objectif pour rentrer dans la relation.
- Intégrer "l'attente et le silence" comme éléments du soin dans le parcours thérapeutique du patient.
- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique
Jour 9
- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique
Public:
Médecins libéraux ou hospitaliers, Rhumatologues, Médecins Rééducateurs, Médecins du Sport, Kinésithérapeutes, Ostéopathes, Psychomotricien.ne.s, Ergothérapeutes et aux Infirmier.e.s.
Moyens Pédagogiques:
Exposés théoriques. Démonstrations et Analyses. Mises en situations pratiques supervisées, en petit groupe. Etudes de cas cliniques. Supports vidéo et documentation.
Inscription sur notre Catalogue
7 rue Omer Talon du 16/03/2026 00h00 au 17/03/2026 23h50
https://in-dolore.fr/douleur-chronique_a/
Particularité de la Formation:
Au cours de toute la formation, vous bénéficierez de l’enseignement, à chaque session, de 2 enseignants et de « facilitateurs » pendant les situations pratiques, afin d’assurer un meilleur suivi pédagogique.
Thèmes:
Jour 8
La confusion dans l'hypnose.
- Améliorer sa "présence thérapeutique" comme élément de soin dans le "face à face" praticien-patient
- Comment se détacher de l'objectif pour rentrer dans la relation.
- Intégrer "l'attente et le silence" comme éléments du soin dans le parcours thérapeutique du patient.
- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique
Jour 9
- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique
Public:
Médecins libéraux ou hospitaliers, Rhumatologues, Médecins Rééducateurs, Médecins du Sport, Kinésithérapeutes, Ostéopathes, Psychomotricien.ne.s, Ergothérapeutes et aux Infirmier.e.s.
Moyens Pédagogiques:
Exposés théoriques. Démonstrations et Analyses. Mises en situations pratiques supervisées, en petit groupe. Etudes de cas cliniques. Supports vidéo et documentation.
Inscription sur notre Catalogue
7 rue Omer Talon du 16/03/2026 00h00 au 17/03/2026 23h50
https://in-dolore.fr/douleur-chronique_a/
PARIS: Formation à l’Hypnose Médicale en Douleur Chronique - 4ème Session
Une formation In-Dolore en partenariat avec le CHTIP Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris. , Membre de la CFHTB Confédération Francophone d'Hypnose et de Thérapies Brèves
Particularité de la Formation:
Au cours de toute la formation, vous bénéficierez de l’enseignement, à chaque session, de 2 enseignants et de « facilitateurs » pendant les situations pratiques, afin d’assurer un meilleur suivi pédagogique.
Thèmes:
Jour 8
La confusion dans l'hypnose.
- Améliorer sa "présence thérapeutique" comme élément de soin dans le "face à face" praticien-patient
- Comment se détacher de l'objectif pour rentrer dans la relation.
- Intégrer "l'attente et le silence" comme éléments du soin dans le parcours thérapeutique du patient.
- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique
Jour 9
- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique
Public:
Médecins libéraux ou hospitaliers, Rhumatologues, Médecins Rééducateurs, Médecins du Sport, Kinésithérapeutes, Ostéopathes, Psychomotricien.ne.s, Ergothérapeutes et aux Infirmier.e.s.
Moyens Pédagogiques:
Exposés théoriques. Démonstrations et Analyses. Mises en situations pratiques supervisées, en petit groupe. Etudes de cas cliniques. Supports vidéo et documentation.
Inscription sur notre Catalogue
7 rue Omer Talon du 16/03/2026 00h00 au 17/03/2026 23h50
https://in-dolore.fr/douleur-chronique_a/
Particularité de la Formation:
Au cours de toute la formation, vous bénéficierez de l’enseignement, à chaque session, de 2 enseignants et de « facilitateurs » pendant les situations pratiques, afin d’assurer un meilleur suivi pédagogique.
Thèmes:
Jour 8
La confusion dans l'hypnose.
- Améliorer sa "présence thérapeutique" comme élément de soin dans le "face à face" praticien-patient
- Comment se détacher de l'objectif pour rentrer dans la relation.
- Intégrer "l'attente et le silence" comme éléments du soin dans le parcours thérapeutique du patient.
- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique
Jour 9
- Supervision et analyse des pratiques de l'hypnoanalgésie à la douleur chronique
Public:
Médecins libéraux ou hospitaliers, Rhumatologues, Médecins Rééducateurs, Médecins du Sport, Kinésithérapeutes, Ostéopathes, Psychomotricien.ne.s, Ergothérapeutes et aux Infirmier.e.s.
Moyens Pédagogiques:
Exposés théoriques. Démonstrations et Analyses. Mises en situations pratiques supervisées, en petit groupe. Etudes de cas cliniques. Supports vidéo et documentation.
Inscription sur notre Catalogue
7 rue Omer Talon du 16/03/2026 00h00 au 17/03/2026 23h50
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Quand la honte envahit tout: comment le témoin intérieur peut restaurer l’estime de soi.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Et si la honte n’était pas seulement une émotion, mais une véritable prison intérieure ? Cet article raconte le parcours de Laurence, une mère de 50 ans qui se sent constamment en défaut, persuadée que les autres femmes, les autres mères, font toujours mieux qu’elle. À travers une expérience thérapeutique originale fondée sur le « témoin intérieur »...
Quand le corps parle: l’hypnose comme voie d’écoute du symptôme.
Dans la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Et si les symptômes physiques étaient parfois une forme de langage ? Cet article explore la manière dont l’hypnose permet d’écouter ce que le corps exprime lorsque les mots ne suffisent plus. À partir de situations cliniques, l’auteur montre comment certaines douleurs chroniques ou troubles inexpliqués peuvent traduire une expérience émotionnelle o...
Bordeaux: Session 6 du Diplôme Inter Universitaire d'Hypnose Médicale, Clinique et Thérapeutique. Hypnose et EMDR Intégrative.
