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 La Nouvelle Hypnose. Vocabulaire, principes et méthode. Dr Jean GODIN



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La formation en hypnose médicale à Paris.
Mis à jour : il y a 35 min 34 sec

Mes belles histoires hypnotiques

vendredi 1 mars 2019 - 17:16
Tania ROUSSEAU, Infirmière anesthésiste à l’hôpital de Villeneuve-Saint-Georges. Pratique l’hypnose au cours des anesthésies au bloc opératoire et également en SMUR. En hypnose médicale, nos pratiques soignantes s’effectuent en service hospitalier, en pré-hospitalier (SAMU-SMUR/Sapeurs- pompiers), au bloc opératoire ou en salle de réveil. Parfois, amener le patient dans un refuge hypnotique pour les soins impose au praticien une vraie recherche scénaristique. Le patient n’a pas toujours de « safe place » à proposer, ou le besoin d’une séance est parfois si rapide qu’on n’a pas le temps de recueillir les éléments ressources. Encore plus en pédiatrie. Encore plus, avant d’induire une anesthésie générale.

Dans ces cas-là, il faut savoir capter rapidement l’attention du patient et l’amener à coup sûr vers un endroit rassurant, une expérience agréable, pour obtenir la « déconnection souhaitée » (pendant la durée du soin ou jusqu’à l’endormissement).
La dramaturgie doit donc s’improviser, et toute la difficulté de sa fabrication spontanée réside dans l’accroche nécessaire entre l’histoire et le patient.
Au cours de ma pratique de l’hypnose au sein du bloc opératoire, j’ai gardé de belles expériences en tête, que j’utilise et réutilise régulièrement avec la quasi-certitude que mon patient bénéficiera d’une expérience agréable. Mes enfants ont aussi été mes cobayes préférés. Ces petits scénarios-là, je les partage aujourd’hui en espérant que ces belles histoires perdureront au-delà de mon simple imaginaire et que vous vous les approprierez et les améliorerez à souhait.

POUR UNE PETITE PRINCESSE, 6 ANS, RÊVEUSE:«L’ARBRE À FÉES» Ma petite princesse avait de multiples idées noires le soir au coucher qui l’effrayaient. Un véritable rouage automatique de son activité mentale qui entraînait chez elle une hypervigilance sur les ombres, les bruits et les images sombres du soir. Je devais donc casser ces images de monstres, de portes de placard qui s’ouvrent et de silhouettes illusoires.

Pour cela, j’ai utilisé le pouvoir d’un monde imaginaire en y ajoutant la magie des fées et ainsi créé un endroit rassurant : « l’arbre à fées ». L’arbre : sa puissance, sa force et son énergie, qui se répandent tant vers le ciel que dans la terre sont, en hypnose, des sources inépuisables d’utilisation. Chez les enfants, utiliser ce pouvoir en associant une histoire extraordinaire per- met d’en décupler la magie. L’écorce dure sous les mains, la hauteur et la droiture de l’arbre et son enracinement sont là, dès le début du récit, pour renforcer la puissance et donc l’impact du reste de l’histoire. Ensuite, le corps de l’enfant peut s’élever tranquillement dans les airs vers la cime de l’arbre, comme un ascenseur invisible, apportant déjà la magie sensorielle. Une fois tout en haut du tronc, là où les branches principales se séparent de chaque côté de l’arbre, existe une place pour le petit spectateur, qui peut s’assoir en tailleur, les mains posées sur les genoux.

De là partent quatre branches massives, puissantes, feuillues, vers l’horizontale, avec chacune une direction différente : devant-derrière-droite-gauche, ou encore vers les quatre points cardinaux. Puis, au bout de chaque branche apparaissent, chacune à leur tour, des petites fées de cou- leur différente (avec chacune sa propre cou- leur). Ainsi, branche après branche, en amenant tous les détails riches du VAKOG, les fées sont une à une détaillées. Une fée jaune avance tout doucement vers le centre de l’arbre. Elle est vêtue de pétales de boutons d’or, a des rayons de soleil dans les cheveux et des ailes de libellule dans le dos. A chacun de ses pas, en guise de soulier, tintent des étoiles dorées sonnant comme des clochettes. Puis elle s’assoit près de l’enfant, en tailleur, flottant à quelques centimètres de la branche. Une fée bleue arrive à son tour avec des grelots de myostis autour du visage. Des gouttelettes d’eau turquoise forment sa robe, des plumes de paon habillent son dos. Elle dégage un parfum de lavande... Une fée rouge apparaît vêtue de pétales de coquelicot. Elle sent bon la fraise et a des cerises tout autour de la taille... Une fée verte avec une robe de feuillage clair, sentant bon le sapin, avance en sautillant comme une petite sauterelle... Chaque fée illumine et colore la branche de sa couleur au fur et à mesure qu’elle avance. Les quatre fées se retrouvent au centre de l’arbre, assises en tail- leur, autour de l’enfant, flottant dans les airs, dans une réunion de couleurs et d’odeurs, très rassurante.
Cette histoire féerique est apaisante et plonge très rapidement et pleinement l’enfant dans l’imaginaire pur et naïf de la magie et de la beauté de la nature.
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"Le comme si paradoxal": Tâches thérapeutiques. Guillaume DELANNOY, Vania TORRES-LACAZE et Annick TOUSSAINT
Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander de prendre le temps de réfléchir chaque jour à la question suivante : « Si vous étiez certain que, quoi que vous fassiez, quoi que vous tentiez, quoi que vous essayiez pour atteindre votre objectif, il ne se réaliserait jamais, que feriez-vous alors ? » Pour avancer dans la vie, nous nous donnons, plus ou moins consciemment, des buts, des objectifs, qui orientent notre attention, notre communication et notre action.

Le conte en pédiatrie: la métaphore du chirurgien ORL. Dr Fabienne RAUX-RAKOTOMALALA
Quand mes mains de chirurgien ORL ont compris qu’elles pouvaient saisir le courant hypnotique du bloc opératoire, elles ont osé utiliser de nouveaux outils pour les emporter au-delà de la salle d’opération ou du réveil et permettre de soulager et d’accompagner mes patients jusqu’aux portes de leur convalescence et au terme de leur cicatrisation. 
Hypnose conversationnelle: En finir avec la cocaïne. Marie-Clotilde WURZ-DE BAETS
Comment j’ai échangé une boîte verte en métal vide contre 450 euros de cocaïne. La notion de temps. Ma pratique professionnelle de psychologue s’ancre dans le temps. Le temps d’intégrer, d’assouplir, d’automatiser, de digérer les théories et les pratiques. Peu à peu, imperceptiblement, ce qui demandait beaucoup d’effort, de réflexion, de concentration, finit par être limpide et s’écoule comme le ruisseau ayant trouvé son lit, naturel et fluide…
Note Sixième. Selon François Roustang. Dr Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND 
« Comme thérapeutes, nous en faisons toujours trop ». Ainsi François Roustang conclut-il le chapitre « Ouverture » d’un de ses ouvrages. Il poursuit : « Nous nous escrimons à chercher des solutions et à les proposer inlassablement comme s’il était certain que la technique adéquate existe pour cet individu et dans cette circonstance. 
Edito : Hypnose et prise en charge de la douleur. Dr Henri BENSOUSSAN
Dans le numéro 14 de la revue Sciences Psy, Boris Cyrulnik nous fait réfléchir, dans un article intitulé « Nécessité et abus de la notion de progrès », aux relations entre évolution, progrès, imagination et effets secondaires. Nous sommes habitués à associer progrès médical et allongement de la durée de vie. De rassurantes statistiques régulièrement nous apaisent à propos de notre avenir individuel et en inquiètent d’autres à l’échelon de la société, car comme le dit Boris Cyrulnik : « Le progrès se construit au fur et mesure de la réalisation de certains possibles et prend ainsi des chemins auxquels nous ne pensions pas nécessairement. » 

Intérêt de la pratique de l’hypnose dans la maladie de Parkinson. Dr Laurence LE GOURRIER
La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurologique chronique dégénérative associant un tremblement de repos, une akinésie et une dyskinésie extrapyramidale.  Secondaire à une dégénérescence du locus niger (ou substance noire) qui altère la voie dopaminergique nigrostriée, la MP s’accompagne de l’atteinte d’autres systèmes neurotransmetteurs. Ainsi, des troubles du sommeil, de la mémoire et de l’humeur sont fréquents. 
La proprioception : notre sensorialité profonde. Anne-Sophie BOUTHORS et Bertrand PORET
Du VAKOG au VAPKOG. Ces quelques lignes se veulent une porte de réflexion sur la place que nous pourrions accorder à la sensibilité proprioceptive dans les phénomènes hypnotiques. C’est mon métier d’anesthésiste-réanimateur en maternité et mon expérience de danseuse, de plongeuse et du yoga qui m’autorisent à partager cette réflexion. 
Edito: Endormir les corps. Hypnose et anesthésie. Dr Aurore MARCOU
L’anesthésie fait peur. Parfois plus que la chirurgie elle-même. Peurs de confier son corps, de sombrer dans l’inconscient, de se réveiller inopinément, de souffrir, de mourir... Des peurs toutes légitimes que les explications rationnelles peinent à ré- conforter. Que faire des informations médicales sur l’anesthésie, techniques sur la sécurisation des procédures, statistiques sur les risques de plus en plus rares d’accidents quand on a peur ? 
Consultations d'anesthésie: Savoir faire, savoir être. Dr Arnaud BOUZINAC
Madame A. se présente à la consultation d’anesthésie. Son dossier m’apprend qu’elle va être opérée d’un cancer du sein. Dehors, il pleut. Je me présente et l’invite à entrer dans le bureau. Elle s’assied sans rien dire, les yeux dans le vague. Elle a gardé son manteau et ses mains sont crispées sur un parapluie orange, posé sur ses genoux. « Vous savez, lui dis-je, je n’ai encore jamais volé de parapluie. Même aussi beau que celui-ci. » Elle me regarde, semble réfléchir et sourit. La consultation d’anesthésie peut commencer. 

Mes belles histoires hypnotiques. Tania ROUSSEAU
En hypnose médicale, nos pratiques soignantes s’effectuent en service hospitalier, en pré-hospitalier (SAMU-SMUR/Sapeurs- pompiers), au bloc opératoire ou en salle de réveil. Parfois, amener le patient dans un refuge hypnotique pour les soins impose au praticien une vraie recherche scénaristique. Le patient n’a pas toujours de « safe place » à proposer, ou le besoin d’une séance est parfois si rapide qu’on n’a pas le temps de recueillir les éléments ressources. 
Hypnose en cabinet dentaire: un univers transe-formé. Dr Marie-Hélène SIMONNET GARCIA
Le chirurgien-dentiste écoute avec ses yeux et parle avec ses mains. Il prend soin d’un espace qui permet de s’alimenter, de communiquer, et parfois de respirer. 
Et il s’interroge souvent sur sa capacité à rester concentré, des fois plusieurs heures, sur les quelques millimètres carrés à soigner, tout en restant attentif à leur propriétaire. 

« Bonne rentrée ». Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 51
Nous voici en automne. Fin des vacances et donc reprise des activités économiques, scolaires, sociales, politiques. Tout le monde ne fait que souhaiter une « bonne rentrée ». 
Soit. Mais regardons cela de plus près. « Rentrée » est un mot composé. Oui, oui: composé de«entrée»et de«re». « Re » comme regret, remord, repentance, retard, reblochon ? 

Pas faire d’hypnose...Dr Adrian CHABOCHE
Cher lecteur, Vendredi, 8 h 30. Première consultation d’une journée assez longue. 
J’accueille une femme. L’ayant accompagnée depuis la salle d’attente, je la laisse prendre place. Elégante, elle se glisse dans le bureau et s’installe dans le fauteuil de travail. Quoi de plus classique pour commencer une journée ? Habituellement je me laisse porter et emporter par la mélodie du récit que le patient me fait à la question que je leur adresse : « Racontez-moi. » L’hypnose étant d’abord celle du thérapeute en écoutant le patient. 

L'Entretien du Docteur Marc Galy. Dr Gérard FITOUSSI 
Bonjour Marc, peux-tu indiquer ce qui t’a conduit aux études de médecine et à l’anesthésie ? Marc Galy : Dès ma plus jeune enfance j’ai souhaité faire médecine : le déclencheur, le médecin de famille. Pour l’anesthésie c’est la même chose, la rencontre. J’ai passé un internat des hôpitaux. 
Notes de lecture par Christine GUILLOUX
Les visages de l’invisible, Patrick de Wilde, Chaman. Fou en deçà des Pyrénées, guérisseur au-delà. Ou sorcier, curandero, jhankri, mudang, santero ou chaman. Les pratiques chamaniques, depuis l’âge de pierre, nous fascinent, nous enchantent, nous effrayent, nous questionnent. Des phénomènes de transe qui nous sont cependant familiers et dont nous nous sommes inspirés dans nos approches psychothérapeutiques. 

Edito : Hypnose et prise en charge de la douleur. Dr Henri BENSOUSSAN

vendredi 1 mars 2019 - 16:56
Dr Henri BENSOUSSAN, Médecin anesthésiste réanimateur. Hypnothérapeute formé dans différents instituts. Membre du comité pédagogique du DU d’Hypnose de la Faculté de médecine de Lille. Formateur. Membre du comité de lecture de la revue « Hypnose & Thérapies brèves » et responsable de l’espace « Douleur Douceur »., Dans le numéro 14 de la revue Sciences Psy, Boris Cyrulnik nous fait réfléchir, dans un article intitulé « Nécessité et abus de la notion de progrès », aux relations entre évolution, progrès, imagination et effets secondaires. Nous sommes habitués à associer progrès médical et allongement de la durée de vie. De rassurantes statistiques régulièrement nous apaisent à propos de notre avenir individuel et en inquiètent d’autres à l’échelon de la société, car comme le dit Boris Cyrulnik : « Le progrès se construit au fur et mesure de la réalisation de certains possibles et prend ainsi des chemins auxquels nous ne pensions pas nécessairement. »

Ainsi, nous ne pensions pas que la durée moyenne de vie puisse diminuer, surtout dans les pays à fort développement technologique, médical et économique. Et pour- tant les dernières statistiques américaines sur la durée de vie font état d’une diminution de celle-ci en 2015 et 2016. Cela correspond bien entendu à une augmentation de la mortalité dans ce pays. Il fallait trouver une explication et la conclusion des recherches des Centres américains de contrôle et de prévention des maladies (CDC) a permis un rapprochement entre le constat et l’existence de 65 000 morts environ par overdose d’opioïdes chez des patients ayant des douleurs chroniques. Rap- pelons que le problème de la consommation des opioïdes est apparu vers 1995 et qu’il ne touche pas que les USA.

Nous le savons grâce à notre pratique professionnelle, le traitement de la douleur chronique n’est pas simple et les exigences des patients, dont l’objectif compréhensible est la disparition de la douleur, mènent à des prescriptions parfois abusives. Or, la prescription médicamenteuse a ses limites. Aucun nouveau médicament n’est apparu depuis longtemps, mais la recherche est active et nous laisse espérer disposer de molécules possédant de nouvelles spécificités. La compréhension du passage de la douleur aiguë à la douleur chronique, la découverte de médiateurs spécifiques de certains types de douleurs, orientent les chercheurs vers la création de molécules adaptées aux différents types de douleurs.

D’ici là, souvenons-nous que la prise en charge de la douleur ne se borne pas à gérer la composante nociceptive. Les autres composantes, cognitive, affective et comportementale, méritent elles aussi une prise en compte. Il est important de se souvenir que l’hypnose possède une action sur toutes les composantes de la douleur et qu’à ce titre elle permet une diminution des prescriptions d’antalgiques et aide le patient à être plus acteur de sa prise en charge.
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"Le comme si paradoxal": Tâches thérapeutiques. Guillaume DELANNOY, Vania TORRES-LACAZE et Annick TOUSSAINT
Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander de prendre le temps de réfléchir chaque jour à la question suivante : « Si vous étiez certain que, quoi que vous fassiez, quoi que vous tentiez, quoi que vous essayiez pour atteindre votre objectif, il ne se réaliserait jamais, que feriez-vous alors ? » Pour avancer dans la vie, nous nous donnons, plus ou moins consciemment, des buts, des objectifs, qui orientent notre attention, notre communication et notre action.

