Livres Nouvelle Hypnose

Nouvelle Hypnose Jean BECCHIONouvelle Hypnose, Initiation et Pratique. Dr Jean BECCHIO, Dr Charles JOUSSELIN


 La Nouvelle Hypnose. Vocabulaire, principes et méthode. Dr Jean GODIN



Agrégateur de flux

Le témoin intérieur et la honte. Tout le monde est mieux que moi. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.

Psychotherapie.FR - samedi 7 mars 2026 - 22:37
C’est plus fort qu’elle, Laurence est envahie par la honte, elle se sent toujours en faute, elle se trouve « nulle » comme maman, jamais à la hauteur de ce que pourrait espérer son petit garçon de 9 ans. En vivant l’expérience du « témoin intérieur » en lien avec deux thérapeutes, elle parvient à réintégrer la communauté des femmes, des mamans complices avec leur enfant.

L’expérience de l’utilisation du témoin intérieur a pour intention de proposer à une patiente (Laurence) de découvrir comment le travail avec sa thérapeute enrichit cette dernière ainsi que la communauté des thérapeutes, et lui permet ainsi de retrouver l’estime de soi.

Cette communauté comprend ici deux personnes :
- Solen Montanari est en position de thérapeute- superviseur (T1) et de témoin extérieur, elle est attentive aux effets d’enrichissement de cette conversation sur sa propre vie.
- La thérapeute Géraldine Garon (T2) est en position de témoin intérieur, c’est-à-dire qu’elle quitte sa position de thérapeute pour se mettre à la place de la patiente Laurence.

L’utilisation du témoin intérieur est particulièrement bien adaptée aux situations difficiles pour aider le patient à trouver confiance dans le lien thérapeutique, et le thérapeute à se connecter à l’histoire du patient. Cette technique est ainsi pertinente dans la supervision lorsque le thérapeute est confronté à des situations traumatiques complexes, où le patient a perdu confiance dans le lien humain.

