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Nouvelle Hypnose Jean BECCHIONouvelle Hypnose, Initiation et Pratique. Dr Jean BECCHIO, Dr Charles JOUSSELIN


 La Nouvelle Hypnose. Vocabulaire, principes et méthode. Dr Jean GODIN



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Hypnose à Paris, Ericksonienne, Thérapeutique, Médicale. Cabinets de Praticiens en Thérapie Brève, EMDR-IMO, Formation, Consultations et Avis
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Le corps : guide et mémoire. Mady Faucoup Gatineau

jeudi 22 mars 2018 - 17:02
Mady Faucoup Gatineau Master 1 de Psychologie, psychothérapeute installée en libéral à Nantes. Formée aux Thérapies brèves : Palo Alto, hypnose ericksonienne, thérapie orientée solution, stratégique et narrative. Formée à l’HTSMA (Hypnose, Thérapie Stratégique et Mouvements Alternatifs) conçue et développée par le Dr Bardot, psychiatre et psychothérapeute. Formatrice en hypnose et en HTSMA à l’Institut Mimethys. Dans la thérapie HTSMA Avec l’HTSMA, j’ai trouvé une manière vivante de travailler qui intègre chacun des courants de la Thérapie brève. Ce qui m’a amenée à m’inscrire dans cette pratique, c’est la construction d’un « être ensemble » dans la perspective d’une approche interactionnelle du vivant. A partir de cette base, le thérapeute va mettre en scène ce qui apparaît dans la thérapie, par la triangulation : en externalisant grâce à l’imaginaire partagé (souvenirs, sensations, images sensorielles) la problématique de la relation (à soi, au monde, à l’autre). Ce travail analogique, comme dans le rêve, va permettre de restaurer progressivement les interactions qui étaient bloquées.

Dans cet objectif, le thérapeute va devoir déconstruire la plainte par un questionnement spécifique, tant qu’elle ne sera pas clairement identifiée. Cela peut se faire de trois manières différentes selon ce qui vient : soit par la voix de la réduction lorsqu’elle est trop large afin d’atteindre une forme plus claire et plus juste du problème, soit par la sursaturation lorsque le mental s’enferme dans les définitions, jusqu’à ce que le corps s’exprime, soit par la métaphorisation. Puis le travail va pouvoir se faire en suivant au plus près le processus jusqu’à l’expérience sécure, expérience de centration et de calme intérieur généralisé. Pour cela, l’imaginaire partagé fait le lien entre le mental et le perceptif sous formes de diverses expressions successives, qui permettent progressivement de travailler sur le problème. Pour cela, le thérapeute va entrer dans une transe d’observation des réactions du patient, de ses propres réactions et de ce qui se passe entre les deux : les trois « O » d’Erickson. Il accueillera naturellement ce que la pensée créatrice va faire émerger dans le couple patient/thérapeute, lorsqu’il interroge ou observe le patient sur ce qui vient, là, maintenant. Il va externaliser le vécu de souffrance et internaliser les ressources. Parfois, quand le patient est dissocié et ne peut entrer dans le processus, le thérapeute va servir de modèle en externalisant ce qui vient chez lui, toujours dans la transe d’observation. Ce n’est pas l’expression de quelque chose de fantaisiste. Le patient va pouvoir alors se réapproprier son vécu et en faire autre chose.

Cette façon de travailler me semble écologique pour le couple patient/thérapeute. Elle protège le thérapeute de ce qui pourrait l’impacter, et le patient de l’identification à son symptôme. Elle permet aux deux d’entrer dans une bulle thérapeutique hypnotique. Le patient va vivre une expérience de soutien inconditionnel jusqu’à l’autonomie à la fin de la séance, lorsque l’orientation vers le futur est enfin possible. Il va se voir naturellement accomplir une tâche qui sera un élément du pont vers sa reconstruction.

La relation au corps en thérapie HTSMA est une évidence. Il y a là deux personnes ensemble dans un lieu, qui se parlent, se répondent, essaient de se comprendre. Ça passe par l’expression verbale mais aussi par le non-verbal : le corps est parfois figé mais il est le plus souvent en mouvement même si ça peut être infime. Si on observe bien, c’est donc un dialogue avant tout corporel qui précède même l’expression verbale.

*L'HTSMA est une approche intégrative utilisant l'EMDR, l'hypnose ericksonienne, les thérapies brèves orientées solution.

