- Internalisation d'un lien sécurisant. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
- La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
- Un Livre Blanc pour enfin y voir clair dans la jungle des formations EMDR : fini les sigles farfelus et les techniques « exotiques » !
- Un Livre Blanc pour enfin y voir clair dans la jungle des formations EMDR : fini les sigles farfelus et les techniques « exotiques » !
Internalisation d'un lien sécurisant. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Théo, 10 ans et "son" anxiété d'endormissement par Arnaud ZEMAN. A travers le cas du petit Théo se révèle l’importance de l’internalisation des liens pour apaiser les angoisses. Où il est question de « vibrations empêchantes », de respirations qui s’accordent, d’absorption, de la main de la maman ressentie même en son absence.
Théo, 10 ans, éprouve des difficultés le soir à l’endormissement. Afin de trouver des sensations d’apaisement dans l’ensemble du corps et se sentir disponible à ce qu’il vit, il est nécessaire que le sujet se mette en lien avec des expériences de calme et de fluidité. Autrement dit, il s’agit qu’il se remette en lien avec des expériences où il s’est senti en sécurité, des moments où il s’est senti soutenu et protégé. Ces expériences s’articulent avec des moments de sécurité relationnelle avec des tiers qui se sont montrés disponibles et présents. En fait, il y a trois temps dans l’acquisition d’un sentiment de sécurité interne, afin de se sentir calme et apaisé et développer des actions qui s’appuient sur ce sentiment, que sont le partage affectif, l’internalisation des liens sécures et l’exploration sur une base sécure. Le premier temps correspond aux expériences concrètes de partage affectif.
En effet, dès le plus jeune âge, le sujet vit des moments dans lesquels un tiers se montre présent et disponible à ses besoins de réassurance. Le plus souvent, il s’agit d’un parent, qui vient bercer l’enfant lorsque celui-ci est en détresse (pleurs, cris) avec pour intention de retrouver une stabilité affective réciproque. Le second temps est celui de l’internalisation des expériences de sécurité relationnelle. La répétition des vécus de partage affectif de l’enfant avec son parent va s’engrammer comme une « réalité tangible » : pour l’enfant, un tiers est effectivement présent, disponible et rassurant. Ce passage au tangible, à l’effectif ou à l’incontestable est essentiel au développement de l’enfant puisqu’il permet l’internalisation des liens sécures.
Ces expériences vont alors se constituer comme ressources pour l’enfant puisqu’elles vont rendre possible la régulation des vécus internes de l’enfant, dans un mouvement de balancier qui va de la détresse à l’apaisement, vers un certain équilibre. En s’appuyant sur ces expériences tangibles et sur ces liens sécures internalisés, le sujet entre dans le troisième temps : il peut libérer sa curiosité, plutôt que de se concentrer sur son vécu interne (les moments de détresse). En effet, un nouveau mouvement s’opère qui va de l’intérieur vers l’extérieur. L’enfant n’est plus seulement occupé à rechercher l’équilibre intérieur entre la détresse et l’apaisement, il peut vivre des moments d’équilibre dans ses éprouvés afin de tourner son attention vers le monde extérieur et déployer sa curiosité : il peut explorer le monde. C’est le temps de l’exploration sur une base sécure. Ces trois temps ne sont pas des étapes chronologiques, elles constituent davantage une succession logique.
Tout au long de sa vie le sujet va continuer de circuler entre ces différents temps. De fait, il va continuer de vivre d’autres expériences relationnelles vivantes au cours de la vie, en occupant différentes places dans la relation, en mobilisant ses ressources. En outre, ces trois temps ne sont pas des processus conscients, ils s’effectuent sans que les protagonistes le sachent, sur un registre inconscient, ou pour le dire avec les mots de Pierre Janet, au niveau subconscient. La psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent repose principalement sur la difficulté d’internalisation des liens sécures et donc sur les possibilités de développer l’autonomie (que certains désignent par « troubles de l’attachement » ou « troubles dissociatifs primaires »). L’approche thérapeutique consiste alors à effectuer un travail de remise en lien avec des expériences de sécurité relationnelles. Cette remise en lien ne s’effectue pas au niveau des idées, des représentations ou du langage mais au niveau affectif et perceptif, en rapport avec des éprouvés internes. Pour parvenir à cette remise en lien, il est judicieux d’emprunter à Alain Vallée la notion d’absorption. L’absorption est la capacité de chacun à entrer dans une expérience corporelle qui mobilise davantage les sensations que les représentations. Alain Vallée utilise cette absorption dans une visée d’acceptation. Concernant les liens sécures, il s’agit de transférer sa proposition du processus d’absorption- acceptation à un travail orienté sur l’absorption-internalisation.
SITUATION DE THÉO
Théo est un garçon particulièrement discret qui s’exprime peu de manière spontanée. Il a 10 ans et sa soeur en a 7. La maman travaille dans un centre de gestion et le papa est responsable dans un laboratoire. Il apprécie le basket qu’il pratique en club et les activités manuelles, il n’est pas particulièrement attiré par les jeux vidéo ou la télévision, ce qui est rare pour les garçons de son âge. Théo a des difficultés d’endormissement qui durent depuis longtemps. Sa maman l’a accompagné et nous avons convenu de travailler sur cette difficulté.
- Thérapeute : « Quand tu dis je suis stressé, tu ressens ça comment dans ton corps ?
- Théo : C’est comme des vibrations.
- Th. : OK, c’est comme des “vibrations”. Et ces vibrations, tu les vis comment ?
- Théo : Pas bien.
- Th. : Ces vibrations, quels effets produisent-elles dans ta vie ?
- Théo : Elles m’empêchent de m’endormir.
- Th. : Est-ce que “vibrations empêchantes” ce serait une bonne manière de nommer ce problème qui t’arrive dans la vie ?
- Théo : Oui. »
Ce passage par une « nomination » est issu du travail de Michael White en thérapie narrative. Cette manière de nommer permet de mettre à distance le problème et de dialoguer avec ce dernier en cherchant à identifier comment ce problème agit et influence la vie du patient. Il s’agit de positionner le problème nommé comme sujet de la question que le thérapeute pose. Cette manière de parler à la troisième personne est familière pour les enfants, puisque dans leurs jeux ils peuvent faire parler des peluches ou des petites voitures, ils rendent animées et vivantes des choses inanimées.
- Th. : « Et sont-elles toujours présentes ces “vibrations empêchantes” ?
- Théo : Non, pas toujours.
- Th. : Quand sont-elles le moins présentes ?
- Théo : A l’école.
- Th. : Que se passe-t-il à l’école pour qu’elles soient moins présentes ?
- Théo : A l’école, il y a mes copains.
- Th. : Donc, si je comprends bien, quand tu dis “à l’école, il y a mes copains”, est-ce que je dois comprendre que les copains ça éloigne les “vibrations empêchantes” ?
- Théo : Oui, ça les éloigne.
- Th. : OK. Et quand sont-elles les plus présentes ?
- Théo : A la maison, le soir.
- Th. : Tu peux m’en dire davantage ?
- Théo : Elles viennent quand je me dis que je pense à me préparer à aller me coucher. » Théo montre de manière simple et claire que lorsqu’il sent la présence d’un tiers, lorsque ce tiers est physiquement présent près de lui, les « vibrations empêchantes » (les éprouvés désagréables) sont absentes. Pour Théo, la présence concrète de quelqu’un génère un sentiment de sécurité et de protection qui apaise le corps. Lorsque Théo est seul dans sa chambre dans le noir, il ne perçoit plus du tout cette présence, il ne se sent plus protégé et les « vibrations empêchantes » reviennent. Tel que Théo décrit sa situation, sa difficulté se situe dans le passage de la présence du tiers à l’internalisation de lien. Dans La prochaine fois que tu mordras la poussière de Panayotis Pascot, un passage indique ceci : « Tant qu’ils ronflaient, ils étaient pas morts. D’ailleurs j’en voulais à ma mère de pas ronfler assez fort. Si je ne l’entendais pas, j’entrais dans leur chambre, tout doucement pour pas que ça grince, et j’écoutais. Si je l’entendais toujours pas je répétais “Maman, Maman, Maman, Mam...”, jusqu’à ce qu’elle se réveille, calmement, comme toujours. Puis je pleurais un coup, elle me disait quelques mots et je pouvais remonter. » Ce passage est en correspondance avec le vécu de Théo : si les parents ronflent, ils sont vivants, et s’ils ne ronflent plus c’est peut-être qu’ils sont morts, donc que je suis seul au monde. L’entretien se poursuit et entre en résonance avec l’extrait du livre précédemment cité.
- Th. : « Et c’est à quel moment, ça ?
- Théo : Quand je pars dans ma chambre. Je me stresse de m’endormir vite. Quand je me dis qu’il n’y a plus personne de réveillé dans la maison et que, si je n’arrive pas à m’endormir, je ne sais plus comment faire.
- Th. : Comment faire quoi ?
- Théo : Pour m’endormir...
- Th. : Quelle est la différence quand quelqu’un est réveillé ?
- Théo : Quand je sais qu’il y a quelqu’un de réveillé, je peux aller voir la personne au cas où. » Théo confirme par ces précisions que c’est effectivement la présence d’un tiers éveillé et présent qui rend le sentiment de sécurité possible. On notera également que les formulations de Théo sont complexes et singulièrement portées vers les pensées ou les raisonnements, ce qui entretient les difficultés d’endormissement. Il semblerait que Théo cherche des solutions au niveau cognitif (tentatives de solutions inefficaces). Théo explique que le plus souvent, c’est maman qui vient quand il appelle ou lorsqu’il se lève.
- Th. : « Qu’y a-t-il d’utile dans ce que fait Maman ?
- Théo : Elle va me dire des choses pour m’aider à m’endormir.
- Th. : Quelles choses ?
- Théo : Je ne sais pas, elle me parle de basket pour m’aider à m’endormir, pour que je me change les idées.
- Th. : Et là, que se passe-t-il ?
Pour lire la suite...
Arnaud Zeman Psychologue clinicien en libéral. Formateur en Thérapies brèves systémiques à l’ARePTA-IMHENantes et à la Faculté de Psychologie de Nantes. Psychologue en DITEP : Dispositif Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique. Superviseur.
Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78 N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025
Regards sur l'Hypnose
Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…
8 / Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze
10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen
12 / Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman
24 / Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari
36 / Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez
ESPACE DOULEUR DOUCEUR
46 / Introduction Gérard Ostermann
50 / Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi
58 / Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra
73 / DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE
74 / Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre
84 / L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu
88 / Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov
94 / Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay
RUBRIQUES
- QUIPROQUO
102 / Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...