La séance décrite s’articule autour de quatre temps :
1. Une séance filmée où Géraldine, thérapeute de Laurence, se met à sa place.
2. Le témoignage filmé des deux thérapeutes à l’issue de la séance.
3. Le visionnage de la séance par la patiente et son thérapeute.
4. Le témoignage de la patiente le lendemain du visionnage. La carte choisie pour cette séance est celle de l’exception. Elle permet de travailler en prenant appui sur les ressources et d’activer la carte du témoin extérieur.
- T1 (Thérapeute) : Solen pose les questions à Géraldine.
- T2 (Thérapeute) : Géraldine qui se met à la place de Laurence.
- P. (Patiente) : Laurence, suivie par Géraldine.
- T1 : Solen propose à Géraldine de se connecter avec sa patiente afin de l’incarner pendant l’expérience. Elle demande à la patiente son prénom et son âge afin d’amorcer la relation : Laurence, 50 ans.
- T1 : Très bien. Donc, Laurence. Je me demande ce qui vous amène à me voir aujourd’hui ?
- T2 : J’ai quand même du... J’ai du mal avec... J’ai du mal à être à l’aise avec les autres. J’ai plusieurs... Je pourrais vous parler de plusieurs problèmes, mais je dirais que là... J’ai l’impression que les autres, franchement, ils sont toujours mieux que moi. Tout le monde est mieux que moi. Vraiment, tout le monde est mieux que moi. Externalisation du problème : prise de position
- T1 : Quand vous dites, juste que je comprenne, vous me dites : j’ai l’impression que tout le monde est mieux que moi ou tout le monde est mieux que moi ?
- T2 : Tout le monde. Tout le monde est mieux que moi.
- T1 : “Tout le monde est mieux que moi”. Quand vous dites que ce qui vous amène aujourd’hui, c’est que “tout le monde est mieux que moi”, c’est que ce “tout le monde est mieux que moi”, ça se vit comment ?
- T2 : C’est insupportable.
- T1 : C’est insupportable, ce “tout le monde est mieux que moi”.
- T2 : Ce qui est insupportable, c’est que... En fait, je ne peux rien faire. Je ne peux rien faire. Je ne peux rien faire, c’est partout. Je ne peux pas m’occuper de mon fils. J’aimerais accompagner Gustave, que ce soit plus facile à la gym. Donc, j’aimerais... Il y a des petits moments où c’est mieux, mais quand même, c’est toujours là, ce truc. OK.
- T1 : D’accord. Donc, il y a : “c’est partout, c’est tout le temps” et puis il y a “mon fils Gustave”. C’est quoi le lien entre : “tout le monde est mieux que moi”, “c’est partout, c’est tout le temps”. Et puis il y a “mon fils Gustave”.
- T2 : C’est pareil. Je fais de mon mieux avec Gustave, mais je ne suis pas... Je vois bien que les autres mamans, elles sont mieux que moi. Moi, j’ai l’impression de ne jamais y arriver avec lui. J’ai l’impression de ne jamais... Voilà… les mamans à l’école… il y a les mamans…
- T1 : ... Font mieux que moi ?
- T2 : Oui. Je pense que oui, vraiment toutes les mamans sont meilleures que moi ou font mieux. Non, elles font mieux que moi, c’est clair. Moi, je m’énerve... Des fois, je lui parle mal, je ne suis pas patiente.
- T1 : Et quand vous nous dites que le problème qui m’amène c’est que “tout le monde fait mieux que moi”, “partout”, “tout l’temps”, “même toutes les autres mamans du monde entier font mieux que moi, alors que j’ai un petit garçon de 9 ans” et que vous aimez beaucoup, si j’ai bien compris. Et vous me dites : “moi, je m’énerve”. Et quoi ? Vous m’avez dit : “Je m’énerve et…”
- T2 : Je lui parle mal, des fois. Je lui parle mal. Je peux être un peu, pas violente, mais agressive.
- T1 : Mais il y a quand même cette agressivité et cet énervement. Et en plus, c’est douloureux avec Gustave.
- T2 : Ça me met très, très mal à l’aise de vous raconter tout ça.
- T1 : Quand vous dites “ça me met très mal à l’aise de raconter ça”, ça vous met mal à l’aise au point que c’est impossible d’en parler et il faut qu’on fasse une pause ? Ou est-ce que ça vous met mal à l’aise, mais on peut peut-être continuer à explorer le problème qui vous amène ?
- T2 : Non. J’ai quand même un peu l’habitude de ce mal à l’aise. J’ai envie que ça s’améliore.
- T1 : Oui, et quand vous me dites : j’ai envie que ça s’améliore, si c’est OK pour vous, j’ai envie de vous témoigner ce qui me vient. J’ai envie de comprendre ce qui se passe entre vous et Gustave et ce qui fait que chez vous, c’est aussi douloureux d’oser venir jusqu’à mon cabinet, exposer quelque chose qui vous est difficile à dire et qui peut même créer un sentiment de honte. Alors du coup, je me dis : pour que vous ayez fait toute cette démarche-là, moi ça me donne envie de mieux comprendre pour peut-être éventuellement vous aider. Vous seriez prête à m’aider à comprendre ?
- T2 : Oui.
- T1 : Je vais vous proposer un truc un peu étrange. On va imaginer là, ensemble pour que ça soit plus confortable, qu’il y a Gustave, devant nous. Il est comment Gustave ? A quoi il ressemble ? (fixation du regard en triangulation sur la “scène imaginaire”).
- T2 : Il est plein de vie, Gustave. Il est extrêmement fin, il est drôle. C’est un petit lutin. Il est... Oui, il est... Il est plein de vie. Il sait quand même ce qu’il veut. Et voilà.
- T1 : Et puis, “je me demande en plus qu’est-ce que je peux lui offrir en plus à ce petit garçon en pleine vie, ce lutin”. Et juste que je voie bien la scène : c’est donc le soir, il y a Gustave, il y a sa maman. Et qu’est-ce qui s’y passe là pour qu’il y ait cette agressivité, cette colère qui puisse sortir ?
- T2 : Des fois, il ne fait pas, il ne fait pas tout à fait comme... Vous voyez, je suis fatiguée, je ne suis pas très patiente, alors en même temps la nourriture est un peu compliquée avec Gustave, même si ça va mieux. Je suis nulle. Je vois bien que je ne fais pas ce que… Je ne sais pas ce que je fais. Il faudrait faire autrement.
- T1 : Quand vous dites : “je rentre le soir”, vous rentrez du travail ?
- T2 : Oui.
- T1 : Donc, après une longue journée de travail, vous rentrez à la maison, il faut faire le repas. Et en plus Gustave, ce n’est pas toujours facile, même si ça va un peu mieux. Et puis il y a ce : et puis “je suis nulle”. Je ne sais pas ce qu’il faut faire. Je devrais faire autrement. Ce “je suis nulle”, c’est en lien avec la colère et l’agressivité ou c’est autre chose ?