Hypnose: Au service de nos grands aînés

jeudi 11 janvier 2018 - 16:48
Partir au bal ? Pourquoi pas ? Par Marie Floccia et Fabienne Bidalon Marie Floccia est Médecin gériatre et algologue, praticien hospitalier au CHU de Bordeaux. Intervient aux Urgences du CHU et en consultations douleurs chroniques/personnes âgées. Formation par le DU d’Hypnose médicale de Bordeaux. Enseigne l’hypnose ericksonienne et ses applications en gériatrie au DIU d’Hypnose médicale de Bordeaux et dans des formations médicales et paramédicales. Fabienne Bidalon est Psychologue clinicienne, d’orientation analytique puis intégrative, exerçant auprès de sujets âgés en EHPAD et en USLD. Formation interne en Hypno-analgésie au sein du CHU de Bordeaux. Travail thérapeutique en hypnose réalisé antérieurement. L’hypnose, définie par Milton Erickson comme « une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne et qui est suscitée par la chaleur d’une autre personne », a toute sa place auprès de la population âgée. En effet, le quotidien de la médecine gériatrique est grevé de polymédication et d’iatrogénie poussant le soignant à chercher des solutions non médicamenteuses mais aussi des solutions plus humaines et moins techniques. Ainsi l’hypnose apparaît comme une évidente nécessité à la prise en charge gériatrique.

Et pourtant, l’utilisation de l’hypnose thérapeutique dans le grand âge a été peu étudiée : en 2007, Lutgendorf et al. incluent 241 patients de 18 à 92 ans et, concernant l’hypnoanalgésie, ne notent aucune différence entre les sujets âgés et les plus jeunes. Toutefois, ils avaient posé comme limite un MMS > 25, soit des patients sans trouble cognitif.

Il en est de même dans une étude récente de 2016, où Ardigo et al. ont inclus des patients douloureux chroniques et dépressifs, âgés en moyenne de 80,6 ans, avec des résultats significatifs en faveur de l’hypnose versus le massage, mais les patients ayant un MMS < 25 étaient également exclus.
Nous pouvons alors nous poser la question de la faisabilité de l’hypnothérapie chez des patients très âgés, ayant des déficits sensoriels et cognitifs, avec parfois des troubles du comportement.

Depuis 2010, le pôle de gérontologie clinique du CHU de Bordeaux développe l’hypnose thérapeutique auprès des patients hospitalisés dans toute la filière gériatrique (Urgences du CHU, court séjour gériatrique, Soins de suite et réadaptation (SSR), Unité de soins longue durée (USLD), Etablissement d’hébergement pour personnes âgées dépendantes - EHPAD). Les problématiques ciblées sont les douleurs chroniques, induites, aiguës, l’anxiété et les troubles du comportement.

Autour de l’hypnose conversationnelle
Dans le pôle de gérontologie clinique, lors des toilettes, des mobilisations, des soins de plaies, l’hypnose conversationnelle est utilisée. Les mots à connotation négative : « douleur, mal, où souffrez-vous ? ça nécrose, je vais piquer… » sont évités au profit de mots bienveillants et apaisants : « ça cicatrise bien, ça évolue bien, je vais faire le soin ».
L’évocation d’un souvenir agréable avec comme thèmes de prédilection le travail pratiqué auparavant, les petits-enfants ou le jardinage est d’un grand secours.

Ce travail en hypnose conversationnelle permet de dissocier la personne des soins douloureux, de réaliser le soin sans opposition et de lui faire passer un moment agréable. Cela permet parfois même de pratiquer une induction par la conversation, où le patient se laisse bercer par un saupoudrage bienfaisant durant le soin.

Mme C. réside en EHPAD dans un contexte de maladie d’Alzheimer au stade sévère (MMS à 8) auquel se surajoute des troubles visuels, ce qui a fait apparaître des troubles anxieux et une agressivité. Elle déambule souvent dans le service, tombe et se blesse la main. La suture est réalisée en présence de la psychologue qui met en place une hypnose conversationnelle avec la patiente : elles parlent de la rencontre avec son époux. L’attention de la résidente est mobilisée sur le plan auditif en prenant appui sur les paroles de son époux lors de leur première rencontre et par le toucher rassurant du contact avec la main de la psychologue assimilée comme étant celle de son époux. Elle réagit sans geste brusque à l’injection de lidocaïne, et les points sont réalisés dans le calme, de même quelques jours plus tard pour les enlever. Un point d’ancrage par le toucher a pu être réalisé, permettant d’apaiser rapidement et de limiter l’usage des traitements médicamenteux en cas d’anxiété. Dans ce contexte, cela nécessite que l’hypnothérapeute ait en mémoire les éléments précis du parcours de la patiente. Il est aussi possible d’utiliser des films, reportages ou émissions trouvés sur Internet, en rapport avec la vie du patient, tout en commentant le film avec la personne et en saturant plusieurs canaux dans le même temps.