Le conte en pédiatrie: la métaphore du chirurgien ORL. Dr Fabienne RAUX-RAKOTOMALALA
Quand mes mains de chirurgien ORL ont compris qu’elles pouvaient saisir le courant hypnotique du bloc opératoire, elles ont osé utiliser de nouveaux outils pour les emporter au-delà de la salle d’opération ou du réveil et permettre de soulager et d’accompagner mes patients jusqu’aux portes de leur convalescence et au terme de leur cicatrisation. 
Hypnose conversationnelle: En finir avec la cocaïne. Marie-Clotilde WURZ-DE BAETS
Comment j’ai échangé une boîte verte en métal vide contre 450 euros de cocaïne. La notion de temps. Ma pratique professionnelle de psychologue s’ancre dans le temps. Le temps d’intégrer, d’assouplir, d’automatiser, de digérer les théories et les pratiques. Peu à peu, imperceptiblement, ce qui demandait beaucoup d’effort, de réflexion, de concentration, finit par être limpide et s’écoule comme le ruisseau ayant trouvé son lit, naturel et fluide…
Note Sixième. Selon François Roustang. Dr Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND 
« Comme thérapeutes, nous en faisons toujours trop ». Ainsi François Roustang conclut-il le chapitre « Ouverture » d’un de ses ouvrages. Il poursuit : « Nous nous escrimons à chercher des solutions et à les proposer inlassablement comme s’il était certain que la technique adéquate existe pour cet individu et dans cette circonstance. 
Edito : Hypnose et prise en charge de la douleur. Dr Henri BENSOUSSAN
Dans le numéro 14 de la revue Sciences Psy, Boris Cyrulnik nous fait réfléchir, dans un article intitulé « Nécessité et abus de la notion de progrès », aux relations entre évolution, progrès, imagination et effets secondaires. Nous sommes habitués à associer progrès médical et allongement de la durée de vie. De rassurantes statistiques régulièrement nous apaisent à propos de notre avenir individuel et en inquiètent d’autres à l’échelon de la société, car comme le dit Boris Cyrulnik : « Le progrès se construit au fur et mesure de la réalisation de certains possibles et prend ainsi des chemins auxquels nous ne pensions pas nécessairement. » 
Intérêt de la pratique de l’hypnose dans la maladie de Parkinson. Dr Laurence LE GOURRIER
La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurologique chronique dégénérative associant un tremblement de repos, une akinésie et une dyskinésie extrapyramidale.  Secondaire à une dégénérescence du locus niger (ou substance noire) qui altère la voie dopaminergique nigrostriée, la MP s’accompagne de l’atteinte d’autres systèmes neurotransmetteurs. Ainsi, des troubles du sommeil, de la mémoire et de l’humeur sont fréquents. 
La proprioception : notre sensorialité profonde. Anne-Sophie BOUTHORS et Bertrand PORET
Du VAKOG au VAPKOG. Ces quelques lignes se veulent une porte de réflexion sur la place que nous pourrions accorder à la sensibilité proprioceptive dans les phénomènes hypnotiques. C’est mon métier d’anesthésiste-réanimateur en maternité et mon expérience de danseuse, de plongeuse et du yoga qui m’autorisent à partager cette réflexion. 
Edito: Endormir les corps. Hypnose et anesthésie. Dr Aurore MARCOU
L’anesthésie fait peur. Parfois plus que la chirurgie elle-même. Peurs de confier son corps, de sombrer dans l’inconscient, de se réveiller inopinément, de souffrir, de mourir... Des peurs toutes légitimes que les explications rationnelles peinent à ré- conforter. Que faire des informations médicales sur l’anesthésie, techniques sur la sécurisation des procédures, statistiques sur les risques de plus en plus rares d’accidents quand on a peur ? 
Consultations d'anesthésie: Savoir faire, savoir être. Dr Arnaud BOUZINAC
Madame A. se présente à la consultation d’anesthésie. Son dossier m’apprend qu’elle va être opérée d’un cancer du sein. Dehors, il pleut. Je me présente et l’invite à entrer dans le bureau. Elle s’assied sans rien dire, les yeux dans le vague. Elle a gardé son manteau et ses mains sont crispées sur un parapluie orange, posé sur ses genoux. « Vous savez, lui dis-je, je n’ai encore jamais volé de parapluie. Même aussi beau que celui-ci. » Elle me regarde, semble réfléchir et sourit. La consultation d’anesthésie peut commencer. 
Mes belles histoires hypnotiques. Tania ROUSSEAU
En hypnose médicale, nos pratiques soignantes s’effectuent en service hospitalier, en pré-hospitalier (SAMU-SMUR/Sapeurs- pompiers), au bloc opératoire ou en salle de réveil. Parfois, amener le patient dans un refuge hypnotique pour les soins impose au praticien une vraie recherche scénaristique. Le patient n’a pas toujours de « safe place » à proposer, ou le besoin d’une séance est parfois si rapide qu’on n’a pas le temps de recueillir les éléments ressources. 
Hypnose en cabinet dentaire: un univers transe-formé. Dr Marie-Hélène SIMONNET GARCIA
Le chirurgien-dentiste écoute avec ses yeux et parle avec ses mains. Il prend soin d’un espace qui permet de s’alimenter, de communiquer, et parfois de respirer. 
Et il s’interroge souvent sur sa capacité à rester concentré, des fois plusieurs heures, sur les quelques millimètres carrés à soigner, tout en restant attentif à leur propriétaire. 

« Bonne rentrée ». Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 51
Nous voici en automne. Fin des vacances et donc reprise des activités économiques, scolaires, sociales, politiques. Tout le monde ne fait que souhaiter une « bonne rentrée ». 
Soit. Mais regardons cela de plus près. « Rentrée » est un mot composé. Oui, oui: composé de«entrée»et de«re». « Re » comme regret, remord, repentance, retard, reblochon ? 
Pas faire d’hypnose...Dr Adrian CHABOCHE
Cher lecteur, Vendredi, 8 h 30. Première consultation d’une journée assez longue. 
J’accueille une femme. L’ayant accompagnée depuis la salle d’attente, je la laisse prendre place. Elégante, elle se glisse dans le bureau et s’installe dans le fauteuil de travail. Quoi de plus classique pour commencer une journée ? Habituellement je me laisse porter et emporter par la mélodie du récit que le patient me fait à la question que je leur adresse : « Racontez-moi. » L’hypnose étant d’abord celle du thérapeute en écoutant le patient. 

L'Entretien du Docteur Marc Galy. Dr Gérard FITOUSSI 
Bonjour Marc, peux-tu indiquer ce qui t’a conduit aux études de médecine et à l’anesthésie ? Marc Galy : Dès ma plus jeune enfance j’ai souhaité faire médecine : le déclencheur, le médecin de famille. Pour l’anesthésie c’est la même chose, la rencontre. J’ai passé un internat des hôpitaux. 
Notes de lecture par Christine GUILLOUX
Les visages de l’invisible, Patrick de Wilde, Chaman. Fou en deçà des Pyrénées, guérisseur au-delà. Ou sorcier, curandero, jhankri, mudang, santero ou chaman. Les pratiques chamaniques, depuis l’âge de pierre, nous fascinent, nous enchantent, nous effrayent, nous questionnent. Des phénomènes de transe qui nous sont cependant familiers et dont nous nous sommes inspirés dans nos approches psychothérapeutiques. 

Intérêt de la pratique de l’hypnose dans la maladie de Parkinson

vendredi 1 mars 2019 - 16:55
Dr Laurence LE GOURRIER, Médecin anesthésiste réanimateur, formée à l’hypnose ericksonienne en 2003 « Hypnose, douleur aiguë et anesthésie », puis par un Diplôme universitaire en Hypnose clinique, Université Paris XI en 2014. La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurologique chronique dégénérative associant un tremblement de repos, une akinésie et une dyskinésie extrapyramidale.

Secondaire à une dégénérescence du locus niger (ou substance noire) qui altère la voie dopaminergique nigrostriée, la MP s’accompagne de l’atteinte d’autres systèmes neurotransmetteurs. Ainsi, des troubles du sommeil, de la mémoire et de l’humeur sont fréquents. Une origine périphérique de la MP est aujourd’hui évoquée, impliquant la migration de la protéine alpha-synucléine du système nerveux entérique vers le SNC (1).

Plusieurs cas cliniques rapportent l’intérêt de la pratique de l’hypnose dans la MP : diminution des tremblements, de l’anxiété et de la symptomatologie dépressive avec amélioration de la qualité de vie (2 ; 3 ; 4 ; 5). Informés le plus souvent via Internet, des personnes se présentent spontanément en consultation d’hypnose. C’est le cas d’Adèle dont le cas clinique est présenté ici.

Agée de 70 ans, Adèle souffre d’un syndrome parkinsonien akinéto-hypertonique et tremblant, prédominant à droite, évolutif. Elle est très invalidée par un tremblement du menton que les injections de toxine botulique, ainsi que l’administration d’Apokinon, n’ont pas permis d’améliorer. Elle est traitée par de fortes doses de L-dopa associées au Neupro patch. Adèle est assise dans la salle d’attente. Son visage est figé et ses épaules sont voûtées. Sa mâchoire est régulièrement déformée par des tremblements importants prédominant à droite. Elle présente une akinésie à la marche. Adèle a été élevée à la Réu- nion par une mère épileptique. Douzième enfant d’une fratrie de quatorze, elle a souffert d’un manque d’attention maternelle et de conflits familiaux continuels. Elle se souvient s’être régulièrement réfugiée dès l’âge de 6 ans chez Marlène, la voisine. Fille-mère, rejetée par sa famille, Adèle a travaillé comme secrétaire et élevé seule son fils. Elle souffre. Elle a tendance à s’isoler pour ne pas montrer sa maladie et pour ne pas en parler. Les tremblements de la mâchoire l’empêchent de s’alimenter normalement et son articulation temporo-mandibulaire droite est algique dès le lever.
Je propose à Adèle de lui enseigner la pratique de l’autohypnose dans l’objectif de retarder l’apparition de l’inconfort de sa mâchoire dans la journée. Après une induction VAKOG classique, j’accompagne Adèle afin qu’elle retrouve le bien- être et la sécurité vécus chez Marlène : « Prenez le temps de laisser vos yeux re- trouver le visage de Marlène, pendant que ses mains cuisinent, attrapent, transforment les aliments. Alors que les narines retrouvent le parfum du souvenir, les oreilles se régalent de la voix de Marlène qui vous raconte une histoire... L’histoire d’une petite fille pleine d’énergie, qui surmonte pas à pas des obstacles extraordinaires, avance courageusement et progresse avec détermination vers son objectif. Vous êtes cette héroïne unique.

Vous ressentez la joie immense d’avoir atteint votre objectif. Prenez le temps de respirer le parfum de la victoire, bien à l’intérieur de vous... Retrouvez à nouveau la musique de la voix de Marlène, son visage, le parfum du délicieux repas. Maintenant, donnez une couleur à ce souvenir, ce souvenir de sécurité et de bien-être. » Après avoir vérifié qu’Adèle ait bien trouvé la couleur : « Et vous pourrez à tout moment, si vous en ressentez le besoin, retrouver cette couleur du bien-être et de la sécurité, peut-être tout à l’heure, peut-être demain, peut être un autre jour, couleur que vous prendrez le temps de bien faire circuler à l’intérieur de vous, grâce à votre respiration, qui apporte la couleur du confort partout où vous en ressentez le besoin. » Le visage d’Adèle s’est détendu, les tremblements ont nettement diminué et cet effet persiste après réorientation. Elle se sent beaucoup mieux, émue aussi. Je lui explique la technique du VAKOG et la réorientation. Je vérifie avec elle qu’elle est capable de me répéter les consignes et de les mettre en pratique, puis je lui prescris une séance d’autohypnose quotidienne.

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"Le comme si paradoxal": Tâches thérapeutiques. Guillaume DELANNOY, Vania TORRES-LACAZE et Annick TOUSSAINT
Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander de prendre le temps de réfléchir chaque jour à la question suivante : « Si vous étiez certain que, quoi que vous fassiez, quoi que vous tentiez, quoi que vous essayiez pour atteindre votre objectif, il ne se réaliserait jamais, que feriez-vous alors ? » Pour avancer dans la vie, nous nous donnons, plus ou moins consciemment, des buts, des objectifs, qui orientent notre attention, notre communication et notre action.

Le conte en pédiatrie: la métaphore du chirurgien ORL. Dr Fabienne RAUX-RAKOTOMALALA
Quand mes mains de chirurgien ORL ont compris qu’elles pouvaient saisir le courant hypnotique du bloc opératoire, elles ont osé utiliser de nouveaux outils pour les emporter au-delà de la salle d’opération ou du réveil et permettre de soulager et d’accompagner mes patients jusqu’aux portes de leur convalescence et au terme de leur cicatrisation. 
Hypnose conversationnelle: En finir avec la cocaïne. Marie-Clotilde WURZ-DE BAETS
Comment j’ai échangé une boîte verte en métal vide contre 450 euros de cocaïne. La notion de temps. Ma pratique professionnelle de psychologue s’ancre dans le temps. Le temps d’intégrer, d’assouplir, d’automatiser, de digérer les théories et les pratiques. Peu à peu, imperceptiblement, ce qui demandait beaucoup d’effort, de réflexion, de concentration, finit par être limpide et s’écoule comme le ruisseau ayant trouvé son lit, naturel et fluide…
Note Sixième. Selon François Roustang. Dr Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND 
« Comme thérapeutes, nous en faisons toujours trop ». Ainsi François Roustang conclut-il le chapitre « Ouverture » d’un de ses ouvrages. Il poursuit : « Nous nous escrimons à chercher des solutions et à les proposer inlassablement comme s’il était certain que la technique adéquate existe pour cet individu et dans cette circonstance. 
Edito : Hypnose et prise en charge de la douleur. Dr Henri BENSOUSSAN
Dans le numéro 14 de la revue Sciences Psy, Boris Cyrulnik nous fait réfléchir, dans un article intitulé « Nécessité et abus de la notion de progrès », aux relations entre évolution, progrès, imagination et effets secondaires. Nous sommes habitués à associer progrès médical et allongement de la durée de vie. De rassurantes statistiques régulièrement nous apaisent à propos de notre avenir individuel et en inquiètent d’autres à l’échelon de la société, car comme le dit Boris Cyrulnik : « Le progrès se construit au fur et mesure de la réalisation de certains possibles et prend ainsi des chemins auxquels nous ne pensions pas nécessairement. » 
Intérêt de la pratique de l’hypnose dans la maladie de Parkinson. Dr Laurence LE GOURRIER
La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurologique chronique dégénérative associant un tremblement de repos, une akinésie et une dyskinésie extrapyramidale.  Secondaire à une dégénérescence du locus niger (ou substance noire) qui altère la voie dopaminergique nigrostriée, la MP s’accompagne de l’atteinte d’autres systèmes neurotransmetteurs. Ainsi, des troubles du sommeil, de la mémoire et de l’humeur sont fréquents. 
La proprioception : notre sensorialité profonde. Anne-Sophie BOUTHORS et Bertrand PORET
Du VAKOG au VAPKOG. Ces quelques lignes se veulent une porte de réflexion sur la place que nous pourrions accorder à la sensibilité proprioceptive dans les phénomènes hypnotiques. C’est mon métier d’anesthésiste-réanimateur en maternité et mon expérience de danseuse, de plongeuse et du yoga qui m’autorisent à partager cette réflexion. 
Edito: Endormir les corps. Hypnose et anesthésie. Dr Aurore MARCOU
L’anesthésie fait peur. Parfois plus que la chirurgie elle-même. Peurs de confier son corps, de sombrer dans l’inconscient, de se réveiller inopinément, de souffrir, de mourir... Des peurs toutes légitimes que les explications rationnelles peinent à ré- conforter. Que faire des informations médicales sur l’anesthésie, techniques sur la sécurisation des procédures, statistiques sur les risques de plus en plus rares d’accidents quand on a peur ? 
Consultations d'anesthésie: Savoir faire, savoir être. Dr Arnaud BOUZINAC
Madame A. se présente à la consultation d’anesthésie. Son dossier m’apprend qu’elle va être opérée d’un cancer du sein. Dehors, il pleut. Je me présente et l’invite à entrer dans le bureau. Elle s’assied sans rien dire, les yeux dans le vague. Elle a gardé son manteau et ses mains sont crispées sur un parapluie orange, posé sur ses genoux. « Vous savez, lui dis-je, je n’ai encore jamais volé de parapluie. Même aussi beau que celui-ci. » Elle me regarde, semble réfléchir et sourit. La consultation d’anesthésie peut commencer. 
Mes belles histoires hypnotiques. Tania ROUSSEAU
En hypnose médicale, nos pratiques soignantes s’effectuent en service hospitalier, en pré-hospitalier (SAMU-SMUR/Sapeurs- pompiers), au bloc opératoire ou en salle de réveil. Parfois, amener le patient dans un refuge hypnotique pour les soins impose au praticien une vraie recherche scénaristique. Le patient n’a pas toujours de « safe place » à proposer, ou le besoin d’une séance est parfois si rapide qu’on n’a pas le temps de recueillir les éléments ressources. 
Hypnose en cabinet dentaire: un univers transe-formé. Dr Marie-Hélène SIMONNET GARCIA
Le chirurgien-dentiste écoute avec ses yeux et parle avec ses mains. Il prend soin d’un espace qui permet de s’alimenter, de communiquer, et parfois de respirer. 
Et il s’interroge souvent sur sa capacité à rester concentré, des fois plusieurs heures, sur les quelques millimètres carrés à soigner, tout en restant attentif à leur propriétaire. 
« Bonne rentrée ». Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 51
Nous voici en automne. Fin des vacances et donc reprise des activités économiques, scolaires, sociales, politiques. Tout le monde ne fait que souhaiter une « bonne rentrée ». 
Soit. Mais regardons cela de plus près. « Rentrée » est un mot composé. Oui, oui: composé de«entrée»et de«re». « Re » comme regret, remord, repentance, retard, reblochon ? 
Pas faire d’hypnose...Dr Adrian CHABOCHE
Cher lecteur, Vendredi, 8 h 30. Première consultation d’une journée assez longue. 
J’accueille une femme. L’ayant accompagnée depuis la salle d’attente, je la laisse prendre place. Elégante, elle se glisse dans le bureau et s’installe dans le fauteuil de travail. Quoi de plus classique pour commencer une journée ? Habituellement je me laisse porter et emporter par la mélodie du récit que le patient me fait à la question que je leur adresse : « Racontez-moi. » L’hypnose étant d’abord celle du thérapeute en écoutant le patient. 
L'Entretien du Docteur Marc Galy. Dr Gérard FITOUSSI 
Bonjour Marc, peux-tu indiquer ce qui t’a conduit aux études de médecine et à l’anesthésie ? Marc Galy : Dès ma plus jeune enfance j’ai souhaité faire médecine : le déclencheur, le médecin de famille. Pour l’anesthésie c’est la même chose, la rencontre. J’ai passé un internat des hôpitaux. 
Notes de lecture par Christine GUILLOUX
Les visages de l’invisible, Patrick de Wilde, Chaman. Fou en deçà des Pyrénées, guérisseur au-delà. Ou sorcier, curandero, jhankri, mudang, santero ou chaman. Les pratiques chamaniques, depuis l’âge de pierre, nous fascinent, nous enchantent, nous effrayent, nous questionnent. Des phénomènes de transe qui nous sont cependant familiers et dont nous nous sommes inspirés dans nos approches psychothérapeutiques. 

Formation spéciale "Hypnose et kinésithérapie". Jeanne-Marie Jourdren et Théo Chaumeil

vendredi 15 février 2019 - 18:33
Formation pour les kinésithérapeutes en complément d'une formation de base en hypnose médicale Prochaine session: 16 au 18 Septembre 2019 Public concerné: Kinésithérapeutes et tout professionnel de santé intéressé par le mouvement et la douleur chronique Pré-requis : Avoir suivi la formation de base en hypnose médicale de 9 jours au CHTIP ou dans un institut de la CFHTB. Durée : 3 jours Formateurs : Jeanne-Marie Jourdren, Kinésithérapeute et Théo Chaumeil, Kinésithérapeute Jour 1 - 16 Septembre : L'hypnose, un outil à intégrer dans notre quotidien de kinésithérapeute - Théo Chaumeil Programme à venir...
Jours 2 et 3 - 17 et 18 Septembre: Revenir à l’essentiel: le corps et ses ressources - Jeanne-Marie Jourdren La marche, la façon de se mouvoir et tous les rythmes du corps sont une magnifique métaphore de la manière dont les gens avancent dans leur vie. L’observation de ces compétences qui allient motricité et sensorialité, informe le thérapeute sur les ressources du monde intérieur du patient.

La kinésithérapie est le soin du mouvement et le soin par le mouvement.
Notre métier est d’aider le patient à se remettre en mouvement, à retrouver ou recréer un mouvement pour bouger et avancer.
Bien plus qu’un simple apprentissage ou réapprentissage du mouvement, cette réadaptation intègre les sensations et toutes les émotions qui y sont reliées. Toutes ces ressources sensitives, motrices et émotionnelles forment le monde intérieur du patient. L’utilisation de ces nombreuses ressources constitueront la base des séances d’hypnose.

Ces trois jours de formations, nous amènerons à connaître et reconnaîre les bases fondamentales de la motricité, de la sensorialité et les émotions associées afin d’aider le patient à équilibrer son monde intérieur suffisamment pour continuer son chemin de vie en toute autonomie. Des outils simples et efficaces pour tous thérapeutes quelques soient leurs champs de compétences.


Infos pratiques Dates : 16 au 18 Septembre 2019
Durée : 3 jours

Lieu de la formation :
Espace hermès
10 Cité Joly
75011 Paris

Tarifs:
*Professionnel de santé ayant déjà suivi une formation au CHTIP / UTHyL: 562€50
*Professionnel de santé formé à l’IFH ou dans un institut de la CFHTB: 637€50
*Convention de formation continue : 750€
*Étudiants kinésithérapeutes, infirmiers: 420€



Le conte en pédiatrie: la métaphore du chirurgien ORL

vendredi 4 janvier 2019 - 18:41
Dr Fabienne RAUX-RAKOTOMALALA, Exerce en chirurgie ORL et cervico-faciale au CHG de Pau. Membre de l’Association française d’ORL pédiatrique. Formée à l’hypnose en douleur aiguë et chronique. Revue Hypnose & Thérapies brèves n°51 Quand mes mains de chirurgien ORL ont compris qu’elles pouvaient saisir le courant hypnotique du bloc opératoire, elles ont osé utiliser de nouveaux outils pour les emporter au-delà de la salle d’opération ou du réveil et permettre de soulager et d’accompagner mes patients jusqu’aux portes de leur convalescence et au terme de leur cicatrisation.

Mon d’activité d’ORL pédiatrique me confronte tous les jours aussi à la douleur postopératoire de l’enfant sous les yeux anxieux de ses parents. Convaincue que je pouvais apporter plus dans ma pratique de chirurgien, je me suis hâtée lentement dans la voie de l’hypnose thérapeutique ericksonienne avec mes quelques bagages de jeune diplômée d’Emergences et encore peu d’expérience. Je venais tout juste de com- prendre la puissance des métaphores que mes « mots » de gorge ont donné naissance à un conte thérapeutique métaphorique destiné aux maux de gorge postopératoires de mes plus jeunes petits patients. J’ai alors décidé d’en étudier ses effets potentiels dans l’accompagnement postopératoire de la chirurgie des amygdales et des végétations. Une intervention si courante qui a laissé des traces indélébiles pour des générations entières lorsqu’elle était pratiquée presque sans anesthésie.

Aujourd’hui, en dépit des progrès techniques et des antalgiques restreints mis à disposition pour l’enfant, cette chirurgie demeure toujours douloureuse et anxiogène. Après deux années d’investissement dans ce projet d’étude sur l’apport de ce conte métaphorique, je vous fais part de mon retour d’expérience.
Aujourd’hui la prise en charge de mes patients pédiatriques s’inscrit dans un réel parcours de soins où l’hypnose est devenue le nouveau fil conducteur de mes liens de confiance avec l’enfant et ses parents pour une douce alliance thérapeutique.
LA MÉTAPHORE Le conte use et abuse de la métaphore qui vient du grec métaphorà et signifie transport. C’est une figure de style fondée sur l’analogie. Le propre de la métaphore est de recréer la situation à laquelle est confrontée l’enfant, mais dans un autre monde, un autre contexte. La métaphore répond à des questions d’ordre émotionnel et comme le disait Milton Erickson, « la métaphore est un moyen d’apporter de nouvelles significations à la conscience ». Elle est largement utilisée pendant la transe hypnotique conversationnelle ou formelle. Elle sert à éclaircir un propos se servant du connu pour éclairer l’inconnu.

Cependant, il n’existe que très peu d’études sur l’utilisation des contes métaphoriques en chirurgie. L’une d’entre elles fait référence à l’utilisation de contes sous forme d’une audio-analgésie en chirurgie dentaire pédiatrique au Japon pendant les séances de soins données aux enfants avec des effets bénéfiques sur leurs réactions moins anxiogènes au fil des séances.

L’IMAGINAIRE A l’âge de la chirurgie des amygdales et végétations, entre 3 et 7 ans, l’enfant est dans sa période de l’imaginaire où la pensée magique constitue une des premières représentations du monde. L’insolite et l’in- connu provoquent chez l’enfant de l’in- quiétude, de l’angoisse, elles-mêmes entretenues et projetées par le parent, fragilisé par ses propres émotions. Il est effrayé par ce qu’il ne peut pas expliquer. C’est alors que l’imaginaire devient ainsi une source de réconfort dans la mesure où il permet d’inventer des solutions propres et puiser au cœur de ses ressources. L’imaginaire réorganise donc le réel. L’imagination est indispensable à l’intelligence (J. Piaget), puisqu’elle permet de se représenter l’ensemble des possibles. Elle favorise la capacité à se représenter une situation qui n’existe pas encore mais qui pourrait bien survenir. Le conte métaphorique semble donc être le meilleur outil indiqué permettant à l’enfant de surmonter ses propres difficultés.

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"Le comme si paradoxal": Tâches thérapeutiques. Guillaume DELANNOY, Vania TORRES-LACAZE et Annick TOUSSAINT
Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander de prendre le temps de réfléchir chaque jour à la question suivante : « Si vous étiez certain que, quoi que vous fassiez, quoi que vous tentiez, quoi que vous essayiez pour atteindre votre objectif, il ne se réaliserait jamais, que feriez-vous alors ? » Pour avancer dans la vie, nous nous donnons, plus ou moins consciemment, des buts, des objectifs, qui orientent notre attention, notre communication et notre action.
Le conte en pédiatrie: la métaphore du chirurgien ORL. Dr Fabienne RAUX-RAKOTOMALALA
Quand mes mains de chirurgien ORL ont compris qu’elles pouvaient saisir le courant hypnotique du bloc opératoire, elles ont osé utiliser de nouveaux outils pour les emporter au-delà de la salle d’opération ou du réveil et permettre de soulager et d’accompagner mes patients jusqu’aux portes de leur convalescence et au terme de leur cicatrisation. 
Hypnose conversationnelle: En finir avec la cocaïne. Marie-Clotilde WURZ-DE BAETS
Comment j’ai échangé une boîte verte en métal vide contre 450 euros de cocaïne. La notion de temps. Ma pratique professionnelle de psychologue s’ancre dans le temps. Le temps d’intégrer, d’assouplir, d’automatiser, de digérer les théories et les pratiques. Peu à peu, imperceptiblement, ce qui demandait beaucoup d’effort, de réflexion, de concentration, finit par être limpide et s’écoule comme le ruisseau ayant trouvé son lit, naturel et fluide…
Note Sixième. Selon François Roustang. Dr Sylvie LE PELLETIER-BEAUFOND 
« Comme thérapeutes, nous en faisons toujours trop ». Ainsi François Roustang conclut-il le chapitre « Ouverture » d’un de ses ouvrages. Il poursuit : « Nous nous escrimons à chercher des solutions et à les proposer inlassablement comme s’il était certain que la technique adéquate existe pour cet individu et dans cette circonstance. 
Edito : Hypnose et prise en charge de la douleur. Dr Henri BENSOUSSAN
Dans le numéro 14 de la revue Sciences Psy, Boris Cyrulnik nous fait réfléchir, dans un article intitulé « Nécessité et abus de la notion de progrès », aux relations entre évolution, progrès, imagination et effets secondaires. Nous sommes habitués à associer progrès médical et allongement de la durée de vie. De rassurantes statistiques régulièrement nous apaisent à propos de notre avenir individuel et en inquiètent d’autres à l’échelon de la société, car comme le dit Boris Cyrulnik : « Le progrès se construit au fur et mesure de la réalisation de certains possibles et prend ainsi des chemins auxquels nous ne pensions pas nécessairement. » 

Intérêt de la pratique de l’hypnose dans la maladie de Parkinson. Dr Laurence LE GOURRIER
La maladie de Parkinson (MP) est une maladie neurologique chronique dégénérative associant un tremblement de repos, une akinésie et une dyskinésie extrapyramidale.  Secondaire à une dégénérescence du locus niger (ou substance noire) qui altère la voie dopaminergique nigrostriée, la MP s’accompagne de l’atteinte d’autres systèmes neurotransmetteurs. Ainsi, des troubles du sommeil, de la mémoire et de l’humeur sont fréquents. 
La proprioception : notre sensorialité profonde. Anne-Sophie BOUTHORS et Bertrand PORET
Du VAKOG au VAPKOG. Ces quelques lignes se veulent une porte de réflexion sur la place que nous pourrions accorder à la sensibilité proprioceptive dans les phénomènes hypnotiques. C’est mon métier d’anesthésiste-réanimateur en maternité et mon expérience de danseuse, de plongeuse et du yoga qui m’autorisent à partager cette réflexion. 
Edito: Endormir les corps. Hypnose et anesthésie. Dr Aurore MARCOU
L’anesthésie fait peur. Parfois plus que la chirurgie elle-même. Peurs de confier son corps, de sombrer dans l’inconscient, de se réveiller inopinément, de souffrir, de mourir... Des peurs toutes légitimes que les explications rationnelles peinent à ré- conforter. Que faire des informations médicales sur l’anesthésie, techniques sur la sécurisation des procédures, statistiques sur les risques de plus en plus rares d’accidents quand on a peur ? 
Consultations d'anesthésie: Savoir faire, savoir être. Dr Arnaud BOUZINAC
Madame A. se présente à la consultation d’anesthésie. Son dossier m’apprend qu’elle va être opérée d’un cancer du sein. Dehors, il pleut. Je me présente et l’invite à entrer dans le bureau. Elle s’assied sans rien dire, les yeux dans le vague. Elle a gardé son manteau et ses mains sont crispées sur un parapluie orange, posé sur ses genoux. « Vous savez, lui dis-je, je n’ai encore jamais volé de parapluie. Même aussi beau que celui-ci. » Elle me regarde, semble réfléchir et sourit. La consultation d’anesthésie peut commencer. 

Mes belles histoires hypnotiques. Tania ROUSSEAU
En hypnose médicale, nos pratiques soignantes s’effectuent en service hospitalier, en pré-hospitalier (SAMU-SMUR/Sapeurs- pompiers), au bloc opératoire ou en salle de réveil. Parfois, amener le patient dans un refuge hypnotique pour les soins impose au praticien une vraie recherche scénaristique. Le patient n’a pas toujours de « safe place » à proposer, ou le besoin d’une séance est parfois si rapide qu’on n’a pas le temps de recueillir les éléments ressources. 
Hypnose en cabinet dentaire: un univers transe-formé. Dr Marie-Hélène SIMONNET GARCIA
Le chirurgien-dentiste écoute avec ses yeux et parle avec ses mains. Il prend soin d’un espace qui permet de s’alimenter, de communiquer, et parfois de respirer. 
Et il s’interroge souvent sur sa capacité à rester concentré, des fois plusieurs heures, sur les quelques millimètres carrés à soigner, tout en restant attentif à leur propriétaire. 
« Bonne rentrée ». Dr Stefano Colombo, Revue Hypnose et Thérapies brèves 51
Nous voici en automne. Fin des vacances et donc reprise des activités économiques, scolaires, sociales, politiques. Tout le monde ne fait que souhaiter une « bonne rentrée ». 
Soit. Mais regardons cela de plus près. « Rentrée » est un mot composé. Oui, oui: composé de«entrée»et de«re». « Re » comme regret, remord, repentance, retard, reblochon ? 
Pas faire d’hypnose...Dr Adrian CHABOCHE
Cher lecteur, Vendredi, 8 h 30. Première consultation d’une journée assez longue. 
J’accueille une femme. L’ayant accompagnée depuis la salle d’attente, je la laisse prendre place. Elégante, elle se glisse dans le bureau et s’installe dans le fauteuil de travail. Quoi de plus classique pour commencer une journée ? Habituellement je me laisse porter et emporter par la mélodie du récit que le patient me fait à la question que je leur adresse : « Racontez-moi. » L’hypnose étant d’abord celle du thérapeute en écoutant le patient. 
L'Entretien du Docteur Marc Galy. Dr Gérard FITOUSSI 
Bonjour Marc, peux-tu indiquer ce qui t’a conduit aux études de médecine et à l’anesthésie ? Marc Galy : Dès ma plus jeune enfance j’ai souhaité faire médecine : le déclencheur, le médecin de famille. Pour l’anesthésie c’est la même chose, la rencontre. J’ai passé un internat des hôpitaux. 
Notes de lecture par Christine GUILLOUX
Les visages de l’invisible, Patrick de Wilde, Chaman. Fou en deçà des Pyrénées, guérisseur au-delà. Ou sorcier, curandero, jhankri, mudang, santero ou chaman. Les pratiques chamaniques, depuis l’âge de pierre, nous fascinent, nous enchantent, nous effrayent, nous questionnent. Des phénomènes de transe qui nous sont cependant familiers et dont nous nous sommes inspirés dans nos approches psychothérapeutiques.