- T2 : Je pense que c’est en lien. Et puis il y a aussi des fois où Gustave, il sait aussi un peu pointer. Par exemple, il contrôle combien de verres je bois.
- T1 : Il sait aussi pointer les trucs. Donc, il est observateur. Vous allez me dire que Gustave vous regarde ? Il vous observe ?
- T2 : Oui.
- T1 : Il sait ce que vous faites ? Et en plus il pointe du doigt combien de verres vous buvez. Et le “je suis nulle”, c’est en lien avec le fait que Gustave vous regarde, vous observe, pointe du doigt, ou ça revient avec la colère ?
- T2 : C’est un peu les deux, mais moi je dirais que mon comportement, là, de mal lui parler, ce n’est pas normal. Ça, ce n’est pas... ça, c’est plus… Là, je me sens vraiment nulle. De lui parler comme ça, là c’est nul.
- T1 : “C’est nul” et, “mal lui parler”, je ne vois pas très bien ce que ça veut dire “mal lui parler”. Ça ressemble à quoi ?
- T2 : C’est brutal. On ne parle pas comme ça un enfant de 9 ans, surtout qu’il n’a rien fait du tout. Ce n’est pas respectueux.
- T1 : Cette parole, c’est une parole ou c’est une voix brutale qui s’adresse à Gustave, qui n’est pas OK, qui n’est pas normale ?
- T2 : C’est une parole.
- T1 : OK. Donc, il y a des mots qui sortent qui sont brutaux. Et ça ce n’est pas normal, ces mots qui sortent. Est-ce que vous êtes en train de me dire que d’un côté il y a ces mots brutaux qui sortent de la bouche de Laurence, et de l’autre côté, chez Laurence, il y a cette pensée qui dit : mais c’est nul ? Oui. Ce n’est pas normal de faire ça.
- T2 : Oui.
- T1 : OK. D’accord. Donc d’un côté il y a une partie de Laurence qui dit : ce n’est quand même pas normal. Ce n’est pas comme ça qu’on parle à un enfant, si petit, lutin, rigolo. Beau, mignon, malin. Et d’un autre côté, il y a une partie de Laurence avec mots brutaux qui sortent. Et je suis en train de me demander : je vois, enfin, sur la scène, là je vois les yeux de Gustave, ces yeux qui observent cette maman qui dit d’elle-même que ce n’est pas normal, que ce n’est pas OK de parler comme ça à un petit garçon. Et je me demande bien ce que ces yeux voient. Lorsqu’ils voient cette partie de Laurence qui dit : ce n’est quand même pas normal.
- T2 : Gustave, il vient me frotter le dos comme ça. Et puis il fait une petite blague.
- T1 : Donc, Gustave, là, il vient vous frotter le dos et il vient raconter une petite blague ?
- T2 : Oui. Chercher les intentions
- T1 : Et quand Gustave vient vers cette maman qui sent que ce n’est pas normal d’avoir des mots brutaux et qui se dit : “je suis nulle” et qu’il y a cette main qui vient la frotter dans son dos et qui lui raconte une petite blague, je me demande bien si on a une idée, toutes les deux, de l’intention de cette main qui vient dans le dos ? Qu’est-ce qu’elle fait ? Qu’est-ce qu’elle veut envoyer comme message à cette maman qui dit : “je suis nulle” ?
- T2 : Ce n’est pas le rôle d’un enfant, mais il dit : “ça va, maman ?”. Il me rassure. C’est quand même un peu nul aussi… Ce n’est pas du tout le rôle d’un enfant de faire ça.
- T1 : Donc, il y a cette main dans le dos et cette main envoie le message à cette maman qui dit “je suis nulle”. Ça va, maman. Ça va aller. Je me demande bien pourquoi Gustave aurait envie de lui raconter une petite blague.
- T2 : Parce qu’on a quand même de la complicité tous les deux, en fait, parce que nous, on est presque tout le temps tout seuls.
- T1 : Vous êtes en train de me dire qu’entre Gustave et sa maman, il se peut qu’il y ait un peu de complicité ?
- T2 : Oui, oui, oui, quand même. Oui, il y a des moments de complicité, c’est vrai. Oui.
- T1 : Et ces moments de complicité, par curiosité, si vous êtes d’accord, ça ressemble à quoi entre Gustave et sa maman ?
- T2 : Eh bien, il fait beaucoup de petites blagues. Puis ça peut être autour de notre lapin, on a un petit lapin. Oui. Là, on vient d’aménager la maison, mais il n’a pas fait grand-chose. C’est un enfant. Mais il a quand même un peu participé, puis il me pose des questions. Et puis quand on part en vacances tous les deux, ou des fois on emmène un ou deux amis, mais on aime bien aussi ces petits moments-là.
- T1 : Donc, il y a des moments quand vous êtes tous les deux avec le lapin (la thérapeute remarque que Laurence veut dire quelque chose), il y a un truc qui vient ?
- T2 : Oui, c’est aussi... Par exemple, je peux l’emmener à la gym. Et puis je pense qu’il est content quand je le regarde.
- T1 : A la gym ? Oui. Attendez juste que je comprenne bien : Gustave, quand il observe sa maman et quand elle dit qu’elle est nulle, le regard de Gustave l’amène à ce que sa main vienne frotter son dos, lui raconter une petite blague, lui dire : “ça va, maman ?”. Et que ça, ce serait en lien avec des moments de complicité, par exemple à la gym, c’est ça, au sport ?
- T2 : Oui, il fait de la gym.
- T1 : Et que lui aussi, il est content, quoi ? Enfin, il est content d’avoir le regard de sa maman sur lui ?
- T2 : C’est ce que moi j’en dis, il n’est pas là pour... Il n’est pas là pour le dire. Non, c’est sûr. Je vois bien quand même qu’il est content. Oui.
- T1 : A quoi vous le voyez quand il est à la gym qu’il veut que vous le regardiez ?
- T2 : Il veut m’en parler, de tout ça. Il est content que je vienne le chercher. Oui, c’est important. Je l’encourage quand même. Là, il veut rajouter des entraînements, mais...
- T1 : Donc pour lui la gym, c’est vraiment important ?
- T2 : Oui.
- T1 : Et lui, il vous raconte ce qu’il fait ? Comment ça s’est passé ?
- T2 : Oui. Par exemple... oui, ou l’école, il me raconte aussi l’école. Il ne parle pas tant que ça, mais c’est un petit garçon. Mais il aime bien faire des blagues.
- T1 : Donc, il aime bien vous raconter ce qu’il fait à la gym, en compétition, il aime bien que vous veniez le chercher. Et puis il y a l’école, il vous raconte ce qui se passe à l’école ?...