106 / Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen LES CHAMPS DU POSSIBLE
110 / Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE
114 / L’appel de l’âme Venir au monde dans le village hmong de Cacao Alice Mancinelli LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
125 / ESPACE FORMATIONS
Illustrations: Florence CADÈNE
En effet, dès le plus jeune âge, le sujet vit des moments dans lesquels un tiers se montre présent et disponible à ses besoins de réassurance. Le plus souvent, il s’agit d’un parent, qui vient bercer l’enfant lorsque celui-ci est en détresse (pleurs, cris) avec pour intention de retrouver une stabilité affective réciproque. Le second temps est celui de l’internalisation des expériences de sécurité relationnelle. La répétition des vécus de partage affectif de l’enfant avec son parent va s’engrammer comme une « réalité tangible » : pour l’enfant, un tiers est effectivement présent, disponible et rassurant. Ce passage au tangible, à l’effectif ou à l’incontestable est essentiel au développement de l’enfant puisqu’il permet l’internalisation des liens sécures.
Ces expériences vont alors se constituer comme ressources pour l’enfant puisqu’elles vont rendre possible la régulation des vécus internes de l’enfant, dans un mouvement de balancier qui va de la détresse à l’apaisement, vers un certain équilibre. En s’appuyant sur ces expériences tangibles et sur ces liens sécures internalisés, le sujet entre dans le troisième temps : il peut libérer sa curiosité, plutôt que de se concentrer sur son vécu interne (les moments de détresse). En effet, un nouveau mouvement s’opère qui va de l’intérieur vers l’extérieur. L’enfant n’est plus seulement occupé à rechercher l’équilibre intérieur entre la détresse et l’apaisement, il peut vivre des moments d’équilibre dans ses éprouvés afin de tourner son attention vers le monde extérieur et déployer sa curiosité : il peut explorer le monde. C’est le temps de l’exploration sur une base sécure. Ces trois temps ne sont pas des étapes chronologiques, elles constituent davantage une succession logique.
Tout au long de sa vie le sujet va continuer de circuler entre ces différents temps. De fait, il va continuer de vivre d’autres expériences relationnelles vivantes au cours de la vie, en occupant différentes places dans la relation, en mobilisant ses ressources. En outre, ces trois temps ne sont pas des processus conscients, ils s’effectuent sans que les protagonistes le sachent, sur un registre inconscient, ou pour le dire avec les mots de Pierre Janet, au niveau subconscient. La psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent repose principalement sur la difficulté d’internalisation des liens sécures et donc sur les possibilités de développer l’autonomie (que certains désignent par « troubles de l’attachement » ou « troubles dissociatifs primaires »). L’approche thérapeutique consiste alors à effectuer un travail de remise en lien avec des expériences de sécurité relationnelles. Cette remise en lien ne s’effectue pas au niveau des idées, des représentations ou du langage mais au niveau affectif et perceptif, en rapport avec des éprouvés internes. Pour parvenir à cette remise en lien, il est judicieux d’emprunter à Alain Vallée la notion d’absorption. L’absorption est la capacité de chacun à entrer dans une expérience corporelle qui mobilise davantage les sensations que les représentations. Alain Vallée utilise cette absorption dans une visée d’acceptation. Concernant les liens sécures, il s’agit de transférer sa proposition du processus d’absorption- acceptation à un travail orienté sur l’absorption-internalisation.
SITUATION DE THÉO
Théo est un garçon particulièrement discret qui s’exprime peu de manière spontanée. Il a 10 ans et sa soeur en a 7. La maman travaille dans un centre de gestion et le papa est responsable dans un laboratoire. Il apprécie le basket qu’il pratique en club et les activités manuelles, il n’est pas particulièrement attiré par les jeux vidéo ou la télévision, ce qui est rare pour les garçons de son âge. Théo a des difficultés d’endormissement qui durent depuis longtemps. Sa maman l’a accompagné et nous avons convenu de travailler sur cette difficulté.
- Thérapeute : « Quand tu dis je suis stressé, tu ressens ça comment dans ton corps ?
- Théo : C’est comme des vibrations.
- Th. : OK, c’est comme des “vibrations”. Et ces vibrations, tu les vis comment ?
- Théo : Pas bien.
- Th. : Ces vibrations, quels effets produisent-elles dans ta vie ?
- Théo : Elles m’empêchent de m’endormir.
- Th. : Est-ce que “vibrations empêchantes” ce serait une bonne manière de nommer ce problème qui t’arrive dans la vie ?
- Théo : Oui. »
Ce passage par une « nomination » est issu du travail de Michael White en thérapie narrative. Cette manière de nommer permet de mettre à distance le problème et de dialoguer avec ce dernier en cherchant à identifier comment ce problème agit et influence la vie du patient. Il s’agit de positionner le problème nommé comme sujet de la question que le thérapeute pose. Cette manière de parler à la troisième personne est familière pour les enfants, puisque dans leurs jeux ils peuvent faire parler des peluches ou des petites voitures, ils rendent animées et vivantes des choses inanimées.
- Th. : « Et sont-elles toujours présentes ces “vibrations empêchantes” ?
- Théo : Non, pas toujours.
- Th. : Quand sont-elles le moins présentes ?
- Théo : A l’école.
- Th. : Que se passe-t-il à l’école pour qu’elles soient moins présentes ?
- Théo : A l’école, il y a mes copains.
- Th. : Donc, si je comprends bien, quand tu dis “à l’école, il y a mes copains”, est-ce que je dois comprendre que les copains ça éloigne les “vibrations empêchantes” ?
- Théo : Oui, ça les éloigne.
- Th. : OK. Et quand sont-elles les plus présentes ?
- Théo : A la maison, le soir.
- Th. : Tu peux m’en dire davantage ?
- Théo : Elles viennent quand je me dis que je pense à me préparer à aller me coucher. » Théo montre de manière simple et claire que lorsqu’il sent la présence d’un tiers, lorsque ce tiers est physiquement présent près de lui, les « vibrations empêchantes » (les éprouvés désagréables) sont absentes. Pour Théo, la présence concrète de quelqu’un génère un sentiment de sécurité et de protection qui apaise le corps. Lorsque Théo est seul dans sa chambre dans le noir, il ne perçoit plus du tout cette présence, il ne se sent plus protégé et les « vibrations empêchantes » reviennent. Tel que Théo décrit sa situation, sa difficulté se situe dans le passage de la présence du tiers à l’internalisation de lien. Dans La prochaine fois que tu mordras la poussière de Panayotis Pascot, un passage indique ceci : « Tant qu’ils ronflaient, ils étaient pas morts. D’ailleurs j’en voulais à ma mère de pas ronfler assez fort. Si je ne l’entendais pas, j’entrais dans leur chambre, tout doucement pour pas que ça grince, et j’écoutais. Si je l’entendais toujours pas je répétais “Maman, Maman, Maman, Mam...”, jusqu’à ce qu’elle se réveille, calmement, comme toujours. Puis je pleurais un coup, elle me disait quelques mots et je pouvais remonter. » Ce passage est en correspondance avec le vécu de Théo : si les parents ronflent, ils sont vivants, et s’ils ne ronflent plus c’est peut-être qu’ils sont morts, donc que je suis seul au monde. L’entretien se poursuit et entre en résonance avec l’extrait du livre précédemment cité.
- Th. : « Et c’est à quel moment, ça ?
- Théo : Quand je pars dans ma chambre. Je me stresse de m’endormir vite. Quand je me dis qu’il n’y a plus personne de réveillé dans la maison et que, si je n’arrive pas à m’endormir, je ne sais plus comment faire.
- Th. : Comment faire quoi ?
- Théo : Pour m’endormir...
- Th. : Quelle est la différence quand quelqu’un est réveillé ?
- Théo : Quand je sais qu’il y a quelqu’un de réveillé, je peux aller voir la personne au cas où. » Théo confirme par ces précisions que c’est effectivement la présence d’un tiers éveillé et présent qui rend le sentiment de sécurité possible. On notera également que les formulations de Théo sont complexes et singulièrement portées vers les pensées ou les raisonnements, ce qui entretient les difficultés d’endormissement. Il semblerait que Théo cherche des solutions au niveau cognitif (tentatives de solutions inefficaces). Théo explique que le plus souvent, c’est maman qui vient quand il appelle ou lorsqu’il se lève.
- Th. : « Qu’y a-t-il d’utile dans ce que fait Maman ?
- Théo : Elle va me dire des choses pour m’aider à m’endormir.
- Th. : Quelles choses ?
- Théo : Je ne sais pas, elle me parle de basket pour m’aider à m’endormir, pour que je me change les idées.
- Th. : Et là, que se passe-t-il ?
Pour lire la suite...
Arnaud Zeman Psychologue clinicien en libéral. Formateur en Thérapies brèves systémiques à l’ARePTA-IMHENantes et à la Faculté de Psychologie de Nantes. Psychologue en DITEP : Dispositif Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique. Superviseur.
Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78 N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025
Regards sur l'Hypnose
Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…
8 / Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze
10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen
12 / Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman
24 / Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari
36 / Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez
ESPACE DOULEUR DOUCEUR
46 / Introduction Gérard Ostermann
50 / Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi
58 / Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra
73 / DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE
74 / Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre
84 / L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu
88 / Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov
94 / Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay
RUBRIQUES
- QUIPROQUO
102 / Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...
106 / Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen LES CHAMPS DU POSSIBLE
110 / Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE
114 / L’appel de l’âme Venir au monde dans le village hmong de Cacao Alice Mancinelli LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
125 / ESPACE FORMATIONS
Illustrations: Florence CADÈNE
Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.
Par Dr Julien BETBEZE
L’hypnose a mille visages, elle est signe de créativité et de déplacement des représentations. Retrouver des liens vivants par l’internalisation de liens affectifs sécurisants est au centre de cette pratique. Avec la situation de Théo, âgé de 10 ans, souffrant d’une anxiété d’endormissement, Arnaud Zeman nous montre comment, avec le toucher de la maman et un questionnement externalisant, l’enfant va pouvoir se réassocier, s’autonomiser et ouvrir son avenir.
Cette dimension du temps est absente lorsque les sujets sont pris dans la répétition d’autosuggestions négatives et qu’ils perdent confiance dans le lien thérapeutique. Géraldine Garon et Solen Montanari nous présentent l’intérêt du travail avec le témoin intérieur pour que la patiente, Laurence, puisse traverser sa honte et retrouver un lien structurant avec son petit garçon. L’utilisation du dialogue narratif, sous forme de conversation hypnotique, rend possible une nouvelle perception de la relation humaine comme lieu de valorisation du sujet. Cette valorisation est également absente dans les troubles addictifs, et remplacée par l’adoration d’un produit ou d’un comportement qui maintient le sujet dans une fascination délétère. David Vergriete et Alexandrine Halliez proposent la métaphore du veau d’or pour susciter la réflexion afin de briser l’idolâtrie envers l’objet addictogène devant lequel le patient est contraint de s’incliner. Cette métaphore nous paraît essentielle pour penser et agir la dés-addiction.
Gérard Ostermann nous présente le beau texte d’Hélène Pousset Abbouchi : elle nous raconte les cris de Marie-France, seul langage la rattachant à sa dignité. « Ce texte est un hommage vibrant aux soignants des EHPAD qui, chaque jour, inventent une humanité nouvelle dans les interstices du protocole ». Il nous présente également le témoignage de Nelly Cadra, retraçant son expérience d’autohypnose lors d’une intervention chirurgicale de l’épaule. Elle évoque l’importance du lien entre émotions, hypnose et fasciathérapie, permettant la réappropriation du corps autrement que dans la souffrance. Dans le dossier thématique, nous commençons par un voyage IRM « piloté » par Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre, à la recherche de la compréhension des mécanismes de l’hypnose. Dans cette étude très documentée, ils décrivent les interactions fonctionnelles entre le mode par défaut, le réseau de la saillance et le réseau du contrôle exécutif. L’IRM nous révèle la profondeur théorique et la portée clinique de l’hypnose.
Nous cheminons ensuite avec Alexandru Cupaciu sur les terres de l’hypnose et de la poésie. À partir des réflexions de Gaston Bachelard, sur le lien entre action et imaginaire, il nous fait saisir en quoi la transe hypnotique est avant tout une expérience poétique. Puis nous partons au spectacle avec Stéphane Radoykov qui souligne les risques de l’hypnose lorsqu’elle mélange spectacle et fascination pour la performance. Il montre l’écart avec l’hypnose thérapeutique, caractérisée par l’accueil de la vulnérabilité et la coopération.
Cette modalité relationnelle, si chère à Erickson, est une alchimie mystérieuse, qui relie les êtres et leur permet de se laisser traverser par la vie : pour Roxane Yvernay « être avec » est au centre de notre éthique soignante et de notre pratique.
Cette dimension de la rencontre est illustrée avec humour par Muhuc et Stefano Colombo. Sophie Cohen nous présente Marie, 33 ans, traitée pour un cancer et qui, grâce à l’activation d’un imaginaire de guérison, pourra traverser cette épreuve et retrouver une plus grande paix intérieure. Adrian Chaboche nous aide à comprendre que l’hypnose n’est pas une technique que l’on applique, c’est une relation que l’on tisse, et ce tissage redonne au sujet l’autorisation de ressentir, comprendre, imaginer sa vie autrement. Poursuivez ce voyage en Guyane dans le village Hmong de Cacao avec Alice Mancinelli qui met en lumière le rôle de la transe et du rituel d’accueil pour que la « venue au monde » passe par un venir à la vie.
Dr Julien BETBEZE Rédacteur en chef de la revue « Hypnose & Thérapies brèves ». Pédopsychiatre et psychiatre adultes, Chargé de cours à la Faculté de médecine de Nantes et au sein des Instituts de la CFHTB. Formateur en hypnose, thérapies stratégiques, solutionnistes et narratives à l’ARePTA-IMHENA. Coauteur de nombreux ouvrages et publications.
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Regards sur l'Hypnose
Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…
8 / Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze
10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen
12 / Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman
24 / Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari
36 / Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez
ESPACE DOULEUR DOUCEUR
46 / Introduction Gérard Ostermann
50 / Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi
58 / Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra
73 / DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE
74 / Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre
84 / L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu
88 / Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov
94 / Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay
RUBRIQUES
- QUIPROQUO
102 / Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...
106 / Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen LES CHAMPS DU POSSIBLE
110 / Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE
114 / L’appel de l’âme Venir au monde dans le village hmong de Cacao Alice Mancinelli LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
125 / ESPACE FORMATIONS
Illustrations: Florence CADÈNE
Cette dimension du temps est absente lorsque les sujets sont pris dans la répétition d’autosuggestions négatives et qu’ils perdent confiance dans le lien thérapeutique. Géraldine Garon et Solen Montanari nous présentent l’intérêt du travail avec le témoin intérieur pour que la patiente, Laurence, puisse traverser sa honte et retrouver un lien structurant avec son petit garçon. L’utilisation du dialogue narratif, sous forme de conversation hypnotique, rend possible une nouvelle perception de la relation humaine comme lieu de valorisation du sujet. Cette valorisation est également absente dans les troubles addictifs, et remplacée par l’adoration d’un produit ou d’un comportement qui maintient le sujet dans une fascination délétère. David Vergriete et Alexandrine Halliez proposent la métaphore du veau d’or pour susciter la réflexion afin de briser l’idolâtrie envers l’objet addictogène devant lequel le patient est contraint de s’incliner. Cette métaphore nous paraît essentielle pour penser et agir la dés-addiction.
Gérard Ostermann nous présente le beau texte d’Hélène Pousset Abbouchi : elle nous raconte les cris de Marie-France, seul langage la rattachant à sa dignité. « Ce texte est un hommage vibrant aux soignants des EHPAD qui, chaque jour, inventent une humanité nouvelle dans les interstices du protocole ». Il nous présente également le témoignage de Nelly Cadra, retraçant son expérience d’autohypnose lors d’une intervention chirurgicale de l’épaule. Elle évoque l’importance du lien entre émotions, hypnose et fasciathérapie, permettant la réappropriation du corps autrement que dans la souffrance. Dans le dossier thématique, nous commençons par un voyage IRM « piloté » par Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre, à la recherche de la compréhension des mécanismes de l’hypnose. Dans cette étude très documentée, ils décrivent les interactions fonctionnelles entre le mode par défaut, le réseau de la saillance et le réseau du contrôle exécutif. L’IRM nous révèle la profondeur théorique et la portée clinique de l’hypnose.
Nous cheminons ensuite avec Alexandru Cupaciu sur les terres de l’hypnose et de la poésie. À partir des réflexions de Gaston Bachelard, sur le lien entre action et imaginaire, il nous fait saisir en quoi la transe hypnotique est avant tout une expérience poétique. Puis nous partons au spectacle avec Stéphane Radoykov qui souligne les risques de l’hypnose lorsqu’elle mélange spectacle et fascination pour la performance. Il montre l’écart avec l’hypnose thérapeutique, caractérisée par l’accueil de la vulnérabilité et la coopération.
Cette modalité relationnelle, si chère à Erickson, est une alchimie mystérieuse, qui relie les êtres et leur permet de se laisser traverser par la vie : pour Roxane Yvernay « être avec » est au centre de notre éthique soignante et de notre pratique.
Cette dimension de la rencontre est illustrée avec humour par Muhuc et Stefano Colombo. Sophie Cohen nous présente Marie, 33 ans, traitée pour un cancer et qui, grâce à l’activation d’un imaginaire de guérison, pourra traverser cette épreuve et retrouver une plus grande paix intérieure. Adrian Chaboche nous aide à comprendre que l’hypnose n’est pas une technique que l’on applique, c’est une relation que l’on tisse, et ce tissage redonne au sujet l’autorisation de ressentir, comprendre, imaginer sa vie autrement. Poursuivez ce voyage en Guyane dans le village Hmong de Cacao avec Alice Mancinelli qui met en lumière le rôle de la transe et du rituel d’accueil pour que la « venue au monde » passe par un venir à la vie.
Dr Julien BETBEZE Rédacteur en chef de la revue « Hypnose & Thérapies brèves ». Pédopsychiatre et psychiatre adultes, Chargé de cours à la Faculté de médecine de Nantes et au sein des Instituts de la CFHTB. Formateur en hypnose, thérapies stratégiques, solutionnistes et narratives à l’ARePTA-IMHENA. Coauteur de nombreux ouvrages et publications.
Commandez la Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78 N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025
Regards sur l'Hypnose
Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…
8 / Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze
10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen
12 / Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman
24 / Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari
36 / Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez
ESPACE DOULEUR DOUCEUR
46 / Introduction Gérard Ostermann
50 / Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi
58 / Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra
73 / DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE
74 / Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre
84 / L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu
88 / Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov
94 / Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay
RUBRIQUES
- QUIPROQUO
102 / Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...
106 / Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen LES CHAMPS DU POSSIBLE
110 / Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE
114 / L’appel de l’âme Venir au monde dans le village hmong de Cacao Alice Mancinelli LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
125 / ESPACE FORMATIONS
Illustrations: Florence CADÈNE
Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
EMDR: Comprendre l’oubli traumatique : pourquoi la mémoire s’efface… et pourquoi elle revient.
Lorsqu’une personne traverse un événement potentiellement traumatique (agression sexuelle, accident, violences psychologiques, menace vitale), elle s’attend souvent à garder un souvenir précis de ce qui s’est produit. Pourtant, de nombreuses victimes témoignent d’une expérience déroutante : une impossibilité de se rappeler l’ensemble de la scène, une mémoire qui se fragmente, ou un récit impossible à reconstituer.
Ce phénomène, longtemps mal compris, est aujourd’hui considéré comme l’un des marqueurs du stress post-traumatique. Il ne traduit pas une faiblesse psychologique : c’est une stratégie de survie du cerveau.
Quand le traumatisme bouleverse les systèmes de mémoire.
Les neurosciences nous montrent que deux formes de mémoire réagissent différemment face au choc :
1. La mémoire émotionnelle, suractivée.
Cette mémoire enregistre tout ce qui peut représenter un danger : une odeur, un contact physique, un bruit soudain, une expression du visage, le sentiment de terreur ou d’impuissance.
Ces informations sensorielles sont mémorisées avec une intensité inhabituelle, presque comme si elles étaient gravées, gravées à vif. On parle aussi de “surencodage émotionnel”.
2. La mémoire autobiographique, désactivée.
À l’inverse, la mémoire qui organise un récit cohérent (avec un début, un déroulement et une fin), peut se couper brutalement.
Le cerveau, qui est alors saturé par l’adrénaline et le cortisol, ne parvient plus à structurer l’expérience.
L’événement ne devient donc pas un souvenir classique : il reste un ensemble de fragments, d’impressions brutes, sans fil conducteur. Cette déconnexion correspond au phénomène de dissociation, bien connu dans les traumas complexes.
L’oubli traumatique : une protection qui devient un piège.
Cet oubli apparent protège temporairement la personne. Mais il ne résout rien.
Ce qui n’a pas été digéré psychiquement va continuer à agir en arrière-plan : des flashbacks soudains, des cauchemars récurrents, de l'hypervigilance, des réactions disproportionnées à des stimuli mineurs, de l'anxiété diffuse, des troubles du sommeil, un malaise associé à une odeur ou une ambiance sonore.
L’oubli n’est pas une guérison. C’est juste une pause.
Ce qui n’a pas été intégré cherche à revenir, parfois même des années plus tard.
Comment l’EMDR Intégrative (EMDR–IMO) aide à réorganiser la mémoire traumatique ?
L'une des approches les plus étudiées et utilisées aujourd’hui dans le traitement des traumatismes est la thérapie EMDR Intégrative, qui combine la pratique EMDR classique et l’IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires).
Cette approche élargie appartient à la famille des thérapies dites de retraitement, qui visent à aider le cerveau à refaire son travail d’intégration émotionnelle.
Elle repose sur l’alternance de stimulations bilatérales alternées, permettant d’activer les deux hémisphères cérébraux.
Alors, quels sont les objectifs de l'approche en EMDR Intégrative ?
Le travail n’efface pas le souvenir, mais il transforme la manière dont il est vécu.
Pourquoi l’EMDR Intégrative est particulièrement pertinente dans les traumas complexes ?
Les traumatismes liés aux abus sexuels, aux violences répétées ou à des événements non racontables, créent souvent des mémoires en morceaux, difficiles voir impossibles à raconter.
Et l’approche EMDR-IMO va permetre précisément :
Au fil des consultations, beaucoup de patients décrivent un apaisement progressif et rapide: l’image s’éloigne, le corps qui se détend plus, l’émotion qui s’adoucit. Les pièces du puzzle se remettent en place, non pour revivre le passé, mais pour pouvoir enfin en ressortir.
« Reprendre le fil de son histoire » : un processus thérapeutique guidé et sécurisé.
Dans le cadre d’une thérapie EMDR Intégrative, la reconstruction ne se fait jamais dans la précipitation.
Le praticien crée d’abord un espace sécurisé, un lieu intérieur stable, pour permettre à la personne de revisiter l’événement sans se sentir submergée, et surtout un LIEN Sécure.
Le retraitement s’effectue ensuite par étapes, avec un rythme adapté.
C’est au cœur de ce processus que la mémoire autobiographique peut se réactiver, retrouvant une cohérence qu’elle avait perdue.
La personne ne reste plus spectatrice du trauma mais elle redevient actrice de son histoire.
Une démarche thérapeutique accessible à tout moment de la vie.
Certaines personnes consultent peu après les faits.
D’autres entreprennent ce travail vingt ou trente ans plus tard. Ce qui compte, ce n’est pas la date du traumatisme : c'est son retentissement actuel.
L’EMDR Intégrative est donc une approche brève dans sa structure, mais profonde dans ses effets. Elle peut accompagner les adultes, les adolescents, et dans certains cadres adaptés, les enfants.
Cabinet d'EMDR Intégrative
41, rue Oberkampf
75011 Paris
Tel: 01.43.55.11.66
Ce phénomène, longtemps mal compris, est aujourd’hui considéré comme l’un des marqueurs du stress post-traumatique. Il ne traduit pas une faiblesse psychologique : c’est une stratégie de survie du cerveau.
Quand le traumatisme bouleverse les systèmes de mémoire.
Les neurosciences nous montrent que deux formes de mémoire réagissent différemment face au choc :
1. La mémoire émotionnelle, suractivée.
Cette mémoire enregistre tout ce qui peut représenter un danger : une odeur, un contact physique, un bruit soudain, une expression du visage, le sentiment de terreur ou d’impuissance.
Ces informations sensorielles sont mémorisées avec une intensité inhabituelle, presque comme si elles étaient gravées, gravées à vif. On parle aussi de “surencodage émotionnel”.
2. La mémoire autobiographique, désactivée.
À l’inverse, la mémoire qui organise un récit cohérent (avec un début, un déroulement et une fin), peut se couper brutalement.
Le cerveau, qui est alors saturé par l’adrénaline et le cortisol, ne parvient plus à structurer l’expérience.
L’événement ne devient donc pas un souvenir classique : il reste un ensemble de fragments, d’impressions brutes, sans fil conducteur. Cette déconnexion correspond au phénomène de dissociation, bien connu dans les traumas complexes.
L’oubli traumatique : une protection qui devient un piège.
Cet oubli apparent protège temporairement la personne. Mais il ne résout rien.
Ce qui n’a pas été digéré psychiquement va continuer à agir en arrière-plan : des flashbacks soudains, des cauchemars récurrents, de l'hypervigilance, des réactions disproportionnées à des stimuli mineurs, de l'anxiété diffuse, des troubles du sommeil, un malaise associé à une odeur ou une ambiance sonore.
L’oubli n’est pas une guérison. C’est juste une pause.
Ce qui n’a pas été intégré cherche à revenir, parfois même des années plus tard.
Comment l’EMDR Intégrative (EMDR–IMO) aide à réorganiser la mémoire traumatique ?
L'une des approches les plus étudiées et utilisées aujourd’hui dans le traitement des traumatismes est la thérapie EMDR Intégrative, qui combine la pratique EMDR classique et l’IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires).
Cette approche élargie appartient à la famille des thérapies dites de retraitement, qui visent à aider le cerveau à refaire son travail d’intégration émotionnelle.
Elle repose sur l’alternance de stimulations bilatérales alternées, permettant d’activer les deux hémisphères cérébraux.
Alors, quels sont les objectifs de l'approche en EMDR Intégrative ?
- rétablir le fil du récit personnel,
- désactiver la charge émotionnelle restée figée,
- reconnecter les sensations et les émotions à un cadre plus adapté,
- diminuer l’hyperréactivité du système d’alarme,
- permettre à la personne de se réapproprier son histoire.
Le travail n’efface pas le souvenir, mais il transforme la manière dont il est vécu.
Pourquoi l’EMDR Intégrative est particulièrement pertinente dans les traumas complexes ?
Les traumatismes liés aux abus sexuels, aux violences répétées ou à des événements non racontables, créent souvent des mémoires en morceaux, difficiles voir impossibles à raconter.
Et l’approche EMDR-IMO va permetre précisément :
- de réassocier ce qui s’est dissocié,
- d’intégrer les éléments sensoriels restés bruts,
- de diminuer les flashs et les reviviscences,
- de rendre l’événement “gérable” psychiquement.
Au fil des consultations, beaucoup de patients décrivent un apaisement progressif et rapide: l’image s’éloigne, le corps qui se détend plus, l’émotion qui s’adoucit. Les pièces du puzzle se remettent en place, non pour revivre le passé, mais pour pouvoir enfin en ressortir.
« Reprendre le fil de son histoire » : un processus thérapeutique guidé et sécurisé.
Dans le cadre d’une thérapie EMDR Intégrative, la reconstruction ne se fait jamais dans la précipitation.
Le praticien crée d’abord un espace sécurisé, un lieu intérieur stable, pour permettre à la personne de revisiter l’événement sans se sentir submergée, et surtout un LIEN Sécure.
Le retraitement s’effectue ensuite par étapes, avec un rythme adapté.
C’est au cœur de ce processus que la mémoire autobiographique peut se réactiver, retrouvant une cohérence qu’elle avait perdue.
La personne ne reste plus spectatrice du trauma mais elle redevient actrice de son histoire.
Une démarche thérapeutique accessible à tout moment de la vie.
Certaines personnes consultent peu après les faits.
D’autres entreprennent ce travail vingt ou trente ans plus tard. Ce qui compte, ce n’est pas la date du traumatisme : c'est son retentissement actuel.
L’EMDR Intégrative est donc une approche brève dans sa structure, mais profonde dans ses effets. Elle peut accompagner les adultes, les adolescents, et dans certains cadres adaptés, les enfants.
Cabinet d'EMDR Intégrative
41, rue Oberkampf
75011 Paris
Tel: 01.43.55.11.66
Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
EMDR: Comprendre l’oubli traumatique : pourquoi la mémoire s’efface… et pourquoi elle revient.
Lorsqu’une personne traverse un événement potentiellement traumatique (agression sexuelle, accident, violences psychologiques, menace vitale), elle s’attend souvent à garder un souvenir précis de ce qui s’est produit. Pourtant, de nombreuses victimes témoignent d’une expérience déroutante : une impossibilité de se rappeler l’ensemble de la scène, une mémoire qui se fragmente, ou un récit impossible à reconstituer.
Ce phénomène, longtemps mal compris, est aujourd’hui considéré comme l’un des marqueurs du stress post-traumatique. Il ne traduit pas une faiblesse psychologique : c’est une stratégie de survie du cerveau.
Quand le traumatisme bouleverse les systèmes de mémoire.
Les neurosciences nous montrent que deux formes de mémoire réagissent différemment face au choc :
1. La mémoire émotionnelle, suractivée.
Cette mémoire enregistre tout ce qui peut représenter un danger : une odeur, un contact physique, un bruit soudain, une expression du visage, le sentiment de terreur ou d’impuissance.
Ces informations sensorielles sont mémorisées avec une intensité inhabituelle, presque comme si elles étaient gravées, gravées à vif. On parle aussi de “surencodage émotionnel”.
2. La mémoire autobiographique, désactivée.
À l’inverse, la mémoire qui organise un récit cohérent (avec un début, un déroulement et une fin), peut se couper brutalement.
Le cerveau, qui est alors saturé par l’adrénaline et le cortisol, ne parvient plus à structurer l’expérience.
L’événement ne devient donc pas un souvenir classique : il reste un ensemble de fragments, d’impressions brutes, sans fil conducteur. Cette déconnexion correspond au phénomène de dissociation, bien connu dans les traumas complexes.
L’oubli traumatique : une protection qui devient un piège.
Cet oubli apparent protège temporairement la personne. Mais il ne résout rien.
Ce qui n’a pas été digéré psychiquement va continuer à agir en arrière-plan : des flashbacks soudains, des cauchemars récurrents, de l'hypervigilance, des réactions disproportionnées à des stimuli mineurs, de l'anxiété diffuse, des troubles du sommeil, un malaise associé à une odeur ou une ambiance sonore.
L’oubli n’est pas une guérison. C’est juste une pause.
Ce qui n’a pas été intégré cherche à revenir, parfois même des années plus tard.
Comment l’EMDR Intégrative (EMDR–IMO) aide à réorganiser la mémoire traumatique ?
L'une des approches les plus étudiées et utilisées aujourd’hui dans le traitement des traumatismes est la thérapie EMDR Intégrative, qui combine la pratique EMDR classique et l’IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires).
Cette approche élargie appartient à la famille des thérapies dites de retraitement, qui visent à aider le cerveau à refaire son travail d’intégration émotionnelle.
Elle repose sur l’alternance de stimulations bilatérales alternées, permettant d’activer les deux hémisphères cérébraux.
Alors, quels sont les objectifs de l'approche en EMDR Intégrative ?
Le travail n’efface pas le souvenir, mais il transforme la manière dont il est vécu.
Pourquoi l’EMDR Intégrative est particulièrement pertinente dans les traumas complexes ?
Les traumatismes liés aux abus sexuels, aux violences répétées ou à des événements non racontables, créent souvent des mémoires en morceaux, difficiles voir impossibles à raconter.
Et l’approche EMDR-IMO va permetre précisément :
Au fil des consultations, beaucoup de patients décrivent un apaisement progressif et rapide: l’image s’éloigne, le corps qui se détend plus, l’émotion qui s’adoucit. Les pièces du puzzle se remettent en place, non pour revivre le passé, mais pour pouvoir enfin en ressortir.
« Reprendre le fil de son histoire » : un processus thérapeutique guidé et sécurisé.
Dans le cadre d’une thérapie EMDR Intégrative, la reconstruction ne se fait jamais dans la précipitation.
Le praticien crée d’abord un espace sécurisé, un lieu intérieur stable, pour permettre à la personne de revisiter l’événement sans se sentir submergée, et surtout un LIEN Sécure.
Le retraitement s’effectue ensuite par étapes, avec un rythme adapté.
C’est au cœur de ce processus que la mémoire autobiographique peut se réactiver, retrouvant une cohérence qu’elle avait perdue.
La personne ne reste plus spectatrice du trauma mais elle redevient actrice de son histoire.
Une démarche thérapeutique accessible à tout moment de la vie.
Certaines personnes consultent peu après les faits.
D’autres entreprennent ce travail vingt ou trente ans plus tard. Ce qui compte, ce n’est pas la date du traumatisme : c'est son retentissement actuel.
L’EMDR Intégrative est donc une approche brève dans sa structure, mais profonde dans ses effets. Elle peut accompagner les adultes, les adolescents, et dans certains cadres adaptés, les enfants.
Cabinet d'EMDR Intégrative
41, rue Oberkampf
75011 Paris
Tel: 01.43.55.11.66
Ce phénomène, longtemps mal compris, est aujourd’hui considéré comme l’un des marqueurs du stress post-traumatique. Il ne traduit pas une faiblesse psychologique : c’est une stratégie de survie du cerveau.
Quand le traumatisme bouleverse les systèmes de mémoire.
Les neurosciences nous montrent que deux formes de mémoire réagissent différemment face au choc :
1. La mémoire émotionnelle, suractivée.
Cette mémoire enregistre tout ce qui peut représenter un danger : une odeur, un contact physique, un bruit soudain, une expression du visage, le sentiment de terreur ou d’impuissance.
Ces informations sensorielles sont mémorisées avec une intensité inhabituelle, presque comme si elles étaient gravées, gravées à vif. On parle aussi de “surencodage émotionnel”.
2. La mémoire autobiographique, désactivée.
À l’inverse, la mémoire qui organise un récit cohérent (avec un début, un déroulement et une fin), peut se couper brutalement.
Le cerveau, qui est alors saturé par l’adrénaline et le cortisol, ne parvient plus à structurer l’expérience.
L’événement ne devient donc pas un souvenir classique : il reste un ensemble de fragments, d’impressions brutes, sans fil conducteur. Cette déconnexion correspond au phénomène de dissociation, bien connu dans les traumas complexes.
L’oubli traumatique : une protection qui devient un piège.
Cet oubli apparent protège temporairement la personne. Mais il ne résout rien.
Ce qui n’a pas été digéré psychiquement va continuer à agir en arrière-plan : des flashbacks soudains, des cauchemars récurrents, de l'hypervigilance, des réactions disproportionnées à des stimuli mineurs, de l'anxiété diffuse, des troubles du sommeil, un malaise associé à une odeur ou une ambiance sonore.
L’oubli n’est pas une guérison. C’est juste une pause.
Ce qui n’a pas été intégré cherche à revenir, parfois même des années plus tard.
Comment l’EMDR Intégrative (EMDR–IMO) aide à réorganiser la mémoire traumatique ?
L'une des approches les plus étudiées et utilisées aujourd’hui dans le traitement des traumatismes est la thérapie EMDR Intégrative, qui combine la pratique EMDR classique et l’IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires).
Cette approche élargie appartient à la famille des thérapies dites de retraitement, qui visent à aider le cerveau à refaire son travail d’intégration émotionnelle.
Elle repose sur l’alternance de stimulations bilatérales alternées, permettant d’activer les deux hémisphères cérébraux.
Alors, quels sont les objectifs de l'approche en EMDR Intégrative ?
- rétablir le fil du récit personnel,
- désactiver la charge émotionnelle restée figée,
- reconnecter les sensations et les émotions à un cadre plus adapté,
- diminuer l’hyperréactivité du système d’alarme,
- permettre à la personne de se réapproprier son histoire.
Le travail n’efface pas le souvenir, mais il transforme la manière dont il est vécu.
Pourquoi l’EMDR Intégrative est particulièrement pertinente dans les traumas complexes ?
Les traumatismes liés aux abus sexuels, aux violences répétées ou à des événements non racontables, créent souvent des mémoires en morceaux, difficiles voir impossibles à raconter.
Et l’approche EMDR-IMO va permetre précisément :
- de réassocier ce qui s’est dissocié,
- d’intégrer les éléments sensoriels restés bruts,
- de diminuer les flashs et les reviviscences,
- de rendre l’événement “gérable” psychiquement.
Au fil des consultations, beaucoup de patients décrivent un apaisement progressif et rapide: l’image s’éloigne, le corps qui se détend plus, l’émotion qui s’adoucit. Les pièces du puzzle se remettent en place, non pour revivre le passé, mais pour pouvoir enfin en ressortir.
« Reprendre le fil de son histoire » : un processus thérapeutique guidé et sécurisé.
Dans le cadre d’une thérapie EMDR Intégrative, la reconstruction ne se fait jamais dans la précipitation.
Le praticien crée d’abord un espace sécurisé, un lieu intérieur stable, pour permettre à la personne de revisiter l’événement sans se sentir submergée, et surtout un LIEN Sécure.
Le retraitement s’effectue ensuite par étapes, avec un rythme adapté.
C’est au cœur de ce processus que la mémoire autobiographique peut se réactiver, retrouvant une cohérence qu’elle avait perdue.
La personne ne reste plus spectatrice du trauma mais elle redevient actrice de son histoire.
Une démarche thérapeutique accessible à tout moment de la vie.
Certaines personnes consultent peu après les faits.
D’autres entreprennent ce travail vingt ou trente ans plus tard. Ce qui compte, ce n’est pas la date du traumatisme : c'est son retentissement actuel.
L’EMDR Intégrative est donc une approche brève dans sa structure, mais profonde dans ses effets. Elle peut accompagner les adultes, les adolescents, et dans certains cadres adaptés, les enfants.
Cabinet d'EMDR Intégrative
41, rue Oberkampf
75011 Paris
Tel: 01.43.55.11.66
Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
BRAINSPOTTING: trouver le point oculaire qui apaise.
Par Clotilde Hennequin-Rivoire, psychologue clinicienne, formée par David Grand, praticienne Brainspotting, thérapeute EMDR accréditée EMDR France.
Il y a des douleurs qui ne demandent pas à être expliquées.
Elles demandent à être localisées, à être trouvées, quelque part dans l’espace, ou dans un regard qui ne bouge plus.
Dans cet article, Clotilde Hennequin-Rivoire nous parle du Brainspotting comme d’une rencontre silencieuse entre un œil et une mémoire, un peu comme en EMDR et EMDR - IMO...
Une rencontre où le thérapeute n’impose rien, ne dirige rien, ne guérit rien. il trouve, il attend, il accompagne.
Le reste, c’est le corps qui le fait.
L’œil comme boussole du trauma.
La théorie est simple et presque désarmante de simplicité:
il existe un point dans le champ visuel où le système nerveux révèle spontanément l’endroit exact où le trauma est logé. Un point minuscule. Un angle de regard. Une micro-déviation.
Quelque chose comme un frémissement des paupières, une respiration suspendue, un arrêt du cou, une émotion qui monte d’un coup.
Ce point, le brainspot, est la porte d’accès à la charge traumatique.
David Grand, qui l’a découvert presque par accident, nous dit que le cerveau “parle” à travers le regard, qu’il montre où il a été blessé, où il s’est figé, où il attend réparation.
Clotilde Hennequin-Rivoire, quant à elle, en témoigne avec la précision d’une clinicienne et la sensibilité d’une poète.
Quand les mots ne suffisent plus.
Les patients arrivent avec des histoires lourdes : des agressions, des violences familiales, des accidents, des humiliations, des traumas complexes, des émotions incohérentes, des souvenirs fragmentés.
Parfois ils ne savent même pas pourquoi ils vont mal. Ils sentent juste que quelque chose les tire vers le bas.
Alors elle leur demande de suivre un mouvement lent, imperceptible de sa main, ou parfois un simple stylo, jusqu’à ce que quelque chose accroche: une pupille qui se bloque , un souffle qui change, ene larme qui se forme, un frisson, un effondrement ou même un sourire brutal.
Là, dans cette minuscule rencontre oculaire, quelque chose s’ouvre.
Rester là où ça tremble.
Le travail du Brainspotting est d’une simplicité déroutante :
on reste, on ne bouge pas, on maintient le regard, on laisse l’émotion prendre sa place, on permet au système nerveux de réorganiser ce qu’il avait figé.
Le thérapeute ne commente pas, ni ne dirige et ne reformule pas.
Il contient, tout simplement. Il offre la présence stable que l’enfant blessé n’a jamais eue, la présence ferme que l’adulte traumatisé ne trouve plus.
Et les patients peuvent explorent alors :
des tremblements, des vagues de chaleur, des tensions cervicales, des souvenirs flous, des images brèves, des sensations archaïques.
Et parfois, rien ne vient...
Mais “rien” en Brainspotting est déjà une information : c'est alors que le système se réorganise en profondeur, en silence.
Quand la charge se dissout.
Un moment arrive, toujours différent, où le corps fait un mouvement spontané : une expiration plus longue, un relâchement des épaules, une bascule de tête, un micro-sourire.
Bref, la charge traumatique se défait.
Sans qu’on ait eu besoin de la raconter, sans qu’on l’ait disséquée, sans qu’on ait même compris.
Le cerveau, livré à lui-même, va retrouver son chemin de réparation.
Le regard comme ancrage du monde intérieur.
Ce qu’Hennequin-Rivoire raconte avec le plus de délicatesse, c’est ce geste final : quand le patient détourne enfin les yeux, c’est comme si le monde revenait tout entier, le regard redevient mobile le présent redevient accessible, la connexion à soi circule de nouveau.
Le Brainspotting est donc une approche où les mots viennent après, un peu comme dans certaines approches en EMDR IMO...
Où le sens vient après, où la compréhension vient après.
Parce que le trauma n’est pas un problème à analyser, mais une charge à libérer.
Et parfois, pour guérir, il suffit d’un point, un minuscule point dans le regard, juste trouvé au bon moment, et accueilli avec la bonne présence...Et tenu jusqu’à ce que la vie recommence enfin à circuler.
Lire l'article dans son intégralité... Commandez le Hors-Série 18 de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme en cliquant sur ce lien
Crédit Photo © Xavier Montoy
Elles demandent à être localisées, à être trouvées, quelque part dans l’espace, ou dans un regard qui ne bouge plus.
Dans cet article, Clotilde Hennequin-Rivoire nous parle du Brainspotting comme d’une rencontre silencieuse entre un œil et une mémoire, un peu comme en EMDR et EMDR - IMO...
Une rencontre où le thérapeute n’impose rien, ne dirige rien, ne guérit rien. il trouve, il attend, il accompagne.
Le reste, c’est le corps qui le fait.
L’œil comme boussole du trauma.
La théorie est simple et presque désarmante de simplicité:
il existe un point dans le champ visuel où le système nerveux révèle spontanément l’endroit exact où le trauma est logé. Un point minuscule. Un angle de regard. Une micro-déviation.
Quelque chose comme un frémissement des paupières, une respiration suspendue, un arrêt du cou, une émotion qui monte d’un coup.
Ce point, le brainspot, est la porte d’accès à la charge traumatique.
David Grand, qui l’a découvert presque par accident, nous dit que le cerveau “parle” à travers le regard, qu’il montre où il a été blessé, où il s’est figé, où il attend réparation.
Clotilde Hennequin-Rivoire, quant à elle, en témoigne avec la précision d’une clinicienne et la sensibilité d’une poète.
Quand les mots ne suffisent plus.
Les patients arrivent avec des histoires lourdes : des agressions, des violences familiales, des accidents, des humiliations, des traumas complexes, des émotions incohérentes, des souvenirs fragmentés.
Parfois ils ne savent même pas pourquoi ils vont mal. Ils sentent juste que quelque chose les tire vers le bas.
Alors elle leur demande de suivre un mouvement lent, imperceptible de sa main, ou parfois un simple stylo, jusqu’à ce que quelque chose accroche: une pupille qui se bloque , un souffle qui change, ene larme qui se forme, un frisson, un effondrement ou même un sourire brutal.
Là, dans cette minuscule rencontre oculaire, quelque chose s’ouvre.
Rester là où ça tremble.
Le travail du Brainspotting est d’une simplicité déroutante :
on reste, on ne bouge pas, on maintient le regard, on laisse l’émotion prendre sa place, on permet au système nerveux de réorganiser ce qu’il avait figé.
Le thérapeute ne commente pas, ni ne dirige et ne reformule pas.
Il contient, tout simplement. Il offre la présence stable que l’enfant blessé n’a jamais eue, la présence ferme que l’adulte traumatisé ne trouve plus.
Et les patients peuvent explorent alors :
des tremblements, des vagues de chaleur, des tensions cervicales, des souvenirs flous, des images brèves, des sensations archaïques.
Et parfois, rien ne vient...
Mais “rien” en Brainspotting est déjà une information : c'est alors que le système se réorganise en profondeur, en silence.
Quand la charge se dissout.
Un moment arrive, toujours différent, où le corps fait un mouvement spontané : une expiration plus longue, un relâchement des épaules, une bascule de tête, un micro-sourire.
Bref, la charge traumatique se défait.
Sans qu’on ait eu besoin de la raconter, sans qu’on l’ait disséquée, sans qu’on ait même compris.
Le cerveau, livré à lui-même, va retrouver son chemin de réparation.
Le regard comme ancrage du monde intérieur.
Ce qu’Hennequin-Rivoire raconte avec le plus de délicatesse, c’est ce geste final : quand le patient détourne enfin les yeux, c’est comme si le monde revenait tout entier, le regard redevient mobile le présent redevient accessible, la connexion à soi circule de nouveau.
Le Brainspotting est donc une approche où les mots viennent après, un peu comme dans certaines approches en EMDR IMO...
Où le sens vient après, où la compréhension vient après.
Parce que le trauma n’est pas un problème à analyser, mais une charge à libérer.
Et parfois, pour guérir, il suffit d’un point, un minuscule point dans le regard, juste trouvé au bon moment, et accueilli avec la bonne présence...Et tenu jusqu’à ce que la vie recommence enfin à circuler.
Lire l'article dans son intégralité... Commandez le Hors-Série 18 de la Revue Hypnose & Thérapies Brèves sur le Psychotraumatisme en cliquant sur ce lien
Crédit Photo © Xavier Montoy
Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
BRAINSPOTTING: trouver le point oculaire qui apaise.
Par Clotilde Hennequin-Rivoire, psychologue clinicienne, formée par David Grand, praticienne Brainspotting, thérapeute EMDR accréditée EMDR France.
Il y a des douleurs qui ne demandent pas à être expliquées.
Elles demandent à être localisées, à être trouvées, quelque part dans l’espace, ou dans un regard qui ne bouge plus.
Dans cet article, Clotilde Hennequin-Rivoire nous parle du Brainspotting comme d’une rencontre silencieuse entre un œil et une mémoire, un peu comme en EMDR et EMDR - IMO...
Une rencontre où le thérapeute n’impose rien, ne dirige rien, ne guérit rien. il trouve, il attend, il accompagne.
Le reste, c’est le corps qui le fait.
L’œil comme boussole du trauma.
La théorie est simple et presque désarmante de simplicité:
il existe un point dans le champ visuel où le système nerveux révèle spontanément l’endroit exact où le trauma est logé. Un point minuscule. Un angle de regard. Une micro-déviation.
Quelque chose comme un frémissement des paupières, une respiration suspendue, un arrêt du cou, une émotion qui monte d’un coup.
Ce point, le brainspot, est la porte d’accès à la charge traumatique.
David Grand, qui l’a découvert presque par accident, nous dit que le cerveau “parle” à travers le regard, qu’il montre où il a été blessé, où il s’est figé, où il attend réparation.
Clotilde Hennequin-Rivoire, quant à elle, en témoigne avec la précision d’une clinicienne et la sensibilité d’une poète.
Quand les mots ne suffisent plus.
Les patients arrivent avec des histoires lourdes : des agressions, des violences familiales, des accidents, des humiliations, des traumas complexes, des émotions incohérentes, des souvenirs fragmentés.
Parfois ils ne savent même pas pourquoi ils vont mal. Ils sentent juste que quelque chose les tire vers le bas.
Alors elle leur demande de suivre un mouvement lent, imperceptible de sa main, ou parfois un simple stylo, jusqu’à ce que quelque chose accroche: une pupille qui se bloque , un souffle qui change, ene larme qui se forme, un frisson, un effondrement ou même un sourire brutal.
Là, dans cette minuscule rencontre oculaire, quelque chose s’ouvre.
Rester là où ça tremble.
Le travail du Brainspotting est d’une simplicité déroutante :
on reste, on ne bouge pas, on maintient le regard, on laisse l’émotion prendre sa place, on permet au système nerveux de réorganiser ce qu’il avait figé.
Le thérapeute ne commente pas, ni ne dirige et ne reformule pas.
Il contient, tout simplement. Il offre la présence stable que l’enfant blessé n’a jamais eue, la présence ferme que l’adulte traumatisé ne trouve plus.
Et les patients peuvent explorent alors :
des tremblements, des vagues de chaleur, des tensions cervicales, des souvenirs flous, des images brèves, des sensations archaïques.
Et parfois, rien ne vient...
Mais “rien” en Brainspotting est déjà une information : c'est alors que le système se réorganise en profondeur, en silence.
Quand la charge se dissout.
Un moment arrive, toujours différent, où le corps fait un mouvement spontané : une expiration plus longue, un relâchement des épaules, une bascule de tête, un micro-sourire.
Bref, la charge traumatique se défait.
Sans qu’on ait eu besoin de la raconter, sans qu’on l’ait disséquée, sans qu’on ait même compris.
Le cerveau, livré à lui-même, va retrouver son chemin de réparation.
Le regard comme ancrage du monde intérieur.
Ce qu’Hennequin-Rivoire raconte avec le plus de délicatesse, c’est ce geste final : quand le patient détourne enfin les yeux, c’est comme si le monde revenait tout entier, le regard redevient mobile le présent redevient accessible, la connexion à soi circule de nouveau.
Le Brainspotting est donc une approche où les mots viennent après, un peu comme dans certaines approches en EMDR IMO...
Où le sens vient après, où la compréhension vient après.
Parce que le trauma n’est pas un problème à analyser, mais une charge à libérer.
Et parfois, pour guérir, il suffit d’un point, un minuscule point dans le regard, juste trouvé au bon moment, et accueilli avec la bonne présence...Et tenu jusqu’à ce que la vie recommence enfin à circuler.
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Elles demandent à être localisées, à être trouvées, quelque part dans l’espace, ou dans un regard qui ne bouge plus.
Dans cet article, Clotilde Hennequin-Rivoire nous parle du Brainspotting comme d’une rencontre silencieuse entre un œil et une mémoire, un peu comme en EMDR et EMDR - IMO...
Une rencontre où le thérapeute n’impose rien, ne dirige rien, ne guérit rien. il trouve, il attend, il accompagne.
Le reste, c’est le corps qui le fait.
L’œil comme boussole du trauma.
La théorie est simple et presque désarmante de simplicité:
il existe un point dans le champ visuel où le système nerveux révèle spontanément l’endroit exact où le trauma est logé. Un point minuscule. Un angle de regard. Une micro-déviation.
Quelque chose comme un frémissement des paupières, une respiration suspendue, un arrêt du cou, une émotion qui monte d’un coup.
Ce point, le brainspot, est la porte d’accès à la charge traumatique.
David Grand, qui l’a découvert presque par accident, nous dit que le cerveau “parle” à travers le regard, qu’il montre où il a été blessé, où il s’est figé, où il attend réparation.
Clotilde Hennequin-Rivoire, quant à elle, en témoigne avec la précision d’une clinicienne et la sensibilité d’une poète.
Quand les mots ne suffisent plus.
Les patients arrivent avec des histoires lourdes : des agressions, des violences familiales, des accidents, des humiliations, des traumas complexes, des émotions incohérentes, des souvenirs fragmentés.
Parfois ils ne savent même pas pourquoi ils vont mal. Ils sentent juste que quelque chose les tire vers le bas.
Alors elle leur demande de suivre un mouvement lent, imperceptible de sa main, ou parfois un simple stylo, jusqu’à ce que quelque chose accroche: une pupille qui se bloque , un souffle qui change, ene larme qui se forme, un frisson, un effondrement ou même un sourire brutal.
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Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
Formation EMDR - IMO à Paris - Intégration par les mouvements oculaires
Formation EMDR - IMO à Paris: La formation sur le Psychotraumatisme permet l’apprentissage des mouvements oculaires alternatifs de type EMDR, IMO, leur intégration dans l’hypnose éricksonienne et la focalisation sur les outils efficaces dans un cadre de thérapies brèves. Cette formation est Validée et Certifiée par France EMDR-IMO ®
Pour participer à cette formation, il faut être un professionnel de la santé et du soin et avoir été formé à l’hypnose au CHTIP, à l'Institut In-Dolore, à l’IFH, à Hypnotim (Marseille) ou dans un institut de la CFHTB.
La formation dure 3 jours et inclut de nombreux exercices et démonstrations.
Les prochaines dates :
Du 8 au 10 Décembre 2025
ou du 1 au 3 Juin 2026
Espace Hermès
10 Cité Joly
75011 Paris
Une supervision en EMDR sera donnée à Paris par Laurent GROSS en Janvier 2026 à Paris.
S'inscrire à la formation au Collège d'Hypnose & Thérapies Intégratives de Paris et In-Dolore
Une Masterclass en EMDR sera donnée par Laurent GROSS à Marseille les 21 et 22 Mars 2024
Laurence ADJADJ, Présidente de France EMDR-IMO ®
Présidente de l’institut Hypnotim
Présidente de France EMDR-IMO ®: Association qui édite le Registre des Praticiens et Formations EMDR-IMO de France.
Formatrice et conférencière internationale.
Formatrice en EMDR - IMO à Marseille et Paris
Laurent GROSS, Vice Président de France EMDR-IMO ®
Président du CHTIP Collège d'Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris,
Président de l'Institut In-Dolore,
Vice Président de France EMDR-IMO ®
Enseignant au DU de Psychothérapie Intégrative de Strasbourg ainsi qu'à l'AP-HP.
Conférencier International.
Ex-Kinésithérapeute depuis 1984, certifié Psychothérapeute par l'ARS en 2013, Hypnothérapeute, Certificateur EMDR IMO.
Pour participer à cette formation, il faut être un professionnel de la santé et du soin et avoir été formé à l’hypnose au CHTIP, à l'Institut In-Dolore, à l’IFH, à Hypnotim (Marseille) ou dans un institut de la CFHTB.
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Les prochaines dates :
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Formation EMDR - IMO à Paris - Intégration par les mouvements oculaires
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Formations EMDR: le premier comparatif structuré.
France EMDR - IMO ®, dont je suis le Vice Président, a le plaisir d’annoncer, avec une joie non dissimulée, la parution du tableau comparatif des formations EMDR en France. Un document indépendant, clair et structuré… qui met enfin en lumière la diversité du paysage, la qualité des approches, et le sérieux des institutions réellement engagées dans la formation. Nous sommes particulièrement heureux d’y voir reconnue l’approche EMDR Intégrative, portée par des professionnels de santé et fondée sur des bases scientifiques solides.
Depuis longtemps, les professionnels de la psychothérapie, les hypnothérapeutes attendaient un panorama fiable des formations EMDR disponibles en France. Ce travail de comparaison offre enfin une vision structurée et lisible d’un univers où s’entremêlent une multitude de méthodes, d’intitulés et d’écoles, parfois au point de perdre les praticiens les plus aguerris.
Comme dans le milieu de l’hypnose, l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) s’est développée à travers des organismes très sérieux… et d’autres beaucoup plus discutables, hélas.
Face aux approches validées cohabitent des déclinaisons parallèles, des adaptations personnelles ou des versions simplifiées dont les noms remplissent à eux seuls des pages entières : DMOKA ®, DNR ®, EMDR-AC ®, EMDR-DSA ®, EMDR - IMO ®, EMDR-RSB ®, EMDR-DMO ®, EMDR-PE.PS ®, RITMO ®, Thérapie MOSAIC ®, ou encore IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires). Un véritable foisonnement qui rendait urgent un outil de comparaison impartial.
Chaque sigle renvoie d’ailleurs à une vision particulière de l’accompagnement thérapeutique : certaines restent proches du modèle élaboré par Francine Shapiro, d’autres en prennent des libertés plus ou moins assumées.
Le tableau met ainsi en lumière les différences essentielles : nature du protocole, qualité pédagogique, et surtout compétences réelles en santé mentale des équipes enseignantes. Un critère déterminant pour garantir une formation solide.
Ce panorama recense les acteurs incontournables du territoire : ACCH, AFPRA, AHTMA, CAP au 180, CHTIP – Collège d’Hypnose et Thérapies Intégratives de Paris, EDEPHE, EMDR France, France EMDR-IMO, EPSYLONE, HARMONESIS, HYPNOSALYS, IFEMDR, Institut Hypnotim Marseille, Institut IN-DOLORE, PÔLE EMDR, PSYNAPSE, SENSALYS, SYMBIOFI et IPNOSIA.
A partir des instituts de base EMDR France, certaines structures se démarquent par une orientation clairement intégrative de l’EMDR. C’est le cas de France EMDR-IMO (dont je suis Vice Président, et fier aussi d'avoir été si bien classé), qui s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire (psychiatres, psychologues, psychothérapeutes) et propose une lecture élargie des mouvements oculaires, combinant neurosciences, hypnose et communication thérapeutique. Une approche connue sous le nom d’EMDR Intégrative, pensée pour replacer la personne au centre du processus thérapeutique.
Plus qu’un simple tableau comparatif, ce document offre une clarification indispensable dans un secteur en plein essor. Il rappelle que la qualité d’une formation conditionne directement la qualité de l’accompagnement proposé aux patients. Pour les praticiens comme pour les professionnels de santé en recherche d’une formation, il représente une étape importante : celle d’un regard enfin structuré et éclairé sur l’ensemble des pratiques EMDR en France.
Accédez au tableau complet des formations en cliquant ici…
Comme dans le milieu de l’hypnose, l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) s’est développée à travers des organismes très sérieux… et d’autres beaucoup plus discutables, hélas.
Face aux approches validées cohabitent des déclinaisons parallèles, des adaptations personnelles ou des versions simplifiées dont les noms remplissent à eux seuls des pages entières : DMOKA ®, DNR ®, EMDR-AC ®, EMDR-DSA ®, EMDR - IMO ®, EMDR-RSB ®, EMDR-DMO ®, EMDR-PE.PS ®, RITMO ®, Thérapie MOSAIC ®, ou encore IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires). Un véritable foisonnement qui rendait urgent un outil de comparaison impartial.
Chaque sigle renvoie d’ailleurs à une vision particulière de l’accompagnement thérapeutique : certaines restent proches du modèle élaboré par Francine Shapiro, d’autres en prennent des libertés plus ou moins assumées.
Le tableau met ainsi en lumière les différences essentielles : nature du protocole, qualité pédagogique, et surtout compétences réelles en santé mentale des équipes enseignantes. Un critère déterminant pour garantir une formation solide.
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Plus qu’un simple tableau comparatif, ce document offre une clarification indispensable dans un secteur en plein essor. Il rappelle que la qualité d’une formation conditionne directement la qualité de l’accompagnement proposé aux patients. Pour les praticiens comme pour les professionnels de santé en recherche d’une formation, il représente une étape importante : celle d’un regard enfin structuré et éclairé sur l’ensemble des pratiques EMDR en France.
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Formations EMDR: le premier comparatif structuré.
France EMDR - IMO ®, dont je suis le Vice Président, a le plaisir d’annoncer, avec une joie non dissimulée, la parution du tableau comparatif des formations EMDR en France. Un document indépendant, clair et structuré… qui met enfin en lumière la diversité du paysage, la qualité des approches, et le sérieux des institutions réellement engagées dans la formation. Nous sommes particulièrement heureux d’y voir reconnue l’approche EMDR Intégrative, portée par des professionnels de santé et fondée sur des bases scientifiques solides.
Depuis longtemps, les professionnels de la psychothérapie, les hypnothérapeutes attendaient un panorama fiable des formations EMDR disponibles en France. Ce travail de comparaison offre enfin une vision structurée et lisible d’un univers où s’entremêlent une multitude de méthodes, d’intitulés et d’écoles, parfois au point de perdre les praticiens les plus aguerris.
Comme dans le milieu de l’hypnose, l’EMDR (Eye Movement Desensitization and Reprocessing) s’est développée à travers des organismes très sérieux… et d’autres beaucoup plus discutables, hélas.
Face aux approches validées cohabitent des déclinaisons parallèles, des adaptations personnelles ou des versions simplifiées dont les noms remplissent à eux seuls des pages entières : DMOKA ®, DNR ®, EMDR-AC ®, EMDR-DSA ®, EMDR - IMO ®, EMDR-RSB ®, EMDR-DMO ®, EMDR-PE.PS ®, RITMO ®, Thérapie MOSAIC ®, ou encore IMO (Intégration par les Mouvements Oculaires). Un véritable foisonnement qui rendait urgent un outil de comparaison impartial.
Chaque sigle renvoie d’ailleurs à une vision particulière de l’accompagnement thérapeutique : certaines restent proches du modèle élaboré par Francine Shapiro, d’autres en prennent des libertés plus ou moins assumées.
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A partir des instituts de base EMDR France, certaines structures se démarquent par une orientation clairement intégrative de l’EMDR. C’est le cas de France EMDR-IMO (dont je suis Vice Président, et fier aussi d'avoir été si bien classé), qui s’appuie sur une équipe pluridisciplinaire (psychiatres, psychologues, psychothérapeutes) et propose une lecture élargie des mouvements oculaires, combinant neurosciences, hypnose et communication thérapeutique. Une approche connue sous le nom d’EMDR Intégrative, pensée pour replacer la personne au centre du processus thérapeutique.
Plus qu’un simple tableau comparatif, ce document offre une clarification indispensable dans un secteur en plein essor. Il rappelle que la qualité d’une formation conditionne directement la qualité de l’accompagnement proposé aux patients. Pour les praticiens comme pour les professionnels de santé en recherche d’une formation, il représente une étape importante : celle d’un regard enfin structuré et éclairé sur l’ensemble des pratiques EMDR en France.