Mme Z. a 82 ans et des troubles cognitifs sévères, elle vit en caravane, très entourée par sa famille. Elle est hospitalisée aux urgences pour une arthrite de genou qu’il va falloir ponctionner. La communication est difficile, mais nous supposons qu’elle a dû faire plusieurs fois le pèlerinage aux Saintes-Maries-de-la-Mer. Nous cherchons alors sur Internet un reportage sur le pèlerinage et l’IDE le commente abondamment autour du Visuel/Auditif/Kinesthésique/Olfactif/Gustatif (VAKOG) : « L’eau là-bas est claire, douce, des enfants jouent, vos oreilles entendent leurs rires dans la mer… » Il ne laisse pas de temps de pause. La patiente agitée au début, s’est calmée très rapidement et n’a pas quitté des yeux l’écran et l’IDE, permettant ainsi de faire une ponction de genou rapidement sans qu’aucun inconfort se manifeste. La frontière entre l’hypnose conversationnelle et la transe est alors ténue.


Le carnet de bord : un outil pour provoquer le changement ?
Où le patient-capitaine note ses étapes, les changements. Jusqu’à notre prochaine rencontre, je vais vous demander de vous munir d’un petit carnet, que vous devrez garder sur vous en permanence, où que vous soyez. A chaque fois que votre problème commencera à se manifester, vous sortirez immédiatement votre carnet et vous noterez tout ce qui se passe, en suivant scrupuleusement les instructions qui y figurent, dans les moindres détails.
Soin de la dépression. La Maison du MOI. Carlos Manuel P. Castro 
L’auteur présente son travail avec les personnes déprimées et la façon dont il combine des tâches de différentes natures : reprise de contacts sociaux, du mouvement, ouverture aux parfums. Il partage ici le script qu’il utilise souvent dans la phase initiale de son travail avec les personnes déprimées. 
Hypnose: Au service de nos grands aînés. Dr Marie Floccia et Fabienne Bidalon
Partir au bal ? Pourquoi pas ? L’hypnose, définie par Milton Erickson comme « une relation pleine de vie qui a lieu dans une personne et qui est suscitée par la chaleur d’une autre personne », a toute sa place auprès de la population âgée. En effet, le quotidien de la médecine gériatrique est grevé de polymédication et d’iatrogénie poussant le soignant à chercher des solutions non médicamenteuses mais aussi des solutions plus humaines et moins techniques.
Une Note. Selon François Roustang. Sylvie Le Pelletier 
Une Note, c’est ainsi que ce billet sera nommé. Une note, comme une note de musique ; la musique, essentielle à François Roustang, porte les silences et les mesures, les harmonies et les dysharmonies, telle, aime-t-il à citer après d’autres, la « musique des astres ».  L’harmonie avant toutes choses. En effet, c’est ici la première note qui ouvre au travail de François Roustang. 
En cancérologie. Dr Lauriane Bordenave
Cancérologie, Oncologie : je ne sais pas vraiment quel mot utiliser. Dans Cancer, on entend Hippocrate qui compare la maladie à une bête rampante comme le crabe ou le chancre. Dans Oncologie, on entend quelque chose d’un peu plus neutre, d’un peu moins maléfique, la science des tumeurs. Dans l’un comme dans l’autre, se dessine quelque chose d’innommable qui grossit dans le corps et met la vie en danger de manière indicible.
Une journée particulière où le quotidien d'une psychologue clinicienne, hypnothérapeute d'un Centre de lutte contre le cancer..
9 heures : entrée dans...