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Géraldine Garon, Hypnothérapeute, sexothérapeute en libéral à Bourges. Elle a commencé à pratiquer l’hypnose au bloc opératoire en tant qu’infirmière anesthésiste pour choisir ensuite de poursuivre son parcours de formation vers l’hypnothérapie, la thérapie narrative, la Thérapie du lien et des mondes relationnels (TLMR), la sexothérapie et thérapie de couple. Formatrice à l’Institut Mimethys.

Solen Montanari, Psychologue, psychothérapeute depuis 2000. Travaille en libéral en région parisienne auprès d’enfants et des familles. Formatrice à la Thérapie du lien et des mondes relationels (TLMR) à l’Institut Mimethys.


Commandez le numéro 78 de la Revue Hypnose et Thérapies Brèves. N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025

Regards sur l'Hypnose

Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…

8 / Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze
10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen 

12 / Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman
24 / Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari
36 / Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez

ESPACE DOULEUR DOUCEUR 


46 / Introduction Gérard Ostermann
50 / Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi
58 / Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra

73 / DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE 

74 / Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre
84 / L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu
88 / Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov
94 / Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay

RUBRIQUES
- QUIPROQUO 

102 / Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...
106 / Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen

- LES CHAMPS DU POSSIBLE 

110 / Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE
114 / L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli

LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
125 / ESPACE FORMATIONS

Illustrations: Florence CADÈNE


MARSEILLE: 1ère année Formation Hypnose Thérapeutique et Médicale Session 4.

Agenda Hypnose Thérapie Brève - mercredi 4 mars 2026 - 01:00
- Supervision et analyse des pratiques
- Hypnose et douleur aiguë, savoir expliquer la douleur au patient et utiliser l’hypnose en douleur aiguë de manière stratégique et en mouvement.
- Hypnose et douleur chronique, comment aborder la douleur persistante avec l’hypnose.
- Hypnose et psychopathologie : troubles aigus, troubles chroniques (dépréssion…)
- Savoir mener un entretien avec la pratique de l’hypnose et la TOS.

S'inscrire sur notre Catalogue de Formations



314 Avenue du Prado du 04/03/2026 00h00 au 06/03/2026 23h50
https://www.formation-hypnose-marseille.info/A-Marseille-Formation-en-Hypnose-Medicale-Therapeutique-therapie-Orientee-Solution-et-therapie-EMDR-IMO_a21.html

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Internalisation d'un lien sécurisant. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.