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Un Livre Blanc pour enfin y voir clair dans la jungle des formations EMDR : fini les sigles farfelus et les techniques « exotiques » !
Dans un paysage où les thérapies centrées sur les traumatismes connaissent un essor fulgurant, un document de référence vient enfin remettre de l’ordre : Le Livre Blanc des Formations EMDR en France. En réaffirmant l’importance de la qualité pédagogique, scientifique et clinique, ce guide offre aux professionnels, aux étudiants et aux patients un éclairage clair et indépendant sur les formations réellement sérieuses en EMDR Intégrative.
Alors, pourquoi ce Livre Blanc ? - Parce que choisir une formation en EMDR relève souvent « d’un véritable parcours du combattant ».
Les offres se multiplient, mais pas toujours pour les bonnes raisons : aux côtés des approches fondées et rigoureuses, l’on voit fleurir des déclinaisons maison comme DNR ®, DMOKA ®, DMO ®, RSB ®, DSA ®, PEPS ®, RITMO ® ou encore PIPO, souvent plus proches de réinventions marketing que d’une véritable approche psychothérapeutique.
Ces variantes, parfois séduisantes par leur nom ou leur promesse d’efficacité « augmentée », manquent le plus souvent d’assises scientifiques solides et entretiennent la confusion.
- Parce que pour un futur patient, connaître l’origine et la qualité de la formation de son thérapeute est un enjeu essentiel de confiance et de sécurité.
Avec l’apparition de méthodes parallèles qui empruntent au vocabulaire de l’EMDR sans en respecter la structure ou les fondements, ce besoin de transparence n’a jamais été aussi crucial.
- Parce que les formations sont nombreuses, hétérogènes, et que les repères fiables se faisaient jusqu’alors rares.
Ce que propose ce tableau comparatif. Une cartographie détaillée des 24 principaux centres de formation en EMDR en France, présentés dans un tableau clair et lisible.
Contrairement aux approches dérivées telles que DNR, DMOKA, DMO ou PEPS, souvent absentes de toute validation universitaire, le Livre Blanc met en lumière ceux qui s’appuient sur des bases théoriques et cliniques solides.
L’introduction de l’Indice de ROCHMA, un outil de notation permettant de comparer objectivement les formations selon quatre critères majeurs :
- reconnaissance des formateurs en santé mentale,
- public visé (professionnels de santé ou « tout venant »),
- adossement universitaire réel,
- modalités de supervision après la formation.
Cet indice met naturellement en évidence les écarts entre les formations construites sur des fondements psychothérapeutiques sérieux… et les approches périphériques dont l’habillage change mais dont les garanties demeurent minces.
Alors, ce tableau représente réellement une aide concrète pour : - les praticiens ou futurs praticiens souhaitant s’engager dans une formation EMDR reconnue, rigoureuse et complète,
- les patients et usagers désirant vérifier la qualité de la formation de leur thérapeute afin d’éviter les alternatives « colorées », « remixées » ou simplement non fondées qui s’éloignent de l’EMDR validée.
Accédez au Livre Blanc des Formations EMDR
Alors, pourquoi ce Livre Blanc ? - Parce que choisir une formation en EMDR relève souvent « d’un véritable parcours du combattant ».
Les offres se multiplient, mais pas toujours pour les bonnes raisons : aux côtés des approches fondées et rigoureuses, l’on voit fleurir des déclinaisons maison comme DNR ®, DMOKA ®, DMO ®, RSB ®, DSA ®, PEPS ®, RITMO ® ou encore PIPO, souvent plus proches de réinventions marketing que d’une véritable approche psychothérapeutique.
Ces variantes, parfois séduisantes par leur nom ou leur promesse d’efficacité « augmentée », manquent le plus souvent d’assises scientifiques solides et entretiennent la confusion.
- Parce que pour un futur patient, connaître l’origine et la qualité de la formation de son thérapeute est un enjeu essentiel de confiance et de sécurité.
Avec l’apparition de méthodes parallèles qui empruntent au vocabulaire de l’EMDR sans en respecter la structure ou les fondements, ce besoin de transparence n’a jamais été aussi crucial.
- Parce que les formations sont nombreuses, hétérogènes, et que les repères fiables se faisaient jusqu’alors rares.
Ce que propose ce tableau comparatif. Une cartographie détaillée des 24 principaux centres de formation en EMDR en France, présentés dans un tableau clair et lisible.
Contrairement aux approches dérivées telles que DNR, DMOKA, DMO ou PEPS, souvent absentes de toute validation universitaire, le Livre Blanc met en lumière ceux qui s’appuient sur des bases théoriques et cliniques solides.
L’introduction de l’Indice de ROCHMA, un outil de notation permettant de comparer objectivement les formations selon quatre critères majeurs :
- reconnaissance des formateurs en santé mentale,
- public visé (professionnels de santé ou « tout venant »),
- adossement universitaire réel,
- modalités de supervision après la formation.
Cet indice met naturellement en évidence les écarts entre les formations construites sur des fondements psychothérapeutiques sérieux… et les approches périphériques dont l’habillage change mais dont les garanties demeurent minces.
Alors, ce tableau représente réellement une aide concrète pour : - les praticiens ou futurs praticiens souhaitant s’engager dans une formation EMDR reconnue, rigoureuse et complète,
- les patients et usagers désirant vérifier la qualité de la formation de leur thérapeute afin d’éviter les alternatives « colorées », « remixées » ou simplement non fondées qui s’éloignent de l’EMDR validée.
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Catégories: Hypnose Paris,EMDR,Thérapie Brève Paris
Un Livre Blanc pour enfin y voir clair dans la jungle des formations EMDR : fini les sigles farfelus et les techniques « exotiques » !
Dans un paysage où les thérapies centrées sur les traumatismes connaissent un essor fulgurant, un document de référence vient enfin remettre de l’ordre : Le Livre Blanc des Formations EMDR en France. En réaffirmant l’importance de la qualité pédagogique, scientifique et clinique, ce guide offre aux professionnels, aux étudiants et aux patients un éclairage clair et indépendant sur les formations réellement sérieuses en EMDR Intégrative.
Alors, pourquoi ce Livre Blanc ? - Parce que choisir une formation en EMDR relève souvent « d’un véritable parcours du combattant ».
Les offres se multiplient, mais pas toujours pour les bonnes raisons : aux côtés des approches fondées et rigoureuses, l’on voit fleurir des déclinaisons maison comme DNR ®, DMOKA ®, DMO ®, RSB ®, DSA ®, PEPS ®, RITMO ® ou encore PIPO, souvent plus proches de réinventions marketing que d’une véritable approche psychothérapeutique.
Ces variantes, parfois séduisantes par leur nom ou leur promesse d’efficacité « augmentée », manquent le plus souvent d’assises scientifiques solides et entretiennent la confusion.
- Parce que pour un futur patient, connaître l’origine et la qualité de la formation de son thérapeute est un enjeu essentiel de confiance et de sécurité.
Avec l’apparition de méthodes parallèles qui empruntent au vocabulaire de l’EMDR sans en respecter la structure ou les fondements, ce besoin de transparence n’a jamais été aussi crucial.
- Parce que les formations sont nombreuses, hétérogènes, et que les repères fiables se faisaient jusqu’alors rares.
Ce que propose ce tableau comparatif. Une cartographie détaillée des 24 principaux centres de formation en EMDR en France, présentés dans un tableau clair et lisible.
Contrairement aux approches dérivées telles que DNR, DMOKA, DMO ou PEPS, souvent absentes de toute validation universitaire, le Livre Blanc met en lumière ceux qui s’appuient sur des bases théoriques et cliniques solides.
L’introduction de l’Indice de ROCHMA, un outil de notation permettant de comparer objectivement les formations selon quatre critères majeurs :
- reconnaissance des formateurs en santé mentale,
- public visé (professionnels de santé ou « tout venant »),
- adossement universitaire réel,
- modalités de supervision après la formation.
Cet indice met naturellement en évidence les écarts entre les formations construites sur des fondements psychothérapeutiques sérieux… et les approches périphériques dont l’habillage change mais dont les garanties demeurent minces.
Alors, ce tableau représente réellement une aide concrète pour : - les praticiens ou futurs praticiens souhaitant s’engager dans une formation EMDR reconnue, rigoureuse et complète,
- les patients et usagers désirant vérifier la qualité de la formation de leur thérapeute afin d’éviter les alternatives « colorées », « remixées » ou simplement non fondées qui s’éloignent de l’EMDR validée.
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Alors, pourquoi ce Livre Blanc ? - Parce que choisir une formation en EMDR relève souvent « d’un véritable parcours du combattant ».
Les offres se multiplient, mais pas toujours pour les bonnes raisons : aux côtés des approches fondées et rigoureuses, l’on voit fleurir des déclinaisons maison comme DNR ®, DMOKA ®, DMO ®, RSB ®, DSA ®, PEPS ®, RITMO ® ou encore PIPO, souvent plus proches de réinventions marketing que d’une véritable approche psychothérapeutique.
Ces variantes, parfois séduisantes par leur nom ou leur promesse d’efficacité « augmentée », manquent le plus souvent d’assises scientifiques solides et entretiennent la confusion.
- Parce que pour un futur patient, connaître l’origine et la qualité de la formation de son thérapeute est un enjeu essentiel de confiance et de sécurité.
Avec l’apparition de méthodes parallèles qui empruntent au vocabulaire de l’EMDR sans en respecter la structure ou les fondements, ce besoin de transparence n’a jamais été aussi crucial.
- Parce que les formations sont nombreuses, hétérogènes, et que les repères fiables se faisaient jusqu’alors rares.
Ce que propose ce tableau comparatif. Une cartographie détaillée des 24 principaux centres de formation en EMDR en France, présentés dans un tableau clair et lisible.
Contrairement aux approches dérivées telles que DNR, DMOKA, DMO ou PEPS, souvent absentes de toute validation universitaire, le Livre Blanc met en lumière ceux qui s’appuient sur des bases théoriques et cliniques solides.
L’introduction de l’Indice de ROCHMA, un outil de notation permettant de comparer objectivement les formations selon quatre critères majeurs :
- reconnaissance des formateurs en santé mentale,
- public visé (professionnels de santé ou « tout venant »),
- adossement universitaire réel,
- modalités de supervision après la formation.
Cet indice met naturellement en évidence les écarts entre les formations construites sur des fondements psychothérapeutiques sérieux… et les approches périphériques dont l’habillage change mais dont les garanties demeurent minces.
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