Aspects neurophysiologiques de l’Hypnose
12ème jour : mercredi 11 Mars 2025
08h30 – 16h00 :
Aspects neurophysiologiques de l’hypnose, du sommeil et de la mémoire Dr Lolita MERCADIE
Hypnose, Addictions et troubles de l’oralité
13ème jour : Jeudi 12 mars 2025
09h00 - 10h30
Tabagisme et méthodes de sevrage
Dr Anne CALCAGNI
10h45 - 12h30
Troubles de l’oralité et addictions
Pr Gérard OSTERMANN
13h30 - 17h30
Hypnose dans le sevrage tabagique : Approches stratégiques pour le sevrage tabagique ; choix des métaphores, exemple de séance type
Dr Anne CALCAGNI
Hypnose addictions et troubles alimentaires : Dynamique des addictions ; Approches stratégiques hypnotiques pour les troubles alimentaires ; métaphores spécifiques
Pr Gérard OSTERMANN
14ème jour : Vendredi 13 mars 2026
09h00 - 10h30
Rappel synthétique des notions principales sur le psychotraumatisme au sens du DSM V. Comment travailler avec les MO en consultation journalière sur les problématiques rencontrées en douleur aiguë et chronique, en cancérologie, en soins palliatifs, et lors d’anxiété pré et post- opératoire.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
10H45-12H30
Apprentissage des différents mouvements oculaires de type EMDR-IMO (EMDR Intégrative). Exercices et démo.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
13H30 17H30
Comment intégrer l’état hypnotique avec la pratique des MO.
Démo et exercices
Utilisation des MO et des mouvements alternatifs avec le Protocole GPC (Gross Pain Control) de manière spécifique en douleur aiguë et chronique, approche qui combine hypnose et neuroplasticité. Exercices
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
*************************************
RESPONSABLE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.
Professeur François SZTARK
CHU de Bordeaux Service Anesthésie-Réanimation.
MD, PhD - Professeur des universités, Praticien hospitalier - Anesthésie Réanimation Douleur - Hypnose -Méditation - Instructeur MBSR.
*************************************
COORDINATEUR ET RESPONSABLE PEDAGOGIQUE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.
Docteur Sylvie COLOMBANI-CLAUDEL
Institut Bergonié Département d’Anesthésie-Réanimation
Centre Régional de Lutte Contre le Cancer Bordeaux
Hypno praticienne depuis 2004 ( DU d’hypnose de Paris dans le cadre de ses compétences (douleurs aiguës et chroniques)
Présidente de l’association Hypnose33 Ecole Bordelaise Ericksonienne depuis 2015,
DU de transes et des ECM obtenu en 2022
Membre du bureau de la Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB)
Présidente du 13eme forum de la CFHTB qui s'est déroulé du 15 au 18 mai 2024 à Bordeaux.
Praticienne EMDR - IMO, EMDR Intégrative, Membre de France EMDR-IMO ®
146 Rue Léo Saignat du 11/03/2026 00h00 au 13/03/2026 23h50
https://www.hypnose-ericksonienne.org/Diplome-Inter-Universitaire-d-Hypnose-Medicale-Clinique-et-Therapeutique-de-Bordeaux_a1473.html
12ème jour : mercredi 11 Mars 2025
08h30 – 16h00 :
Aspects neurophysiologiques de l’hypnose, du sommeil et de la mémoire Dr Lolita MERCADIE
Hypnose, Addictions et troubles de l’oralité
13ème jour : Jeudi 12 mars 2025
09h00 - 10h30
Tabagisme et méthodes de sevrage
Dr Anne CALCAGNI
10h45 - 12h30
Troubles de l’oralité et addictions
Pr Gérard OSTERMANN
13h30 - 17h30
Hypnose dans le sevrage tabagique : Approches stratégiques pour le sevrage tabagique ; choix des métaphores, exemple de séance type
Dr Anne CALCAGNI
Hypnose addictions et troubles alimentaires : Dynamique des addictions ; Approches stratégiques hypnotiques pour les troubles alimentaires ; métaphores spécifiques
Pr Gérard OSTERMANN
14ème jour : Vendredi 13 mars 2026
09h00 - 10h30
Rappel synthétique des notions principales sur le psychotraumatisme au sens du DSM V. Comment travailler avec les MO en consultation journalière sur les problématiques rencontrées en douleur aiguë et chronique, en cancérologie, en soins palliatifs, et lors d’anxiété pré et post- opératoire.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
10H45-12H30
Apprentissage des différents mouvements oculaires de type EMDR-IMO (EMDR Intégrative). Exercices et démo.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
13H30 17H30
Comment intégrer l’état hypnotique avec la pratique des MO.
Démo et exercices
Utilisation des MO et des mouvements alternatifs avec le Protocole GPC (Gross Pain Control) de manière spécifique en douleur aiguë et chronique, approche qui combine hypnose et neuroplasticité. Exercices
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
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RESPONSABLE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.
Professeur François SZTARK
CHU de Bordeaux Service Anesthésie-Réanimation.
MD, PhD - Professeur des universités, Praticien hospitalier - Anesthésie Réanimation Douleur - Hypnose -Méditation - Instructeur MBSR.
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COORDINATEUR ET RESPONSABLE PEDAGOGIQUE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.
Docteur Sylvie COLOMBANI-CLAUDEL
Institut Bergonié Département d’Anesthésie-Réanimation
Centre Régional de Lutte Contre le Cancer Bordeaux
Hypno praticienne depuis 2004 ( DU d’hypnose de Paris dans le cadre de ses compétences (douleurs aiguës et chroniques)
Présidente de l’association Hypnose33 Ecole Bordelaise Ericksonienne depuis 2015,
DU de transes et des ECM obtenu en 2022
Membre du bureau de la Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB)
Présidente du 13eme forum de la CFHTB qui s'est déroulé du 15 au 18 mai 2024 à Bordeaux.
Praticienne EMDR - IMO, EMDR Intégrative, Membre de France EMDR-IMO ®
146 Rue Léo Saignat du 11/03/2026 00h00 au 13/03/2026 23h50
https://www.hypnose-ericksonienne.org/Diplome-Inter-Universitaire-d-Hypnose-Medicale-Clinique-et-Therapeutique-de-Bordeaux_a1473.html
Bordeaux: Session 6 du Diplôme Inter Universitaire d'Hypnose Médicale, Clinique et Thérapeutique.
Aspects neurophysiologiques de l’Hypnose
12ème jour : mercredi 11 Mars 2025
08h30 – 16h00 :
Aspects neurophysiologiques de l’hypnose, du sommeil et de la mémoire Dr Lolita MERCADIE
Hypnose, Addictions et troubles de l’oralité
13ème jour : Jeudi 12 mars 2025
09h00 - 10h30
Tabagisme et méthodes de sevrage
Dr Anne CALCAGNI
10h45 - 12h30
Troubles de l’oralité et addictions
Pr Gérard OSTERMANN
13h30 - 17h30
Hypnose dans le sevrage tabagique : Approches stratégiques pour le sevrage tabagique ; choix des métaphores, exemple de séance type
Dr Anne CALCAGNI
Hypnose addictions et troubles alimentaires : Dynamique des addictions ; Approches stratégiques hypnotiques pour les troubles alimentaires ; métaphores spécifiques
Pr Gérard OSTERMANN
14ème jour : Vendredi 13 mars 2026
09h00 - 10h30
Rappel synthétique des notions principales sur le psychotraumatisme au sens du DSM V. Comment travailler avec les MO en consultation journalière sur les problématiques rencontrées en douleur aiguë et chronique, en cancérologie, en soins palliatifs, et lors d’anxiété pré et post- opératoire.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
10H45-12H30
Apprentissage des différents mouvements oculaires de type EMDR-IMO Exercices et démo.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
13H30 17H30
Comment intégrer l’état hypnotique avec la pratique des MO.
Démo et exercices
Utilisation des MO et des mouvements alternatifs avec le Protocole GPC (Gross Pain Control) de manière spécifique en douleur aiguë et chronique, approche qui combine hypnose et neuroplasticité. Exercices
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
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RESPONSABLE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.
Professeur François SZTARK
CHU de Bordeaux Service Anesthésie-Réanimation.
MD, PhD - Professeur des universités, Praticien hospitalier - Anesthésie Réanimation Douleur - Hypnose -Méditation - Instructeur MBSR.
*************************************
COORDINATEUR ET RESPONSABLE PEDAGOGIQUE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.
Docteur Sylvie COLOMBANI-CLAUDEL
Institut Bergonié Département d’Anesthésie-Réanimation
Centre Régional de Lutte Contre le Cancer Bordeaux
Hypno praticienne depuis 2004 ( DU d’hypnose de Paris dans le cadre de ses compétences (douleurs aiguës et chroniques)
Présidente de l’association Hypnose33 Ecole Bordelaise Ericksonienne depuis 2015,
DU de transes et des ECM obtenu en 2022
Membre du bureau de la Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB)
Présidente du 13eme forum de la CFHTB qui s'est déroulé du 15 au 18 mai 2024 à Bordeaux.
Praticienne EMDR - IMO, EMDR Intégrative, Membre de France EMDR-IMO ®]
146 Rue Léo Saignat du 11/03/2026 00h00 au 13/03/2026 23h50
https://www.hypnose-ericksonienne.org/Diplome-Inter-Universitaire-d-Hypnose-Medicale-Clinique-et-Therapeutique-de-Bordeaux_a1473.html
12ème jour : mercredi 11 Mars 2025
08h30 – 16h00 :
Aspects neurophysiologiques de l’hypnose, du sommeil et de la mémoire Dr Lolita MERCADIE
Hypnose, Addictions et troubles de l’oralité
13ème jour : Jeudi 12 mars 2025
09h00 - 10h30
Tabagisme et méthodes de sevrage
Dr Anne CALCAGNI
10h45 - 12h30
Troubles de l’oralité et addictions
Pr Gérard OSTERMANN
13h30 - 17h30
Hypnose dans le sevrage tabagique : Approches stratégiques pour le sevrage tabagique ; choix des métaphores, exemple de séance type
Dr Anne CALCAGNI
Hypnose addictions et troubles alimentaires : Dynamique des addictions ; Approches stratégiques hypnotiques pour les troubles alimentaires ; métaphores spécifiques
Pr Gérard OSTERMANN
14ème jour : Vendredi 13 mars 2026
09h00 - 10h30
Rappel synthétique des notions principales sur le psychotraumatisme au sens du DSM V. Comment travailler avec les MO en consultation journalière sur les problématiques rencontrées en douleur aiguë et chronique, en cancérologie, en soins palliatifs, et lors d’anxiété pré et post- opératoire.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
10H45-12H30
Apprentissage des différents mouvements oculaires de type EMDR-IMO Exercices et démo.
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
13H30 17H30
Comment intégrer l’état hypnotique avec la pratique des MO.
Démo et exercices
Utilisation des MO et des mouvements alternatifs avec le Protocole GPC (Gross Pain Control) de manière spécifique en douleur aiguë et chronique, approche qui combine hypnose et neuroplasticité. Exercices
Mme Laurence ADJADJ, M Laurent GROSS
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RESPONSABLE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.
Professeur François SZTARK
CHU de Bordeaux Service Anesthésie-Réanimation.
MD, PhD - Professeur des universités, Praticien hospitalier - Anesthésie Réanimation Douleur - Hypnose -Méditation - Instructeur MBSR.
*************************************
COORDINATEUR ET RESPONSABLE PEDAGOGIQUE DE LA FORMATION D'HYPNOSE MÉDICALE CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE DE BORDEAUX.
Docteur Sylvie COLOMBANI-CLAUDEL
Institut Bergonié Département d’Anesthésie-Réanimation
Centre Régional de Lutte Contre le Cancer Bordeaux
Hypno praticienne depuis 2004 ( DU d’hypnose de Paris dans le cadre de ses compétences (douleurs aiguës et chroniques)
Présidente de l’association Hypnose33 Ecole Bordelaise Ericksonienne depuis 2015,
DU de transes et des ECM obtenu en 2022
Membre du bureau de la Confédération Francophone d’Hypnose et Thérapies Brèves (CFHTB)
Présidente du 13eme forum de la CFHTB qui s'est déroulé du 15 au 18 mai 2024 à Bordeaux.
Praticienne EMDR - IMO, EMDR Intégrative, Membre de France EMDR-IMO ®]
146 Rue Léo Saignat du 11/03/2026 00h00 au 13/03/2026 23h50
https://www.hypnose-ericksonienne.org/Diplome-Inter-Universitaire-d-Hypnose-Medicale-Clinique-et-Therapeutique-de-Bordeaux_a1473.html
Autohypnose pour mon épaule gauche. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
(RUPTURE DE LA COIFFE DES ROTATEURS) ET LE COUPLE HYPNOSE/FASCIA.
Une épaule abîmée, l’Adagio BWV 974 de Bach, une bulle de protection, une plongée dans l’inconscient, les fascias du corps, le surgissement des sons intérieurs... Le tout réuni dans une expérience d’autohypnose lors d’une intervention chirurgicale délicate.
A. DESCRIPTION DU PHÉNOMÈNE DE L’AUTOHYPNOSE
Cette opération est programmée le 18 juin 2024. Un an auparavant j’avais utilisé l’autohypnose pour l’opération de mon hallux valgus, afin de gérer la douleur du garrot mis à la racine de la cuisse pour empêcher l’hémorragie. Anesthésie loco-régionale, excellent chirurgien, bienveillante anesthésiste, support de la musique de Chopin le Nocturne n° 20 si émouvant où j’étais spectatrice, l’opération fut une réussite, me permettant d’aller danser au mariage de ma fille bien aimée... qui fut aussi un feu d’artifice sublime... Le choix de l’anesthésie loco-régionale était guidé par deux facteurs :
• difficultés importantes d’intubation huit ans auparavant, pour l’opération de l’épaule cette fois à droite, avec réveil difficile et surveillance post-opératoire ;
• de mon côté, effets secondaires de l’anesthésie générale importants : troubles de concentration, fatigue intense et désorientation dans le temps d’une durée de deux mois. En conséquence, je décidais d’utiliser l’autohypnose pour l’épaule gauche.
Là, les conditions techniques étaient différentes de celles de mon pied, à savoir casque figeant la tête, juste un trou pour respirer, champ opératoire me couvrant même le visage. Bien, il me fallait convaincre le jour J le médecin anesthésiste en plaidant ma cause avec quelques aménagements nécessaires : pas de masque ni champ opératoire étouffant mon visage à mettre à distance de moi, demi-assise si possible, OK pour le casque avec les écouteurs sous le casque, et support du son de la musique du grandiose Jean-Sébastien Bach, Adagio BWV 974 à mettre en boucle. J’ai eu la chance d’avoir un anesthésiste à l’écoute et bienveillant, ayant lui-même une certaine connaissance des bienfaits de l’hypnose. Il lui fallait convaincre le reste de l’équipe chirurgicale dont le chirurgien. Ce dernier m’avait opérée huit ans auparavant de l’autre épaule. Là aussi chirurgien bienveillant à l’esprit ouvert, anesthésie loco-régionale et perfusion prête au cas où. Mise en place des alliances avec de sacrées surprises... Première alliance avec le chirurgien : facile d’établir ce lien de confiance totale avec lui, le connaissant auparavant, de plus ses qualités professionnelles et humaines et son humilité ne sont plus à démontrer...
Deuxième alliance avec moi-même : me faire confiance totalement... je me jetais dans l’inconnu quand même... La stratégie la plus solide est justement de faire appel à toutes mes ressources intérieures, à les mobiliser ainsi, retrouver en mon centre (mon hara) ce lieu de sécurité absolu et de m’y mettre dedans.
Premier temps, créer les conditions favorables à l’autohypnose :
• prendre plusieurs inspirations/expirations (cohérence cardiaque 5 inspir./5 expir. de 5 secondes) ;
• s’aligner comme en méditation pour installer ce calme intérieur, toujours centrée sur la respiration ;
• mes yeux se fermèrent doucement, bercée par la musique de Bach, prête à la plongée sous-marine ;
• pour y accéder, il faut se figurer un sablier où le haut représente le conscient, et le bas l’inconscient ;
• toujours se concentrer sur ce souffle, on traverse un goulot où on accède à l’immense réservoir de l’inconscient. Ce dernier grandit de plus en plus tandis que l’espace du conscient s’amenuise d’autant : la dissociation a lieu.
Cependant, il est indispensable de garder une petite zone de conscient afin de pouvoir se réassocier au retour ou en cas de danger imminent. Comme le Petit Poucet, il faut prévoir ses arrières.
Deuxième temps, construire son lieu de sécurité absolu. Pièce maîtresse de l’édifice, pourtant si simple à construire :
• moi au centre, sous la forme de la petite fille de 5 ans à la robe blanche avec ses longues nattes et aux pieds nus qui a vraiment existé ;
• j’y ai mis mon baobab, majestueux, s’élevant dans le ciel et aux racines si solides, de mon Afrique lointaine ;
• j’y ai mis mon petit singe ouistiti « Boubou » que j’ai apprivoisé, malin, chapardeur ; - et bien d’autres choses... qui m’ont nourrie et gardée en « VIE » malgré tous les aléas...
Troisième temps, édifier une bulle de protection solide autour : Mon inconscient me montre un filet aux mailles serrées et fines en or. Je l’adopte, me procurant à la fois agilité et solidité, comme en art martial pour adapter sa défense. Puis je descends dans mon sous-marin, prête à assister en tant que spectatrice au concert de Bach, mais surprise inattendue... j’étais actrice ! Troisième alliance avec Bach En effet, Bach m’apparaît en vieux monsieur à lunettes dans une gare près d’une locomotive noire fumant le charbon, aux quatre premières notes répétitives du do (d’en haut), impératif, me tend sa main gauche et me dit : « dépêche-toi, vite, la locomotive part », et moi instantanément je redeviens la petite fille de 5 ans à la robe blanche qui attrape sa main à la volée avec ma main droite... Dans cet immense espace de l’inconscient, je me rends compte que l’espace-temps n’existe plus : Bach est d’un autre siècle et moi je me retrouve soixante-cinq ans en arrière et pourtant nous sommes en lien...
J’ai choisi Bach et précisément cet adagio pour m’accompagner : musique simple, régulière, de structure binaire, pragmatique. La sensation qu’il vous tient par la main pour monter les marches une à une avec une telle facilité, toujours plus haut avec des phases d’horizontalité à chaque palier. Je ne peux m’empêcher de faire le parallélisme avec la danse du corps, de type binaire aussi, des derviches tourneurs, ordre fondé par le grand philosophe soufi arabo-persan Rûmî : il exprimait son amour de Dieu au travers du corps, alors que Bach l’exprime par le son. Après, nous voilà dans une immense salle de style Versailles, parquet en bois, plafond haut avec des lustres, dorures... Moi je devenais une belle jeune fille habillée en soie bleue, dansant aux sons de la musique et devenant les sons... Puis un escalier à gauche en simple ciment, Bach me reprend la main et nous arrivâmes dans une salle du même style. Là, j’entendais pour la première fois avec stupeur les sons intérieurs : le la, si, mi, etc. avaient chacun un espace, un volume précis, et surtout contenaient une force bien précise allant de l’intérieur vers l’extérieur (le son extérieur n’étant qu’un écho du son intérieur). Pour le la, par exemple, on aurait dit un volcan qui explose avec une puissance bien calibrée...
J’entendais enfin les sons intérieurs, moi qui peinais à entendre les sons extérieurs. Je compris après analyse pourquoi le grand Beethoven devenu sourd entendait parfaitement les sons intérieurs et a pu écrire ses symphonies sublimes de plusieurs heures. Quant à moi, j’ai décodé environ 4 minutes. Je compris également pourquoi le langage de la musique est dit universel : la force contenue dans un son précis, sa place dans l’espace lui est propre.
Toute personne quelle que soit sa langue maternelle ou sa culture est capable de le percevoir, d’où les mêmes états d’émotions nous traversant et l’intérêt de la musicothérapie en tant que soin. À nouveau un escalier en ciment tournant à gauche aboutit à une troisième salle : il y avait là un livre immense avec les lignes du solfège et les notes de musique de l’Adagio ! Je redevins si petite et entra à pieds joints dans les notes, devenant tour à tour un do, un la, un si, etc. Pour passer d’une phrase à l’autre, je devenais un petit singe, accrochée aux branches des notes...
Certaines phrases étaient si belles, je devenais un aigle majestueux, planant au-dessus de l’océan au regard perçant... ou l’enfant allongée sur une branche me prélassant comme les chats... ou bondissant d’une note à l’autre sur la rivière, ou l’enfant agile grimpant dans les manguiers pour cueillir les mangues et les jeter au sol à ma bande de copains (elles avaient un goût unique les mangues de mon Afrique...), ou jouant à se laisser glisser à plat ventre sur les notes de Bach en poussant des cris de joie en dévalant la pente du garage quand il pleuvait... Ah, Bach ! mon enfant intérieur s’est rempli de joie et de liberté et vous remercie ! Puis nous arrivâmes au quatrième niveau : ici, il n’y avait aucune salle. Nous nous tenions côte à côte, à la lisière d’un espace : devant nous une immensité sans limite de neige d’une blancheur si éclatante, majestueuse, pure, nous laissant sans voix, si silencieuse, où il ne faisait pas froid. En s’imprégnant devant ce qui est, derrière ce silence, il y avait des petits sons semblables à des « crépitements » un peu partout qui sortaient : la VIE prête à éclore sous diverses formes par tous les pores de la neige... Tant de douceur, de tendresse, de lumière émanaient de cet espace où le temps était suspendu... nous étions traversés par ce qui s’exprimait devant nous avec cette blancheur immaculée... Subitement, je me rendais compte que Bach et moi étions UN devant tant de grâce... nous avons dépassé la dualité ! Bach a voulu s’avancer dans cette neige en m’entraînant avec lui, mais comme quelque chose l’en empêchait, une sensation d’une présence supérieure lui intimant l’ordre de s’en aller.
Bach attristé reconnut notre finitude d’humain : c’est très bien exprimé dans ses quatre dernières notes si tristes... Nous rebroussâmes chemin par les escaliers sans passer par les salles. Cet Adagio est mis en boucle avec le même schéma répétitif. Ce vécu spirituel est un cadeau inestimable que m’a donné Bach à partager avec lui concernant sa ferveur envers Dieu. Effectivement, au-delà de nos différences religieuses (chemins ou vêtements différents), le but est le même : l’UN et on avait touché du doigt l’essentiel... Rûmî l’avait nommé Houa (« Lui » en arabe). Avant de partir, je me suis appropriée un bout de cette neige blanche sous forme d’une petite bougie mise sur ma tête. Ça lui arrive de vaciller devant tant de noirceurs visibles dans ce monde d’ici-bas actuel (!), le matin je souffle dessus avec toutes mes forces pour la re-allumer... Ceci est mon vécu, ma vérité exprimée. Je ne prétends pas que ce soit la vérité. Cependant deux écueils sont survenus durant l’opération, ayant failli compromettre le bon déroulé hypnotique : • Le premier : l’infirmière anesthésiste avait mis sa propre musique dans la salle d’opération d’à côté à haute voix genre « techno ». Cette musique interférait avec la mienne, d’autant plus que je la percevais comme une coquille « vide » d’énergie de l’intérieur. Etant dans un état de transe profonde, je ne pouvais lui dire de couper le son.
Seule solution, la circonscrire par mon esprit dans un coin à droite dans l’espace en l’enfermant dans une bulle bien étanche et sa présence fut négligeable.
• Le deuxième : le rôle de mon chirurgien préféré ! J’étais à deux espace-temps différents : dans l’inconscient (mon concert Bach) et très partiellement dans le conscient (le chirurgien). Je lui avais confié mon épaule en le priant de bien la réparer puis de me la restituer. Aussi j’avais un oeil et une oreille sur lui :
• j’ai senti quatre traits d’incision précis ; • comme un tube de 1 centimètre de diamètre et 3 centimètres de long (?) qui rentrait dans mon épaule du bas vers le haut ;
• puis un liquide versé en quantité (de l’eau pour laver et hydrater les tissus ?) ;
• puis un mouvement d’une grande force comme pour remonter les morceaux de muscles du bas vers le haut (il cherchait à les réunifier vers le haut pour les accrocher sous l’acromion) ;
• puis sensation d’une abrasion horizontale hyper douloureuse ! Ah là, la louve tapie au fond de moi s’est manifestée pour défendre son territoire avec des grognements intenses : « mumm, mumm... », montrant ses dents, prête à en découdre avec l’ennemi ! Je suis sortie de mon état entre deux eaux.
En effet, ma bulle de protection en mailles fines que je pensais robuste ne protégeait plus mon lieu de sécurité. Heureusement le chirurgien comprit mon message et s’arrêta, l’infirmière anesthésiste me dit : « que fait-on, on vous endort ? » Là, je regardai en moi pour faire l’état des lieux et vis qu’en fait il s’agissait juste d’abrasions superficielles de plusieurs mailles de mon tissu, aucune perforation. Je répondis : « je gère »... je replongeai dans mon état profond et avec mes mains virtuelles fit la réparation illico. Heureusement, ce chirurgien très à l’écoute comprit et reprit le travail qu’il avait à faire, mais doucement... et tout se termina parfaitement. J’ai su plus tard qu’il abrasait l’acromion pour laisser de la place aux muscles pour s’y loger : il a utilisé une fraise tournant à 8 000 tours/minutes ! Non, mais ! C’est sûr que je n’ai pas du tout aimé...
• perception également qu’il raccommodait des faisceaux pour les solidariser avec une aiguille courbe, et ce avec minutie et régularité, digne de la haute couture...
• puis perception d’entendre le bruit d’un marteau... pour enfoncer un clou (?) : quatre à cinq coups concis et à la bonne profondeur, alors que je ne percevais pas l’introduction du présumé clou... Ah, il sait ce qu’il fait...
• enfin, je perçus qu’on enlevait le champ opératoire, mettait la lumière sur moi, et j’ai entendu le chirurgien me dire « c’est terminé ». Je n’ai pas bougé de suite car j’avais encore quelques minutes de mon merveilleux concert à terminer. Je me suis réassociée facilement, ayant mémorisé le chemin du retour. Quelques inspirations/expirations, me voilà dans l’ici et maintenant et je dis au chirurgien « déjà ? », et lui de répondre : « ça fait 1 h 15 et vous êtes bien courageuse, Madame Cadra ! ».
Oui, il s’agit de courage, mais il n’est ni physique, ni mental. C’est le courage de lâcher prise et d’accepter d’aller plonger en profondeur dans cet immense réservoir inconnu (l’inconscient) où il n’y a aucun repère tangible auquel s’accrocher, sinon de faire confiance (alliance) avec cette sagesse universelle : appelons-la ainsi, comme la grande thérapeute Teresa Robles, pour ne froisser personne (croyants en Dieu, athées, agnostiques, polythéistes, les ni-ni) et s’éviter de griller sur un bûcher... C’est la clé magique qu’apporte l’hypnose grâce au génie d’Erickson. Pour avoir le coeur net, je demandai au chirurgien s’il avait bien utilisé un marteau pour planter un clou ? « Oui, comme tout chirurgien, je ne peux m’empêcher d’utiliser mon marteau... » c’était donc vrai... et il a en plus de l’humour, l’ami ! J’en profite pour remercier vivement ce chirurgien, cet anesthésiste et toute l’équipe autour. Quant aux suites opératoires : excellentes.
Pour lire la suite...
Dr Nelly Cadra Pédiatre à Vannes, allergologue, homéopathe et ostéopathe. Formée à la pratique de l’hypnose à la faculté de Brest, à l’ARePTA à Nantes, ainsi qu’à Emergences à Rennes.
Commandez la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78 N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025
Regards sur l'Hypnose
Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…
8 / Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze
10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen
12 / Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman
24 / Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari
36 / Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez
ESPACE DOULEUR DOUCEUR
46 / Introduction Gérard Ostermann
50 / Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi
58 / Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra
73 / DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE
74 / Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre
84 / L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu
88 / Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov
94 / Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay
RUBRIQUES
- QUIPROQUO
102 / Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...
106 / Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen
- LES CHAMPS DU POSSIBLE
110 / Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE
114 / L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli
LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
125 / ESPACE FORMATIONS
Illustrations: Florence CADÈNE
A. DESCRIPTION DU PHÉNOMÈNE DE L’AUTOHYPNOSE
Cette opération est programmée le 18 juin 2024. Un an auparavant j’avais utilisé l’autohypnose pour l’opération de mon hallux valgus, afin de gérer la douleur du garrot mis à la racine de la cuisse pour empêcher l’hémorragie. Anesthésie loco-régionale, excellent chirurgien, bienveillante anesthésiste, support de la musique de Chopin le Nocturne n° 20 si émouvant où j’étais spectatrice, l’opération fut une réussite, me permettant d’aller danser au mariage de ma fille bien aimée... qui fut aussi un feu d’artifice sublime... Le choix de l’anesthésie loco-régionale était guidé par deux facteurs :
• difficultés importantes d’intubation huit ans auparavant, pour l’opération de l’épaule cette fois à droite, avec réveil difficile et surveillance post-opératoire ;
• de mon côté, effets secondaires de l’anesthésie générale importants : troubles de concentration, fatigue intense et désorientation dans le temps d’une durée de deux mois. En conséquence, je décidais d’utiliser l’autohypnose pour l’épaule gauche.
Là, les conditions techniques étaient différentes de celles de mon pied, à savoir casque figeant la tête, juste un trou pour respirer, champ opératoire me couvrant même le visage. Bien, il me fallait convaincre le jour J le médecin anesthésiste en plaidant ma cause avec quelques aménagements nécessaires : pas de masque ni champ opératoire étouffant mon visage à mettre à distance de moi, demi-assise si possible, OK pour le casque avec les écouteurs sous le casque, et support du son de la musique du grandiose Jean-Sébastien Bach, Adagio BWV 974 à mettre en boucle. J’ai eu la chance d’avoir un anesthésiste à l’écoute et bienveillant, ayant lui-même une certaine connaissance des bienfaits de l’hypnose. Il lui fallait convaincre le reste de l’équipe chirurgicale dont le chirurgien. Ce dernier m’avait opérée huit ans auparavant de l’autre épaule. Là aussi chirurgien bienveillant à l’esprit ouvert, anesthésie loco-régionale et perfusion prête au cas où. Mise en place des alliances avec de sacrées surprises... Première alliance avec le chirurgien : facile d’établir ce lien de confiance totale avec lui, le connaissant auparavant, de plus ses qualités professionnelles et humaines et son humilité ne sont plus à démontrer...
Deuxième alliance avec moi-même : me faire confiance totalement... je me jetais dans l’inconnu quand même... La stratégie la plus solide est justement de faire appel à toutes mes ressources intérieures, à les mobiliser ainsi, retrouver en mon centre (mon hara) ce lieu de sécurité absolu et de m’y mettre dedans.
Premier temps, créer les conditions favorables à l’autohypnose :
• prendre plusieurs inspirations/expirations (cohérence cardiaque 5 inspir./5 expir. de 5 secondes) ;
• s’aligner comme en méditation pour installer ce calme intérieur, toujours centrée sur la respiration ;
• mes yeux se fermèrent doucement, bercée par la musique de Bach, prête à la plongée sous-marine ;
• pour y accéder, il faut se figurer un sablier où le haut représente le conscient, et le bas l’inconscient ;
• toujours se concentrer sur ce souffle, on traverse un goulot où on accède à l’immense réservoir de l’inconscient. Ce dernier grandit de plus en plus tandis que l’espace du conscient s’amenuise d’autant : la dissociation a lieu.
Cependant, il est indispensable de garder une petite zone de conscient afin de pouvoir se réassocier au retour ou en cas de danger imminent. Comme le Petit Poucet, il faut prévoir ses arrières.
Deuxième temps, construire son lieu de sécurité absolu. Pièce maîtresse de l’édifice, pourtant si simple à construire :
• moi au centre, sous la forme de la petite fille de 5 ans à la robe blanche avec ses longues nattes et aux pieds nus qui a vraiment existé ;
• j’y ai mis mon baobab, majestueux, s’élevant dans le ciel et aux racines si solides, de mon Afrique lointaine ;
• j’y ai mis mon petit singe ouistiti « Boubou » que j’ai apprivoisé, malin, chapardeur ; - et bien d’autres choses... qui m’ont nourrie et gardée en « VIE » malgré tous les aléas...
Troisième temps, édifier une bulle de protection solide autour : Mon inconscient me montre un filet aux mailles serrées et fines en or. Je l’adopte, me procurant à la fois agilité et solidité, comme en art martial pour adapter sa défense. Puis je descends dans mon sous-marin, prête à assister en tant que spectatrice au concert de Bach, mais surprise inattendue... j’étais actrice ! Troisième alliance avec Bach En effet, Bach m’apparaît en vieux monsieur à lunettes dans une gare près d’une locomotive noire fumant le charbon, aux quatre premières notes répétitives du do (d’en haut), impératif, me tend sa main gauche et me dit : « dépêche-toi, vite, la locomotive part », et moi instantanément je redeviens la petite fille de 5 ans à la robe blanche qui attrape sa main à la volée avec ma main droite... Dans cet immense espace de l’inconscient, je me rends compte que l’espace-temps n’existe plus : Bach est d’un autre siècle et moi je me retrouve soixante-cinq ans en arrière et pourtant nous sommes en lien...
J’ai choisi Bach et précisément cet adagio pour m’accompagner : musique simple, régulière, de structure binaire, pragmatique. La sensation qu’il vous tient par la main pour monter les marches une à une avec une telle facilité, toujours plus haut avec des phases d’horizontalité à chaque palier. Je ne peux m’empêcher de faire le parallélisme avec la danse du corps, de type binaire aussi, des derviches tourneurs, ordre fondé par le grand philosophe soufi arabo-persan Rûmî : il exprimait son amour de Dieu au travers du corps, alors que Bach l’exprime par le son. Après, nous voilà dans une immense salle de style Versailles, parquet en bois, plafond haut avec des lustres, dorures... Moi je devenais une belle jeune fille habillée en soie bleue, dansant aux sons de la musique et devenant les sons... Puis un escalier à gauche en simple ciment, Bach me reprend la main et nous arrivâmes dans une salle du même style. Là, j’entendais pour la première fois avec stupeur les sons intérieurs : le la, si, mi, etc. avaient chacun un espace, un volume précis, et surtout contenaient une force bien précise allant de l’intérieur vers l’extérieur (le son extérieur n’étant qu’un écho du son intérieur). Pour le la, par exemple, on aurait dit un volcan qui explose avec une puissance bien calibrée...
J’entendais enfin les sons intérieurs, moi qui peinais à entendre les sons extérieurs. Je compris après analyse pourquoi le grand Beethoven devenu sourd entendait parfaitement les sons intérieurs et a pu écrire ses symphonies sublimes de plusieurs heures. Quant à moi, j’ai décodé environ 4 minutes. Je compris également pourquoi le langage de la musique est dit universel : la force contenue dans un son précis, sa place dans l’espace lui est propre.
Toute personne quelle que soit sa langue maternelle ou sa culture est capable de le percevoir, d’où les mêmes états d’émotions nous traversant et l’intérêt de la musicothérapie en tant que soin. À nouveau un escalier en ciment tournant à gauche aboutit à une troisième salle : il y avait là un livre immense avec les lignes du solfège et les notes de musique de l’Adagio ! Je redevins si petite et entra à pieds joints dans les notes, devenant tour à tour un do, un la, un si, etc. Pour passer d’une phrase à l’autre, je devenais un petit singe, accrochée aux branches des notes...
Certaines phrases étaient si belles, je devenais un aigle majestueux, planant au-dessus de l’océan au regard perçant... ou l’enfant allongée sur une branche me prélassant comme les chats... ou bondissant d’une note à l’autre sur la rivière, ou l’enfant agile grimpant dans les manguiers pour cueillir les mangues et les jeter au sol à ma bande de copains (elles avaient un goût unique les mangues de mon Afrique...), ou jouant à se laisser glisser à plat ventre sur les notes de Bach en poussant des cris de joie en dévalant la pente du garage quand il pleuvait... Ah, Bach ! mon enfant intérieur s’est rempli de joie et de liberté et vous remercie ! Puis nous arrivâmes au quatrième niveau : ici, il n’y avait aucune salle. Nous nous tenions côte à côte, à la lisière d’un espace : devant nous une immensité sans limite de neige d’une blancheur si éclatante, majestueuse, pure, nous laissant sans voix, si silencieuse, où il ne faisait pas froid. En s’imprégnant devant ce qui est, derrière ce silence, il y avait des petits sons semblables à des « crépitements » un peu partout qui sortaient : la VIE prête à éclore sous diverses formes par tous les pores de la neige... Tant de douceur, de tendresse, de lumière émanaient de cet espace où le temps était suspendu... nous étions traversés par ce qui s’exprimait devant nous avec cette blancheur immaculée... Subitement, je me rendais compte que Bach et moi étions UN devant tant de grâce... nous avons dépassé la dualité ! Bach a voulu s’avancer dans cette neige en m’entraînant avec lui, mais comme quelque chose l’en empêchait, une sensation d’une présence supérieure lui intimant l’ordre de s’en aller.
Bach attristé reconnut notre finitude d’humain : c’est très bien exprimé dans ses quatre dernières notes si tristes... Nous rebroussâmes chemin par les escaliers sans passer par les salles. Cet Adagio est mis en boucle avec le même schéma répétitif. Ce vécu spirituel est un cadeau inestimable que m’a donné Bach à partager avec lui concernant sa ferveur envers Dieu. Effectivement, au-delà de nos différences religieuses (chemins ou vêtements différents), le but est le même : l’UN et on avait touché du doigt l’essentiel... Rûmî l’avait nommé Houa (« Lui » en arabe). Avant de partir, je me suis appropriée un bout de cette neige blanche sous forme d’une petite bougie mise sur ma tête. Ça lui arrive de vaciller devant tant de noirceurs visibles dans ce monde d’ici-bas actuel (!), le matin je souffle dessus avec toutes mes forces pour la re-allumer... Ceci est mon vécu, ma vérité exprimée. Je ne prétends pas que ce soit la vérité. Cependant deux écueils sont survenus durant l’opération, ayant failli compromettre le bon déroulé hypnotique : • Le premier : l’infirmière anesthésiste avait mis sa propre musique dans la salle d’opération d’à côté à haute voix genre « techno ». Cette musique interférait avec la mienne, d’autant plus que je la percevais comme une coquille « vide » d’énergie de l’intérieur. Etant dans un état de transe profonde, je ne pouvais lui dire de couper le son.
Seule solution, la circonscrire par mon esprit dans un coin à droite dans l’espace en l’enfermant dans une bulle bien étanche et sa présence fut négligeable.
• Le deuxième : le rôle de mon chirurgien préféré ! J’étais à deux espace-temps différents : dans l’inconscient (mon concert Bach) et très partiellement dans le conscient (le chirurgien). Je lui avais confié mon épaule en le priant de bien la réparer puis de me la restituer. Aussi j’avais un oeil et une oreille sur lui :
• j’ai senti quatre traits d’incision précis ; • comme un tube de 1 centimètre de diamètre et 3 centimètres de long (?) qui rentrait dans mon épaule du bas vers le haut ;
• puis un liquide versé en quantité (de l’eau pour laver et hydrater les tissus ?) ;
• puis un mouvement d’une grande force comme pour remonter les morceaux de muscles du bas vers le haut (il cherchait à les réunifier vers le haut pour les accrocher sous l’acromion) ;
• puis sensation d’une abrasion horizontale hyper douloureuse ! Ah là, la louve tapie au fond de moi s’est manifestée pour défendre son territoire avec des grognements intenses : « mumm, mumm... », montrant ses dents, prête à en découdre avec l’ennemi ! Je suis sortie de mon état entre deux eaux.
En effet, ma bulle de protection en mailles fines que je pensais robuste ne protégeait plus mon lieu de sécurité. Heureusement le chirurgien comprit mon message et s’arrêta, l’infirmière anesthésiste me dit : « que fait-on, on vous endort ? » Là, je regardai en moi pour faire l’état des lieux et vis qu’en fait il s’agissait juste d’abrasions superficielles de plusieurs mailles de mon tissu, aucune perforation. Je répondis : « je gère »... je replongeai dans mon état profond et avec mes mains virtuelles fit la réparation illico. Heureusement, ce chirurgien très à l’écoute comprit et reprit le travail qu’il avait à faire, mais doucement... et tout se termina parfaitement. J’ai su plus tard qu’il abrasait l’acromion pour laisser de la place aux muscles pour s’y loger : il a utilisé une fraise tournant à 8 000 tours/minutes ! Non, mais ! C’est sûr que je n’ai pas du tout aimé...
• perception également qu’il raccommodait des faisceaux pour les solidariser avec une aiguille courbe, et ce avec minutie et régularité, digne de la haute couture...
• puis perception d’entendre le bruit d’un marteau... pour enfoncer un clou (?) : quatre à cinq coups concis et à la bonne profondeur, alors que je ne percevais pas l’introduction du présumé clou... Ah, il sait ce qu’il fait...
• enfin, je perçus qu’on enlevait le champ opératoire, mettait la lumière sur moi, et j’ai entendu le chirurgien me dire « c’est terminé ». Je n’ai pas bougé de suite car j’avais encore quelques minutes de mon merveilleux concert à terminer. Je me suis réassociée facilement, ayant mémorisé le chemin du retour. Quelques inspirations/expirations, me voilà dans l’ici et maintenant et je dis au chirurgien « déjà ? », et lui de répondre : « ça fait 1 h 15 et vous êtes bien courageuse, Madame Cadra ! ».
Oui, il s’agit de courage, mais il n’est ni physique, ni mental. C’est le courage de lâcher prise et d’accepter d’aller plonger en profondeur dans cet immense réservoir inconnu (l’inconscient) où il n’y a aucun repère tangible auquel s’accrocher, sinon de faire confiance (alliance) avec cette sagesse universelle : appelons-la ainsi, comme la grande thérapeute Teresa Robles, pour ne froisser personne (croyants en Dieu, athées, agnostiques, polythéistes, les ni-ni) et s’éviter de griller sur un bûcher... C’est la clé magique qu’apporte l’hypnose grâce au génie d’Erickson. Pour avoir le coeur net, je demandai au chirurgien s’il avait bien utilisé un marteau pour planter un clou ? « Oui, comme tout chirurgien, je ne peux m’empêcher d’utiliser mon marteau... » c’était donc vrai... et il a en plus de l’humour, l’ami ! J’en profite pour remercier vivement ce chirurgien, cet anesthésiste et toute l’équipe autour. Quant aux suites opératoires : excellentes.
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Dr Nelly Cadra Pédiatre à Vannes, allergologue, homéopathe et ostéopathe. Formée à la pratique de l’hypnose à la faculté de Brest, à l’ARePTA à Nantes, ainsi qu’à Emergences à Rennes.
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Regards sur l'Hypnose
Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…
8 / Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze
10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen
12 / Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman
24 / Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari
36 / Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez
ESPACE DOULEUR DOUCEUR
46 / Introduction Gérard Ostermann
50 / Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi
58 / Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra
73 / DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE
74 / Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre
84 / L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu
88 / Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov
94 / Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay
RUBRIQUES
- QUIPROQUO
102 / Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...
106 / Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen
- LES CHAMPS DU POSSIBLE
110 / Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE
114 / L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli
LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
125 / ESPACE FORMATIONS
Illustrations: Florence CADÈNE
Catégories: Hypnose Ericksonienne Thérapie Brève