Hypnose Therapie Breve - mardi 3 mars 2026 - 19:42
Théo, 10 ans et "son" anxiété d'endormissement par Arnaud ZEMAN. A travers le cas du petit Théo se révèle l’importance de l’internalisation des liens pour apaiser les angoisses. Où il est question de « vibrations empêchantes », de respirations qui s’accordent, d’absorption, de la main de la maman ressentie même en son absence. Théo, 10 ans, éprouve des difficultés le soir à l’endormissement. Afin de trouver des sensations d’apaisement dans l’ensemble du corps et se sentir disponible à ce qu’il vit, il est nécessaire que le sujet se mette en lien avec des expériences de calme et de fluidité. Autrement dit, il s’agit qu’il se remette en lien avec des expériences où il s’est senti en sécurité, des moments où il s’est senti soutenu et protégé. Ces expériences s’articulent avec des moments de sécurité relationnelle avec des tiers qui se sont montrés disponibles et présents. En fait, il y a trois temps dans l’acquisition d’un sentiment de sécurité interne, afin de se sentir calme et apaisé et développer des actions qui s’appuient sur ce sentiment, que sont le partage affectif, l’internalisation des liens sécures et l’exploration sur une base sécure. Le premier temps correspond aux expériences concrètes de partage affectif.

En effet, dès le plus jeune âge, le sujet vit des moments dans lesquels un tiers se montre présent et disponible à ses besoins de réassurance. Le plus souvent, il s’agit d’un parent, qui vient bercer l’enfant lorsque celui-ci est en détresse (pleurs, cris) avec pour intention de retrouver une stabilité affective réciproque. Le second temps est celui de l’internalisation des expériences de sécurité relationnelle. La répétition des vécus de partage affectif de l’enfant avec son parent va s’engrammer comme une « réalité tangible » : pour l’enfant, un tiers est effectivement présent, disponible et rassurant. Ce passage au tangible, à l’effectif ou à l’incontestable est essentiel au développement de l’enfant puisqu’il permet l’internalisation des liens sécures.

Ces expériences vont alors se constituer comme ressources pour l’enfant puisqu’elles vont rendre possible la régulation des vécus internes de l’enfant, dans un mouvement de balancier qui va de la détresse à l’apaisement, vers un certain équilibre. En s’appuyant sur ces expériences tangibles et sur ces liens sécures internalisés, le sujet entre dans le troisième temps : il peut libérer sa curiosité, plutôt que de se concentrer sur son vécu interne (les moments de détresse). En effet, un nouveau mouvement s’opère qui va de l’intérieur vers l’extérieur. L’enfant n’est plus seulement occupé à rechercher l’équilibre intérieur entre la détresse et l’apaisement, il peut vivre des moments d’équilibre dans ses éprouvés afin de tourner son attention vers le monde extérieur et déployer sa curiosité : il peut explorer le monde. C’est le temps de l’exploration sur une base sécure. Ces trois temps ne sont pas des étapes chronologiques, elles constituent davantage une succession logique.

Tout au long de sa vie le sujet va continuer de circuler entre ces différents temps. De fait, il va continuer de vivre d’autres expériences relationnelles vivantes au cours de la vie, en occupant différentes places dans la relation, en mobilisant ses ressources. En outre, ces trois temps ne sont pas des processus conscients, ils s’effectuent sans que les protagonistes le sachent, sur un registre inconscient, ou pour le dire avec les mots de Pierre Janet, au niveau subconscient. La psychopathologie de l’enfant et de l’adolescent repose principalement sur la difficulté d’internalisation des liens sécures et donc sur les possibilités de développer l’autonomie (que certains désignent par « troubles de l’attachement » ou « troubles dissociatifs primaires »). L’approche thérapeutique consiste alors à effectuer un travail de remise en lien avec des expériences de sécurité relationnelles. Cette remise en lien ne s’effectue pas au niveau des idées, des représentations ou du langage mais au niveau affectif et perceptif, en rapport avec des éprouvés internes. Pour parvenir à cette remise en lien, il est judicieux d’emprunter à Alain Vallée la notion d’absorption. L’absorption est la capacité de chacun à entrer dans une expérience corporelle qui mobilise davantage les sensations que les représentations. Alain Vallée utilise cette absorption dans une visée d’acceptation. Concernant les liens sécures, il s’agit de transférer sa proposition du processus d’absorption- acceptation à un travail orienté sur l’absorption-internalisation.

SITUATION DE THÉO

Théo est un garçon particulièrement discret qui s’exprime peu de manière spontanée. Il a 10 ans et sa soeur en a 7. La maman travaille dans un centre de gestion et le papa est responsable dans un laboratoire. Il apprécie le basket qu’il pratique en club et les activités manuelles, il n’est pas particulièrement attiré par les jeux vidéo ou la télévision, ce qui est rare pour les garçons de son âge. Théo a des difficultés d’endormissement qui durent depuis longtemps. Sa maman l’a accompagné et nous avons convenu de travailler sur cette difficulté.
- Thérapeute : « Quand tu dis je suis stressé, tu ressens ça comment dans ton corps ?
- Théo : C’est comme des vibrations.
- Th. : OK, c’est comme des “vibrations”. Et ces vibrations, tu les vis comment ?
- Théo : Pas bien.
- Th. : Ces vibrations, quels effets produisent-elles dans ta vie ?
- Théo : Elles m’empêchent de m’endormir.
- Th. : Est-ce que “vibrations empêchantes” ce serait une bonne manière de nommer ce problème qui t’arrive dans la vie ?
- Théo : Oui. »
Ce passage par une « nomination » est issu du travail de Michael White en thérapie narrative. Cette manière de nommer permet de mettre à distance le problème et de dialoguer avec ce dernier en cherchant à identifier comment ce problème agit et influence la vie du patient. Il s’agit de positionner le problème nommé comme sujet de la question que le thérapeute pose. Cette manière de parler à la troisième personne est familière pour les enfants, puisque dans leurs jeux ils peuvent faire parler des peluches ou des petites voitures, ils rendent animées et vivantes des choses inanimées.
- Th. : « Et sont-elles toujours présentes ces “vibrations empêchantes” ?
- Théo : Non, pas toujours.
- Th. : Quand sont-elles le moins présentes ?
- Théo : A l’école.
- Th. : Que se passe-t-il à l’école pour qu’elles soient moins présentes ?
- Théo : A l’école, il y a mes copains.
- Th. : Donc, si je comprends bien, quand tu dis “à l’école, il y a mes copains”, est-ce que je dois comprendre que les copains ça éloigne les “vibrations empêchantes” ?
- Théo : Oui, ça les éloigne.
- Th. : OK. Et quand sont-elles les plus présentes ?
- Théo : A la maison, le soir.
- Th. : Tu peux m’en dire davantage ?
- Théo : Elles viennent quand je me dis que je pense à me préparer à aller me coucher. » Théo montre de manière simple et claire que lorsqu’il sent la présence d’un tiers, lorsque ce tiers est physiquement présent près de lui, les « vibrations empêchantes » (les éprouvés désagréables) sont absentes. Pour Théo, la présence concrète de quelqu’un génère un sentiment de sécurité et de protection qui apaise le corps. Lorsque Théo est seul dans sa chambre dans le noir, il ne perçoit plus du tout cette présence, il ne se sent plus protégé et les « vibrations empêchantes » reviennent. Tel que Théo décrit sa situation, sa difficulté se situe dans le passage de la présence du tiers à l’internalisation de lien. Dans La prochaine fois que tu mordras la poussière de Panayotis Pascot, un passage indique ceci : « Tant qu’ils ronflaient, ils étaient pas morts. D’ailleurs j’en voulais à ma mère de pas ronfler assez fort. Si je ne l’entendais pas, j’entrais dans leur chambre, tout doucement pour pas que ça grince, et j’écoutais. Si je l’entendais toujours pas je répétais “Maman, Maman, Maman, Mam...”, jusqu’à ce qu’elle se réveille, calmement, comme toujours. Puis je pleurais un coup, elle me disait quelques mots et je pouvais remonter. » Ce passage est en correspondance avec le vécu de Théo : si les parents ronflent, ils sont vivants, et s’ils ne ronflent plus c’est peut-être qu’ils sont morts, donc que je suis seul au monde. L’entretien se poursuit et entre en résonance avec l’extrait du livre précédemment cité.
- Th. : « Et c’est à quel moment, ça ?
- Théo : Quand je pars dans ma chambre. Je me stresse de m’endormir vite. Quand je me dis qu’il n’y a plus personne de réveillé dans la maison et que, si je n’arrive pas à m’endormir, je ne sais plus comment faire.
- Th. : Comment faire quoi ?
- Théo : Pour m’endormir...
- Th. : Quelle est la différence quand quelqu’un est réveillé ?
- Théo : Quand je sais qu’il y a quelqu’un de réveillé, je peux aller voir la personne au cas où. » Théo confirme par ces précisions que c’est effectivement la présence d’un tiers éveillé et présent qui rend le sentiment de sécurité possible. On notera également que les formulations de Théo sont complexes et singulièrement portées vers les pensées ou les raisonnements, ce qui entretient les difficultés d’endormissement. Il semblerait que Théo cherche des solutions au niveau cognitif (tentatives de solutions inefficaces). Théo explique que le plus souvent, c’est maman qui vient quand il appelle ou lorsqu’il se lève.
- Th. : « Qu’y a-t-il d’utile dans ce que fait Maman ?
- Théo : Elle va me dire des choses pour m’aider à m’endormir.
- Th. : Quelles choses ?
- Théo : Je ne sais pas, elle me parle de basket pour m’aider à m’endormir, pour que je me change les idées.
- Th. : Et là, que se passe-t-il ?

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Arnaud Zeman Psychologue clinicien en libéral. Formateur en Thérapies brèves systémiques à l’ARePTA-IMHENantes et à la Faculté de Psychologie de Nantes. Psychologue en DITEP : Dispositif Institut thérapeutique, éducatif et pédagogique. Superviseur.


Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78 N°78 : Août / Sept. / Oct. 2025

Regards sur l'Hypnose

Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…

8 / Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze
10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen 

12 / Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman
24 / Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari
36 / Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez

ESPACE DOULEUR DOUCEUR 


46 / Introduction Gérard Ostermann
50 / Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi
58 / Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra

73 / DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE 

74 / Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre
84 / L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu
88 / Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov
94 / Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay

RUBRIQUES
- QUIPROQUO 

102 / Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...
106 / Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen

- LES CHAMPS DU POSSIBLE 

110 / Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE
114 / L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli

LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
125 / ESPACE FORMATIONS

Illustrations: Florence CADÈNE


La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique. Revue Hypnose et Thérapies Brèves 78.

Hypnose Therapie Breve - lundi 2 mars 2026 - 23:02
Par Dr Julien BETBEZE L’hypnose a mille visages, elle est signe de créativité et de déplacement des représentations. Retrouver des liens vivants par l’internalisation de liens affectifs sécurisants est au centre de cette pratique. Avec la situation de Théo, âgé de 10 ans, souffrant d’une anxiété d’endormissement, Arnaud Zeman nous montre comment, avec le toucher de la maman et un questionnement externalisant, l’enfant va pouvoir se réassocier, s’autonomiser et ouvrir son avenir.

Cette dimension du temps est absente lorsque les sujets sont pris dans la répétition d’autosuggestions négatives et qu’ils perdent confiance dans le lien thérapeutique. Géraldine Garon et Solen Montanari nous présentent l’intérêt du travail avec le témoin intérieur pour que la patiente, Laurence, puisse traverser sa honte et retrouver un lien structurant avec son petit garçon. L’utilisation du dialogue narratif, sous forme de conversation hypnotique, rend possible une nouvelle perception de la relation humaine comme lieu de valorisation du sujet. Cette valorisation est également absente dans les troubles addictifs, et remplacée par l’adoration d’un produit ou d’un comportement qui maintient le sujet dans une fascination délétère. David Vergriete et Alexandrine Halliez proposent la métaphore du veau d’or pour susciter la réflexion afin de briser l’idolâtrie envers l’objet addictogène devant lequel le patient est contraint de s’incliner. Cette métaphore nous paraît essentielle pour penser et agir la dés-addiction.


Gérard Ostermann nous présente le beau texte d’Hélène Pousset Abbouchi : elle nous raconte les cris de Marie-France, seul langage la rattachant à sa dignité. « Ce texte est un hommage vibrant aux soignants des EHPAD qui, chaque jour, inventent une humanité nouvelle dans les interstices du protocole ». Il nous présente également le témoignage de Nelly Cadra, retraçant son expérience d’autohypnose lors d’une intervention chirurgicale de l’épaule. Elle évoque l’importance du lien entre émotions, hypnose et fasciathérapie, permettant la réappropriation du corps autrement que dans la souffrance. Dans le dossier thématique, nous commençons par un voyage IRM « piloté » par Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre, à la recherche de la compréhension des mécanismes de l’hypnose. Dans cette étude très documentée, ils décrivent les interactions fonctionnelles entre le mode par défaut, le réseau de la saillance et le réseau du contrôle exécutif. L’IRM nous révèle la profondeur théorique et la portée clinique de l’hypnose.


Nous cheminons ensuite avec Alexandru Cupaciu sur les terres de l’hypnose et de la poésie. À partir des réflexions de Gaston Bachelard, sur le lien entre action et imaginaire, il nous fait saisir en quoi la transe hypnotique est avant tout une expérience poétique. Puis nous partons au spectacle avec Stéphane Radoykov qui souligne les risques de l’hypnose lorsqu’elle mélange spectacle et fascination pour la performance. Il montre l’écart avec l’hypnose thérapeutique, caractérisée par l’accueil de la vulnérabilité et la coopération.

Cette modalité relationnelle, si chère à Erickson, est une alchimie mystérieuse, qui relie les êtres et leur permet de se laisser traverser par la vie : pour Roxane Yvernay « être avec » est au centre de notre éthique soignante et de notre pratique.


Cette dimension de la rencontre est illustrée avec humour par Muhuc et Stefano Colombo. Sophie Cohen nous présente Marie, 33 ans, traitée pour un cancer et qui, grâce à l’activation d’un imaginaire de guérison, pourra traverser cette épreuve et retrouver une plus grande paix intérieure. Adrian Chaboche nous aide à comprendre que l’hypnose n’est pas une technique que l’on applique, c’est une relation que l’on tisse, et ce tissage redonne au sujet l’autorisation de ressentir, comprendre, imaginer sa vie autrement. Poursuivez ce voyage en Guyane dans le village Hmong de Cacao avec Alice Mancinelli qui met en lumière le rôle de la transe et du rituel d’accueil pour que la « venue au monde » passe par un venir à la vie.
Dr Julien BETBEZE Rédacteur en chef de la revue « Hypnose & Thérapies brèves ». Pédopsychiatre et psychiatre adultes, Chargé de cours à la Faculté de médecine de Nantes et au sein des Instituts de la CFHTB. Formateur en hypnose, thérapies stratégiques, solutionnistes et narratives à l’ARePTA-IMHENA. Coauteur de nombreux ouvrages et publications.

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Regards sur l'Hypnose

Julien Betbèze, rédacteur en chef, nous présente ce n°78…

8 / Éditorial : « La transe hypnotique est avant tout une expérience poétique » Julien Betbèze
10 / En couverture : Florence Cadène Magnétisme animal Sophie Cohen 

12 / Internalisation d’un lien sécurisant Théo, 10 ans et « son » anxiété d’endormissement Arnaud Zeman
24 / Le témoin intérieur et la honte Tout le monde est mieux que moi Géraldine Garon et Solen Montanari
36 / Sortir de l’adoration du produit Dissiper les ruminations du veau d’or : les clés du traitement des addictions David Vergriete et Alexandrine Halliez

ESPACE DOULEUR DOUCEUR 


46 / Introduction Gérard Ostermann
50 / Cris et hypnose Répondre aux cris des personnes âgées grâce à l’hypnose Hélène Pousset Abbouchi
58 / Autohypnose pour mon épaule gauche (rupture de la coiffe des rotateurs) et le couple hypnose/fascia Nelly Cadra

73 / DOSSIER REGARDS SUR L’HYPNOSE 

74 / Voyage IRM au coeur de l’expérience hypnotique. Exploration de la portée clinique de l’hypnose Jean-Philippe Cottier et Valentin Lefèvre
84 / L’hypnose et le dormeur éveillé Entre songe et pensée Alexandru Cupaciu
88 / Hypnose de spectacle : bénéfices ou dangers pour le sujet Stéphane Radoykov
94 / Une rencontre Être avec... Roxane Yvernay

RUBRIQUES
- QUIPROQUO 

102 / Rencontre S. Colombo, Muhuc BONJOUR ET APRÈS...
106 / Marie, ou l’accompagnement d’une patiente lors d’un traitement de cancer Sophie Cohen

- LES CHAMPS DU POSSIBLE 

110 / Ce que le corps ne dit pas, mais que l’hypnose écoute : croire pour transformer Adrian Chaboche CULTURE MONDE
114 / L’appel de l’âme Venir au monde dans le village Hmong de Cacao Alice Mancinelli

LIVRES EN BOUCHE
120 / J. Betbèze, S. Cohen
125 / ESPACE FORMATIONS

Illustrations: Florence CADÈNE


Edito Dr Henri BENSOUSSAN: Douleur Douceur

Hypnose-Paris.com - lundi 5 août 2019 - 11:30

Revue Hypnose & Thérapies brèves n°52. Soyons polémiques. Les fake news n’ont pas seulement envahi l’espace politique et sociétal, elles ont désormais envahi l’espace médical. La situation peut être résumée en décrivant deux camps qui se « radicalisent » au … Continuer la lecture →

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