Écouter les mots. Anne-Sophie Bounié
Lorsque les patients suivis en oncologie parlent du cancer, des traitements et de leurs effets secondaires, ils utilisent souvent les mêmes expressions. Plus que de simples tournures de phrase, elles renseignent l’hypnothérapeute sur les représentations du patient et sur les efforts d’adaptation qu’il déploie pour faire face à l’intrusion du cancer, de ses traitements et de leurs effets indésirables dans sa vie. 
Cancer, stress et hypnothérapie. Dr Fabrice Lakdja
Comment vivre avec la vulnérabilité et la fragilité engendrées par l’épreuve du cancer ?  Darwin prétendait-il avec raison que les espèces qui survivront ne seront ni les plus fortes ni les plus intelligentes mais celles qui sauront s’adapter ? Le contexte de la maladie oncologique ne correspond-il pas à une situation particulière pour laquelle l’adaptation est nécessaire pour s’assurer la meilleure qualité de vie possible voire la survie ? 
Hypnose et anesthésie : « Dormez, je le veux ? ». Dr Aurore Marcou
Bouleversement des repères, séisme personnel, familial et social, le cancer est une épreuve de vie. Une épreuve qui nous fait percevoir notre vulnérabilité, notre finitude, de plein fouet. Comment pouvons-nous aider, nous, soignants de passage, sur un tel chemin ? Quelle légitimité avons-nous, nous qui sommes souvent naïfs de toute épreuve ? Comment prendre soin de l’autre dans son entier quand nous n’avons appris qu’à ausculter les corps ? 
Un abandon. Par Vanessa C., une patiente
Je vis l’hypnose comme un abandon. Un abandon de moi, un abandon de la maladie, un abandon total. Durant ces quelques minutes précieuses pendant lesquelles je suis dans cet état second, je ressens un véritable relâchement du corps et de l’esprit. Pour ce faire, il faut à mon sens deux composantes essentielles. La première étant bien évidemment d’être réceptif à cette pratique. Ce qui n’est pas forcément évident pour tout le monde.
« Prenez place ». Dr Stefano Colombo
Avec les chaleurs de l’été, je ne me le fais pas dire deux fois. Je n’ai même pas besoin d’y foncer, je suis déjà à l’entrée de mon marchand de glaces avec toute la patience nécessaire pour supporter avec sérénité la queue qui s’est formée devant son comptoir. Ses glaces sont excellentes, distribuées dans, sur et presqu’autour du cornet. Seule ma langue frémit d’impatience. 

Le point de vue de la guérison. Dr Adrian Chaboche
Chers lecteurs, certains patients nous exposent à des situations parfois bien singulières. Si votre souvenir vous porte au précédent numéro, « L’odeur de la guérison » vous aura peut-être surpris, dérangé, ou fait rire. Tout à la fois peut-être aussi. Je vous rappelle que vous pouvez interagir entre chaque numéro en adressant à la rédaction ou à l’adresse mail de votre auteur vos remarques, questions, et, surtout, expériences personnelles que nous pourrons publier. 

L’entretien d’explicitation. Dr Dina Roberts
Comment améliorer l’étude de l’hypnose ? Il semble indispensable de développer des recherches qualitatives pour décrire la façon dont les patients vivent la séance d’hypnose. L’entretien d’explicitation pourrait être une aide pour recueillir le vécu subjectif des sujets. L’entretien d’explicitation est éclairant à la fois par ses outils pratiques et par la démarche même qui a guidé son élaboration.
Entretien du Dr Patrick Bellet par le Dr Gérard Fitoussi
Bonjour Patrick, quel a été ton parcours personnel avant que tu ne t’intéresses à l’hypnose ? 
Patrick Bellet : Mon intérêt pour l’hypnose remonte à l’âge de 12-13 ans lorsque, par hasard, j’ai découvert dans la revue Planète à la fois l’existence de l’acupuncture et de l’hypnose. Intéressé par les sciences naturelles en général, cette lecture m’orientera vers des études médicales qui elles-mêmes, d’évidence (!), prendront conjointement la forme de l’acupuncture et de l’hypnose. 
Livres en bouche. Dr Julien Betbèze
Yves Gros-Louis, psychologue canadien et Huron-Wendat, nous permet de découvrir le lien entre la sagesse des premiers Indiens d’Amérique et l’approche centrée solution. Chez ce psychologue spécialisé en toxicomanie, la découverte en 1994 de l’approche brève orientée vers les solutions fut un électrochoc. Les rencontres avec ses clients sont devenues très agréables et détendues.
La Corse sous Hypnose. Dr Marc Galy
Les 26 et 27 mai dernier, le 11e Colloque de L’AFEHM a eu lieu en Corse. Premier congrès consacré à l’hypnose dans l’Ile de Beauté. Pour cela, Jean-Marc Benhaeim avait choisi des thèmes centraux : la présence, l’expérience, le silence. Nous étions une centaine de soignants de spécialités et d’orientations diverses. Les temps d’échanges furent nombreux. 

Rééducation, douleur, anesthésie. Dr Adrian Chaboche et Dr Lauriane Bordenave
Associer l’hypnose, kinésithérapie et MEOPA (gaz utilisé pour obtenir une sédation légère, courte et sans perte de conscience) améliore significativement la prise en charge du syndrome douloureux régional complexe de type 1 (SDRC, anciennement algoneurodystrophie) de la main et du poignet. 
Lettre ouverte à Madame la Ministre des Solidarités et de la Santé
Après un avis défavorable de l’ANDPC sur l’enseignement de l’hypnose aux infirmiers et un nouveau dénigrement de l’hypnose médicale dans un article du Quotidien du Médecin du 30 mai dernier, le Dr Frédérique Honoré, présidente de l’Institut Milton Erickson de Biarritz, a écrit une lettre ouverte à Madame Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé.